Pretty Woman, yeah yeah yeah

Je me suis retapé le film culte de 1990 : Pretty Woman. J’avais lu une version du scénario et j’avais envie de voir les différences avec le résultat final. Les modifs sont nombreuses et le film a vraiment poussé sur le côté « campagnarde qui n’a jamais rien vu de sa vie ». (OH WOW UN HÔTEL!) Il y a plusieurs lignes que je préférais dans le script, mais le film amène tellement d’émotion avec la soundtrack et tout le charme de Julia Roberts à son apogée.

Le film est encore efficace, même si ça passerait difficilement aujourd’hui. Il y a une candeur avec les films de ce temps-là, je trouve. Une autre histoires où les deux personnes se disent « I love You » après 3-4 jours ensemble et finissent par se marier à la fin.

Est-ce que c’est moi qui manque les films où ça arrive ou bien ça ne se voit plus dans les comédies romantiques modernes?

Ce qui m’a gossé et que je n’avais pas trop remarqué dans le temps, c’est le slut-shaming assez présent dans le propos du film. Je ne parle pas du méchant avocat qui la traite comme de la marde et qui essaie de la violer sous prétexte qu’elle est une hooker. Je parle plus de la métamorphose de Julia qui à la fin du film se ramasse à tripper élégance au point d’en perdre son accent de la rue.

Comme s’il fallait être content que Julia s’habille enfin avec du linge à 4000$. Au contraire, son côté rue était justement ce qui la rendait attachante depuis le début!

À part ça, c’est sûr que la fille qui rêve d’être une princesse et qui trippe à faire vivre par un dude riche, c’est comme à l’opposée de tous les personnages féminins en 2018! :) Ça ferait même scandale. Cela dit, le fantasme masculin de tomber sur une travailleuse du sexe incroyable et qui tombe en amour avec son client, il reste pas mal intact même après toutes ces décennies.

Ma vie secrète

Dans les derniers jours, ma vie fait que je dois traverser plein de trucs tout seul. Ça rend ça plus tough parce que tout est pire lorsqu’on doit le gérer seul.

« Never worry alone », qu’y disait.

D’ailleurs, c’est pour ça que j’avais commencé à écrire à la base. J’avais besoin d’exprimer des trucs et le blogue semblait plus constructif que l’implosion. Mais le côté public n’a pas que des avantages, et ça fait que je perds cet exutoire-là.

Je m’énerve de ne pas être plus indépendant. J’ai un psy et de bons amis, mais clairement, il me manque quelque chose. J’ai l’impression que je les use. J’essaie de faire une genre de rotation de confident pour éviter d’être lourd trop avec la même personne, comme si j’étais toxique. Ce n’est pas un super feeling à avoir, cette impression d’être toxique.

J’envie les gens plus forts et indépendants. La semaine passée, j’ai tout donné côté « super hygiène de vie ». J’ai écrit beaucoup, je me suis entrainé tous les jours, et en analogie de pêche, j’ai aussi envoyé un paquet de lignes à l’eau pour des contrats. Mais j’ai plus pogné des menés qu’autre chose. Quelques petits contrats, mais beaucoup de non-réponses pour les trucs que j’espérais fort.

Ce n’est pas tout mort, mais ça n’encourage pas trop non plus.

Quand je disais sur Facebook que j’en étais à 9 entrainements quotidiens de suite, un chummey expliquait qu’on doit prendre une pause après 4 jours pour laisser une chance au corps de se reposer. C’est peut-être la même chose pour la tête, mais argh.

