Synthèse des résultats du sondage et ma profonde analyse

J’ai fermé le sondage alors qu’il était rendu à 139 réponses. J’ai effacé les quelques soumissions qui venaient de dudes curieux.

Je suis vraiment satisfait de l’expérience en général. Il y a des questions qui se sont avérées pas mal inutiles, mais il y’en a d’autres qui m’ont permis d’apprendre ou de semi-confirmer des théories. Évidemment, les sondages ne sont pas une vérité absolue non plus.

Je vais y aller dans l’ordre en skippant les réponses pas trop importantes/intéressantes.

12,9%, c’est quand même pas mal peu. J’espérais plus que ça parce que je savais que les réponses seraient intéressantes.

Mais en gros, ce qui revenait souvent dans ce qui changerai, c’est que le gars pourrait être moins… prestigieux. Genre, il pourrait être moins beau, moins grand, moins avoir une bonne job, moins faire d’argent, moins venir d’une famille hot.

Mais si on y va avec l’idée que tout le monde a été honnête, 12,9%, comme je disais, c’est bien peu.

Êtes-vous surpris? C’est de loin le critère physique qui revient le plus souvent sur les apps.

Parmi les justifications (on pouvait en choisir plusieurs), il n’y avait pas tant de surprises non plus. C’est la bonne vieille impression de sécurité physique qui allait chercher 45.1%. Il y a aussi les filles qui sont déjà grandes à 28.3%.

« J’y suis habituée » est quand même allé chercher 19.5%. Et j’ai aimé l’ironie dans la réponse « les petits sont généralement insécures ». :)

La question ouverte la plus intéressante était celle sur la confiance! Étant un insécure de nature, je m’intéresse à cette question depuis longtemps et j’ai toujours eu l’impression que le mot confiance n’avait pas la même signification pour tout le monde.

Perso, dès que je vois une femme qui cherche un gars confiant, je swipe left, mais finalement, je fitte dans quelques définitions.

Évidemment, ce qui revenait le plus souvent quand on s’imagine un gars confiant, c’est un homme qui est sûr de lui (pas complexé), connait sa valeur (sans être prétentieux) et a de la drive. Dans le sens où il a de l’initiative et peut prendre des décisions.

Ce qui m’a étonné est la deuxième définition qui revenait très souvent, soit quelqu’un qui s’assume. Quelqu’un qui est capable de débattre, partager ses émotions, qui n’a pas besoin de l’approbation de tout le monde, etc. Ça, je fitte full, donc j’ai peut-être souvent swipé left pour rien.

Ensuite, c’était trèèèès varié et il y a plusieurs femmes qui semblent confondre confiant et extraverti.

J’ai été étonné de combien ces deux résultats-là sont restés quasi-identiques tout le long! À la toute fin, les petits pénis ont perdu un peu de terrain, mais ça reste pas mal semblable. Perso, je pensais que les petits pénis allaient perdre plus que ça. Je suis étonné que 39,6% des femmes vont flusher le gars trop greyé! C’est pas ce que la porn m’a appris! ;)

Pour les histoires de prépuces, c’est surtout les pourquoi qui étaient intéressants. En gros, les circoncis sont reconnus comme étant plus propres (parce qu’ils ne produisent pas de super smegma), plus jolis/esthétiques et se sucent mieux. Les prépuces seraient plus faciles à masturber, plus sensibles et glisseraient mieux lors de la pénétration.

Mais ce qui revenait le plus souvent, c’est vraiment l’habitude. Selon les cultures, c’est souvent le même type qui revient et le monde s’habitue pis quand ils tombent sur le modèle différent, ils sont fuckés.

Qu’est-ce qui fait qu’un pénis est inadéquat? Sans grande surprise, c’est trop large/long (24.5%/21.8%), trop mince/court (48,2%/60,9%), trop courbé m’a étonné à 16,4% et enfin, problème d’hygiène ou maladie à 29,1%.

