Top 5 des trucs que j’avais à dire sur l’avenir de notre langue au Québec

5. Il est hyper important de faire la distinction entre le bilinguisme individuel et collectif. Oui, il est souhaitable pour un francophone d’apprendre l’anglais de nos jours, comme c’est  important pour les Suédois et les Finlandais (qui le parlent très bien, d’ailleurs). C’est la langue des affaires, de la technologie, d’une immense partie des produits culturels, etc. C’est juste que ça n’a rien à voir avec l’idée d’avoir une seule langue officielle ou une seule langue commune. Et en passant, si notre moyen pour protéger le français est de ne pas apprendre l’anglais individuellement et donc, se déconnecter individuellement du reste de la planète, on se tire tous dans le pied.

4. On manque clairement d’initiative pour promouvoir le français. La culture francophone est gravement sous-financée et si on la compare à d’autres pays modernes et il faudrait faire beaucoup plus d’efforts dans ce sens-là. Cela dit, croire que le français peut survivre sans loi et seulement avec des élans de promotions positives, ça relève d’une très grande naïveté.

3. Il faut cesser de blâmer les immigrants pour le problème de la langue au Québec. C’est juste normal pour quelqu’un sans attachement particulier de se joindre à la culture dominante du pays où il débarque. Et la culture dominante au Canada, ce n’est pas le français.

2. La seule façon claire de s’assurer la survie du français en Amérique, c’est avec l’indépendance du Québec. Un Québec pays avec seule langue officielle et commune le français annule plusieurs problèmes concernant l’avenir du français. Tant que le Québec sera pris dans un pays bilingue, la langue française en Amérique dégringolera dans les statistiques jusqu’à son extinction. 

1. Reste à voir si la langue française est quelque chose d’important aux yeux des Québécois. Est-ce qu’on est prêt à faire ce qu’il faut pour la sauver? Est-ce qu’on est capable de se rassembler autour de cet enjeu-là?

Les quatre projets personnels sur lesquels j’écris en parallèle

Ça roule pas pire ces temps-ci.

1. Mon projet #cherchertheone sur Instagram

Ça, c’est le microblogue où j’essaie de trouver The One, tout en commentant la game tinderienne. D’ailleurs, j’apprenais tout à l’heure que les gens qui ont reçu le vaccin ont la cote sur les apps ces temps-ci, ahah!

2. Mon projet de série Guidoune

Ça, c’est ma série télé dont je ne peux pas vraiment parler mais qui est une comédie en format mockumentary que je co-écris avec un ami très talentueux et on a du gros fun avec ça. On est rendu à aller pitcher ça à une boite de prod.

3. Mon projet Clandestino sur le Patreon

Clandestino est l’histoire de quatre homme qui fréquentent quatre travailleuses du sexe (en parallèle) et deux des histoires sont déjà pas mal écrites et deux autres sont à la moitié. Je l’écris dans l’idée que ce sera un roman, mais je n’ai toujours pas abandonné l’idée que ça puisse être une mini-série où le médium joue plus sur mes forces (et c’était l’intention à la base).

4. Mon projet de film Emma

Ça, c’est mon film grand public qui est un espèce de Rocky mais avec une fille qui fait des arts martiaux mixtes. Ça fait longtemps que je le bâtis dans ma tête, mais là j’ai enfin couché sur papier un synopsis, même si je savais qu’il serait imparfait. C’est important de faire une première version pour que la réécriture commence, même si c’est parfois dur sur l’ego. Dès que ç’a plus de bon sens, je devrais l’envoyer à mes membres Patreon pour avoir leur avis

Le personnage principal et sa courbe sont pas mal fixés. Là, c’est les histoires et les personnages secondaires qu’il reste à développer un peu plus.

J’ai hâte d’arriver au scénario où là c’est juste du gros fun.

Bref, ma productivité est pas pire.

J’en profite pour remercier tout le monde qui m’a aidé dans les derniers mois. ?

Qu’est-ce qu’il me manque?

En thérapie cette semaine, on m’a demandé de me poser la question : qu’est-ce que je pense qu’il me manque pour être en couple?

Je me suis retenu de répondre « une blonde ».

Je ne sais pas si c’était une question rhétorique pour me faire comprendre que je me place trop de conditions, mais là, j’essaie quand même de faire l’exercice et c’est un pas pire mindfuck.

Je pense que ça dépend de beaucoup de choses. Si une femme qui me plait est prête à m’accepter comme je suis présentement, bien sûr qu’il ne me manque pas grand-chose, mais est-ce réaliste?