Discussion à trois

Ces temps-ci, j’évolue vraiment à une vitesse folle comme scénariste. Pis as-tu trouvé une nouvelle job alimentaire? Pourquoi tu me parles de ça maintenant? Pourquoi je te parle de comment tu vas payer ton loyer qui est deux mois en retard? Ssssht, tu vas encore inquiéter ton entourage. Ça fait déjà 2 semaines que t’as pu de revenu pis tu cherches rien. J’essaie juste de focusser sur les trucs qui me drivent pour me garder la tête hors de l’eau. Trouve-toi une job pis tu feras ce qui te drive après. Mais tu le sais que j’ai pas l’énergie pour faire une job poche + écrire en même temps. Hum, je pense pas que ce soit un truc intelligent à dire publiquement. C’est plus vendeur d’être celui à trois jobs qui dort trois heures par nuit. Oui, arrête de faire ta moumoune. Ça me tue de faire une job qui n’a pas de sens pour moi. Ça me draine de toute mon énergie. Je commence à penser que tu peux juste pas comprendre. Je pense pas que le huissier va comprendre non plus. D’ailleurs, la faillite, c’est pas si populaire sur Tinder. Oh, fuck Tinder.

Mais avoue que ces temps-ci, j’ai des bonnes journées. Je vais assez bien, me semble.

Tout le monde a des bonnes journées en vacances! Voyons, c’est pas des vacances! J’ai aucun revenu pis je bûche en malade! J’ai l’impression que l’écriture n’est pas assez respecté dans notre société pour être considéré comme un travail. Les gens voient ça comme un passe-temps. J’écris deux scénario de films en parallèle et je continue à évoluer en lisant deux livres théoriques super calés. Ça avance super bien. Bravo pour ton petit passe-temps, mon grand. Tu gosses tellement. Tu penses que tout le monde fait juste ce qu’il aime dans la vie? Peut-être que si t’abandonnes tes ambitions artistiques, ça va réconforter ces gens qui ont opté pour la sécurité. C’est pas d’opter pour la sécurité, c’est juste d’être un adulte. Je l’ai essayé le mode sécurité ou adulte. Et tu paraissais pas mal mieux dans ce temps-là, non? Blonde steady, job steady, de l’argent pour s’acheter toute et payer la traite. Mais j’étais pas ben! T’es jamais ben. Aussi bien de pas être bien en payant ses comptes. T’aurais l’air plus normal, en tout cas. C’est rendu ça le but? Être fuckin’ normal? Pourquoi t’as besoin d’être si différent, drama queen? J’ai zéro besoin d’être différent, j’ai besoin d’être bien. Pffff…

Attends donc, là…
Attends quoi?
Un peu weird, la pause de milieu de texte, guys.

Check, je le sais que t’aimerais que je mette de l’énergie pour trouver une job ordinaire. Voilà. C’est tout ce que je veux. Ça rassurerait tout le monde. Bon, tout le monde sauf toi. Ça fait 10 ans qu’on essaie ce modèle-là et que ça ne marche pas. Est-ce qu’on pourrait pas investir un peu d’énergie à trouver autre chose? Genre quoi? Genre, une autre façon de faire de l’argent? La prostitution? OH! Ce serait si badass! Vendre de la poudre? Ben non, mais genre… je sais pas… un modèle Patreon. Tu veux être la 4 milliardième personne à faire du putain de crowdsourcing? On a tu le following pour ça? Je sais pas! J’essaie juste de brainstormer et de lancer des pistes pour trouver une solution alternative. Ça fait assez quêteux, non? J’entends déjà les accusations de BS de luxe. En tout cas, c’est sûr que ce serait plus proactif que juste ignorer tes comptes. Qu’est-ce t’offrirais à tes hypothétiques contributeurs? C’est ça le fuck, je suis pas encore prêt pour mon gros projet qui fitte avec cette stratégie-là. Ben là, criss… Au moins t’auras eu l’air winner le temps de trois phrases. Je sais, je sais, mais crime je peux pas tout faire en même temps. Quand même drôle que t’aies passé autant de temps à écrire sur les groupies pis les muses alors que ce qu’il te fallait dans le fond, c’est des mécènes. Ça existe-tu pour vrai, des mécènes? Ce serait le best, ça. Je sais pas. Peut-être quand on est vraiment reconnu. Ça fait chick qui se cherche un sugar daddy, non?