Ça, c’est encourageant, mais sûrement que mon public et les amies de mon public sont plus progressistes que la population en générale.

Il y a encore un stigma sur un homme qui paye régulièrement pour du sexe, comme si c’était signe qu’il est déviant ou je ne sais pas quoi. C’est surprenant parce qu’un player n’aurait sûrement pas aussi mauvaise réputation. Est-ce que c’est mieux de se pogner n’importe qui quand tu veux fourrer ou une femme dont c’est le métier et qui ne va pas s’attendre à rien de plus?

Sans surprise, les femmes ne sont pas trop intéressées à ce genre de service. La majorité a en masse d’options gratuites et/ou préfèrent être désirées pour vrai. Payer aussi cher pour du sexe vide devient donc un peu weird.

J’entends de plus en plus souvent de femmes avec des tribunes dire que les gars qui se disent féministes sont souvent les pires. Ça doit être décourageant de regarder le monde cette façon, mais je comprends d’où ça sort. Ma nouvelle chronique dans mon recueil VDLP s’appelle « Le féminisme de cruise » où je parle justement des gars qui se disent féministe juste pour scorer, et comment ils sont faciles à repérer.

Pis je finissais avec cette question un peu vague où chacun a sa définition d’un monde idéal. Je pensais qu’on serait plus nombreux dans la section orange ehehe…

Finalement, merci à tout le monde qui a répondu et aux chouettes commentaires à la fin. Je vais peut-être en faire un deuxième parce que c’était intéressant et les participantes semblent vraiment avoir apprécié.

Tout le monde gagne!

Une date d’app

C’est la première fois que j’ai une date aussi… T’sais, une date de quelqu’un qui a trois dates par semaine et qui ne va pas perdre son temps à persévérer quand ça ne fonctionne pas.

Je ne suis pas habitué à ça parce que j’ai genre une date par six mois, mais en même temps, c’était un peu ça l’idée. C’est ça que mon psy veut. Me présenter dans une date, même si je ne le file pas tant que ça. Juste pour vivre de quoi et m’habituer. Que ça arrête d’être un big deal et que je puisse vivre des trucs et passer à autre chose.

C’est la fille qui a proposé qu’on aille prendre un verre alors je n’avais pas trop le choix. Je n’initie rien ces temps-ci, mais je n’allais pas choker un truc qui me tombe dessus.

Mais même si ça venait d’elle, j’avais un peu l’impression qu’on y allait tous les deux à reculons. Genre, les échanges par texto n’étaient pas malades, mais c’est comme si ce n’était jamais assez poche pour qu’on arrête de se parler.

D’ailleurs, j’ai demandé hier à quelle heure on se verrait, sans réponse. J’ai redemandé vers 18h tout à l’heure et elle m’a répondu à 19h30 qu’on pouvait se voir à 21h. Un mercredi…

Je ne sais pas si je suis trop pépère, mais un mercredi 21h, ce n’est pas le setup du siècle. Sauf pour un hookup, peut-être.

Au moins, ça me sortait de trois patterns. C’était une fille de ma grandeur (même un peu plus grande, je pense). C’était une fille de mon âge. Je pense que j’avais 30 ans la dernière fois où je suis tombé sur une fille de mon âge. Pis elle a un kid.

Mais bon, attache-toi pas trop parce que long story short, à 22h30, j’étais en marche vers chez nous. :)

C’est con parce que je ne voyais pas la relation aller nulle part. Même que si elle avait été intéressée, j’aurais été mal à l’aise. Mais quand j’ai remarqué qu’elle allait se pousser dans pas long et qu’elle ne commandait rien d’autre, j’étais quand même blessé.

Dans mon CV de dating, c’est de loin mon plus gros échec. C’est la première fois où la fille ne reprend pas de verre et que je peux voir en cours de rencontre que son idée est faite.

Sur la marche de retour (d’une super nuit d’été, d’ailleurs), j’avais le réflexe de m’analyser et essayer de comprendre ce que j’avais fait de mal.

