Sortir du trou

Avant Noël, j’estimais que je serais enfin correct côté cash à la mi-janvier. Je commençais une nouvelle job alimentaire et j’estimais que ça me prendrait à peu près un mois pour passer de l’état « chèques qui rebondissent » à « juste endetté que le criss ». Un gros mois plate à passer, que je me disais.

Sauf qu’étant donné que c’était une nouvelle job, j’ai été pas mal moins efficace que ce que j’avais prévu. Sans compter que le congé des fêtes n’a pas aidé, vu que tout le monde là-bas était en congé. Bref, ç’a creusé mon trou d’un autre mois de profondeur, et maintenant, plutôt que d’être OK à la mi-janvier, je suis dans le trouble solide et j’aurai besoin d’un bon deux mois avant de me sortir la tête de l’eau.

Et ça, c’est dans un « best-case scenario ». Ça ne tient pas compte du bon vieux « backtime ».

C’est tellement lourd, les problèmes d’argent. C’est déjà difficile et humiliant d’être en retard d’un mois de loyer, mais quand ça s’accumule et que tu n’es pas capable de savoir à partir de quand tu seras réalistement capable de reprendre le dessus, c’est encore pire.

Je m’étais dit que je mettrais un peu mes projets d’écriture de côté durant les fêtes pour faire plein d’heures de mon autre job, mais je ne peux pas repousser mes projets aussi longtemps. C’est mauvais pour ma carrière, et je vais juste virer fou. C’est la seule petite clarté que j’arrive encore à pogner.

Là, mon clavier de MacBook a de la misère et je dois nettoyer certaines touches parce que mon ‘e’ ne marche pas une fois sur trois. Crime que c’est stressant de jouer là-dedans quand tu sais très bien que t’es mort si ça fuck. Chaque petit truc devient dramatique. Genre, mes lunettes sont tellement grafignées. Crime que ça travaille mal! J’ai aussi ma télé qui est morte en novembre. Objectivement, ce n’est pas grave de ne pas avoir de télé. Il y a plein de monde qui n’en a pas, mais ça ajoute à cette impression que mon trou se creuse plus vite que je le remonte.

(Et un scénariste sans télé, ça fait un peu con.)

C’est comme si je ne m’en sortirai juste jamais. J’aimerais pouvoir fast-forwarder au bout où je suis OK et que je puisse recommencer à vivre. Je ne me rappelle même plus du feeling que ça fait. Argh. Crime que c’est rough.

Le seul point positif, c’est que je n’ai pas de match Tinder. Ce serait tough d’aller sur une date dans cet état-là.

« Ah oui, bébé, je suis un gars incroyable… Le chum idéal…  Tu me pognes vraiment au meilleur moment de ma vie… »

Un peu obstineux

(Statut Facebook que je pensais avoir partagé ici, mais que finalement non.)

On s’entend, je suis un peu obstineux.

On me l’a trop souvent dit pour que je m’obstine là-dessus, mais j’ai toujours détesté cette étiquette parce que ça sous-entend que je veux juste m’obstiner pour m’obstiner alors qu’au contraire, quand je me mêle à un débat, c’est que j’ai une vraie opinion ou au moins une idée que je veux défendre avec mon cœur. Ce n’est pas comme Richard Martineau qui s’invente une opinion controversée pour vendre de la copie. Et il n’aura aucun problème à défendre le contraire trois mois plus tard.

Bon, je ne suis pas irréprochable non plus. Il m’arrive de troller par moment, mais en général, je suis vraiment de bonne foi et mon cœur y est à fond. Je ne serais pas writer si mon cœur n’y était pas autant. Mais bon, je sais que ce n’est pas tout le monde qui apprécie les débats. Il y a des types de personnalité que ça agresse.

Parfois, il y des sujets plus tabous qui sont si délicats que ça devient périlleux d’en discuter publiquement. C’est pour ça que j’ai des gens dans mon entourage dont je me sers quand j’ai envie de discuter de certains sujets. Par exemple, si je veux jaser de la direction de Radio-Canada, j’ai 2-3 amis Facebook pour ça. Si je veux parler de laïcité ou de religion, j’en ai quelques autres sur lesquels je vais tester mes arguments. Et c’est drôle parce que parfois, ces amis finissent par me dire « ben voyons, pourquoi tu stick autant sur ce sujet-là?! »

Mais des sujets du genre, j’en ai quand même pas mal :
– Le financement de notre culture
– Les relations/différences homme/femme
– La séduction
– La monogamie
– La laïcité/la religion
– Ce qui est politiquement correct
– Les tabous
– La souveraineté
– La survie du français
– Le multiculturalisme
– L’humour
– La liberté d’expression
– Le féminisme
– La culture du viol
– Le salaire minimum à 15$
– Black Lives Matter
– La droite et la gauche
– La politique
– L’immigration
– L’importance de l’empathie dans nos débats publics
– Les mouvements sociaux
– L’avenir de la planète
– La prostitution
– La psychologie
– La dépression
– Le suicide
– La télé québécoise
– La télé d’ailleurs
– Les médias
– L’écriture inclusive

Bon, il y a des sujets dans la liste qui se recoupent et plein d’autres que j’oublie en ce moment, mais j’avais envie de partager publiquement que je m’intéresse sincèrement à tout ça. Ce sont des sujets qui me touchent et qui me passionnent.

Cela dit, si vous me pognez à débattre sur la valeur du Dow Jones ou les nouvelles tendances mode de la saison prochaine, là, c’est clair que je trolle parce qu’en toute sincérité, je m’en torche complètement.

Rick and Morty

Je me suis clenché un peu après tout le monde (le monde cool) la série animée Rick and Morty qui est déjà une série culte après 3 saison. J’avoue que c’est seulement vers la fin de la deuxième saison que j’ai commencé à comprendre tout l’engouement. Le personnage de Rick est tough à aimer durant la première saison, mais ils réussissent à placer ça (et à tasser Morty dont on se fout quand même un peu). Mine de rien, c’est la 2e série culte de Dan Harmon, qui s’était mis sur la map avec Community. Le gars a juste 4 ans de plus que moi! Je dois donc sortir trois séries cultes en pas long.