Yup, sauf que je suis pas chick fuck all.

Content de voir qu’on s’entend au moins sur un truc. Mais OK pour ton plan. Pour quelques jours, je vais essayer de penser à un nouveau modèle out of the box au lieu de gosser avec la job alimentaire. Moi, je peux partager la réflexion sur le blogue. On sait jamais. Ouais, peut-être que quelqu’un aura une super idée qui m’échappe. Come on, tu sais ben que le monde va juste en profiter pour te faire la morale et te dire de rentrer dans le rang. Sont pareils comme moi. Les assholes oui, mais il y a pas juste des assholes sur internet. On n’a clairement pas le même internet.

Bon, on s’en vient off-topic, guys. Je publie ça.

Mon vice caché

Vieillir, c’est chiant. Bravo si t’arrives à te convaincre que c’est un privilège, mais c’est pas cool pantoute. Surtout pour le corps. En gros, c’est « plus d’efforts pour moins de résultat ». Mais ce n’est pas de ça dont je voulais te parler.

Ce qui me dérange ces temps-ci, c’est le jugement relié à ce putain de chiffre.

Chaque fois que je partage mon âge, le monde est étonné, et je n’aime tellement pas ce feeling-là. Bon, tout le monde va dire que c’est cool de paraitre plus jeune et oui, je suis content pour ce bout-là de ma génétique, mais il y a quelque chose qui me dérange quand même.

Dans le « Ben voyons donc! » systématique qui survient juste après, j’ai l’impression qu’on change de grille d’analyse pour m’évaluer. C’est évident qu’une grosse partie de ce jugement-là vient de moi. Je vais avoir 41 ans le 23 juin.

Est-ce que je suis là où j’aimerais être pour un gars de 41 ans? Fuck non.

Je n’ai toujours pas de famille.
J’ai des dettes et des revenus ridicules.
Je rush à replacer mon corps dans une shape décente.
Ma carrière est encore très loin d’où je la voudrais.

Il est assez safe de présumer que si je m’étais fixé un objectif à 20 ans d’où j’aimerais en être avec ma vie rendu à 41 ans, je l’aurais air ballé solide. Je me rappelle de mes parents à cet âge-là. En fait, il n’y a pas beaucoup de points de comparaison avec d’autres personnes de cet âge où je me dis que je m’en sors bien pour le potentiel que j’ai.

Et c’est quand la discussion sort dans un contexte de travail que je freak le plus. C’est le même malaise que les humoristes doivent subir avec la fameuse « relève ». C’est plus cute de galérer en début de vingtaine. Plus tu vieillis, plus t’as peur qu’on se dise « bon, s’il avait eu à percer, ce serait déjà arrivé ».

Plus les gens sont surpris de mon âge, plus je m’inquiète. Ça me prend comme un espèce de rush d’insécurité pas cool et chaque fois, j’ai cette impression déplaisante qu’on vient de me découvrir un vice caché.

Pourtant, si on oublie mon corps de bouette, j’évolue encore full. Je travaille sur mes chroniques Victime de la porn ces temps-ci, et c’est évident que j’ai évolué depuis ce temps-là. D’ailleurs, j’étais aussi mal à l’aise avec mon âge dans ce temps-là. Je ne voulais pas qu’on sache que le gars qui écrit ça est déjà à la mi-trentaine.

Ça me rappelle quand on a demandé à Joanne Rowling de changer son nom pour J.K. Rowling pour que les petits gars soient plus à l’aise d’acheter des livres d’Harry Potter. Mon âge n’est pas vendeur. Il n’est pas marketing. Il n’est pas séduisant.

D’ailleurs, sur les trucs de rencontre, je me sentais déjà invisible à 40 ans. 41 ans risque d’être encore pire. Présentement, il y a quand même plein de femmes qui cherchent un homme entre 25 et 40, mais là, je vais tomber dans le groupe qui va jusqu’à cinquante? Ouf…

Vieillir est un privilège, right? Ouais. Full.