Ce n’était pas si dur à spotter parce qu’il y a clairement un bout où j’ai dit 2-3 trucs de suite qui l’ont choqué et je pense que c’est là qu’elle a abandonné. On parlait de Victime de la porn, et j’ai jasé des questions du sondage, et je sais pas. Il y avait un avant et un après.

Dans les minutes qui ont suivi, elle m’a demandé deux fois « t’aimes ça choquer, hein? ».

Alors que non. Surtout pas dans une date. C’est comme dans mes textes, en fait. Je ne cherche pas à choquer, je cherche à être authentique. Si je sens que quelqu’un va être choqué par ce que je pense, je ne suis pas capable de dire autre chose que ce que je pense. J’ai besoin de tester si la personne va m’accepter dans ce que je pense, genre.

C’est ça, mon besoin.

J’essayais de me dire que j’aurais dû être plus soft avec quelqu’un qui me connait zéro. Mais est-ce que ç’aurait changé quelque chose? Genre, elle aurait toughé un drink de plus? Peut-être même pas.

Je me disais que c’était sûrement ça que le psy voulait. J’ai vécu une date poche et je dois pas freaker out parce que ça n’a pas marché et passer à autre chose.

Mais c’est ça que j’hais du dating. T’es nerveux. Tu dois pas trop être toi-même d’un coup. Pis ça recommence toujours à zéro. Reset!

Le pire, c’est que si je suis honnête, ce n’était même pas si poche que ça. On a quand même ri, c’est une fille cool et intelligente, j’ai appris des trucs, etc.

Mais bon, je ne sais pas si m’habituer à des dates bof va m’être si utile que ça. J’ai l’impression de juste m’habituer à être un peu blasé. Il doit y avoir quelque chose qui m’échappe.

BAMM! La balado de MMA que je co-anime!

J’en avais pas encore parlé ici parce que je voulais qu’on soit rodé un peu, mais après six épisodes dans le dernier mois, il est temps!

Je co-anime avec mon ami Pier-Alex Ducharme un podcast sur les MMA! D’où l’acronyme BAMM pour Balado d’Arts Martiaux Mixtes. C’est fort hein? C’est un nom que j’avais en tête depuis longtemps, mais j’attendais le bon setup vu que c’est pas mal de trouble faire un podcast! À deux, la charge de travail est moins lourde. :)

J’ai jamais personne à qui parler de MMA et j’imagine qu’on est plein de fans isolés chacun de notre bord. Ce serait cool qu’on bâtisse une communauté l’fun.

Pour s’abonner, c’est simple, il y a tous les liens du monde à cette adresse magique : http://smarturl.it/bammpodcast. Il y a aussi notre page Facebook à https://www.facebook.com/bammpodcast/.

Si ça t’intéresse, abonne-toi pis viens liker la page! On est dans les débuts où chaque like nous fait plaisir! ;)

Même si ça sonne déjà très bien, c’est encore un work in progress et on travaille toujours la formule. La musique d’intro évolue chaque semaine et on devrait bientôt intégrer des segments plutôt que juste parler de tous nos sujets à la suite de l’autre.

Je fantasme aussi à l’idée d’avoir un genre de courrier des auditeurs, mais personne n’ose poser de questions à date faque ça fuck le concept! Ahahah! Je songe à créer des faux comptes! ;)

L’histoire d’une amie

Je vais te résumer ça en vitesse.

On se rencontre pour la première fois au mois de mars. Belle fille. On s’entend super bien. On se parle à peu près tous les jours. On se voit trois-quatre fois par semaine et trois-quatre mois plus tard, elle glisse de façon anodine… qu’elle a un chum.

Ça ne fesse peut-être pas tant que ça après un paragraphe, mais quand tu le vis au complet, ça surprend.

T’sais, je la connais full. Je connais sa famille, ses angoisses, ses ambitions, son horaire, son cycle menstruel, etc. Je connais non pas tout ça parce que j’ai fait une grande enquête louche, mais juste parce que quand t’échanges avec quelqu’un aussi souvent (et qu’elle a une grande gueule), t’apprends à connaitre tout ça.

