Buckage

Je le savais que ça ferait ça. Ça fait souvent ça le jeudi.

Je remets un texte. Je me sens en mini-vacances. J’ai envie de faire quelque chose alors je lance quelques perches. Et comme ces quelques plans se plantent tous les uns après les autres, je me ramasse avec rien à faire.

Ça arrive souvent et pourtant, je ne réagis jamais bien. En fait, je réagis toujours de la même mauvaise façon. Je vais babouner en marchant dehors. L’idée est de me changer les idées en écoutant des podcasts, mais au fond de moi, je sais bien pourquoi je vais marcher. J’y vais en espérant que quelque chose va arriver.

Que je vais finir par faire une rencontre qui va tout changer.

Évidemment, il ne se passe jamais rien. C’est de la grosse pensée magique. Je n’aborde personne en plein jour alors encore moins la nuit avec tout le facteur creepy. Je fais juste croiser quelques personnes qui parlent fort en fumant devant les bars et quelques personnes scrap qui vêlent accroupies sur des bancs de parc.

Et chaque fois, j’ai le même genre de question assassine qui me passe par la tête : pourquoi est-ce que moi je passe cette si cool veillée tout seul?

Ce soir, j’y suis retourné trois fois. C’est comme si je n’acceptais jamais le résultat. Chaque fois, je me dis qu’il serait 100 fois plus intelligent d’arrêter de bucker et d’aller me coucher. Bien dormir pour revenir plus fort le lendemain. Mais les nuits d’été gaspillées, je ne les gère jamais bien. Et de toute façon, elles se dorment mal.

 

 

Besoin de luv et d’attention

Je suis allé écrire sur un banc de parc de la Plaza. C’est un super spot durant les nuits d’été. La température est parfaite et il y a juste assez de passants pour se changer les idées entre deux rages de notes.

Tout le concept s’est un peu retourné contre moi parce que je me suis mis à écrire sur mon sentiment de solitude qui m’habite de façon un peu plus intense ces temps-ci. Et alors que j’écrivais pour exprimer combien je manque d’attention et de luv, on dirait que tous les couples les plus heureux de la ville s’étaient passés le mot pour venir parader devant moi.

On dirait que ça accentuait tout le feeling. Le contraste de moi tout seul sur mon banc de parc et eux qui marchent main dans la main avec leur bonheur.

Au bout d’à peu près 14 couples cute et le coeur déjà gros, je suis tombé sur cette toune qui m’a achevé. Je me suis donc levé pour retourner chez nous.

Sur mon chemin de retour, la toune de Martha a commencé à se faire enterrer par le boom-boom d’une genre de vieille trans-am cheap avec plein de gros néons mauves aveuglants. Sa musique était tellement forte qu’elle enterrait même les bars autour.

Le gars avait le bras sorti du char et faisait des eye-contacts avec tous les passants qui le regardaient (en le jugeant).

J’étais content de le voir. Ce soir, dans les gens qui manquaient de luv et d’attention, je venais de tomber deuxième.

Toune que je cherche depuis deux ans et qui joue dans l’arc Letterman de la série Louie

(Ce que j’aime d’avoir un blogue, c’est qu’on peut y écrire des trucs avec un public cible de zéro personne. :))

Avec internet, on n’est plus habitué à ne pas trouver toutes les tounes qu’on veut quand on veut. Ça fait maintenant deux ans que je cherche le thème musical des épisodes 10 à 12 dans la troisième saison de Louie. C’est un thème au piano qui revient sous différentes versions dans tout l’arc avec Letterman.

Pour une raison que j’ignore, c’est vraiment un air qui vient me chercher. Il faut dire que ça concorde avec les meilleurs épisodes de la série. En fait, ces trois épisodes très touchants sont dans mes préférées toute série confondue.

Ce soir après m’être tapé la finale de la saison cinq, j’ai rembarqué sur ma quête pour trouver ce maudit thème, et même si j’ai encore échoué, j’ai trouvé plein d’autres fans qui ont tripé autant que moi sur ce crime de thème, et il y a même un gars dans le tas qui l’a monté à la guitare!

Comme quoi, l’internet reste encore d’adon.

« I DID IT!
HEY LETTERMAN!
LETTERMAN!
F*CK YOU! »

Le gars qui fitte pas

J’avais écrit l’autre fois qu’il m’arrive de danser tout seul certains soirs avec mes écouteurs. Genre de trip en solo et pourtant, je pense constamment à comment je pourrais trouver une fille avec qui partager ce trip-là. Quelqu’un avec qui je serais assez à l’aise pour la laisser entrer dans toute cette intimité-là. J’ai même pensé au setup qui impliquerait deux paires d’écouteurs pis toute. C’est absurde mais pour moi, c’est plus difficile de partager ce genre d’expérience-là que de baiser avec quelqu’un.