Je ne me souviens pas de la dernière femme que j’ai embrassée

Pour vrai.

Sûrement que je pourrais m’en rappeler en cherchant un peu, mais ça fait assez longtemps pour ne plus en avoir un souvenir clair. En fait, je sais que je n’ai eu aucun semblant d’action depuis que je suis retourné sur les antidépresseurs il y a déjà… 18 mois? Un autre truc que je n’ai pas trop envie de me rappeler précisément.

Ça m’est arrivé quelques fois dans ma vie d’être seul durant une longue période, sauf que cette fois-ci, c’était un peu plus conscient. Je connaissais les effets des antidéps et je me suis dit que ce n’était pas le moment pour me pogner quelqu’un. C’est poche d’offrir une version poche de soi-même. Et pas juste pour l’autre. Il y a aussi un potentiel d’humiliation assez épeurant pour un égo comme le mien.

Mais plus ça s’étire et plus je me dis qu’un peu d’amour et d’affection, c’est le genre de truc qui aide à se replacer.

Bon, c’est de moins en moins une option parce que le sex-appeal est un truc cruel. Cruel et un peu exponentiel. Genre, si tu pognes beaucoup, tu pognes encore plus parce que les autres se disent « Wow! Cette personne pogne vraiment gros! » et ça génère encore plus d’intérêt et de curiosité. À l’inverse, quand t’es un peu immobile et dans un genre de brouillard, il n’y a pas grand monde qui a la personnalité pour être légitimement intéressé à aller tester ce genre de cas-là.

Il est donc recommandé de faire semblant de rien et de ne pas s’en plaindre pour garder un profil plus attirant. Mais en même temps, faire semblant que tout va bien et projeter l’illusion d’un gars qui vit super bien avec cette solitude-là, ça devient difficile à maintenir quand ça s’étire.

De toute façon, je ne dis pas ça avec l’idée de me rendre plus attirant ou comme pitch de vente piteux. Je dis ça pour communiquer que je trouve ça rough.

 

L’option A, l’option B…

On dit que t’es tanné de jaser d’indépendance, mais je n’y crois pas tant que ça. Il faudrait que tu me le dises. Peut-être que c’est un sujet trop lourd pour toi. Cette idée qu’on va finir par disparaitre.

Pas toi, évidemment. Toi tu ne disparaitra pas de toute ta vie, mais le Québec et le peuple qu’il représente, c’est inévitable. Il va finir par se dissoudre. C’est démographique.

Bon, encore deux mots un peu lourds : identité et démographie.

Avant, on pouvait séparer les nations plus facilement : les Canadiens-Anglais, les Canadiens-Français, les Amérindiens ou les Premières Nations. Maintenant, j’imagine que l’on peut simplement choisir de tous se voir comme Canadiens. Ça sonne rassembleur. Plein de peuples qui s’unissent dans ce beau projet commun. C’est inspirant, non?

C’est ce qu’on va appeler l’Option A. L’option qu’on a déjà choisi deux fois. Le statu quo.

Ce qui est dommage avec ça, c’est qu’il n’y a pas d’avenir pour les francophones dans l’option A. Est-ce que ça te dérange? Peut-être pas. La province de Québec peut exister sans ça. Il y a plein de gens pour qui ce n’est pas si important que ça. Les priorités sont ailleurs.

Comment se porte la création d’emploi?
Est-ce que le chômage est bas?
C’est mieux de parler d’économie, peu importe ce que ça signifie.

Mais la disparition des francophones dans ce modèle-là, elle est inévitable. Au cours des dernières années, le poids démographique du Québec a déjà diminué dans le Canada. C’est un peu abstrait parce qu’au quotidien, ça ne parait pas à moins d’y porter attention. Mais un petit signe de ça, c’est que les Conservateurs ont récemment été au pouvoir pendant 2-3 mandats sans avoir besoin du Québec.