Mais l’histoire de son chum, elle me joue ça comme si ça n’avait mystérieusement jamais adonné.

Et sentir qu’on me prend pour un épais, c’est le genre de truc avec lequel mon égo a ben de la misère. Comme si c’était moi le weirdo qui fait un big deal d’une information comme celle-là. Mais comme elle m’a sorti ça alors que j’étais en retard pour mon rendez-vous chez le psy, j’ai décidé de mettre la conversation sur pause. C’était plus sage d’aller jaser avec le psy pour voir si c’est juste moi qui trouve ça bizarre ou si c’est weird pour vrai.

Au-delà de cette impression qu’on me prend pour un épais, ce qui me dérangeait le plus et me blessait vraiment, c’est que le truc que j’appréciais le plus dans notre relation, c’est à quel point on pouvait être vrai l’un avec l’autre. C’est tellement reposant que tu peux être authentique avec quelqu’un, et dans mon cas, c’est très rare. J’appréciais vraiment beaucoup ça et ça me donnait de l’espoir. Ça m’aidait à moins me sentir bizarre et ça amenait une simplicité que je ne pensais même plus possible pour quelqu’un comme moi.

Et effectivement, ce n’est peut-être que pas possible. Ce n’étais clairement pas aussi vrai que je me l’imaginais. Et là, ma tête s’est mise à remettre en doute plein de trucs qu’elle m’avait dit. Combien de fois elle a inventé des trucs pour cacher qu’elle a un chum? Et pourquoi on cache son chum à quelqu’un?

Un truc qui rendait ça encore plus blessant, c’est que dans mon historique personnel, j’en ai eu pas mal de relations avec des femmes matchées qui cherchaient à se « divertir » . C’est un pattern que je me suis tapé souvent et qui est devenu rough à prendre quand ç’a commencé à se répéter.

Est-ce que c’est ça mon casting? La fille se pogne un gars solide avec une job steady, pis moi je suis là pour briser leur routine, amener un peu de folie et être disponible pour les activités qui n’adonnent pas avec le plan A?

Mais bon, ça, personne ne le sait sauf moi alors je ne blâme pas personne pour ça, mais c’est là quand même, et ça fait mal.

Bref, le lendemain, on en reparle et après quelques minutes, elle finit par (enfin) avouer que son omission n’était pas complètement innocente. C’est que par le passé, avec d’autres gars, quand elle dit qu’elle est en couple, il y a des gars qui se poussent.

Et je comprends ça, mais en même temps, c’est la vie. Cacher que t’es matchée pour t’éviter ça, c’est malhonnête. C’est de la manipulation. Mais elle n’était pas d’accord, et c’est là qu’est venue la question que j’attendais teeeeellement.

« C’est pas comme si t’étais tombé en amour avec moi. Es-tu en amour avec moi? »

C’est tellement une question injuste.

Ça m’a rappelé une autre situation avec le même genre de côté injuste. Dans les grosses années de mon blogue, je recevais souvent des courriels de filles qui voulaient qu’on soit amis. Et quand je demandais de voir d’abord de quoi elles ont l’air, j’avais parfois droit à une réplique du genre « c’est pas important, je veux juste qu’on soit amis ».

Je veux bien, mais ce n’est pas ta décision. Ce n’est même pas MA décision.

C’est justement ça qui est poche quand tu ne te présentes au complet. Tu places l’autre dans une situation où c’est lui qui doit demander les trucs. Et quand tu demandes les trucs au lieu que l’autre les expose de son plein gré, ça amène du malaise.

Genre, si je croise une fille à l’épicerie, je la vois tout de suite. Je vois son corps, je vois sa face, je vois sa vibe, je vois ses fesses. Qu’elle me plaise ou pas, ça reste entre moi et moi. Aucun malaise pour personne. Je n’ai même pas à la placer dans une case.

