Top 5 des gens dont j’envie la vie

(On s’entend que c’est juste basé sur mes perceptions de leur vie. Je n’ai jamais rencontré personne là-dedans et je n’ai aucune idée de leur vraie vie au quotidien.)

5. Bill Murray – Est-ce qu’il y a quelqu’un qui n’aime pas Bill Murray? Je rectifie : est-ce qu’il y a quelqu’un d’intéressant qui n’aime pas Bill Murray? Ce gars-là est la définition d’être cool. Le web est remplit d’anecdotes où Bill a fait des conneries improvisées et ça sonne toujours comme du gros fun avec plein de bonheur. La vie d’acteur à succès, c’est une vie relaxe. Ni laid, ni beau, il est Bill Murray. Il ne ressemble qu’à lui et il fait bien, puisqu’il est génial.

4. Louis CK – Ce gars-là déborde d’intelligence et de sagesse. Il fait plein de trucs que j’aime. Il y a une partie de moi qui aurait aimé faire du stand-up, et ça doit être tripant d’avoir le luxe de pouvoir jouer son rôle dans sa propre auto-fiction. Ce que j’apprécie de son parcours, c’est qu’il arrive d’une place dark. Ses numéros d’il y a quelques années démontraient une tristesse de fond, et il semble avoir trouvé le moyen de gérer ses démons. Le gars a deux petites filles qu’il élève à sa façon et avoir beaucoup de moyen et c’est quelque chose qui ajoute à la valeur de ton existence.

3. Joss Whedon – Né dans une famille de writers, Joss avait une méchante longueur d’avance pour devenir le maitre de l’écriture qu’il est aujourd’hui, et je suis jaloux. Juste avec une série culte comme Buffy, le gars était déjà sur-gâté par la vie. Je respecte vraiment son talent et ce qu’il en fait. Il ne whore jamais. Depuis le début de sa carrière, il n’est jamais embarqué sur des projets qu’il n’aimait pas juste pour faire de l’argent. Il a l’air un peu stressé, mais j’imagine que ça vient avec la taille des gigs. Tous les acteurs et actrices veulent travailler avec lui. Tout le monde veut être son ami. Lui, il a juste l’air fou amoureux de sa blonde qui le comprend mieux que quiconque.

2. Dana White – Le président de la UFC voit la vie comme un combat et j’envie beaucoup ça. Il n’est jamais à plat. Jamais déprimé. Il passe ses journées à régler tous les problèmes du monde et il adore ça. Toujours dans un jet privé. Toujours dans une nouvelle ville pour percer un nouveau marché où tout le monde est content de le voir arriver. Le gars dort trois heures max par nuit et il est aussi vif d’esprit que n’importe qui. Multi-millionnaire, il paye la traite à tout le monde à longueur d’année sans jamais être hangover et dit tout ce qu’il pense en se foutant bien d’être controversé. Ça, c’est la vie.

1. Ricky Gervais – Je l’ai mis #1 parce que dans la liste, c’est sûrement celui qui ressemble le plus à un vrai humain. C’est peut-être parce que son succès est arrivé tard. Il est arrogant, mais authentique. Non seulement il a du « fuck You Money », mais il en profite. Il écrit des séries, mais il joue aussi dedans, et il y a assez d’impro pour que ce soit des trips de gang le fun à tourner. Ses projets sont toujours assez courts (deux saisons de six épisodes + un spécial) pour être certain de rester bon et de ne pas se tanner. Il y met beaucoup de coeur. Il fait aussi du stand-up. Il connait le côté business. Il fait de tout, tout ce que j’aimerais, et s’en sort tout le temps bien. Ce gars-là a compris la vie, et y domine.

Dramatique

Robin Williams était un génie comique, mais tous ses efforts pour faire rire m’épuisaient. Je l’ai toujours préféré comme comédien dans ses trucs plus dramatiques. Dead Poets Society, Good Will Hunting. Dramatiquement, il se produit souvent quelque chose de spécial quand quelqu’un de très drôle devient très sérieux.

Chaque fois qu’on apprend le suicide d’une vedette, je m’enrage contre certains commentaires sur les réseaux sociaux qui reviennent souvent. Aujourd’hui n’était pas différent.

« Le suicide n’est pas la solution. »
La phrase qui est toujours dite par des gens qui aiment la vie.

« Maudites drogues. »
Comme si c’était la drogue qui amenait la souffrance plutôt que l’inverse.