C’était une première historique. Un truc qui était pratiquement impossible à accomplir lorsque le Québec représentait un Canadien sur quatre. Maintenant qu’on s’approche de représenter un Canadien sur 5, notre pouvoir politique baisse. Ce n’est pas que démographique, c’est démocratique.

Et ça ne va aller qu’en empirant. Pour plusieurs raisons. On est plus féministe que le reste du continent alors on fait moins d’enfants. On s’est débarrassé de l’emprise du clergé alors les femmes ne sont plus des pondeuses comme avant. Deux trucs positifs qui démontrent bien notre modernité, mais qui jouent contre nous d’un point de vue démographique. Sans oublier la vague des babyboomers qui est en train de s’essouffler.

En fait, une majorité de la croissance de la population actuelle est due à l’immigration. Et pour un immigrant qui débarque au pays, quelle appartenance risque-t-il de choisir à ton avis? À quelle culture va-t-il se greffer? Celle de la culture américaine omniprésente? Celle du Canada multiculturel? Celle de Montréal, la belle métropole bilingue? Celle du Québec francophone?

À moins de parler français avant même d’arriver, les chances de choisir l’anglais sont aussi immenses que compréhensibles. D’ailleurs, les immigrants qui choisissent le Québec demeurent déjà en très grande majorité à Montréal. Au niveau de la langue, on a des programmes de francisation qui sont un désastre, mais de toute façon, la plupart du temps, ce ne sont pas les immigrants de première génération qui apprennent la nouvelle langue du pays, ce sont leurs enfants.

La loi 101 a permis d’acheter du temps à ce niveau-là, mais elle n’est pas parfaite. Déjà, forcer les gens à parler le français, ce n’est pas vraiment ce qui rend les gens fiers de leur culture. La loi 101, c’est une loi de peuple en mode survie. Et c’est pour ça que l’option B, même si elle est toujours malmenée sans qu’on l’ait essayé, demeure toujours d’actualité.

C’est qu’avec un Québec indépendant, il y a plusieurs de ces problématiques qui se règlent :

– La chute démographique du Québec dans le Canada n’aurait plus d’importance d’un point de vue politique. Le Québec pourrait décider lui-même de toutes ses lois et de ses ententes.

– Les immigrants auraient maintenant un choix clair un Canada anglophone ou un Québec francophone.

– Les Québécois pourraient tous apprendre l’anglais sans craindre qu’elle devienne la langue d’usage.

Et tu sais quoi? On pourrait même cesser tous ces débats ridicules sur quelles valeurs représentent un vrai Québécois. En fait, je pense que ce sont plutôt ces discussions-là qui sont gossantes. Avec l’indépendance, on n’aurait plus à essayer de se protéger ou à essayer de se définir comme minorité qui aimerait survivre. On pourrait juste exister.

Ça avance très bien pour le recueil VDLP!

Après un petit lousse, ça avance très bien pour le recueil Victime de la porn!

Illustrations

Moi pis ma designer (ça fait big, hein?) avons enfin choisi l’artiste pour faire les illustrations du bouquin et c’est très cool de voir les premiers dessins commencer à rentrer! Des personnification de pénis, c’est toujours le fun à recevoir! Et je pense que ça va vraiment rendre l’item plus cool.

Correction

Du côté de la correction, ça achève en crime! J’ai aussi repassé moi-même une 1000e fois pour enlever encore plus de 40 textes! Ça s’en vient dur sur le coeur! Il en reste à peu près 115, ce qui est beaucoup plus que les autres recueils du genre, de ce que j’ai pu voir. Mon objectif personnel est juste de torcher Stéphane Laporte. ;)

Nombre de pages

L’objectif est que le bouquin finisse autour de 300-320 pages. Ce n’est pas une question de coût, mais plus une question :

  1. De format du livre où l’on ne veut pas que ça donne un livre cube semi-dictionnaire.
  2. De contenu où je souhaite vraiment que ce soit condensé au possible et avec aucune longueur.

