Toutes les tempêtes du soleil

J’ai eu la rage dans le chest toute la semaine sans comprendre pourquoi précisément. Hier, j’avais le psy alors ça m’a permis d’en jaser un peu et de mieux cerner ce que j’ai.

Je pense qu’en gros, je suis profondément idéaliste et le monde ne va pas comme je veux. Pis ç’a l’air que ça suffit pour m’enrager.

Au niveau politique, on est lent. Au niveau social, on est lent. Au niveau climatique, on est lent. Tout prend une éternité à être compris et à avancer. Sans compter toutes les fois où on recule.

J’ai beau planter un maximum d’épais qui ralentissent le groupe à longueur de journée, même le groupe est lent.

La question que je me pose, c’est si j’avais une famille cool avec deux-trois enfants et un voyage de prévu, est-ce que tout ça me dérangerait autant?

Mais bon, ce n’est pas ma vie. Ma vie à moi, c’est le gars en colère qui trouve que ça ne va pas assez vite. En tout cas, c’est là que je vois que j’ai un chroniqueur naturel en moi.

Peut-être qu’un autre facteur qui joue dans mon humeur, c’est que je continue l’histoire de Clandestino et le deuxième duo qui sortira le 10 octobre, c’est avec un personnage (Nick) qui est aussi crissement en colère. Peut-être que ça m’affecte sans m’en rendre compte. T’sais, comme ces acteurs louches de method acting.

D’ailleurs, je suis curieux de voir la réaction parce c’est un personnage qui risque de déranger. C’est ça qui est intéressant avec les séries par rapport aux chroniques. Tu ne parles pas que de ton point de vue.

D’ailleurs, je ne sais pas si ça parait de l’extérieur, mais c’est pas mal de travail ce projet de Clandestino! :) Tout ce que j’ai publié, c’est quatre-cinq pages, mais en arrière, je dois déjà savoir où je m’en vais et avoir mes quatre fins en tête.

Parce que Clandestino, c’est l’histoire de quatre clients dans quatre duos. Tu ne veux pas commencer une histoire pour te rendre compte au 5e épisode que ça ne marche pas pantoute et que tu dois recommencer. :)

Je réfléchis aussi à ce qui va faire plaisir aux Patreons actuels, et une façon d’aller chercher d’autres membres pour que ça continue à grossir. Ce que je pense faire, c’est de sortir le contenu en décalé, un peu comme Mike Ward fait avec son podcast.

Genre, les sorties de chapitres pourraient ressembler à :

  • 10 septembre 2019
    • Olivier & Monica, chapitre 1 pour les Patreons
  • 10 octobre 2019
    • Nick & Faith, chapitre 1 pour les Patreons
  • 10 novembre 2019
    • Matthew & Eugénie, chapitre 1 pour les Patreons
  • 10 décembre 2019
    • Laurent & Paula, chapitre 1 pour les Patreons
  • 10 janvier 2020
    • Olivier & Monica, chapitre 2 pour les Patreons
    • Olivier & Monica, chapitre 1 pour tout le monde
  • 10 février 2020
    • Nick & Faith, chapitre 2 pour les Patreons
    • Nick & Faith, chapitre 1 pour les Patreons

Etcétéra!

Comme ça, le public aurait les versions super tight grâce au feedback des Patreons dans les mois précédents, pis il serait teasé d’embarquer pour connaitre la suite tout de suite. À suivre.

Donner de l’amour à sa langue

Même si elle a dérangé à l’époque, on voit bien avec le recul que la loi 101 a eu un rôle crucial dans la survie du français en Amérique. Cependant, il y a un truc qu’on a gravement négligé au cours des dernières décennies : ce qui fait tomber en amour avec une langue, c’est sa culture.

C’est pour ça que je m’explique mal qu’on y accorde aussi peu d’importance.

On est présentement en campagne électorale et même si on parle de subventionner des universités francophones en Ontario ou qu’on se scandalise d’une toune de campagne mal traduite, on parle zéro d’investir en culture.

