(J’espère que vous feelez ouverts d’esprit, ça va être un peu abstrait)
Il y a trois-quatre semaines chez le psy, on jasait que le bonheur vient dans l’acceptation de soi. J’avais entendu ça des dizaines de fois au cours de ma vie mais ça m’avait toujours paru vide. Là, sans trop que je sache pourquoi, ça m’a fait du sens. C’est encore très abstrait mais ça a définitivement changé quelque chose dans ma tête.
En lien avec ça, il y a des moments dans la vie où on se sent invincible, à notre top. Des moments où on s’accepte. Où on est fier de soi. Où on trouve qu’on va être correct avec les cartes qu’on s’est fait donner.
Dans ces moments, je suis persuadé que je peux me pogner la fille que je veux. Que je vais accomplir de grandes choses. Je suis en feu. Un espèce de moment de grâce où ma confiance est à son plus haut niveau.
J’ai essayé de retrouver ces moments-là. Les moments qui me drive. Les moments que je dois rechercher. Les moments qui m’amènent dans un état d’esprit que j’aimerais pouvoir reproduire par moi-même. Au moins, m’y rapprocher un peu.
Je les écris pour mieux m’en rappeler et pouvoir y revenir.
(l’ordre n’est pas tant important, ça dépend beaucoup des circonstances)
5. Toucher un paquet de monde
J’ai fait un gag au St-Denis devant une crowd de je-sais-pas-combien-de-personnes et le rire que j’ai obtenu m’a donné l’impression d’être sur la poudre pendant plusieurs heures. Je n’ai pas envie d’être humoriste mais c’est un rush incroyable. Même chose quand t’as une clap. Même chose quand tu fais pleurer ou mouiller quelqu’un. Je le reproduit à plus petite échelle ici mais j’aimerais me rapprocher de quelque chose entre ici et la scène. Genre, de la radio ou quelque chose de même.
4. Dialogues
J’ai eu plusieurs instants de quasi-pur-bonheur en écrivant des dialogues tout seul chez moi en pleine nuit. Je fais parler mes personnages et ça va tout seul et j’atteins un moment où je me dis « Ah wow, j’ai vraiment du fun! » Ça donne le goût de se flexer les muscles tellement c’est tripant.
3. Sex
Autant je fais de l’angoisse de performance, autant quand ça va bien, je ne suis jamais aussi fier. Je me sens homme. Je me sens quelqu’un. Une grande partie des meilleurs moments de ma vie sont reliés à ces moments-là. Tu te lèves, tu te retrouves à poil devant un miroir et tu te fais un sourire complice. Surdose d’ego.
2. Walk of fame
C’est comme ça que j’ai appelé ma marche quand je sors d’un meeting de production ou d’une entrevue ou d’un quelconqu’autre événement relié à ma carrière d’écriture et que je me dis « J’ai ce qu’il faut, je vais réussir. » Je me sens tellement bien. C’est tellement facile de se décourager. T’as tellement de gens autour qui n’y croient pas et c’est facile de douter de soi. Mais quand je sors du meeting et que j’ai ce feeling-là, je me sens vraiment irrésistible. Je marche sur le trottoir avec un grand sourire. Je suis fier de ce que je suis et j’ai juste envie d’aller fêter.
1. Connection avec une fille
L’humain n’est pas fait pour être seul. Je ne fais pas exception. J’ai besoin d’être aimé, d’être le choix à quelqu’un. Pour que tout ça se mette à faire du sens. Pour témoigner que j’existe pour vrai. Quand je sens que j’ai trouvé, la vie devient tellement plus facile. Être aimé par quelqu’un qu’on aime, tu ne peux pas vraiment demander mieux que ça. La personne dont tu respectes le plus l’opinion te dit que t’es génial. L’ego éjacule partout.