But somehow… the vital connection is made

(oh oh du Elastica)

J’ai pogné le post de Phil-A. hier qui m’a assommé ben raide. C’était un drôle d’adon parce que ça fait longtemps que j’hésite à savoir si je devrais parler de certains trucs qui m’arrivent.

Me semble ça simplifierait tout de le garocher ici. Je sais pas s’il le regrette mais je trouvais que ça avait l’air d’avoir un effet libérateur.

Alors voilà : je suis officiellement en dépression.

Au départ, j’ai choisi de pas en parler parce que j’aime pas le changement d’attitude des gens quand je le fais. Surtout quand j’en raconte plus. Sauf que tout ça a des effets importants sur ma vie, et ça, j’ai le goût d’en parler. Et ça commence à faire beaucoup de trucs à cacher sur le blog pis ça commence à m’énarver.

C’est rien de tabou la dépression à la base, plus de la moitié de mon entourage est passée par là. Ça ou consulter des psy, j’ai jamais eu honte de ça. J’ai connu trop de gens qui l’ont fait pour avoir un préjugé défavorable là-dessus. Je pense c’est plus les autres trucs que j’ai fait dont j’ai honte. Aussi, je pense j’ai plus peur de la réaction face à « je dis que je suis en dépression sur un blog » que face à « je suis en dépression ».

Bon, où j’en étais? Ah oui, les conséquences dont je m’empêche de parler parce que je dis pas que je suis en dépression. Le truc sur lequel je me mâche les lèvres pour pas en parler depuis une coupe de semaines c’est la recommandation de mon psy. Il pense que ça serait mieux d’arrêter de boire pour un an.

L’alcool est un dépresseur à la base. Et pour moi, avec l’hérédité et tout, ça serait encore pire sur mon cerveau.

(là je vais expliquer des trucs, mais c’est vraiment ce que moi j’ai compris, si je suis dans le champ, hésitez pas à corriger)

La dépression à la base, ça serait en gros un problème de connexions. Le cerveau a des trucs qui connectent avec d’autres trucs. Quand ils connectent moins bien, ben on perd notre énergie, notre ambition, notre bonne humeur, le goût de vivre quoi. Ça serait ça la dépression.

(C’est ce que j’ai compris d’un psy anglo qui parle de trucs scientifiques en français, laissez-moi une chance!)

Les anti-dépresseurs servent à stimuler ces connexions. En théorie, on prend des anti-dép le temps de donner une chance au cerveau de rekicker et après un bout on diminue les anti-dép pour que le cerveau reprenne tout à lui seul.

L’alcool nuirait à tout ça. Il aurait un peu l’effet contraire des anti-dépresseurs. Dans ma tête, j’acceptais déjà de pas boire pendant les anti-dép, mais là UN AN!? En plus, les 3-4 dernières fois où j’ai eu du fun pour vrai, l’alcool était au rendez-vous. Et j’adore le trip à la base. C’est pour ça que c’est si rough qu’on m’enlève ça. En plus que j’allais déjà pas bien.

But it’s all for the greater good. Mon psy a dit que c’était un peu la même chose que la masturbation VS faire l’amour. (Ouais moi aussi ça m’a surpris cette analogie venant d’un prof de McGill) J’ai du fun avec l’alcool mais c’est pas du fun qui reste, c’est pas le vrai bonheur. Je pense qu’il a raison, enfin, je comprends son point, quoi.

Reste qu’une branlette de temps en temps…

Bon je dois y aller…

J’en reparle plus tard. J’ai tellement de stock là-dessus.

Suite ici.

21 thoughts to “But somehow… the vital connection is made”

  1. Aussi, si tu prends des anti-dépresseurs avec de l’alcool, c’est comme croiser les effluves (tu sais, comme dans Ghostbusters). Outre le fait que l’alcool agit à l’opposé des anti-déps, le fait de prendre des anti-déps peut faire en sorte d’augmenter les effets de l’alcool.

    Genre, tu prends 1 bière et tu viens saoul.
    Ça a ses avantages, tu sauves sur la bière.

  2. He ben mon vieux, on se sent loin à l’autre bout du web quand le seul lien qu’on entretient avec toi est virtuel… mais qu’on se sent quand même un peu chumey. Bref, si on peut faire kekchose, faut pas se gêner, tu nous fais signe hein?

    PS: Il faut quand même pas trop m’en demander, je suis effrontément égoïste; quand j’ai lu « Il pense que ça serait mieux d’arrêter de…  » juste le saut de ligne m’a fait penser: « Dis-moi pas que son psy lui demande d’arrêter son blog!!! »

    Alors que tu souffres en sevrage de boisson, je veux bien t’épauler, mais m’imposer un sevrage de 10putes? I think not! ;-)

  3. « Et pour moi, avec l’hérédité et tout, ça serait encore pire sur mon cerveau. »

    J’espère qu’on n’est pas de la même souche!