En fait, la dernière fois qu’on a parlé de culture, c’était pour décider si l’on charge ou non la TPS et la TVQ sur Netflix. C’est ça notre vision inspirante pour l’avenir?

Loin de moi l’idée de diaboliser l’anglais ou la culture anglophone. Je suis le premier à consommer toute la musique, les films et les séries télé du monde anglo. Je dirais même que la plupart de mes artistes préférées du moment (Ricky Gervais, Lana Del Rey, Quentin Tarantino) en font partie.

Ces artistes-là, ils donnent le goût de comprendre l’anglais et lui apportent tout plein de… coolness. La culture anglophone aura toujours un pouvoir d’attraction plus fort que le français, mais ce n’est pas une raison pour juste abandonner comme on le fait présentement.

Si on veut continuer d’exister, ça ne passe pas que par des lois, des contraintes et le parcours scolaire, ça passe aussi par des investissements dans la culture francophone.

Parce qu’avec des budgets similaires, nos petits Frenchies peuvent démontrer autant de savoir-faire que n’importe où sur la planète. Il n’y a qu’à remarquer tout notre talent en stand-up où le budget n’est pas un facteur. Quel autre endroit dans le monde possède un aussi haut ratio d’humoristes talentueux per capita?

Mais pour le stand-up, tu n’as besoin que d’un micro et d’un petit tabouret pour tenir ta bouteille d’eau. Pour créer des séries télé et des films de qualité, ça demande des fonds. Pour composer de la musique ou écrire des livres, ça demande d’être capable de payer son loyer pendant la création. Et avec notre population de seulement quelques millions, l’aide des gouvernements dans tout ça est essentielle.

Pourtant, le sous-financement de notre culture, on n’en parle jamais. On se compare seulement aux États-Unis, sans tenir compte qu’ils ont le plus gros marché du monde et qu’ils terminent toujours (et de loin) bon dernier dans le financement de leur diffuseur public dans les pays occidentaux.

Ce n’est pas tout d’apprendre et de protéger une langue, il faut aussi l’aimer, la valoriser et oui, le mot tabou : la subventionner. Et ce serait cool qu’on commence à en jaser.

Demain est un grand jour!

Car c’est demain que démarre officiellement le projet CLANDESTINO! C’est demain que je publie le tout premier chapitre de l’histoire… pis ça me stresse pas mal!

Bon, je pourrais me dire que je n’ai que 20 mécènes et que c’est surtout du monde qui m’aime assez pour embarquer alors que je n’ai rien publié, mais ça reste quand même du monde qui paye et que je veux satisfaire

Même que je veux que ce monde-là trippe assez pour recommander le trip à leurs amis. Là, c’était cool que le nombre de Patrons monte dans les premiers jours avec mon lectorat le plus fidèle, mais pour la deuxième vague, je tombe un peu dans l’inconnu.

Tout ça est vraiment nouveau pour moi. Chose sûre, c’est vraiment trippant à écrire et la liberté est pas mal grisante.

Je suis aussi heureux de mon concept parce que ça fait 3-4 jours que je travaille mon texte et je n’ai plus vraiment de recul alors le feedback me sera très utile. :)

Si ça t’intéresse :
https://www.patreon.com/tchendoh

Êtes-VOUS un épais?

  • 98% des scientifiques disent qu’il faut freiner le réchauffement climatique.
  • Les épais disent que c’est pas vrai.
  • En conséquence, la jeune Greta tente de sensibiliser les décideurs sur l’urgence d’agir concernant le problème des changements climatiques.
  • Les épais disent qu’elle n’est pas crédible et que c’est juste du marketing

Mais est-ce qu’on aurait eu besoin de marketing si les données scientifiques avaient suffit? Et est-ce que les épais sont crédibles, eux? Est-ce que les épais devraient avoir le droit de vote? Connaissez-vous des épais autour de vous?

Êtes-VOUS un épais?

