Ma théorie (du complot)

Quand on jase que les Québécois payent trop d’impôt et que personne ne voudra rester ici t’à l’heure, quels arguments amène-t-on?

– Le système de santé gratuit
– Les garderies à 7$
– 30 Vies (Ok, non)

Quand on se compare aux autres provinces, l’argument des garderies à 7$ est toujours la première chose qui sort! Ça compense pour le plus haut taux d’imposition. Un beau 7$ par enfant universel qui encore toutes les familles, notre relève.

Maintenant que c’est terminé et que le 7$ n’est devenu qu’un filet social pour les pauvres. L’argument prend le bord. Pour les pas-pauvres, ça va monter jusqu’à 20$+ comme partout ailleurs. Et une fois à 20$, pourquoi tu n’irais pas dans une garderie privée, hein? Pu besoin de te mélanger avec les inférieurs. On peut retourner comme avant dans nos beaux silos de classes sociales.

Et une fois que tu n’as pas plus de service qu’ailleurs, pourquoi criss tu payerais plus d’impôt, hein?

Et voilà. Boom-e.

En scrapant l’universalité des garderies à 7$, tu scrap du même coup l’argumentaire pour le modèle québécois. Fini les ambitions plus sociales et progressistes. Le Québec est une province comme les autres. Pareil, mais plus endetté. Il faut donc encore plus scraper tout ce qui nous rend meilleur et distinctif au lieu d’aller fouiller dans les gaspilles d’argent dont les scandales pleuvent.

(Je l’avais dit que c’était une théorie du complot.)

Concernant l’assassinat de Radio-Canada

Il serait surprenant de voir les Conservateurs changer d’avis sur l’importance de Radio-Canada. De toute façon, les libéraux ont fait à peu près la même chose avant eux. Sans compter que le destin de Radio-Canada est intimement lié à celui de CBC, et le Québec est loin d’avoir une voix forte dans ces discussions-là.

Cela dit, ce qui me dérange le plus, c’est qu’une bonne partie de la population ne semble pas réaliser que la santé de Radio-Canada est un enjeu central dans notre démocratie et notre culture. J’ai condensé quelques arguments en essayant fort de ne pas tomber dans le Conservateur-bashing facile.

L’objectivité journalistique

C’est clair qu’un journaliste ne devient pas un journaliste objectif dès qu’il travaille pour Radio-Canada. Au même titre qu’un journaliste ne devient pas croche dès qu’il est repêché par La Presse ou TVA. Il n’y pas non plus de méchant boss qui force ses journalistes ou chroniqueurs à avoir une opinion plus qu’une autre.

Sophie Durocher n’a pas besoin d’une commande pour écrire des niaiseries. Les chroniqueux comme Martineau, Duhaime ou Durocher savent très bien que c’est en ayant des opinions controversées qu’ils vont faire le plus d’argent. On les a engagé pour ça. Ils n’ont pas besoin de bons arguments, ils ont besoin d’arguments spectaculaires. Des arguments qui vendent de la copie. Ces gens-là savent créer des controverses avec rien pour générer du trafic. Ils deviennent donc un bon investissement pour une entreprise privée. Mais un bon investissement pour une information de qualité?

L’information de qualité, ça demande de la rigueur. De la crédibilité. Ça demande d’être redevable et d’être le plus objectif et impartial possible. Le diffuseur public a des responsabilités face à la population et en est redevable.

Bon, Radio-Canada est loin d’être parfaite. Je me rappelle que durant la crise étudiante, on tentait d’établir si une manifestation avait dégénéré à cause des étudiants ou de la police. Quel « expert » avait-on choisi pour trancher la question? Le chef de la police.

Assez ridicule. Il reste qu’il y un processus pour se plaindre de ce genre de chose et la société devra y répondre. Radio-Canada a comme mandat d’informer le mieux possible sa population.

Prôner l’affaiblissement de Radio-Canada, c’est prôner l’ignorance.

Pas d’émission jeunesse -> pas d’émission adulte -> pas d’émission pantoute

Radio-Canada a déjà coupé massivement dans ses émissions jeunesse. En fait, est-ce qu’il reste encore des émissions pour adolescents à Radio-Canada? Et pour les 9-12 ans? Une bonne partie de la population se fout pas mal de ce genre de truc.

