C’est correct de perdre une élection

Ça m’énerve tous ces commenteux qui disent que le PQ devrait abandonner l’idée de la souveraineté sous prétexte que les Québécois n’en veulent pas. Je comprends que quand t’es fédéraliste et que tu tiens à demeurer au Canada, t’aimerais bien que l’idée d’indépendance disparaisse au plus vite, mais aux dernières nouvelles, on est encore en démocratie.

Est-ce que tous les partis perdants devraient disparaitre au lendemain d’une élection? Même les Libéraux qui ont gagné la dernière élection se sont fait dire non par plus de de la moitié de la population. Est-ce qu’ils devraient disparaitre eux aussi? (Je sais que c’est tendant de répondre «OUIIIIII!!!», mais essaie de comprendre mon point.)

La population a des humeurs, mais de la vision? Si les électeurs québécois étaient de grands visionnaires, ça se saurait.

C’est correct de perdre une élection. C’est correct de se poser des questions après la défaite. Mais si t’as le coeur à la bonne place, le but de ton parti devrait encore être d’offrir le meilleur projet de société possible aux Québécois. Est-ce qu’on veut vraiment des partis qui sont prêts à dire n’importe quoi pour gagner la prochaine élection? Est-ce qu’on veut vraiment des partis qui se fient aux sondages pour dire où l’on s’en va? Des politiciens carriéristes qui focalisent surtout sur la façon la plus facile d’être réélus?

C’est bien correct si la population ne veut rien savoir du projet d’indépendance qu’on leur propose pour l’instant. Qu’ils votent pour autre chose. C’est pas grave. Les indépendantistes n’auront qu’à mieux fignoler leur pitch de vente et élaborer leurs plans.

C’est sûr que là, quand on leur présente un projet de référendum semi-surprise avec un plan improvisé par des gestionnaires bof et sans charisme qui comptent sur la xénophobie des gens pour obtenir un prochain mandat, ça ne risque pas d’inspirer grand monde longtemps.

Prédictions pour le CH?

Ça fait quand même du bien de voir le Canadien se présenter en séries contre une équipe qu’il peut battre. Sans dire que vaincre Tampa Bay sera une « walk in the park », ils ont quand même leur gardien dominant qui est blessé. Excellente situation pour commencer le printemps comme du monde à Montréal.

Les points positifs :
- Carey Price est plus solide et confiant que jamais.
- Même si un peu amochée (Galchenyuk, Prust), l’équipe arrive en séries plus reposée qu’à l’habitude.
- Vanek révolutionne le power play avec sa taille et ses talents de dévieux de puck.
- Martin St-Louis n’est plus là comme Hab-killer.

Les points négatifs :
- J’ai toujours l’impression que Max Pacioretty disparait dans les matchs importants.
- Les cafouillages défensifs sont nombreux et on pourrait voir plusieurs joueurs de TB se ramasser tout seul dans l’enclave avec la puck.
- Galchenyuk est blessé pour toute la série.
- Subban est vraiment off depuis vraiment longtemps.

Ce qui me donne un peu d’espoir, c’est que Subban est toujours là quand ça compte. Donc c’est le parfait moment pour qu’il se replace. Dans le positif, il ne peut pas jouer plus mal que ça et l’équipe gagne quand même.

Ce qui fera la différence à mon avis :
- Comment Markov et Pacioretty vont réagir au rehaussement d’intensité.
- Est-ce que les joueurs du CH vont faire des aller-retours à l’infirmerie à répétition à cause des gros défenseurs de TB?
- Est-ce que le CH va réussir à scorer tôt dans la série ou s’endormir dans des matchs de 1-0/2-1? Ça pourrait avoir un impact sur la foule.

Prédiction :
MONTRÉAL EN SIX, malgré un retour de Bishop en milieu de séries.

Si le CH demeure en santé, tout est possible dans l’Est cette année!

Rattrapage de chroniques

Je suis un peu en retard dans le partage de mes chroniques Victime de la porn. Voici mes quatre dernières!

Victime de la porn : la bonne vieille porn canadienne

Victime de la porn : courailler avant la fin

Victime de la porn : rassurer sa princesse

Victime de la porn : 200e chronique à coup de baguette magique

Eh oui, déjà 200+ chroniques. C’est fou comme ça passe vite. Jamais je n’aurais pensé écrire plus que 10-12 chroniques avec ce thème-là. La vie est bizarre. J’espère que j’aurai un jour une série télé que je trainerai aussi longtemps que ça.

La fin de How I Met Your Mother

HIMYM est vraiment une grande sitcom qui, sans nécessairement révolutionner le genre, l’a quand même amené une belle grosse coche plus loin. Le dynamisme du racontage et de la narration m’a toujours impressionné parce que c’est un peu une série sur la nostalgie du présent.