« Il est parti trop tôt. »
Celle-là me stupéfait à chaque fois quand il est question d’un suicide.

Trop tôt pour qui, au juste? Pour toi? Peut-être que la personne souffrait depuis des décennies. Est-ce qu’il y a un nombre d’années minimum à persister dans son mal-être avant d’en finir?

J’avais tellement détesté le film « What Dreams May Come » avec Robin Williams à cause d’une scène qui racontait que les suicidés ne vont pas au paradis. C’est un vieux souvenir très émotif donc peut-être que le film ne dit même pas. Mais ça m’avait tellement mis en criss. C’est ça que tu tiens à dire avec ton film? Que les suicidés sont de mauvaises personnes? Ils doivent endurer leur vie de marde par peur de représailles dans l’au-delà?

Crime que ça m’avait enragé.

Ce souvenir-là me revient encore en tête constamment. Aujourd’hui aussi.

Rattrapage de VDLP

J’ai tellement gossé sur mon nouveau bloque que j’en ai oublié de venir poster mes chroniques Nightlife ici. Alors voici en mode quickie un peu de rattrapage :

Ce jeudi-ci, je jasais de petit pénis à cause d’un docu que j’ai regardé sur Netflix. Un sujet qui ne se démode pas.

Victime de la porn : un peu d’amour pour les petits pénis

La chronique marche bien et j’ai jasé un peu en commentaire. J’aime le dude qui défend les branlettes espagnoles. Jamais tripé tant que ça en vrai, même si ç’a l’air souvent cool dans la porn.

La semaine passée, je parlais de la peur de se tanner.

Victime de la porn : la peur de se tanner

Chaque fois que je parle de ce sujet-là avec une fille, elle me trouve super déprimant. Je suis d’accord que c’est déprimant. Je ne sais pas si c’est mieux d’accepter et de gérer cette réalité ou se faire accroire des trucs jusqu’à ce que ça explose. Ou peut-être qu’en vieillissant, tout ça devient moins important. C’est le pire viz de tous les temps parce que la fille a dû le faire en quelques minutes. Il n’a même pas rapport ehehe… :)

Finalement, il y a deux semaines, j’ai fait une chronique suite à m’être vu tout nu dans le miroir. J’ai un peu extrapolé là-dessus et ça a donné ça.

Victime de la porn : t’aimes-tu tout nu?

C’est fou comme mon corps ne ressemble à personne. Ce n’est pas une question d’être trop baquet ou trop mince. C’est juste la forme de mon corps. C’est différent. C’est moi. Encore là, ça se passe beaucoup dans la tête. Si j’ai une vie sexuelle avec une fille hawt, je vais trouver mon corps pas si pire. Si je suis sur une mauvaise séquence, je vais me trouver moche et tout croche. C’est pourtant le même corps.

Alors voilà. C’est tout!

Je vous présente mon nouveau blogue spécialisé d’ici une semaine ou deux. J’espère que vous aimerez ça.

Le monde entier, est tout matché

C’est fou à quel point tout le monde que je rencontre de ce temps-là est en couple. Pourtant, la grande ville urbaine, ce n’est pas supposé être le gros meat market de célibataires?

Que j’aille à la bière ou chez des amis, je me ramasse tout le temps avec une gang de matchés. C’est pas dérangeant parce que c’est du bon monde et que je suis à l’aise et tout, c’est juste un peu chiant quand je commence à le remarquer. Pas le choix de me sentir un peu seul.

J’envie pas souvent les gens en couple. J’ai besoin d’une bonne dose de solitude et il y a plein de drama que je ne supporte pas. Mais bon, être en couple, ce n’est pas que du drama et la fin des moments tranquilles.

En fait, les gens que j’envie, ce sont ceux qui sont bien matchés. Ce serait relativement facile de me trouver quelqu’un. Quelques efforts pour me caser. Mais ce que j’envie à ces couples, ce n’est pas seulement d’être casé. C’est qu’ils ont trouvé quelqu’un qui fitte bien avec eux. Et ça, dans mon cas, ça semble assez rare. Je dirais même exceptionnel.

Là, quand je suis sur une séquence où 100% des gens que je rencontre est solidement matché, ça signifie que 0% de la gang est célibataire. Et ça, ça rend les chances de tomber sur une exception assez rares.