« Qui va s’ennuyer de Watatatow?! »

Cependant, le nombre d’acteurs, de réalisateurs et de scénaristes qui sont passés par des émissions comme Watatatow est impressionnant. C’est une façon de prendre de l’expérience et de se perfectionner dans des métiers difficiles. C’est toute notre industrie qui s’améliorait avec ce genre de plateforme.

Présentement, on ne se rend pas compte des dommages parce que les artistes qui sont passés par ces émissions-là sont encore sur le marché, mais on ne se renouvelle plus depuis déjà quelques années et les conséquences seront longues à réparer.

Et pour les gens qui méprisent les artistes, ils sont loin d’être les seuls citoyens affectés par ces mesures.

On néglige souvent ce fait, mais il est prouvé qu’une population qui ne regarde pas ses émissions jeunesse à l’enfance ne regardera pas non plus ses émissions locales à l’âge adulte. Les Français ont d’ailleurs ce problème. Ils ont beaucoup de misère à faire marcher leurs propres séries télé parce que la population préfère et s’est habituée aux séries traduites américaines.

Et avec la télé privée américaine vient la culture et les valeurs de la télé privée américaine. Sans chercher à diaboliser les États-Unis ou le reste du monde,  est-ce qu’on souhaite vraiment que les Québécois n’écoutent que de la télé qui est produite de partout sauf d’ici? Avec les valeurs de tout le monde sauf des nôtres?

Ne pas dépendre des pubs et des cotes d’écoute

L’entrée de la pub est un des trucs catastrophiques qui est arrivé à Radio-Canada. Encore là, la population ne remarque pas vraiment les impacts d’une telle décision. Ajouter de la pub, c’est seulement une nouvelle entrée d’argent qui est bonne pour tout le monde, non?

Pas nécessairement.

C’est que la pub arrive souvent pour compenser une baisse de budget. Les effets sont pervers. Par exemple, quand une partie de ton budget dépend de la pub, ça implique que tu dois maintenant te préoccuper des cotes d’écoute et aller en chercher un maximum pour maintenir ton budget.

Malheureusement, les cotes d’écoute ne sont pas toujours en parfaite corrélation avec la pertinence ou qualité.

– La télé-réalité, ça attire plein de monde.
– Les vidéos de chatons, ça attire plein de monde.
– Les nouvelles sur le conflit au Moyen-Orient, c’est un peu moins sexy.

Quand tu choisis ton sujet de nouvelle ou de chronique, le côté pop devient un facteur beaucoup plus important. Est-ce que tu parles des fesses de Kardashian ou t’y vas avec une enquête sur le lobby obscur qui demandera dix fois plus d’effort pour dix fois moins d’intérêt?

Bon, mon exemple est gros (et bombé), mais c’est une réalité qui touche tous les médias en ce moment. On ne veut plus investir ou prendre des risques, on veut faire ce qui rapporte le plus. D’ailleurs, où est l’audace dans la télé québécoise si on enlève les chaines publiques?

Radio-Canada rend sa compétition meilleure

Sûrement qu’en lisant mon texte, vous vous êtes déjà dit quelques fois des trucs comme…

« La Presse est une entreprise privée et ils ont des bons journalistes. »
« Pourtant, les nouvelles TVA ont bien du bon sens. »
« Dora est une émission jeunesse super éducative. »

Et je suis plutôt d’accord. Encore une fois, je ne cherche pas à diaboliser le privé. C’est juste que l’objectif d’une compagnie privée, c’est de faire de l’argent. Ce n’est pas une mauvaise chose, c’est seulement que ça ne va pas nécessairement en accord avec le bien collectif.

Si les produits des compagnies privées sont d’aussi bonnes qualités, c’est souvent en bonne partie parce que les diffuseurs publics tels que Radio-Canada les force à rester honnêtes. Le privé est bien conscient que s’il y va trop fort avec les calories vides, la population va retourner massivement vers son diffuseur public.

Mais pour ça, il faut qu’il existe et qu’il soit en santé.