Oui, si t’es un peu plus vieux que les protagonistes, c’est un bon vieux show nostalgique sur le bon vieux temps pré-famille. Mais si t’es en plein dans la cible et que t’es en plein dans ta passe pré-famille de galère célibataire, ça te montre combien tu devrais apprécier ces moments-là. Même si tu ne t’en rends pas toujours compte, ton présent est rempli d’histoires et de futures anecdotes. Il faut que t’en profites. Un gros « hang in there » hebdomadaire.

Aussi, la série démontre à merveille l’importance d’avoir des gens qu’on aime dans notre vie. Des amis avec qui l’on peut tous se raconter nos trucs. Des amitiés qui rendent toute notre vie d’autant plus vraie et significative. Des vraies relations qui lui amènent un vrai sens.

Plus personnellement, ce show-là a toujours eu une signification spéciale pour moi. How I Met Your Mother est commencée à peu près un an après les débuts de ce blogue, et proposait sensiblement la même quête : trouver The One. Du coup, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un certain pincement au coeur en visionnant la finale.

Mais quelle finale! Quelle série.

Trouver le moyen de demeurer intéressant et d’encore surprendre son auditoire après neuf années et (littéralement) des centaines d’épisodes, tout ça en racontant une histoire dont la fin était déjà annoncée dans le titre depuis le début, ça relève de l’exploit. Certains diraient même : un exploit légendaire.

Même pas besoin de « wait for it » pour celle-là, on a déjà assez attendu comme ça.

GSP : l’ADN d’un champion

Je me suis tapé le documentaire sur Georges Saint-Pierre :

GSP : l’ADN d’un champion (En anglais, c’est Takedown, the DNA of GSP.)

Je l’avais manqué lors de son court passage de trois jours dans les salles cinémas. J’avais prévu y aller le dernier soir mais bâtard, ça jouait juste à Kirkland!

Étant donné que je suis vraiment le sport de près, je ne m’attendais pas à apprendre grand-chose durant le film, mais j’ai quand même trouvé ça très intéressant. Même si ça vise clairement le grand public ou le fan occasionnel qui suit davantage la carrière de GSP que le sport en général, il y avait assez de contenu exclusif pour que le hardcore fan y trouve son compte.

D’ailleurs, la passe où il se réveille de son opération au genou et qu’il a l’air encore gelé est un bon exemple de truc que je n’avais jamais vu et qui était vraiment intéressant. La langue de bois a pris le bord et on voit combien il voulait vraiment détruire Diaz. Ça détonnait de son mode conférence de presse où il a tendance à garder son rôle d’athlète gentleman qui est très respectueux et qui ne prend rien personnel.

Je me suis tapé le film en gros HD sale donc j’ai pu apercevoir ma belle grosse face dans la foule lors du combat contre Nick Diaz à Montréal. Un beau souvenir!

Si ça vous intéresse, c’est disponible en vidéo-sur-demande un peu partout. Plus d’info sur le site.

Le tout nouveau tou.tv

La version 2.0 est sortie (En béta) : tou.tv

Ils offrent maintenant un nouveau service « EXTRA » à quelques dollars par mois pour avoir accès à de nouveaux trucs. (Gratuit pour les gens chez Telus/Rogers.) Un autre « Netflix québécois ».

Je trouve que l’équipe web de Radio-Canada fait vraiment une bonne job ces derniers temps. J’ai écrit tantôt pour demander une application Roku. J’espère qu’ils vont développer ça bientôt. C’est cute de vouloir faire moderne en permettant aux gens de regarder Unité 9 sur leur téléphone, mais les gens vont toujours préférer regarder leur truc sur un gros écran.

D’ailleurs, si Netflix n’avait pas fait des applications pour toutes les plateformes, ils n’auraient jamais été aussi populaires.

Réponse que j’ai reçu de leur service à la clientèle :

Bonjour,
Ici.tou.tv en version beta sera amélioré grâce à vos remarques pertinentes que nous prendrons en considération et qui pourront nous servir davantage à mieux adapter le site aux besoins des clients.
Merci.

Un peu générique, hein? J’espère qu’ils en tiendront compte pour vrai.

Les faiseurs d’opinions qui n’ont pas d’opinions

Je trouve tellement bizarre tous ces chroniqueurs qui donnent leurs opinions sur tous les sujets (et toutes les tribunes) du monde, sauf quand il s’agit des dossiers les plus importants. Par exemple, ils ne diront jamais pour qui ils votent ou ils ne diront jamais leur opinion sur la question nationale.

Pourquoi? Je ne sais pas.

Je comprends dans le cas d’un journaliste qui est là pour rapporter des faits objectifs ou un autre qui est là pour vulgariser des trucs au spectateur. Mais quand t’es là comme chroniqueur qui amène son opinion sur tout, je ne comprends plus.