    Sans farce, je pense bien que c’est un sacré bon investissement que de ne pas boire un an pour mieux se remettre sur pattes. Après, tu vas avoir 30 ans et tu seras top shape pour la femme de ta vie et tes kids, qui sait? Je suis persuadé que c’est à ce moment que tu vas VRAIMENT tripper!

  4. Pourquoi le médecin t’as pas tout simplement recommandé de commencer par stopper l’alcool pour voir ce que ça faisait et APRÈS voir si la médication est nécessaire?

    Je trouve les médecins vite sur la gachette pour la prescription d’anti-dépresseurs par moments…

  5. La Souris: stopper l’alcool n’améliorera pas la situation. Elle ne fera qu’arrêter de l’aggraver.

    La médication est nécessaire quand le trouble est « chronique » ou « aigu ». i.e. que c’est une pathologie, que le gars (ou la fille) est pas dans un état pour s’en sortir juste en regardant des vidéos drôles et en mangeant de la crème glacée pour se remettre d’aplomb.

    La médication, ça fait peur à bien du monde, mais je ne comprends pas trop pourquoi. Ces médicaments agissent comme facilitateurs pour les capteurs de sérotonine. Oui, les effets secondaires peuvent être un peu dull, mais il s’agit de tester plusieurs médicaments, pas tout le monde réagit de la même façon à chaque médicament.

  6. je n’ai jamais fait de depression mais ,mes parents en n’ont vecu plus d’une j’en connait un lot sur ce domaine,j’en est vue des haut et des bas dans la maison mais ce qui me choque le plus c’est le regard des autre face a ca j’ai entendu des choses genre  »y veux pas vraiment s’en srtir  » ou le classique »y fait ca pour attirer l’attention  »et tu les entendras probablement aussi,c’est blessant et pour la personne et pour c’est proche ce sont des gens idiot ,ne te fait pas trop mal avec ca!!et remets-toi bien

  7. Ben moi j’ai vécu tous ça. Ok c’est pas cool les anti-dep mais faut ce qui faut! Non sérieux sans eux je serai… ben je sais pas ou je serai..mais je serai pas ici à taper sur mon clavier c’est certain. Moi ça été près de 2 ans et j’ai arrêter la fumette. Un anti dépressuer comme l’alcool. Toujours, les gros bout le fun, la fumette était là. Ben finalement je m’en porte que BEAUCOUP mieux évidement. Le seul point qui m’a fait mais vraiment suer c’est que les anti dépresseur me donnait une faim sans fin. Alors qu’est ce que tu crois? en 3 mois j’avais pris 30 livres!! SUPER!! Là mon moral qui commencait à se porter un tantinet mieux en a pris tout un sur la gueule! Faque je braillai parce que j’étais grosse comme une baleine! Anyway je me suis acheter du nouveau linge pis quand j’ai eu arrêté les pilules ben j’ai repris doucement mon poid normal. Et là ben ça va bien et je suis vivante. En tout cas.. 1 an.. tu va voir c’est pas long que ça pis en plus quand tu va commencer à vraiment te sentir mieux tu en reviendra pas comment tu te sentais mal avant. Anyway.. si tu es ou j’étais y’a pas grand chose qui te motive faque je sais pas trop quoi dire pour te motiver… AH! tiens peut-être.. quand tu va te sentir vraiment bien les gens vont le sentir… et surtout les filles.. Alors refait toi une beauté intérieur pour que ta beauté extérieur rayonne!!

  8. BREM: Ouin.. ben moi non plus, en fait pas tellement. Je me souviens que je braillais beaucoup (et pourtant je braille JAMAIS, chui loin d’être une fille braillarde normalement)je mangeais quasiment rien. Avant les pilules, j’avais perdu tellement de poid mon amie me disait que je faisait peur pis ok je flottais vraiment dans mon linge. Je me souviens que tout était pénible. Mon grand mystère c’est que J’ai aucune espèce d’idée comment j’ai ben pu faire pour quand même aller travailler et que personne ne me parle de mon moral… et comme je grossissais à vu d’oeil avec les pilules on m’a même dit 2 fois que j’étais radieuse enceinte! Vous auriez dû leur voir la face de se faire répondre « C’est bin fin mais chu juste grosse! » Ça valait 100$!

  9. On se connait pas vraiment, mais je passe te lire relativement souvent (lire ici: dépend des travaux qu’il me reste à faire.)

    Mais bon, c’est pas facile, c’est totalement vrai. Et c’est sûre que si en plus la bouteille est une bonne amie, ça l’est encore moins. Mais parfois, il y a un choix à faire.