Sinon, ça ressemble aux États-Unis où l’on voit quotidiennement la guerre entre des réseaux comme CNN et Fox News. Ça devient difficile de se faire une tête et d’être bien informé parce qu’on sait d’avance les opinions et les agendas de tout le monde. Le but de ces chaines n’est pas de nous informer le mieux possible, c’est d’attirer un maximum d’auditoire devant leur poste pour faire un maximum d’argent.

Comme citoyen, la seule chance d’être bien informé, c’est si la bonne information devient l’information la plus payante. Les chances sont minces. La vraie information, ça coûte cher. Ce n’est pas une façon facile de faire des profits. Il n’y a qu’à regarder TQS/V qui s’est débarrassé de sa salle de nouvelles dès que c’est devenu possible. C’est beaucoup moins cher de produire des émissions où l’on regarde des inconnus en train de souper. Imaginez la différence de budget et d’heures de recherche comparé à une émission comme Enquêtes à Radio-Canada.

Si Disney offre aujourd’hui une multitude de films avec des personnages féminins forts qui prennent enfin la vedette, ce n’est pas parce que ses dirigeants ont soudainement eu envie d’accorder plus d’importance aux femmes et à leur émancipation. C’est parce que bien tranquillement, c’est devenu l’option la plus payante.

Est-ce qu’on veut une télé qui réagit lentement au marché ou une télé moderne et avant-gardiste qui nous projette vers l’avant?

La rentabilité de Radio-Canada

On voit constamment les diffuseurs privés planter Radio-Canada. C’est de bonne guerre. Radio-Canada ne devrait jamais répliquer. Elle n’est pas là pour être en compétition. Elle n’est pas là pour battre TVA. Elle est là pour être la meilleure possible. Un modèle. Un rempart.

La rentabilité d’un diffuseur public ne se mesure pas niveau des cotes d’écoute. La rentabilité d’un diffuseur public se mesure à ce qu’elle apporte à la population. Parce qu’une population informée, cultivée et vigilante, c’est une population qui devient difficile à manipuler. C’est une population qui prend de meilleures décisions. Et une population qui prend des décisions éclairées, ça devient rapidement rentable à tous les niveaux.

Le documentaire Inequality for all

Il y a des documentaires qu’on aimerait que tout le monde ait vu et Inequality for all fait partie de la liste.

Un docu aussi intéressant que pertinent qui explique de façon hyper dynamique comment les États-Unis se sont ramassés avec un l’écart riches-pauvres si importants. On constate aussi à quel sera difficile à changer pour eux.

Il est disponible sur Netflix.

Il est disponible partout.

Il suffit de regarder le site officiel :

inequalityforall.com 

Inequality For All

Dans le positif, notre société est beaucoup mieux arrangé que la leur à bien des niveaux. Mais dans le négatif, il y a un nombre croissant de gens qui rêvent et proposent toujours qu’on devienne un peu plus comme le système américain.

Vous ne penserez plus la même affaire après avoir vu ça.

Frère & soeurs

J’ai une soeur plus vieille de deux ans et une autre de quatre ans plus jeune.

Je ne peux pas dire que je suis vraiment proche de mes deux soeurs aujourd’hui, mais on a grandi ensemble. Et comme bien des enfants, on s’est chamaillé en masse. Évidemment, ma petite soeur n’a jamais fait le poids. Pour ce qui est de ma grande soeur, je ne me souviens pas de l’âge exact que j’avais, mais je me souviens du moment précis où j’ai réalisé que physiquement, le rapport de force s’était inversé. J’étais maintenant beaucoup plus fort qu’elle. Et à partir de ce moment-là, je ne me suis jamais rebattu avec elle.

J’ai aussi en souvenir un paquet de fois où ma mère me demandait d’être plus doux. Parfois, comme plein d’enfants, j’étais énervé et agressif et je me souviens qu’elle me répétait tout le temps que les filles aiment la douceur. Ce n’est pas du tout ce que j’ai constaté au lit par la suite (ahah!), mais il reste que je me rappelle bien de ces moments. Ils m’ont marqué.