Est-ce que quelque chose m’échappe?

Pourtant, certains sont très clairs et jouent à visière levée. Tous les jours, sur l’heure du souper, je me tape Jean Lapierre au 98.5fm. Le gars est un ancien libéral qui amène sa mentalité (et son spin) libérale sur les enjeux de la journée. Tout le monde connait son historique et les animateurs le rappellent constamment.

Il a son casting. On le prend comme ça. C’est correct.

Mais juste après, il y a Patrick Lagacé. L’ex-Franc-Tireur plein de guts qui peut donner son opinion sur tout avec du mordant sexy, sauf sur la question nationale ou le meilleur parti selon lui. Tu te dis que peut-être qu’il est là pour contre-balancer Jean Lapierre, mais pas vraiment. Ces dernières semaines, ça fait quelques fois que je l’entends se plaindre que les militants péquistes sont les pires parce qu’ils le traitent toujours de fédéraliste. Je comprends que les militants péquistes puissent être lourds, mais quand tu te refuses à donner ton opinion sur un truc aussi fondamental, tu cours un peu après, non? Tu deviens un peu un défenseur du statu quo.

Et je n’en veux pas à Lagacé spécialement, il y a plein de chroniqueurs dans ce mode-là.

Ça me rappelle ces humoristes qui se prétendent engagés avec fierté parce qu’ils attaquent tout le monde de façon égale. Pourtant, c’est complètement le contraire de ce qu’être engagé signifie pour moi. Être engagé, c’est donner son opinion. Yvon Deschamps était engagé. On ne se demandait pas quelles étaient les valeurs ou les opinions d’Yvon Deschamps. On le savait en allant voir son show, ses oeuvres. Son propos était clair.

Est-ce que les gens se défilent pour se garder un maximum de public-cible? C’est juste une question de business? Il me semble que ça manque d’intégrité, et de guts. D’ailleurs, je lis et écoute souvent Mike Ward sur Twitter, Facebook ou ses podcasts et je sais que le gars est fédéraliste. Le gars est loin d’un humoriste engagé, et pourtant, il se prononce quand même. Je suis en désaccord avec à peu près toutes ses opinions autour de ça, mais au moins le gars est franc et direct. Ça ne m’empêche pas de l’écouter ou de consommer ses trucs.

Si tu ne souhaites pas te prononcer sur les enjeux importants, pourquoi tu tiens tant à avoir une tribune d’opinion à la base? Qu’est-ce qui peut te motiver à faire ça?

Clairement, il y a quelque chose qui m’échappe.

Club Illico, la série Mensonge et le câble traditionnel

Avez-vous entendu parler du Club Illico? Ça se voudrait un espèce de Netflix québécois. Catherine Richer (que j’adore) en parlait dans sa chronique où elle présentait ça comme le nouveau Netflix francophone/québécois.

Comme Netflix, Club Illico propose une série télé originale : Mensonge.

En effet, ça peut ressembler à ce que Netflix fait, à l’exception que c’est complètement différent. Alors que Netflix profite de sa nouvelle tribune pour créer des productions originales et novatrices, Club Illico profite de sa nouvelle tribune pour… reprendre une vieille recette du câble traditionnel.

Et ce n’est pas une attaque contre la série Mensonge (que je n’ai même pas vue). J’en ai contre le fait qu’on utilise cette super occasion pour nous offrir une typique série d’enquête policière avec des épisodes bouclés.

En gros, on reprend une vieille formule américaine qui a fait plein d’argent avec le câble traditionnel : CSI. Un épisode, une enquête. Des épisodes à l’histoire bouclée qui mettent en scène des personnages très statiques qui évoluent très peu et très lentement. Chaque épisode est un moyen métrage indépendant. L’avantage? Le spectateur peut manquer plein d’épisodes ou les regarder dans le désordre sans que ça cause problème.

Cette vieille technique était très efficace pour ramasser des cotes d’écoute dans le vieux système où pour suivre une série, il fallait être devant sa télé chaque semaine à la même heure. C’est encore bien parfait pour un public qui ne sait pas trop utiliser un terminal numérique, trouver des épisodes sur le web ou brancher un ordi/Roku/AppleTV sur sa télé.

Mais en y allant pour la recette du câble classique, on gaspille complètement ce qui était censé être la force de Club Illico : pouvoir regarder ce que tu veux, quand tu veux.

Netflix en a profité. C’est pourquoi elle a offert en exclusivité à leurs membres une série comme House of Cards. Non seulement on y retrouve du contenu edgy et moderne qui va plaire aux early-adopters, mais on profite aussi de la tribune pour nous offrir une vraie série télé moderne avec des épisodes non-bouclés.