Je suis conscient en partant que je ne dois pas me fixer des attentes trop grandes. Ce qui serait irréalistes, ce serait quelque chose comme :

  • Attendre d’être fier de ma carrière (parce que je ne suis jamais complètement fier)
  • Attendre d’être bien dans ma peau (parce que je ne suis jamais bien dans ma peau)
  • Attendre de me débarrasser des antidépresseurs (parce que je ne sais pas quand ou si ça va arriver)

Cela étant dit, j’imagine que la réponse est quelque part entre le maintenant et l’irréaliste.

Retrouver la forme un minimum parce que le confinement a fait mal à mon poids et au cardio. Pour l’écriture, continuer sur ma lancée où ma productivité est en constante croissance est super positif. Si je pouvais commencer à transformer ça en contrats qui ont du bon sens, ce serait bon pour l’ego. Et je pense pas qu’aucune fille endurerait quelqu’un d’aussi pauvre qui ne peut jamais rien faire comme activité.

Aussi, dans un monde idéal, j’aimerais aussi trouver cet ami ou deux de plus qu’il me manque et me permettrait d’être mieux entouré. Parce que des fois, j’ai peur que si je me faisais une blonde, je me ramasserais vite trop dépendant.

Mais là, on s’entend que je regarde beauuuuuucoup trop loin. C’est tellement une question complexe et j’ai tendance à suranalyser tout ça.

Vieux programme pour des vieilles lunettes

À cause de ma dépression, je suis présentement sur l’aide de dernier recours, aussi appelé aide sociale, ou en langage courant, l’ostie de BS. Dans l’imaginaire collectif, on croit souvent que tout est payé là-dessus.

« On l’sait ben! Ils ont toute gratis les ostie de BS. »

Criss qu’il ne faut pas connaitre leur réalité pour dire ça. Si ça peut rassurer les nombreux BS-haters. Le montant qu’on reçoit par mois, c’est bas au point où c’est impossible d’arriver à la fin du mois et pour les yeux, on rembourse tellement peu que c’est impossible que je switch de lunettes.

« Faque r’tourne travailler comme tout l’monde, criss de déchet! »

Ouais, merci. Ç’aurait juste aidé ma réhabilitation de voir comme du monde, mais c’est pas grave.

T’sais, j’ai une vision qui demande des verres progressifs. Ma dernière paire de lunettes au Bonhomme à Lunettes, l’organisme au prix imbattable, ça m’a coûté 315$ (qui comprend 25$ de monture).

Là, aujourd’hui, après mon rendez-vous, j’apprends que ce qu’on me paye avec l’aide sociale, c’est 50$ de monture et pour les verres… 64.50$! En gros, il faudrait que je prenne des verre avec des foyers comme une personne âgé des années 80. C’est comme si on m’offrait internet à 14k ou un téléphone à roulette.

La fille a gossé quelques affaires pour me descendre le prix des verres progressifs les moins chers, avec zéro amincissement rien, mais je me ramassais quand même à payer « juste » une différence de 172$, et sans monture.

Bref, je vais devoir tougher mes vieilles lunettes encore un bout, même si ma vision a de plus en plus de misère.

Et pour en avoir jasé en masse sur les réseaux sociaux, je sais que plein de monde vont se réjouir de ce dénouement-là. Il y a une grande partie de la population très vocale qui n’a aucune considération pour les assistés sociaux. Mais si tu pensais qu’ils avaient tout gratis, détrompe-toi. Tu peux être rassuré, les gouvernements les ont écouté en masse, tes plaintes pis tes lignes ouvertes.

Le programme est juste invivable. Bien joué.

La technique surévaluée du bottage de cul

Je ne sais jamais combien je dois le mentionner parce que je m’imagine souvent parler à des lecteurs et lectrices qui me suivent depuis toujours, mais je suis en dépression depuis plusieurs années.

Je ne veux pas partir là-dessus plus que ça. Je voulais surtout mentionner que mon mois de janvier, dans toute la relativité de ma situation, a vraiment bien été. En fait, je pense que c’est mon mois le plus productif des dernières années. Mes projets ont vraiment bien avancé et je suis super content.

Bon, je suis pas encore au niveau Louis-Josée Houde, mais je repogne tranquillement un beat qui a du bon sens.

Je suis particulièrement content considérant qu’on est en plein confinement de pandémie et que les journées du mois de janvier sont encore super courtes, donc l’énergie est loin d’être à son top. Bref, c’est encourageant.