Coupures difficiles

Les deux derniers textes que j’ai flushés sont des chroniques qui avaient vraiment bien marché. Ça me fait vraiment chier d’enlever celle sur Miley Cyrus qui twerk aux MTV’s parce que le slut-shaming est vraiment un immense problème que je vois partout. (Juste à regarder les commentaires sur Stormy Daniels.) L’autre texte parlait de combien c’est cool de deviner l’autre durant le sexe au lieu de tout verbaliser, mais à l’ère de #metoo #moiaussi avec toutes les histoires où des agresseurs se servent du silence pour justifier leurs actes sans consentement, ça ne fonctionnait plus.

Propos

Ça me permet aussi de recentrer tout ça sur le concept de départ de VDLP qui s’est toujours voulu aidant, décomplexant et positif. C’est sûr qu’avec les années, j’avais des chroniques plus amères ou avec plus de colère et là, je peux les discarter et garder plus focus. (Ahah, expression douchebag.) J’essaie aussi de créer un produit le plus intemporel possible en mettant à jour plusieurs petits trucs, même si le vocabulaire change vite.

Par exemple, je n’ai aucun texte qui parle de privilège de mâle blanc cis. Peut-être que je pourrais garder ça pour la description de derrière de livre. « Victime de la porn : Manplaining d’un branleur blanc cis. » Ahaha!

Impression

Pour l’impression, je me croise les doigts pour que DKP Print d’Amazon soit enfin disponible au Canada! Ce serait vraiment la solution la plus simple pour moi. Sinon, je serai obligé de me rabattre sur CreateSpace, l’ancien partenaire d’Amazon dont ils sont en train de se débarrasser. Le Canada est un des rares pays où CreateSpace a encore un contrat d’exclusivité et je ne sais pas quand ça se termine. Tout ce qu’Amazon écrit concernant le Canada, c’est « not yet ». Espérons que ça change dans les prochains mois.

Nightlife

J’aimerais que la sortie officielle se fasse vers la fin de l’été ou au début de l’automne. La seule inquiétude qu’il me reste, c’est pour la vérification avec Nightlife. C’était clair dans mon contrat que je pouvais faire ça parce que c’est mon plan depuis le début et j’ai négocié en circonstance, mais je dois quand même les faire approuver. Et comme Nightlife a changé de propriétaire depuis le temps et que les choses se décident à Toronto, j’ai peur de ne pas être au top de leurs priorités et que ça s’étire.

Ratings ★★★★★

Aussi, pour la sortir, j’espère avoir des bons ratings de mon monde! :) J’aimerais que mon lectorat soit dans les les premiers à noter le livre pour lui donner une petite chance! Il parait que si tu n’as pas 15-20 ratings de 5 étoiles en partant, tu n’existes juste pas! Il faudrait que je me crée une liste de tout le monde qui trippe sur la chronique et qui va vouloir acheter le livre.

Fantasmes & rêves

C’est sûr que je fais tout ça surtout pour créer un souvenir cool de cette chronique, mais ce serait aussi cool de lui donner une vraie chance de trouver son public. Comme il sera disponible sur Amazon partout dans la francophonie, on ne sait jamais ce que ça peut donner, eheheh :)

La parité

Ça fait plusieurs débats et articles que je pogne sur la parité homme-femme et je pense qu’on se plante en souhaitant que ce soit 50-50 partout.

Perso, je dirais qu’il y a 3-4 catégories qui s’appliquent selon les cas.

Pour nos élus, ça va de soi qu’ils doivent être représentatifs autant que possible mais évidemment, c’est aussi limité par le choix des électeurs. Ça revient un peu aux partis politiques d’en faire une priorité et les gens voteront.

Pour des métiers traditionnellement masculins comme les policiers, on a vu les avantages d’ajouter une certaine mixité. Ç’a fait évoluer les méthodes et l’approche des policiers et en tant que société, on y gagne tous. Pas besoin d’être 50-50, mais assez de mixité pour atteindre un résultat optimal.

