Séquence de feu

Il y a des moments où je fais plein de démarches et que ça ne donne rien fuck all. Il y en a d’autres comme en ce moment où tout me tombe dessus et je me demande ce que j’ai fait.

(D’ailleurs, c’est souvent la même chose avec les filles.)

Je pourrais juste me contenter d’apprécier la vague sans me poser de question, mais comme pigiste qui va toujours nager dans cette espèce d’insécurité, j’essaie de comprendre comment reproduire ces bons moments le plus souvent possible. Considérant que je ne suis pas le meilleur gars du monde pour aller me vendre à des inconnus.

(Encore là, il y a un parallèle à faire avec les filles.)

Avec le recul, j’ai commencé à être en feu à partir d’un super mariage qui était juste le meilleur mariage ever! Vraiment une journée parfaite. Le lendemain, j’avais accepté de corriger le texte d’une artiste que j’aime bien. C’est le genre de petit revenu qui fait du bien quand les étés (mes revenus) sont tranquilles.

Quelques jours plus tard, on m’a offert une petite gig d’appoint (de plus) pour septembre. C’est aussi pour un artiste que j’aime bien et c’est bien payé pour le nombre d’heures que ça demande alors ça me laisse encore du temps pour avancer mes projets télé. Un excellent fit.

Plus tôt cette semaine, je rencontrais une boite de prod pour jaser d’un projet télé que je développe à temps perdu quand je suis tanné des contraintes. L’affaire, c’est qu’au Québec, avec notre petite population pis toute, on n’a pas vraiment les moyens pour produire des films comme Avengers 4 ou des séries comme Games of Thrones.  En fait, même aux États-Unis, ils ont de la misère à se payer ça et quand un diffuseur se décide à investir dans une série lourde, c’est rare qu’il va se risquer sur le projet de Chandonnet, le dude que personne connait.

Tout ça pour dire que j’essaie la plupart du temps d’écrire des projets qui ont des chances plus réalistes d’être produits, mais quand j’ai envie de me défouler et de me faire accroire que j’ai les moyens de Christopher Nolan, j’écris sur ce projet-là.

Et là, je n’y avais jamais trop pensé, mais un hasard de circonstance a fait que je pourrais peut-être switcher ce projet de crinqué en dessin animé. Après tout, un dessin d’hélicoptère, c’est pas mal moins cher qu’un vrai hélicoptère. Je pourrais même très prochainement avoir des dessins de mes personnages. Dessinés par des vrais pros! C’est très cool et j’ai trop hâte de voir ça.

J’attends aussi une réponse pour ma dramatique web. Tout est super positif jusqu’à maintenant, mais il y a un petit élément edgy qui fait encore hésiter. J’espère que ça va marcher. Mon automne serait malade.

J’ai aussi un brainstorm cette semaine pour le développement d’un show télé que je ne connais pas encore. Pas une fiction, mais c’est quand même de la télé, et le sujet est cool. Je n’en sais pas encore beaucoup, mais de toute façon, je ne pourrais pas en parler.

BREF! Ça brasse pas mal et c’est l’fun. Je me sens dans le mouvement et c’est pour des projets qui m’allument. J’espère que ma bonne séquence va se poursuivre un bout de temps.

C’est gratifiant quand le monde pense à moi pour des trucs parce qu’ils ont entendu parler de moi quelque part ou qu’ils lisent mes trucs depuis un bout de temps. Victime de la porn me crée aussi encore pas mal de contacts. C’est cool d’être approché pour des trucs. Je suis meilleur quand je me fais courir après.

(Ça aussi, c’est pareil avec les filles.)

Et tout à l’heure en réfléchissant à tout ça, je me suis rendu compte que je publie presque exclusivement sur mon Facebook personnel dans les derniers mois. Ç’a l’avantage d’être simple et rapide, mais comme ce sont seulement mes amis Facebook qui y ont accès, ça peut devenir un peu hermétique au niveau relationnel avec le temps. Et si je veux continuer ma super séquence où des propositions tripantes me tombent dessus out of the blue, il serait peut-être plus winner de sortir de ma bulle un peu. Ne serait-ce que que pour faire un texte de show-off pour des projets secrets dont je ne peux pas parler.

Quelle agace.

La fin du Daily Show avec Jon Stewart

Après un règne de 16 ans, c’est ce soir que se passait la finale du Daily Show avec Jon Stewart. Je ne sais pas si c’était intentionnel, mais contrairement à l’habitude, le show n’était pas géo-bloqué alors ça donnait l’occasion à toute la planète de le regarder.

J’étais trop content parce que j’avais trop hâte et je voulais vivre le moment. Stewart et toute son équipe auront vraiment réussi leur sortie sur toute la ligne. Le show était non seulement encore à son top, mais tout le dernier droit aura vraiment été réussi. Et encore ce soir pour la finale, c’était malade.