Je parle de tout ça à cause des récents témoignages sur les agressions sexuelles. Les histoires sont horribles, mais elles ne sont pas surprenantes. En fait, elles ne sont pas surprenantes pour quiconque ayant eu assez d’amies proches. On se rend vite compte que la plupart des femmes ont au moins une histoire du genre dans leur passé.

La plupart du temps, la fille n’avait pas poussé très loin le processus pour attraper l’agresseur. Et le plus horrible, c’est que presque tout le temps, je comprenais la fille d’avoir laissé tomber.

C’est une grosse partie du problème : les agresseurs potentiels savent presque toujours d’avance qu’ils ont des bonnes chances de s’en sortir. Soit ils croient que la fille n’osera pas en parler. Soit ils croient que leur parole vaudra plus que la sienne.

La fille était saoule ou droguée. La fille avait l’air intéressée. Et le pire, c’est qu’on embarque souvent là-dedans. On vit dans une société où l’on donne une tonne d’excuses aux agresseurs potentiels. Et le pire, c’est que souvent, on les accepte, ces excuses.

Pourtant, les histoires de gars qui étaient certains que la fille était willing ou qui ne réalisaient pas ce qu’ils étaient en train de faire était mal, il n’y a pas dans une seule anecdote où j’y ai cru. C’est une excuse de lendemain. Et non seulement je n’y crois pas, mais je suis certain que même l’agresseur n’y croit pas.

Les agresseurs ne font pas ce qu’ils font parce qu’ils ne sont pas conscients du mal qu’ils font, ils le font malgré ça. Ils le font parce qu’ils s’en crissent. Parfois, c’est qu’ils n’accordent pas vraiment d’importance aux autres humains en général. D’autres fois, c’est du machisme primaire où les filles ne comptent juste pas tant que ça. Et il y a des fois où même s’ils savent que ce qu’ils font n’est pas correct, ils ne considèrent juste pas que  le mal qu’ils s’apprêtent à faire subir à la fille est si dommageable que ça.

Même si c’est à différents degrés, c’est toujours un manque d’empathie flagrant et dangereux.

Quand je vois la fréquence à laquelle ces évènements arrivent, j’essaie de comprendre pourquoi je le sais en dedans de moi que je ne ferais jamais parti de ces statistiques. Pourtant, j’ai eu une éducation tout ce qu’il y a de plus normal. J’ai vu les mêmes films que tout le monde. J’ai regardé la même télé. J’ai grandi avec le système d’éducation public. Je me suis changé dans les mêmes vestiaires. Mes parents n’étaient pas particulièrement féministes. J’avais des bons parents, mais normaux. Très standards. Loin d’être des universitaires. (Mon père est le plus éduqué avec un secondaire 5.) Des parents catholiques comme les Québécois sont catholiques : par défaut. On allait à l’église un Noël sur cinq ou pour les mariages.

Pour ce qui est moi, c’est sûr que dans nos standards de société, je suis loin d’être ce que l’on qualifierait de mâle alpha. Je suis plutôt reconnu comme quelqu’un de sensible « pour un gars ». Je me suis même fait bullyé pas mal. Mais même si je n’ai pas un taux record de testostérone, j’ai quand même remarqué mon agressivité déborder en masse toute ma vie. Il reste que jamais elle ne serait sortie de cette façon-là. Oui, j’ai vécu des moments où j’ai été trop rough, mais je le réalisais rapidement. Jamais je ne serais allé plus loin sans savoir dans ma tête que j’allais trop loin. Jamais je n’aurais pu me justifier ça à moi-même.

Avec tous les témoignages et les théories qu’on lit ces temps-ci, j’ai un peu de misère à savoir si je suis normal ou différent. Et c’est pour ça que je parlais de mes soeurs. Peut-être que j’ai juste été assez chanceux pour tomber sur un coeur qui a du bon sens, mais peut-être aussi qu’avoir grandi avec mes soeurs m’aura permis de comprendre des choses. Des choses que je tiens pour acquises. Des notions qui me semblent fondamentales que je n’arrive pas à comprendre pourquoi tout le monde ne les a pas déjà. Pas seulement le fait d’avoir grandi avec des filles, mais aussi d’avoir été l’enfant du milieu dans une famille de trois enfants. Un milieu qui comptait assez de points de vue différents pour les remarquer, les comprendre et les respecter.