Je suis un peu down ces derniers temps sur mon célibat. Ça vient par passes. J’ai toujours senti que je détonnais des autres gars, des autres candidats, mais il y a des moments où c’est pire. J’ai l’impression de pas être pantoute ce que les filles recherchent.

Ce matin, je terminais un texte où je parlais de cette idée comme quoi il faut être bien tout seul avant d’être bien en couple. Je comprends l’idée et j’y crois assez pour essayer de l’appliquer, mais j’ai l’impression que je suis en train de m’emmurer dans ma solitude en même temps.

Par exemple, j’écoute une impressionnante quantité de podcasts. Ils parlent presque tous de MMA. 99% des femmes ne doivent même pas savoir c’est quoi, les MMA. (Et le 1% trouve ça douchy.) Pourtant, c’est le truc qui me passionne le plus ces temps-ci et j’y mets vraiment beaucoup de temps. Peut-être est-ce à cause du côté mâle alpha que j’envie. Peut-être parce que leur vie est si simple et qu’ils sont si vivants.

En tout cas, regarder les corps de ces supra-athlètes, ça devient rapidement complexant. J’ai pas mal de misère à trouver la motivation pour m’entrainer ces temps-ci. C’est comme si ça ne menait à rien. Vieillir est vraiment un truc horrible. Juste la guerre aux poils me décalice. J’ai pas de muscles et full poils. C’est exactement à l’opposé extrême de la mode du moment. C’est décourageant.

Et je suis vraiment déprimant.

J’ai réinstallé quelques trucs de rencontre sur le iPad ces derniers temps. Je lis les revendications dans leurs petits textes et je n’ai jamais l’impression qu’elles cherchent un gars comme moi. C’est souvent les mêmes genres de gars qui reviennent, mais jamais mon genre à moi.

« Fille cute cherche gars mou, poilu et déprimant. »

Et le pire, c’est que ç’a l’air réciproque. Peu de filles se présentent ou semblent représenter ce que moi je recherche. Bon, il y a quelques filles qui ont des corps à mon goût, mais c’est rare que je lis une bio et que je ressens que c’est le genre de personne pour moi. Quelqu’un qui a cette même envie de connecter à une certaine profondeur. De partager notre intimité et nos écouteurs.

Je n’arrive pas à savoir si je dois changer pour mieux fitter dans le moule, ou juste accepter que très peu de filles seront compatibles avec moi dans cette vie-ci.

Idéalement, il y aurait une troisième option.

 

 

L’excellent documentaire « The Trials of Muhammad Ali » sur Netflix

Fiche sur Rotten Tomatoes.

Fascinant documentaire concernant les vrais combats de Muhammad Ali en dehors du ring. Incroyable à quel point je ne connaissais pas tant la réelle histoire de ce gars-là, et à quel point il était loin de faire l’unanimité dans ses grandes années. C’est comme si le peuple américain avait préféré oublier cette partie sombre de son histoire.

Je suis toujours surpris de combien, encore aujourd’hui, les humains ont recours à la religion pour défendre leurs valeurs. Comme si avoir l’approbation d’un dieu quelconque amenait une crédibilité supplémentaire. Pourtant, l’équité, le pacifisme et la justice sont des valeurs qui parlent d’elles-mêmes.

Bref. C’est sur Netflix et c’est très bon. ‪#‎addtolist‬

L’humour politiquement correct et les trois niveaux d’intelligence

Guillaume Wagner et Bill Maher ont récemment fait référence à Chris Rock et Jerry Seinfeld qui se plaignent que c’est rendu impossible de faire des spectacles dans les universités américaines parce que tout le monde se vexe sur tout.

On constate la même chose sur le web exposant 1000. L’internet déborde de vexés qui ont la mèche courte quand vient le temps d’accuser tout le monde d’à peu près n’importe quoi. On voit des gens se faire traiter de racistes, homophobes et/ou sexistes, ce qui n’est pas étonnant considérant qu’il y a plein de gens sur la planète qui sont racistes, homophobes et/ou sexistes.

Le dommage collatéral à tout ça, c’est qu’on accuse aussi constamment des gens à tort. On n’essaie pas de se comprendre. On se fout des intentions. La bonne foi est backorder. Plusieurs sujets deviennent tabous et les gens nuancés n’osent plus parler.

Toute la place revient donc aux radicaux.