Top 5 de mes pensées durant le jogging de nuit

5. Est-ce que c’est creepy de feindre une crise cardiaque devant le Miss Villeray pour attirer l’attention de la punkette canon?

4. D’ailleurs, est-ce que c’est creepy de dire à une fille « quand je veux me motiver à terminer ma course, j’imagine que je vais pouvoir te fourrer à la fin » ?

3. Chères danseuses exotiques de la Plaza, je suis vraiment désolé de retarder votre super selfie classy sous les néons du magasin cheap, je donne vraiment tout ce que je peux pour sortir du cadre au plus criss.

2. Au dude malade dans sa décapotable : bravo de t’être arrêté sur une lumière pour prendre le temps de vomir. Dans la catégorie des gars saouls au volant, t’es dans les plus responsables.

1. L’endorphine, c’est tu quand t’achèves ton jogging sur la Plaza et que tu commences à t’émerveiller devant les robes de mariée?

Pas de bébé

Ces derniers mois, j’essaie d’évoluer. Plus précisément dans mon quotidien. Il n’y a pas de façon non-quétaine de le dire, mais le concept revient un peu à « mieux m’occuper de moi ».

Je fais pas mal d’efforts sur la bouffe en mangeant plus santé et en coupant le resto. Je consomme plus de légumes, fruits et de trucs frais et bio en évitant le modifié, processé, bla bla bla. Je n’ai pas encore le goût de participer à des reality shows de cuisine, mais j’accomplie enfin des trucs plutôt simples que je devrais exécuter depuis une éternité si on tient compte que je suis fils de cuisinière. Ça améliore un peu ma super silhouette, mais les résultats paraissent surtout au niveau de l’énergie. Je termine mes courses sans frôler l’embolie cérébrale et je me sens moins fatigué qu’avant.

Mais bon, toutes ces belles habitudes n’empêchent jamais à ma tête d’y aller beaucoup trop à fond dans l’introspection.

Je me demande entre autre si je pourrai un jour redevenir quelqu’un qui a le potentiel d’être un vrai chum. Chum dans le sens d’avoir une blonde. Je suis ok comme chummey, mais faire partie d’un vrai couple en amour et tout? Je suis tellement habitué de vivre seul. Je passe ma journée avec des écouteurs sur la tête. Je mange et regarde mes séries quand ça me tente. Ce sont des détails cons mais ça me fait me poser des questions. J’ai pas mal fait mon deuil du couple en mode ordinaire, je me demande juste si je finirai par fitter dans autre chose que juste moi et mes écouteurs.

Je ne sais pas. Je me sens en transition. Peut-être que ça joue sur ce que je projette.

Souvent, j’ai des filles (surtout des lectrices) qui m’écrivent pour me confier qu’elles ont rêvé à moi. Chaque fois je présume que c’est un rêve de cul (sinon c’est plate) et je demande si mes performances avaient du bon sens. Là, la dernière fois, la fille m’a raconté que dans son rêve, on sortait ensemble. (!!!)

Gros changement de casting.

D’habitude, je demande si j’étais performant et si ça brassait suffisamment. Là, j’ai juste demandé si on était heureux. Belle évolution, non? Bon, pour l’instant ça arrive seulement dans le rêve de quelqu’un, mais il faut bien commencer quelque part. Peut-être que je deviens tranquillement un adulte. Ou juste vieux.

Avant, quand je me faisais ignorer par une fille canon sur le trottoir, je me disais que c’était parce que j’avais une gueule bof. Maintenant, je me dis que ça doit être parce que je suis trop vieux. J’imagine que les gens confiants se disent juste que la fille était distraite ou dans sa tête ou qu’elle ne sait pas tout ce qu’elle manque.

Ah, j’essaie aussi de débarquer de ce profil de loser. (Gros fail dans le paragraphe précédent.) C’est fou comme je trouve toujours le moyen de me diminuer et me voir comme quelqu’un de nul. C’est un réflexe que j’ai depuis toujours. C’est instinctif. Ça peut donner des bons textes, mais ça ne donne pas une super vie. Idéalement, j’arriverais à séparer les deux. Jolis textes, vie épanouie. Un jour…

Quand même, en regardant en arrière, je suis impressionné de combien j’en suis toujours arrivé à évoluer. C’était souvent tout croche et j’ai choisi des bizarres de spécialités mais ça avance. Mais bon, autant je peux être bon et mature pour plein de trucs, il reste que pour m’occuper de moi, j’en suis encore autour du secondaire trois.