Court test pour savoir si vous êtes un épais : croyez-vous davantage à l’existence d’un mystérieux lobby climat alarmiste qui nous ment ou à 98% de scientifiques de bonne volonté qui nous avertissent qu’on s’en va directement dans le mur?

Ma doc est la best

Doc : Qu’est-ce qui vous motiverait à vous entrainer sur une base régulière?
Moi : Hm, je sais ben pas…
Doc : …
Moi : …
Doc : …?
Moi : Des cheerleaders? Ça se peut-tu?
Doc : Oui-oui, mais ça coûte cher.

Ça fait depuis décembre 2016 que j’ai cette doc-là que j’adore. Je l’avais pogné au sans-rendez-vous et c’est un peu devenu ma médecin de famille, même si elle est au sans-rendez-vous. Avec le moi depress et son humour pince-sans-rire, c’est comme si on avait eu une bonne connexion alors elle a proposé de me suivre.

Ça fuck toute la machine dès que je veux la voir, d’ailleurs.

– Mais Monsieur, Doc X travaille seulement au sans-rendez-vous.
– Oui, je sais. Vous dites ça à chaque fois.
– Mais… Ah… Oui, je vois une note. Un instant…

Je la vois seulement quand elle travaille au sans-rendez-vous alors souvent, je passe d’abord par un médecin résident. C’est elle qui les supervise alors elle se pointe à la fin.

Ça me gosse de repartir du début avec quelqu’un, mais j’aime bien rencontrer des médecins résidents tous neufs parce qu’ils ne sont pas encore blasés. Ça faisait super longtemps que je n’avais pas pogné un gars, d’ailleurs.

Résident : Quels sont vos revenus?
Moi: Eh bien j’ai un Patreon qui est rendu à 31$.

Il m’a posé plein de sous-questions par rapport ça. Je ne sais pas si c’était parce que c’est pertinent ou parce qu’il voulait me montrer qu’il connait ça. Mais comme je disais, les résidents prennent vraiment leur job à coeur faque il notait tout ça à l’ordi.

Ce que j’ai aimé de lui, c’est qu’il voyait que j’étais sur les antidépresseurs depuis décembre 2016 et il voulait un plan pour ça s’arrête un moment donné. On dirait que je me suis habitué à cette réalité-là avec le temps. Quand on lisait tous mes fucks reliés à la prise d’antidépresseurs, je me suis rendu compte que j’en oubliais plein. Comme si j’avais fait le deuil de la qualité de vie que j’avais avant.

Ça m’a donné un peu d’espoir sur le futur. Quand ma doc est arrivée et que j’avais chialé sur mon poids au résident, on est allé me peser dans le corridor.

Doc : Je sais pas comment changer des kilos aux livres.
Résident (toujours prêt) : Je vais le calculer.
J’embarque.
Doc : 90 kilos.
Résident : …fois 2.2 alors ça fait 200 livres.
Moi : Ok faque personne va me dire « ben voyons, tu ne les fais vraiment pas » ?

En retournant dans le petit bureau, on a eu la petite discussion sur le gym et les cheerleaders.

C’est bizarre parce que mon score de dépressif était pire que le précédent, mais je vais mieux. Je ne suis pas top shape, mais je sens que je me replace. Je reviens tranquillement. Ma doc l’a fait remarqué au résident, d’ailleurs, en précisant que la dernière fois, il y avait pas mal moins d’humour dans mes réponses.

Pourquoi? Plein de petites choses.

Je sais que ça peut sonner con (et une cheap plug), mais l’espoir qu’amène le Patreon, c’est vraiment important dans l’équatin. T’sais, quand t’écris de la télé et que tes projets ont de la misère à fitter dans une des grandes cases conventionnelles comme TVA, Radio-Canada, Super Écran, etc, c’est dur de voir où je pourrais y trouver ma place. Ma vraie place. Oui, je pourrais faire passer certains projets et travailler sur d’autres, mais où est-ce que je pourrais créer quelque chose qui a vraiment mon style ou qui est vraiment proche de moi? Ce que je veux vraiment créer et apporter, genre.