Ce que je remarque, c’est que la société est composé de gens qui sont à des niveaux différents. Des niveaux que je vais tenter d’expliquer via l’angle de l’humour et du racisme, mais l’humour peut être remplacé par n’importe quelle forme d’art (film, série, bouquin, peinture, etc.) et le racisme peut être remplacé par n’importe quel sujet tabou (homophobie, sexisme, transphobie, etc.)

Grand tableau des trois niveaux

  1. Niveau Primaire (le niveau des tatas)
    • T’es raciste dans ton coeur et cave dans ta tête.
    • Tu fais des gags racistes.
    • L’intention de tes gags est de rabaisser les autres races.
  2. Niveau Moyen (le niveau le plus fréquent)

    • T’es assez wise pour savoir que le racisme ne fait aucun sens.
    • Tu fais des gags sur les gens racistes.
    • Quand tu fais des gags sur les différences de culture, t’essaies de viser également tout le monde et d’y ajouter beaucoup d’autodérision.
    • L’intention de tes gags est d’être inclusif et de ton temps.
    • Tout ce qui s’approche du racisme est tabou et mal.
  3. Niveau Supérieur (le niveau le plus edgy)
    • Les gags s’adressent à un public averti, intelligent et ouvert d’esprit.
    • Tu profites de cette safe-zone pour amener un discours nuancé qui amène la société vers l’avant.
    • T’affrontes les tabous de front dans une démarche semi-thérapeutique avec le public. Bon exemple : le numéro sur le racisme bénin de Louis CK à SNL.
    • Tu te réappropries les expressions racistes pour désamorcer leurs connotations négatives.
    • Tu fais des gags aux apparences racistes parce que tu sais que ça ne se fait pas et que ton public est assez intelligent pour savoir que ça ne se fait pas et que tu n’es pas fondamentalement raciste.
    • L’intention de tes gags est de réconforter les gens intelligents dans l’idée qu’il y a d’autres gens intelligents.

Sur internet et dans la société en général, ces trois niveaux s’affrontent constamment et ça crée beaucoup de confusion.

  • Les #2 se plaignent que les #3 encouragent les #1.
  • Les #1 se défendent de leurs propos en disant que les #3 font pareils et qu’on n’en fait pas de cas. (Ex: radios poubelles VS RBO.)
  • Les #3 ont honte d’être appuyés par des #1, mais ne veulent pas s’empêcher de s’adresser aux gens plus modernes et intelligents pour autant.
  • Tout le monde est persuadé que son niveau est le meilleur.

Et évidemment, dans le public, il y la sensibilité de chacun qui s’en mêle.

En ce moment, le gros problème, c’est qu’il y a des tonnes de gens sensibles qui ne veulent juste pas accepter que les #3 existent. Soit parce qu’ils n’en sont pas capables intellectuellement, soit parce qu’ils n’en sont pas capables émotionnellement.

Ils souffrent, ils voient rouge, et ils attaquent.

Ce qui est triste dans tout ça, c’est qu’en tirant dans leurs propres rangs, ces gens sensibles font souvent taire les plus grands artisans du changement qu’ils désirent tant.

 

Les questions sur OK Cupid

Je me suis installé OK Cupid sur le iPad pour comparer avec d’autres apps et j’aime beaucoup le concept des questions. En fait, ça ressemble vraiment à mon quiz pour trouver The One.

Bon, c’est sûr que ce n’est pas aussi efficace que mon suuuper quiz, mais c’est quand même un bon concept. En fait, je trouve qu’on apprend souvent plus à connaitre le monde avec ces questions qu’avec les autres infos où la fille donne son signe astrologique. Et pendant que j’y pense, juste vous avertir que commence une conversation avec une inconnue en lui demandant « Tu niaises quand tu dis que tu crois à l’astrologie, right? », ça peut créer un froid.

Je faisais juste installer l’app pour comparer et possiblement me trouver des sujets de chroniques alors je n’ai pas vraiment rempli ma fiche, mais quand j’ai commencé à répondre aux aux questions, je n’étais plus capable d’arrêter!

C’est vraiment addictive!

La seule affaire qui m’énarve, c’est que si tu te plantes dans une réponse, tu ne peux pas la changer avant 24h! C’est vraiment chiant! Il y a une fois où j’ai répondu un truc super raciste parce que j’avais mal compris la question. Une autre fois, c’est le iPad qui m’a trahi en cliquant la mauvaise réponse pour une question de math super simple! Une humiliation de 24 heures, c’est quand même long. Et qui pense à aller changer tout ça 24h plus tard?

(Moi.)

Tout ça pour dire que j’aime le concept des questions. Ce n’est pas assez pour me faire aimer les trucs de rencontre, mais les autres apps devraient ajouter ce genre de features-là. C’est vraiment simple et ça aide vraiment à se faire une meilleure idée de la personne.