Mais la fille à qui je dois demander des photos sur internet, quand elle m’envoie des photos, je dois y réagir sur le moment. Elle t’envoie ça et te demande « Pis??? » Et là, t’es pogné pour répondre quelque chose. Une note sur 10? Si t’es intéressé au plan amitié? Si t’as perdu intérêt? Si t’aimerais être plus qu’ami?

Et ça, ce n’est pas le fun. Ce n’est pas… civil. Et c’est injuste parce que elle, on ne lui a jamais imposé ces malaises-là. Elle m’a lu, elle m’a vu, pis elle a choisi de me contacter au moment où ça lui a tenté. J’étais déjà tout exposé avant qu’elle prenne sa décision et si je ne l’avais pas intéressé, elle n’aurait jamais eu à m’en parler.

D’ailleurs, il y a du monde matché qui se pointe sur Tinder en cachant leur statut pour fourrailler. C’est aussi un manque de respect, mais au moins, eux, ils s’en foutent si l’autre se vexe. Ils ont eu ce qu’ils voulaient. Manquer de respect avec quelqu’un dont tu convoites l’amitié, ce n’est pas le plan du siècle. Ça part mal.

Bref, je savais qu’elle allait me demander si j’étais en amour. C’est une question de marde parce que de toute façon, rendu là, il est trop tard. Si je suis en amour, qu’est-ce qu’elle va faire? « Ah scuse, je voulais juste qu’on soit ami. » Pis si je ne suis pas en amour, ben elle te sort « bon, tu vois, ç’a rien changé » et tu deviens la personne qui capote pour rien.

Mais ça change beaucoup de choses. Déjà, il y a l’enjeu de la confiance et de manque de respect dont j’ai déjà parlé, mais il y a aussi que je n’ai pas envie de dire à une amie que je ne suis pas en amour avec. Ce n’est pas quelque chose qui est le fun à dire à quelqu’un que j’apprécie. C’est un truc que je ne devrais pas avoir à dire.

Surtout que les relations ne sont souvent pas aussi simples. Les amitiés homme-femme sont souvent ambigües et il n’y a pas de switch on/off sur amour, amitié, fuckabilité, etc. D’ailleurs, un autre truc que j’aimais de cette relation, c’est combien elle était organique et sans petite case.

Et pendant tout ça, j’avais aussi des questions qui me poppaient dans la tête et que je gardais pour moi. Premièrement parce que la discussion était déjà assez chargée comme ça, mais aussi parce que je ne pouvais plus faire confiance à ses réponses.

Genre, son chum, qu’est-ce qu’il sait de moi? Est-ce qu’elle lui a parlé de moi? De mes confidences? De mes secrets? T’sais, les couples, ça se partage beaucoup.

Tout ce qu’elle répétait, c’est qu’elle ne se définit pas de par sa relation avec son chum et qu’elle ne sait pas quoi me dire. C’était toujours : « Qu’est-ce que tu veux que je te dise? »

Et cette phrase-là, je la connais. C’est une phrase de nervosité. Tu te sens mal, ça va vite et comme tu ne sais pas quoi dire dans l’immédiat, tu retournes la pression vers l’autre en lui demandant « qu’est-ce tu veux que je te dise? »

J’aurais souhaité me faire dire pas mal d’affaires. Je peux même en faire une liste.

1. Déjà, ne pas nier que l’omission du chum était volontaire.

2. Avouer que c’est poche de faire ça à quelqu’un, ç’aurait aussi été apprécié.

3. Comprendre que le lien de confiance est brisé à court terme.

4. Dire que si c’était à refaire, elle ne le referait pas.

Les numéros 1 et 2 ont fini par arriver, mais c’est au niveau des numéros 3 et 4 que j’ai été déçu. Avec ce genre de trahison, j’ai besoin de voir que la personne est intéresser à réparer les pots cassés et que dans le futur, on ne va pas se re-péter la gueule sur le même genre de truc.