Si tu veux te décourager de l’espèce humaine…

Ok, c’est rare qu’on file pour se décourager de l’espèce humaine, mais si c’est le cas, il suffit de regarder les commentaires sous les articles où l’on parle d’un sportif qui aurait battu sa femme.

S’il n’y a pas de vidéo, on y va pour des classiques tels que :

  • « Il n’y a pas de preuve. »
  • « Elle veut juste faire parler d’elle. »
  • « C’est toutes des folles. »
  • « Elle fait juste ça pour l’argent. »
  • « Pourquoi elle serait restée avec lui s’il la bat depuis 10 ans, hein? »

Et quand il y a une vidéo qui montre le gars en train de battre la fille, ça devient :

  • « On ne connait pas le contexte. »
  • « La fille a sûrement tout manigancer pour aller chercher de l’argent. »
  • « Pourquoi on parle de t’ça? C’est un site de sport. »

Je suis loin d’être du bord des gens qui veulent que la personnalité soit reconnue coupable par défaut avant même son procès. Récemment, le chanteur de Bright Eyes s’est fait accuser à tort d’agression sexuelle par une groupie folle et son nom sera entaché à jamais. Mais ça reste sidérant de voir les gens se trouver des façons de se convaincre que l’athlète ou la vedette est irréprochable.

C’est toujours la fille qui est une folle ou une bitch à l’argent qui a couru après. Le fait qu’elle se fasse tabasser, ce n’est pas si important que ça. En fait, c’est comme si ça venait avec : si tu sors avec une vedette, faut que t’acceptes ta volée une fois de temps en temps. C’est la moindre des choses.

Souvent, quand je vois des histoires du genre, ça se passe sur des sites américains ou brésiliens (pour les MMA) alors je me dis que ce sont surtout leurs sociétés à eux qui sont en retard et plus machistes que la nôtre dans ce genre d’enjeu, mais quand je vois le même genre de propos en abondance sur les Facebook de TVA Sports ou de RDS, c’est tough de garder ma tête confortablement dans le sable de plage.

Il me semble qu’on sensibilisait les gens à dénoncer la violence conjugale en encourageant les victimes à en parler. Mais finalement, quand le monde en parle, il est tout à fait acceptable dans notre société de les attaquer avec une totale absence de compassion.

C’est une honte.

Et le pire dans tout ça, c’est que ça se fait ouvertement sur Facebook. Les gens ont leur vrai nom et leur vraie face et souvent, le reste de leur famille est avec eux sur leur photo de profil. Ils ont des enfants. Ces gens-là sont des parents! C’est tellement décourageant.

Je déteste être aussi conscient de combien le monde est laid.

Rattrapage de textes

J’ai été pas mal occupé récemment (et fin de semaine à Québec) donc j’ai un peu négligé de venir poster les trucs ici. Voici le rattrapage…

Ma dernière chronique sur Nightlife.ca a marché fort (700+ likes, 16 000 views) :

Victime de la porn : tout arracher

J’ai un peu trop répondu aux chialeux en commentaires. J’ai l’impression d’encourager les haters et les hystériques. Je vais sûrement slaquer ça dans les prochaines semaines et focaliser davantage sur le monde qui aime ça. En plus, c’est pas mal toujours relié : plus il y a de monde qui like, plus qui a de gens qui bitch en commentaires.

Je sais qu’il y a toujours du monde qui va mal comprendre les textes et les hijacker pour me faire dire n’importe quoi, mais c’est quand même tough de laisser aller sans rien faire.

Aussi, j’ai publié la huitième série sur Mardi Série :

Boardwalk Empire

La série se terminait dimanche et c’était une des meilleures fins ever. J’ai vraiment beaucoup aimé.

Si vous aimez une série là-bas, n’hésitez pas à liker le texte et le partager. Ça aide énormément.

Merci pour vos yeux.

Nouvelle chronique VDLP et sixième série sur Mardi Série

Ma chronique d’hier sur Nightlife :

Victime de la porn : les grandes, les petits

Sujet classique où j’ai eu droit à un commentaire qui m’a tapé sur les nerfs! Je vous laisse deviner lequel.