Cette flamme-là est pas mal reliée à ma vitalité, pis le projet du Patreon lui a ramené un peu de much-needed oxygène.

FAQ de Clandestino

On me pose encore pas mal de questions sur le projet alors voici une FAQ plus concise. :)

Quel est le concept du Patreon

J’écris un nouveau roman qui s’appelle Clandestino et chaque mécène/patron est invitée à participer au processus. Chaque 10e jour du mois, je publierai un nouveau chapitre de ce nouveau roman.

Quelle est l’histoire de Clandestino?

Clandestino raconte en parallèle l’histoire de quatre hommes qui fréquentent chaque semaine une travailleuse du sexe (TDS). Dans ce contexte où ils peuvent être complètement eux-mêmes, on explore leurs problématiques reliées à leur masculinité dans une ère où les modèles traditionnels ne tiennent plus.

Combien de chapitres sont prévus à Clandestino?

Chaque duo client-TDS devrait se rencontrer sur huit chapitres. Chaque chapitre est une rencontre hebdomadaire. En résumé, quatre histoires de huit rencontres qui se déroulent sur huit semaine. Cela devrait donc donner environ 32 chapitres.

Est-ce que les chapitres publiés seront les versions finales?

Non, au contraire. Les chapitres que je publierai chaque 10e jour du mois seront des versions de travail. Je vais ensuite les retravailler en fonction de la réaction et du feedback reçus par les mécènes/patrons.

Quels avantages reçoit-on lorsqu’on s’inscrit au Patreon?

Le premier avantage est d’avoir accès aux nouveaux chapitres chaque 10e jour du mois. Tous les tiers ont accès aux chapitres, mais des avantages s’ajoutent pour certains tiers.

Qu’est-ce qu’un tiers? 

Les tiers sont des catégories d’abonnement. Par exemple, il y a le tiers « Lecteur Stalkeur » à 2$ par mois et le tiers « Membre du Focus Groupe » à 4$ par mois.

Quelles autres récompenses sont prévues?

J’ai plusieurs idées, mais comme le projet vient tout juste de commencer, je préfère ne rien promettre que je ne suis pas certain à 100% de pouvoir livrer. Mais plusieurs trucs sont déjà envisagés :

  • Une copie numérique de mon livre précédent Victime de la porn
  • Des cartes postales de remerciements
  • Des remerciements dans la version finale du livre
  • Trouver des façons subtiles de ploguer le nom des mécènes/patrons dans l’histoire de Clandestino. (Par pour les personnages principaux, mais peut-être pour le nom d’une école ou d’une ex chiante. ;))
  • Une copie de Clandestino en version finale

Si vous avez des suggestions de récompenses qui vous feraient plaisir, n’hésitez pas à m’en parler!

Pourquoi ne pas publier tout ça sur Facebook comme tout le monde?

Parce que mon livre n’est pas encore écrit et risque de changer beaucoup en cours de processus. Je ne veux pas que tous les chapitres soient déjà publiés avant sa sortie. Aussi, l’algorithme Facebook est particulièrement cruel avec les petites pages à 1000 likes comme la mienne. Patreon offre une plateforme beaucoup plus efficace pour échanger avec sa communauté.

Est-ce que le Patreon se terminera à la fin du projet Clandestino?

Pas du tout. Clandestino se veut le fer de lance d’un monde beaucoup plus grand. Un univers vaste qui pourra éventuellement rivaliser avec Marvel. (Pour vrai!) Le ton de Clandestino est plutôt dramatique et introspectif, mais les prochaines histoires amèneront des tons différents avec parfois plus d’humour, plus d’action et même des scénarios apocalyptiques.

Mais j’ai d’autres questions, Eric!

Écris-moi, voyons! Je suis là pour ça. :)

Eric

Yééé, je veux devenir un mécène/patron!

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