Une série télé avec des grands axes qui se déroulent sur plusieurs épisodes/saisons et qui permettent de développer et d’approfondir les personnages et les histoires comme jamais auparavant. La nouvelle télé qui n’est plus un téléroman cheap ou un sous-produit du cinéma. De la télé comme ont osé proposer AMC, HBO ou Showtime qui produisent des histoires et des personnages incroyables auxquels on s’attache comme jamais.

C’est dommage.

Au moins, ça donne un endroit de plus où l’on présente de la fiction originale au Québec. Rien ne les empêche de rectifier le tir par la suite. Aussi, avec V qui a recommencé à faire de la fiction avec Ces Gars-là, il y quand même du positif dans tout ça.

Vases communicants

Je me suis fait traiter de « troll péquiste » par un gars sur Facebook qui m’a lui-même friend-requesté! Le gars et tous ses amis tripent fort sur Québec Solidaire donc si j’amène des arguments qui ne sont pas en faveur de QS, c’est que je troll. Je deviens nécessairement evil.

Pourtant, je me considère comme quelqu’un de gauche.
Pourtant, si on check l’histoire de mon blogue, on m’a toujours traité de maudit gauchiste.
Pourtant, j’ai voté deux fois pour Françoise et ça va sûrement arriver une troisième fois dans quelques semaines.

J’habite dans son comté, après tout.

Ce qui m’a toujours énervé des campagnes de Québec Solidaire, c’est qu’ils y attaquent exclusivement le PQ. Et je comprends les arguments du pourquoi. Chaque fois que je m’en plains, un fan de QS me l’explique. C’est une campagne électorale donc ils faut être en mode électoral. Et ils ont raison. Être en mode électoraliste pur et renoncer pour un mois à son idéologie, c’est souvent le move à faire pour obtenir un maximum de votes.

Cela dit, on ne peut pas exclusivement attaquer le PQ pour lui voler un maximum de votes et ensuite se plaindre que le parti tourne vers la droite. Il faut choisir un ou l’autre.

Pourquoi? Tu le sais. Je l’ai dit drette dans le titre.

Quand tu vas juste chercher ton monde exclusivement dans un autre parti, les deux partis deviennent des vases communicants. Quand les gens de la gauche migrent du PQ vers QS, le PQ devient de plus en plus à droite. C’est simplement logique. D’ailleurs, c’était la même chose avec Option Nationale. Plus il y avait de monde qui migrait du PQ vers ON, moins le PQ devenait indépendantiste.

Tout ça pour dire que pour un indépendantiste comme moi, c’est décourageant de regarder ça aller. Je sentais un rare momentum se former pour la souveraineté, mais c’est mort dans l’oeuf. Non seulement les fédéralistes se sont rapidement réunis au PLQ, autant on s’est déchiré du bord de ceux qui sont censés être en faveur d’un pays.

Résultat? Le PLQ va gagner. C’était ma prédiction à la base, d’ailleurs.

Le PLQ va encore gagner et ensuite, on se plaindra dans l’opposition qu’on se fait avoir. On est fort là-dedans. C’est la même chose qu’on fait au niveau fédéral. On laisse le ROC contrôler tout, et on se plaint dans l’opposition de se faire avoir.

Être victime, c’est notre casting. On préfère chialer et perdre que de faire des compromis au pouvoir. Ça peut se défendre pour un bout de temps, mais personnellement, j’en suis vraiment écoeuré.

La solidarité est loin. Et le pays encore plus.

Encore des changements sur le blogue

Ça commence à être un peu mieux! D’ailleurs, merci pour vos commentaires! Ça m’aide beaucoup. J’écris plus sur ce blogue que je le lis donc votre point de vue est souvent plus pertinent que le mien. Voici les dernières modifs :

- J’ai ajouté mon fil Twitter dans la colonne à droite.
- J’ai mis toutes les catégories juste en dessous.
- J’ai réduit le nombre d’options dans le menu foncé horizontal du haut étant donné que sur mobile, c’est assez chiant quand il y en a beaucoup.
- J’ai ajouté du petit orange quand on met la souris sur les icônes des réseaux sociaux.
- Il me manque toujours une entête digne de ce nom.
- J’ai réduit à 10 posts par page vu que ça peut être crissement long à dérouler la page au complet avec le nouveau look. Je pense peut-être descendre à 8.

J’aime ça à 10 parce qu’avec le nombre de pages (849) qui est écrit dans la pagination en bas, on peut facilement déduire que le blogue a 8490 textes. C’est d’ailleurs assez drôle de retourner voir les tous premiers textes en 2004 et 2005 pour voir combien les choses ont changé et combien je suis impressionné par la nouvelle technologie déjà désuète 100 fois depuis.

Argh! On vient d’avancer l’heure!

Tabarnak.