Il y a un truc qui est devenu plus clair pour moi pour ces derniers temps et je pensais le partager ici, vu que ça pourrait aider d’autres artistes et même un peu tout le monde.

Mine de rien, un truc qui m’a beaucoup aidé dans tout ça, c’est mon projet #cherchertheone sur Instagram. Pas parce que c’est un méga-succès, mais parce que c’est quelque chose que j’avais vraiment envie d’écrire et que ça s’écrit tout seul.

Après avoir écrit un court texte là-dessus le matin, on dirait que la machine est partie et j’arrive plus facilement à écrire sur mes autres trucs qui demandent plus d’efforts.

Des fois, j’oublie que je suis devenu auteur en écrivant ici sur mon blogue. J’aimais écrire tous les jours et avoir des réactions immédiates. Il y a une espèce de paye là-dedans.

Quand tu dois écrire une série, un film ou un roman, c’est beaucoup d’écriture où t’es seul et sans rétroaction où tu n’as plus les réactions auxquelles t’es habitué. Tu perds donc une partie de ta paye.

Et là, tu te dis que t’as besoin de te « botter le cul ». Mais le bottage de cul, c’est aussi une souvent une façon de dire que tu vas utiliser trois fois plus d’énergie que tu le devrais pour une activité. C’est loin d’être efficient.

En plus, en dépression, si tu n’as pas cette énergie et n’y arrive pas, tu t’en veux encore plus et c’est un loop qui se met à spinner.

J’ai plusieurs amis humoristes qui ont eu des pannes sèches d’écriture dans la dernière année et c’est sûr que le stress peut jouer dans tout ça, mais l’absence de public fait aussi très mal.

Quand t’es habitué d’écrire un bit et de le tester le soir même devant un public et des gros rires, c’est une dynamique forte. Quand tu perds le bout du public et que tu dois juste écrire dans l’éventualité d’un jour le présenter à quelqu’un quand la réalité d’avant reviendra peut-être, t’as besoin de te « botter le cul » assez fort.

Et là, j’ai du monde proche qui se questionne à savoir pourquoi ils sont moins productifs qu’avant. C’est que tu n’as plus ta paye, buddy.

Bref, je pense qu’une grande partie de la vie d’artiste, c’est d’apprendre à se connaitre pour être à son plus productif, et je suis content de m’avoir compris un petit peu plus.

Petits changements l’fun à venir sur mon Patreon

Jusqu’à maintenant, mon Patreon était centré sur mon projet Clandestino où chaque mois, je livrais un nouveau chapitre de mon projet de roman. Sauf que là, j’ai envie de rendre ma plateforme de financement plus générale à moi et d’y ajouter le plus de contenu par mois possible.

On s’entend, le Patreon existe vraiment pour les gens qui m’apprécient et ont envie de m’encourager en mettant le montant qui leur adonne sans que ça affecte trop leur budget. Je ne peux pas compétitionner avec Netflix ou même des patreons géants comme ceux de Mike Ward, mais je peux dire que moi, quand tu t’abonnes (ou te désabonnes ehehe), je m’en rends compte en crime! :-)

Ce que j’ai en tête, c’est de continuer à offrir Clandestino (qui arrive dans le bout cool de la fin) une fois par mois, mais aussi ajouter d’autres projets sur lesquels je travaille et que je peux partager en partie. Le nom du Patreon devrait donc changer pour quelque chose de plus général. Sûrement mon nom, j’imagine.

Ce que j’aime avec le Patreon, c’est que ce n’est pas privé, mais ce n’est pas public non plus. Genre, je peux partager des parties de scénarios ou de roman que je ne partagerais pas sur le blogue. Je n’ai pas l’impression de l’avoir sacré sur le web. C’est plus comme quand je l’envoie à mon entourage pour avoir du feedback et c’est parfait!

Je me demandais aussi si ça intéresserait du monde d’avoir un accès prioritaire à mon projet #ChercherTheOne. C’est peut-être trop fréquent à trois textes par semaines, mais on brainstorm. Je pense faire un sondage auprès des membres.

Pour les membres de la catégorie Focus Groupe, je vais aussi simplifier le processus de rétroaction pour que ce soit toujours le même formulaire parce que créer un nouveau formulaire chaque fois était juste trop de travail.

Bref, ça bouge, et ça m’enthousiasme! Voici les liens.

Patreon : https://www.patreon.com/tchendoh
Instagram #cherchertheone : https://www.instagram.com/tchendoh/
Facebook : https://www.facebook.com/echandonnet

« Articles précédents

© 2021 10putes.com

Thème par Anders NorenHaut ↑