    Je n’ai pas vraiment vécu de dépression (pour ne pas dire, j’en ai jamais vécu..) mais:

    Mon premier chum était dépressif chronique. Il était sur le Paxil. À chaque fois qu’il se sentait mieux, il le lâchait, pour retomber illico en dépression. Ce qui fait qu’en 2 ans, il m’a laissé plusieurs fois. C’est pas toujours facile ça non plus. Mais c’est juste pour te dire que oui, c’est de la marde les antidépresseurs pis ça scrapent un système, mais si tu en as de besoin pour fonctionner, c’est pas plus compliqué que nous, les femmes, qui prenons la pillule.

    En ce qui concerne la bouteille, je vais te dire comme me répète toujours mon amie d’enfance (également sur anti-dépresseur au moment même où je t’écris, et ce, depuis maintenant un an) Un jour à la fois. Ça sert à rien que tu essaie d’escalader le Kilimanjaro si tu n’es pas capable de monter les escaliers dans le métro. Peut-être que ça va se faire très progressivement. L’important, c’est que tu prennes les décisions qui te comblent, toi.

    P.S. À partir de Noël, elle va arrêter les anti-dépresseurs. Et devine quoi, je vais être là pour elle. Ça aussi, c’est important: tes amis.

  10. Tu as « le mal du siècle », à ce qu’on dit, et je te trouve courageux d’en parler ici. Je trouve aussi que c’est un pas dans la bonne direction. Personnellement, je n’ai pas été capable de parler ouvertement de la mienne sur le web, il n’y a pas si longtemps… Mars-avril-mai-juin derniers. Je parle de mon psy sous le pseudo de mr. Lapoire. Je n’ai pas eu à prendre d’anti-dep, mais quelques fois je ressent des soubresauts remonter à la surface et je me dis que j’en aurai jamais vraiment fini avec tout ça et que p-e que j’aurais du en prendre. Mais j’ai confiance et j’espère ne plus jamais avoir à revivre de telles épreuves, une telle « erre de l’ours » comme je l’ai surnommée. Garde la tête haute. :) Repose-toi bien.

  11. Quand c’est une dépression dont les causes sont dûes aux évènements, en principe, si tu es bien dans ta peau, ça s’guérit tranquillement. La pill ne tuera jamais les blessures du coeur.

    Quand c’est un désordre chimique, là, je comprends un peu plus pour la médication.

    Mais pour revenir au premier cas; je connais des tas de gens qui sont là-dessus et j’ai l’impression que ça cause une « paresse émotionnelle »… Quand ils arrêtent, à la minute où ils ressentent la moindre émotion qui ressemble à de la tristesse, «whoops!» ils sont pu capables d’y faire face.

    Dans beaucoup de cas, la médic est nécessaire, mais dans beaucoup de cas, c’est juste une béquille qui ne règle absolument rien.

    C’est un psychologue que tu as vu ou un psychiatre?

    … mais tout ce que je te souhaite c’est de reprendre ta vie en main et de retrouver le sourire.

  12. Dur dur dur de devoir arrêter de boire, ça je le comprends. Quand j’ai vraiment pogné le fond, j’étais vraiment rendue très droguée, c’en était ridicule mon truc. Tu te dis que c’est tout ce qui te change les idées, donc pourquoi arrêter? Et puis j’ai décidé de me prendre en main. Putain que ça été tough, mais vraiment, la différence est marquante. Les premiers mois, je croyais virer folle, mais maintenant, c’est la première fois que je peux dire que je vais vraiment bien. Tu vas voir, le high est vraiment cool rendu là! ;-)

  13. Ça me touche que tu aies décidé d’en parler. Ça se sentait dans tes humeurs, mais ça fait du bien de savoir (un peu plus au moins) de quoi il en retourne, et de voir que tu es en train d’avoir de l’aide.

  14. Brem: Lol, eh merde!
    Non, sincèrement, c’est pas facile du tout de supporter (pas dans le sens péjoratif) quelqu’un de dépressif. Encore moins quand il fait pas du tout d’effort. J’ai sacré mon camp quand je me suis rendus compte qu’à l’âge que j’avais (de 15 à 17 ans) peut-être que je donnais un peu trop pour ce que j’avais à recevoir. Maintenant, je suis un peu plus armée contre ça, mais je dois avouer que c’est dure énergiquement et mentalement.
    Mais ça, c’est pas nécessairement juste à cause de la dépression, comme je l’ai dit, il espérait un peu trop que je vive pour lui, plutôt qu’avec lui.

  15. Ça fait du bien d’en parler de ces trucs-là. Je sais qu’on la dit souvent cette phrase mais c’est vrai. Et les « problèmes de connexions » comme tu dis ce serait pas un problème de neuro-transmitteurs?

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