« I don’t want to go insaaaaaaaaane!! » *

J’ai eu une semaine spéciale avec des évènements qui se racontent mal. En général, les rêves se racontent mal. En plus que les miens sont souvent des suites ou des rêves récurrents que je n’arrive même pas à comprendre moi-même.

J’ai rêvé que je fréquentais cette femme qui achevait à cause d’un cancer. Une femme élancée plus vieille et plus élégante que moi et qui ne parlait pas mais qui était douce et chaleureuse. Et un moment donné, en marchant dans son appartement, j’ai viré un coin et je suis tombé sur ma mère qui, avant même que j’ouvre la bouche, s’est placée un vieux revolver sur la tempe et s’est s’éclater la tête en s’écroulant par terre.

Je me suis réveillé en choc parce que c’était tellement soudain et WTF. J’étais tout trempe alors j’ai marché un peu dans mon appart le temps de sécher. Quand je me suis recouché, je ne me souviens plus à quoi j’ai rêvé, mais encore une fois, je me suis retourné et je suis retombé sur ma mère qui s’est gunné dans ma face.

Rendu là, il était 5h10 et j’ai décidé de me lever quand même.

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Hier, je suis allé voir Black Panther. J’avais hâte de le voir et je n’ai pas été déçu. C’est cool de voir qu’un film de Disney et de superhéros puisse quand même avoir un impact fort et rassembleur au niveau sociétal. Dans les dernières semaines, j’ai trippé à voir plein de gens de la communauté noire apprécier le film et ce qu’il représente. Et ce n’est pas seulement de voir des noirs à l’écran. Ça faisait tellement de bien de voir l’Afrique jouer un rôle de leader. Un leader avec des ressources. J’adore voir un peuple retrouver sa fierté.

Plus tôt dans la semaine, je parlais de combien j’espérais tomber sur la femme de ma vie à cette projection. Peut-être que le hasard fera qu’elle soit assise à côté de moi lors de la projection. J’ai été mind-fucké parce qu’à la place, je suis tombé sur une ancienne amie. Une relation morte. Les deux, on a fait le saut en se reconnaissant et c’est comme si nos cerveaux ont pris un instant à se souvenir qu’on n’est pas si contents que ça de se revoir.

En fait, je l’aimais bien cette fille, mais elle, je ne crois pas. Je me suis senti mal de lui amener du malaise à elle et son copain lors de leur sortie d’après-midi alors je me suis décalé de quelques bancs. J’imagine qu’elle a apprécié parce qu’elle ne m’a pas salué en quittant.

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En revenant, je me suis pris à la bibliothèque un livre de Pierre Falardeau qui contient les lettres qu’il a envoyées à un ami pendant une grande partie de sa vie. Ça m’a donné le goût d’aller sur YouTube pour revoir ses vieilles entrevues et je suis tombé sur le documentaire de sa vie.

Cet homme-là est si inspirant. Je me suis toujours identifié à sa colère de fond et j’ai toujours admiré son désir de se battre et d’être libre. Ça m’attire parce que le destin du peuple québécois a toujours été quelque chose auquel je me suis senti attaché sans comprendre pourquoi. Pourquoi l’indépendance est si importante pour moi? Pourquoi je laisse ce destin-là affecté autant le mien? Je ne le comprends pas. Ça se fait tout seul.

Je suis affecté par mon groupe. S’il va mal, je vais mal. S’il va bien, je m’enthousiasme et tout semble plus facile. Je pense que c’est ce que j’ai de plus spirituel. Un truc que je ne m’explique pas et qui semble plus grand que moi.

En regardant le docu de Falardeau, je l’ai envié d’avoir une femme qu’il a gardée jusqu’à la fin. Je n’étais pas au courant. Je me disais que c’était le genre d’artiste bourru qui finissait tout seul. Tout seul comme moi. Au contraire. Une femme, trois enfants et pas mal de bonheur.

Même mort, il m’inspire encore.

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Ce matin, je me suis encore frappé à combien c’est tough de rencontrer du monde. Trouver des relations avec qui ce serait le fun d’échanger. De partager. Sans l’option des apps de rencontre, je trouve ça difficile et je ne sais plus où chercher. J’aimerais que ce soit aussi facile que dans les rêves ou les films. Ou que le destin soit plus d’adon.

* Le titre vient du nouvel album de Car Seat Headrest, un band que je te recommande.

Public VS Privé, en éducation

Ce qui me dérange dans ce débat, c’est que les parents plus riches et les parents qui ont le plus à coeur l’éducation ont leurs enfants au privé, alors d’où viendra le courage politique pour replacer le système public?