Je n’avais pas beaucoup d’attente pour la finale parce que les fins de quotidienne, c’est souvent décevant. Le gars qu’on a le goût de célébrer est le même gars qui doit mener tout le show. En plus, le Daily Show est juste 22 minutes pis Stewart gère super mal les remerciements et bla bla bla…

Bref, criss que je me suis planté!

Le show était plus long que d’hab (48+ minutes) alors ç’a permis de montrer tous les correspondants et l’équipe. Je n’ai pas écouté les débuts du Daily Show alors il y a plein de caméos qui passaient au-dessus de ma tête, mais toute la suite était épique.

Quand Colbert a commencé à sortir du texte pour ses remerciements surprises, crime que ç’a frappé fort. Tout le malaise de Stewart incapable de gérer tout ça était vraiment touchant.

Ça fait tellement de bien de voir des artistes avec le coeur à la bonne place essayer de rendre le monde meilleur. C’est si simple et si rare. Et être si performant pendant autant d’années, qui arrivent à faire ça? C’est magistral.

Et là, alors que je pensais que c’était terminé, Bruce Springsteen est venu tout déchirer avec deux fuckin’ tounes de feu. Tout ça avant d’avoir un dernier thank you de Stewart visiblement trop ému pour en dire plus.

C’était juste wow.

Bravo à un trop rare show avec autant de coeur et de bonne intention. (Je commence à me répéter.) Bravo à Stewart et à sa monstrueuse équipe (et même à Bruce) qui représentaient encore ce soir ce qu’il y a de meilleur chez nos voisins Américains.

Mr Stewart, you will be missed.

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Buckage

Je le savais que ça ferait ça. Ça fait souvent ça le jeudi.

Je remets un texte. Je me sens en mini-vacances. J’ai envie de faire quelque chose alors je lance quelques perches. Et comme ces quelques plans se plantent tous les uns après les autres, je me ramasse avec rien à faire.

Ça arrive souvent et pourtant, je ne réagis jamais bien. En fait, je réagis toujours de la même mauvaise façon. Je vais babouner en marchant dehors. L’idée est de me changer les idées en écoutant des podcasts, mais au fond de moi, je sais bien pourquoi je vais marcher. J’y vais en espérant que quelque chose va arriver.

Que je vais finir par faire une rencontre qui va tout changer.

Évidemment, il ne se passe jamais rien. C’est de la grosse pensée magique. Je n’aborde personne en plein jour alors encore moins la nuit avec tout le facteur creepy. Je fais juste croiser quelques personnes qui parlent fort en fumant devant les bars et quelques personnes scrap qui vêlent accroupies sur des bancs de parc.

Et chaque fois, j’ai le même genre de question assassine qui me passe par la tête : pourquoi est-ce que moi je passe cette si cool veillée tout seul?

Ce soir, j’y suis retourné trois fois. C’est comme si je n’acceptais jamais le résultat. Chaque fois, je me dis qu’il serait 100 fois plus intelligent d’arrêter de bucker et d’aller me coucher. Bien dormir pour revenir plus fort le lendemain. Mais les nuits d’été gaspillées, je ne les gère jamais bien. Et de toute façon, elles se dorment mal.

 

 

Besoin de luv et d’attention

Je suis allé écrire sur un banc de parc de la Plaza. C’est un super spot durant les nuits d’été. La température est parfaite et il y a juste assez de passants pour se changer les idées entre deux rages de notes.

Tout le concept s’est un peu retourné contre moi parce que je me suis mis à écrire sur mon sentiment de solitude qui m’habite de façon un peu plus intense ces temps-ci. Et alors que j’écrivais pour exprimer combien je manque d’attention et de luv, on dirait que tous les couples les plus heureux de la ville s’étaient passés le mot pour venir parader devant moi.

On dirait que ça accentuait tout le feeling. Le contraste de moi tout seul sur mon banc de parc et eux qui marchent main dans la main avec leur bonheur.

Au bout d’à peu près 14 couples cute et le coeur déjà gros, je suis tombé sur cette toune qui m’a achevé. Je me suis donc levé pour retourner chez nous.

Sur mon chemin de retour, la toune de Martha a commencé à se faire enterrer par le boom-boom d’une genre de vieille trans-am cheap avec plein de gros néons mauves aveuglants. Sa musique était tellement forte qu’elle enterrait même les bars autour.

Le gars avait le bras sorti du char et faisait des eye-contacts avec tous les passants qui le regardaient (en le jugeant).

J’étais content de le voir. Ce soir, dans les gens qui manquaient de luv et d’attention, je venais de tomber deuxième.