Mais ce n’est jamais arrivé. J’aurais pu les demander explicitement, mais il me semble que ce serait difficile d’y croire et que c’est moins senti si ça ne vient pas de l’autre. Surtout quand l’enjeu de base est sur la confiance.

En plus, je sais qu’elle est super intelligente alors j’espèrais qu’elle y arrive par elle-même, mais c’était peut-être trop demandé. C’est mon genre d’être trop exigeant dans ce genre de truc. Elle m’a dit qu’elle avait merdé, qu’elle se sentait mal elle a fini par partir parce ça la rendait triste.

Je comprends que jaser en pleurant sur le trottoir avec les passants et tout, ce n’est pas cool.

Et depuis, on ne se parle plus. Une partie de moi se dit qu’elle attend que je lui refasse signe de vie quand je ne serai plus en colère, mais c’est poche que ce soit à moi de faire ce move-là. La partie de moi plus cynique imagine que depuis qu’elle a perdu son plan B, elle a mis plus d’effort sur son plan A et qu’elle file maintenant le parfait bonheur.

Pas que je ne lui souhaite pas plein de bonheur, mais c’est poche sur l’égo si ton amie trouve son bonheur une fois qu’elle te largue.

Bref, la morale de tout ça, c’est d’être transparent quand vous vous présentez. Pas besoin de dire que t’es matché dès la première phrase, mais si c’est pas encore sorti après trois mois, t’es passé tout droit.

Merci et désolé

Merci à tout le monde qui a pris le temps de prendre contact avec moi suite à mon dernier texte où je n’allais vraiment pas bien. Il y a pas mal de gens qui ont essayé de m’aider et de m’encourager à leur façon et j’ai apprécié chaque intention.

Même si je fais ça depuis toujours, ça reste toujours un peu déstabilisant parce que j’écris souvent ici avec l’état d’esprit que personne ne me lit, et ça devient très concret quand il y a des réactions sur ma réalité très intime du moment.

Mais je voulais aussi m’excuser parce qu’une fois que j’ai publié ça et dans les jours d’après, j’avais besoin de fuir cette noirceur-là et j’ai eu le réflexe d’un peu ignorer les messages et les commentaires qu’on m’a écrit.

Et ça, c’est un peu asshole.

Je fais tout lire bientôt et je vais répondre à tout le monde, mais je voulais prendre une seconde pour m’en excuser et en même temps, dire que je vais un peu mieux.

Bref, merci et désolé.

Ouvrir mes bras, mes jambes ou mes poignets

Je contemple encore le bout de mes forces. Ce n’est plus très loin, maintenant. Je pensais qu’avec la dose d’antidépresseur que je prenais, je ne pouvais plus pleurer autant. Maintenant, je me demande dans quel état je serais si je n’en prenais pas.

J’essaie de comprendre ce qui me fait aller aussi mal et j’arrive à quelques conclusions. C’est sûr que l’argent est un gros facteur. C’est le truc le plus concret. Ce n’est pas comme un coeur déçu ou un espoir usé. L’argent est un chiffre qui descend puis à zéro, c’est fini.

Mais au-delà de l’argent, c’est la demande d’aide que je n’arrive plus à faire. C’est comme si c’était de l’acide en-dedans de m0i et que là, il ne reste à peu près plus rien à faire fondre. Même d’écrire ici combien je souffre, je ne sais plus combien de fois il en reste à mon égo.

Je vois bien que j’arrive constamment aux mêmes problèmes. Il y a un moment où je devrai peut-être juste accepter que je suis incapable d’atteindre une forme d’indépendance. Un équilibre.

Tout seul, tôt ou tard, je coule.

Ce qui me donne encore un peu de souffle, c’est que j’écris encore. Même si le stress affaiblit ma créativité, j’écris encore. J’ai des idées. De bonnes idées, même. Chaque idée est comme une petite ligne à l’eau d’espoir, ce qui donne une drôle d’image.

Un pêcheur qui continue de pêcher, alors qu’il est en train de se noyer.