À peu près personne au gouvernement n’a d’enfants au public. C’est la même chose pour une grande partie des journalistes influents. Le gouvernement va continuer d’y mettre le minimum de ressources comme réparer des écoles qui tombent parce que ça parait mal aux nouvelles, mais le problème de fond, il va continuer de perdurer parce que ça ne touche pas les enfants des décideurs et des influenceurs.

Et à ceux qui sortent l’argument financier pour justifier le statu quo, vous négligez toujours un aspect super important. Vous sous-estimez grandement l’impact qu’ont les parents de ces enfants dans le système privé. Les parents pour qui c’est important que ça fonctionne et qui sont prêts à mettre des heures, de l’énergie et leur réseau de contact pour améliorer les choses.

Ces parents-là, en ce moment, ils aident les écoles privées. Et cette perte-là pour le système public, c’est beaucoup plus qu’une histoire de sous.

Top 5 des trucs qui m’ont marqué en me retapant Ally McBeal

Ally McBeal est une série exceptionnelle qui a été très marquante pour moi. La série est sortie en 1998 où j’étais encore au cégep et en la réécoutant, je me rends compte qu’après The Fresh Prince of Bel-Air, c’est sûrement une des séries qui m’a le plus influencé.

Il faut dire que j’étais autant en amour que je m’identifiais au psycho-romantisme d’Ally. Elle représente encore mon crush #1 dans les personnages de série télé de tous les temps! Elle est siiiii charmante!

Voici cinq trucs qui m’ont marqué en me retapant ça.

5. La série commence avec une agression sexuelle au travail où les boss d’Ally prennent le bord de l’agresseur. #metoo

4. Même si c’est plein de personnages féminins forts et modernes et que la série s’adressait clairement à un public plus féminin, 100% des épisodes sont écrits par le même gars, David E. Kelley, qui s’est spécialisé dans les séries d’avocats. Et aujourd’hui à 61 ans, il est encore dans le coup. C’est lui qui a écrit Big Little Lies, la série primée dont certains épisodes étaient réalisés par Jean-Marc Vallée.

3. Comme avec son autre série House, la chaine FOX adore mettre en scène des personnages aux métiers (médecins, avocats, etc.) qui ne sont accessibles qu’aux plus riches, mais que ça ne parait jamais. Ils coûtent une fortune, mais l’histoire du coût est toujours évacuée. Ils font toujours tout ça de gaité de coeur et sans rien compter. Personne n’est jamais trop pauvre pour avoir accès à leurs services.

2. Ellen DeGeneres a compris la vie en tabarnik!

1. Dans l’épisode S02E14 où l’on parle des relations amoureuses au travail, les méchants avocats sont ceux qui veulent imposer des règles pour que personne ne traverse la ligne au travail et les gentils avocats sont ceux qui sont du bord de l’amouuuuur et qui font confiance que les adultes sont capables d’agir en adultes. Je me demande si en 2018, ce serait l’inverse.

Three-quarters of every waking hour is spent at the workplace. Their policies are trying to legislate against smiling, hugging… complimenting somebody. Banning the possibility of finding love there. Have we gone mad? Do you know how hard it is to find love, period. You take away the workplace, that leaves bars, parties, the gym. These venues where people only reveal the piña colada sides of themselves.

Bref, c’est cool de me retaper tout ça. Je me rends compte avec le recul que la première saison avait été ma préférée, même si Ling et Nelle n’arrivent qu’à la deuxième. (Avec la très cool relation Nelle & John.) Le sommet de popularité de la série était à la deuxième saison et ça s’est essoufflé par la suite. Il s’était passé la même chose avec moi où j’avais décroché alors qu’Ally se pognait Jon Bon Jovi et Robert Downey Jr.

Sûrement par jalousie.

Sortir du trou

Avant Noël, j’estimais que je serais enfin correct côté cash à la mi-janvier. Je commençais une nouvelle job alimentaire et j’estimais que ça me prendrait à peu près un mois pour passer de l’état « chèques qui rebondissent » à « juste endetté que le criss ». Un gros mois plate à passer, que je me disais.

Sauf qu’étant donné que c’était une nouvelle job, j’ai été pas mal moins efficace que ce que j’avais prévu. Sans compter que le congé des fêtes n’a pas aidé, vu que tout le monde là-bas était en congé. Bref, ç’a creusé mon trou d’un autre mois de profondeur, et maintenant, plutôt que d’être OK à la mi-janvier, je suis dans le trouble solide et j’aurai besoin d’un bon deux mois avant de me sortir la tête de l’eau.

Et ça, c’est dans un « best-case scenario ». Ça ne tient pas compte du bon vieux « backtime ».