Pour la construction ou les camionneurs, est-ce qu’on gagne collectivement à atteindre l’égalité homme-femme? Pas vraiment, mais il demeure important de faire certaines mesures pour s’assurer que les femmes ont aussi la chance d’y faire leur place malgré la prédominance masculine.

Pour les subventions artistiques, c’est important d’être représentatif de la population et d’avoir une pluralité de points de vue afin que le public puisse s’y reconnaitre. Mais une VRAIE pluralité, pas seulement de faire plus de place aux lobbies les plus bruyants. Et évidemment, il faut que la qualité soit là. Et la demande.

Par exemple, pour les profs de primaire, on gagnerait à avoir une meilleure parité, mais la demande des hommes est beaucoup moins forte. Outre la sensibilisation, il y a donc des limites à ce que l’on peut faire. Et engager des incompétents pour un rôle aussi majeur n’est pas une option.

Bref, il faut juste avoir l’intérêt collectif en tête et éviter d’y aller dans le mur à mur.

Vers glaçants

Le temps est comme ma face avec la pluie qui gèle la surface. Le temps est comme ma vie où le gris rapproche chaque jour cette folie de l’abattement complet. Le point où tout perd son sens, excédé par la solitude de n’être personne pour personne et encore moins pour moi. Où le désespoir se gave et se bourre de procrastination et de sommeil en repoussant toujours la vie de quelques jours dans l’espoir d’un printemps qui n’arrive jamais. Comme une succession de saisons qui s’étire sur une décennie sans beau temps. Comme un hiver de trône de fer, toujours rempli d’histoires, mais sans présent. Que du temps.

Expérience #tinder100fiches

(J’ai un mal de tête épouvantable, je cogne des clous et j’oublie un mot sur trois dans mes phrases donc je me cherchais une activité ludique à faire.)

Voici le jeu :

Passer 100 fiches Tinder et expliquer brièvement pour chaque personne la raison du swipe à gauche ou du swipe à droite. Le but est d’être honnête, sans être mean. Et je vais rappeler que ce sont juste mes petits goûts personnels. Et je m’excuse d’avance pour le nombre de mots anglais. Je sais pas si c’est l’effet de la porn, mais on dirait que mon vocabulaire tombe vite anglo là-dedans.

Mes critères dans l’application :

  • Âge 27 à 37 (j’ai 40)
  • Portée 8 km (je suis pas mal au coeur de Montréal)

Je commence!