Mardi, je publiais aussi la sixième série sur MardiSérie.com.

C’est la série Derek!

Six, c’est pas encore beaucoup mais ça commence à être plus respectable. Ça fait plus sérieux qu’un site avec deux séries. Je me cherche encore un peu au niveau du ton. J’ai réajusté le dernier texte parce que je trouvais que ça se prenait trop au sérieux et que ça faisait trop « critique traditionnelle ».

La page Facebook est rendue à 99 likes! Lentement mais sûrement!

Twitter en a 19! Va falloir que j’offre des follow-backs! ;)

Victime de la porn : trouver The One via un formulaire

C’était ma chronique de jeudi sur nightlife.ca :

Victime de la porn : trouver The One via un formulaire

J’aimais bien mon idée de super quiz et je me disais que tout le monde devrait avoir son propre quiz. Bon, ce n’est peut-être pas une idée très grand public, mais ça demeure un truc réaliste qui serait l’fun pour vrai.

Toujours est-il que j’ai reçu une avalanche de soumissions dans mon courriel à moi. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir des correctifs en cours de route. Genre une The One qui veut exciter son homme avec ses repas, je ne suis pas vraiment le bon gars pour ça. Ou une The One qui trip surtout sur les hommes d’affaires, je ne vois pas trop comment on pourrait fitter.

Il y a clairement une différence entre le public 10putes et le public Nightlife. Les filles de là-bas ne me connaissent pas vraiment. Elles sont plusieurs à demander « C’est qui est tchendoh? » Mon quiz est vraiment plus fait pour 10p.

Anyway, tout ça pour dire que j’ai modifié le Quiz assez souvent. J’avais souvent besoin de me changer les idées et c’était une belle place où me garrocher l’esprit pendant quelques minutes. Aussi, c’est tough de recevoir des résultats sans vouloir améliorer quelques trucs. Et il y a plusieurs commentaires que j’ai reçu et dont j’ai essayé de tenir compte.

Depuis hier soir, comme j’ai indiqué dans l’entête du quiz, j’en suis rendu à la version 2.0.2. C’est geek, hein? :) L’algorithme est un peu devenu un monstre à plus de 500 lignes de code. Il y a encore quelques questions que j’aimerais ajouter, mais à ce stade-ci, ajouter des questions serait pas mal de trouble. J’ai modifié plusieurs des questions existantes pour obtenir un résultat équivalent.

Il y a déjà plusieurs fois où j’ai joué dans le code alors que plein de monde était en train de remplir le formulaire. Plusieurs résultats ont dû être corrompus. Il y a aussi une fois où j’ai remarqué que j’avais d’assez grosses erreurs dans mon code qui étaient là depuis un bon bout.

Si ça se trouve, je suis passé à côté de The One à cause de ça! :)

Je me suis souvent fait demander combien de candidatures The One j’ai reçu. À date, depuis la chronique et de mémoire, je pense que c’est arrivé quatre fois. (Peut-être trois.) Mais le quiz a changé pas mal depuis. En fait, je ne pense pas avoir reçu un seul résultat The One (à part mes tests à moi) dans les versions plus récentes ou les dernières 24h.

Ahah! Toute cette histoire de quiz est un peu ridicule, mais c’est très intéressant. Les résultats sont fascinants. J’ai l’impression d’apprendre beaucoup. J’ai des théories que j’avais qui prennent le bord et d’autres qui se confirment.

Et je suis quand même allé cherché 40 likes sur ma page Facebook qui approche maintenant les 900 likes. Rien d’incroyable, mais bon, c’est bien de rapailler du monde pour quand je voudrai leur présenter d’autres projets.

D’ailleurs, paradoxalement, toutes ces journées et soirées à recevoir toutes ces fiches de résultats, je les ai passé dans la solitude la plus totale. J’ai plein de vieux textes que je dois relire et de notes à colliger et j’aimerais avoir fait le tour avant dimanche soir. Ça reste un feeling assez bizarre d’avoir autant de possibles connexions tout en passant la veillée tout seul dans son salon.