C’est tellement lourd, les problèmes d’argent. C’est déjà difficile et humiliant d’être en retard d’un mois de loyer, mais quand ça s’accumule et que tu n’es pas capable de savoir à partir de quand tu seras réalistement capable de reprendre le dessus, c’est encore pire.

Je m’étais dit que je mettrais un peu mes projets d’écriture de côté durant les fêtes pour faire plein d’heures de mon autre job, mais je ne peux pas repousser mes projets aussi longtemps. C’est mauvais pour ma carrière, et je vais juste virer fou. C’est la seule petite clarté que j’arrive encore à pogner.

Là, mon clavier de MacBook a de la misère et je dois nettoyer certaines touches parce que mon ‘e’ ne marche pas une fois sur trois. Crime que c’est stressant de jouer là-dedans quand tu sais très bien que t’es mort si ça fuck. Chaque petit truc devient dramatique. Genre, mes lunettes sont tellement grafignées. Crime que ça travaille mal! J’ai aussi ma télé qui est morte en novembre. Objectivement, ce n’est pas grave de ne pas avoir de télé. Il y a plein de monde qui n’en a pas, mais ça ajoute à cette impression que mon trou se creuse plus vite que je le remonte.

(Et un scénariste sans télé, ça fait un peu con.)

C’est comme si je ne m’en sortirai juste jamais. J’aimerais pouvoir fast-forwarder au bout où je suis OK et que je puisse recommencer à vivre. Je ne me rappelle même plus du feeling que ça fait. Argh. Crime que c’est rough.

Le seul point positif, c’est que je n’ai pas de match Tinder. Ce serait tough d’aller sur une date dans cet état-là.

« Ah oui, bébé, je suis un gars incroyable… Le chum idéal…  Tu me pognes vraiment au meilleur moment de ma vie… »

Un peu obstineux

(Statut Facebook que je pensais avoir partagé ici, mais que finalement non.)

On s’entend, je suis un peu obstineux.

On me l’a trop souvent dit pour que je m’obstine là-dessus, mais j’ai toujours détesté cette étiquette parce que ça sous-entend que je veux juste m’obstiner pour m’obstiner alors qu’au contraire, quand je me mêle à un débat, c’est que j’ai une vraie opinion ou au moins une idée que je veux défendre avec mon cœur. Ce n’est pas comme Richard Martineau qui s’invente une opinion controversée pour vendre de la copie. Et il n’aura aucun problème à défendre le contraire trois mois plus tard.

Bon, je ne suis pas irréprochable non plus. Il m’arrive de troller par moment, mais en général, je suis vraiment de bonne foi et mon cœur y est à fond. Je ne serais pas writer si mon cœur n’y était pas autant. Mais bon, je sais que ce n’est pas tout le monde qui apprécie les débats. Il y a des types de personnalité que ça agresse.

Parfois, il y des sujets plus tabous qui sont si délicats que ça devient périlleux d’en discuter publiquement. C’est pour ça que j’ai des gens dans mon entourage dont je me sers quand j’ai envie de discuter de certains sujets. Par exemple, si je veux jaser de la direction de Radio-Canada, j’ai 2-3 amis Facebook pour ça. Si je veux parler de laïcité ou de religion, j’en ai quelques autres sur lesquels je vais tester mes arguments. Et c’est drôle parce que parfois, ces amis finissent par me dire « ben voyons, pourquoi tu stick autant sur ce sujet-là?! »

Mais des sujets du genre, j’en ai quand même pas mal :
– Le financement de notre culture
– Les relations/différences homme/femme
– La séduction
– La monogamie
– La laïcité/la religion
– Ce qui est politiquement correct
– Les tabous
– La souveraineté
– La survie du français
– Le multiculturalisme
– L’humour
– La liberté d’expression
– Le féminisme
– La culture du viol
– Le salaire minimum à 15$
– Black Lives Matter
– La droite et la gauche
– La politique
– L’immigration
– L’importance de l’empathie dans nos débats publics
– Les mouvements sociaux
– L’avenir de la planète
– La prostitution
– La psychologie
– La dépression
– Le suicide
– La télé québécoise
– La télé d’ailleurs
– Les médias
– L’écriture inclusive

Bon, il y a des sujets dans la liste qui se recoupent et plein d’autres que j’oublie en ce moment, mais j’avais envie de partager publiquement que je m’intéresse sincèrement à tout ça. Ce sont des sujets qui me touchent et qui me passionnent.

Cela dit, si vous me pognez à débattre sur la valeur du Dow Jones ou les nouvelles tendances mode de la saison prochaine, là, c’est clair que je trolle parce qu’en toute sincérité, je m’en torche complètement.