  1. Trop de photos de plein air et face madame.
  2. On voit jamais son corps sur ses photos.
  3. Trop carré à mon goût.
  4. Face de madame.
  5. L’air beaucoup plus grande que moi et ses seins sont immenses, mais elle est hawt.
  6. Face de madame.
  7. Face qui vient pas me chercher + maman.
  8. On voit pas son corps et face bof.
  9. On voit pas son corps et face bof.
  10. Une touriste qui repart lundi.
  11. Trop chubby pour moi.
  12. On voit à peine sa face sur ses photos.
  13. Super belle black girl que j’ai dû déjà liker 14 fois. 
  14. Jolie grande rousse avec une bouche cool.
  15. Super cute spinner qui ressemble à mon kick du café. 
  16. Face correcte mais qui vient pas me chercher. 
  17. Asiatique canon, mais elle est à 8000 km donc ça doit être un faux compte.
  18. Trop chubby pour moi.
  19. J’aime pas sa personnalité bossy dans sa bio.
  20. Trop chubby pour moi.
  21. Trop madame.
  22. Cute, mais on voit pas sa shape. Gros risque! ;)
  23. J’aime pas sa face.
  24. J’aime pas sa face.
  25. Anglo, mais cute asiatique.
  26. J’aime pas sa face.
  27. J’aime pas sa face.
  28. J’aime pas sa face.
  29. Trop chubby pour moi.
  30. Face maganée d’abus de bronzage.
  31. Madame qui travaille dans une banque.
  32. Trop chubby pour moi.
  33. J’aime pas sa face.
  34. Une seule photo et zéro texte, mais hawt black chick.
  35. Une seule photo mais belle shape.
  36. Trop chubby pour moi.
  37. Fille super grande et super musclée. Elle a l’air cool, par exemple… iiih… argh… 
  38. Super belle, vraiment mon genre et une bio espagnole que je comprends zéro.
  39. Cute asian spinner, mais elle cherche quelqu’un de « motivé » et ça me gosse parce que je suis pas encore 100% remis de ma dépression.
  40. Face madame.
  41. Une seule photo, l’air trop imposante.
  42. J’ai l’impression que sa face pas maquillée doit être moche.
  43. L’air un peu intense sur le militantisme, mais je kiffe.
  44. Cute mais argh, elle travaille dans une banque et a l’air full business… aaaahh…
  45. Face bof.
  46. Jackpot génétique pis a l’air sweet, même si elle trippe plein air.
  47. Je vais juste dire que non. Nonon.
  48. Maman madame ou madame maman.
  49. Petite quote cliché dans la bio, mais très cute spinner.
  50. Cute, mais elle est ingénieur dans un truc bof… iiiih… aaah… 
  51. Jolie, mais pas de crime de lèvres.
  52. « Please don’t write me if you always ask seperate bills. »
  53. Me laisse indifférent.
  54. L’air conne.
  55. Me laisse indifférent.
  56. Corps d’athlète, mais genre athlète gars.
  57. Cute asian chick.
  58. Ouf, non.
  59. L’air asexuée. 
  60. Cute, mais j’ai tellement vu souvent cette fiche-là… argh, why not.
  61. Couple ouvert.
  62. Fille de banque.
  63. Trop de plein air dans ses photos.
  64. Face qui me fait peur.
  65. Fiche limite et elle est amie avec un gars je trouve cave.
  66. Vraiment belle, mais l’air… asexuée. 
  67. Grande maman.
  68. Photos pas fiables.
  69. Madame.
  70. Corps fou, face bof.
  71. Madame.
  72. Photos pas fiables.
  73. L’air trop imposante.
  74. She likes confident people.
  75. Horribles cheveux d’une couleur que je vais taire.
  76. Fantasme asiatique qui doit pas exister pour vrai.
  77. Avocate qui a juste l’air un peuuuu trop madame.
  78. Pas mon genre de shape.
  79. Jolie, mais une seule photo.
  80. Trop chubby pour moi.
  81. Business woman qui voudra rien savoir de moi, mais elle est canon.
  82. On voit jamais sa face de face! (Juste de côté.)
  83. Cutie dans une langue que je comprends pas.
  84. Ouin, non.
  85. Trop chubby pour moi.
  86. Correcte, mais l’air plate.
  87. Cute, mais pas mon genre.
  88. L’air un peu trop intense sur le crossfit comme mode de vie.
  89. Belle, mais l’air nounoune.
  90. Pas assez cute pour combien elle a l’air douchy.
  91. Cute, mais travaille dans une banque.
  92. Usée par le soleil en crime. Photos floues.
  93. Une autre writer… Je le feel pas.
  94. Vraiment belle, mais on voit jamais son corps.
  95. Cute et enfin qqn qui dit qu’elle trippe pas autant plein air que les autres.
  96. Asexuée.
  97. Pas mon genre de face.
  98. Madame.
  99. Photos pas fiables.
  100. Petites lèvres.

Crime, je suis vraiment surpris du 20% de oui! J’étais sûr que je serais autour de 5 à 10%. Je sais pas si l’échantillon était représentatif. D’habitude, j’ai l’impression que les petites lèvres sont super fréquentes, mais là c’est juste arrivé deux fois.

La mauvaise nouvelle, c’est que mon mal de tête n’est pas passé faque je vais opter pour le plan B : la sieste. Une sieste qui se passera seul, vu que j’ai eu zéro match. :)