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Melissa, réécriture, suite et fin (nouvelle)

22-06-2008, 21:04 / clandestino , (18+)

(réécriture de ce post-ci, la suite est pas mal plus hardcore que mes autres histoires, vous êtes avertis)

T’as dit que tu m’appellerais quand tu serais saoule.

Je déteste quand tu fais ça.

D’habitude, te rendre saoule ne te prend pas tant de temps que ça. Pourtant, il est maintenant 23h et j’ai pas de nouvelles de toi. Je vais prendre ma douche en me disant que je t’enverrai un SMS en sortant pour te dire de laisser faire.

***

Comme je referme l’eau de la douche, j’entends un son qui ressemble à mon cell. Fuck. Je sors et je traverse l’appart pour aller me prendre des boxers sur le rack à linge. Je vais ensuite dans ma chambre regarder mes messages. Je soupire quand je t’entends raconter une histoire incohérente qui se conclut par « …alors voilà, j’ai envie de toi! »

Il y a vraiment juste toi qui peux arriver à une conclusion pareille sur une histoire du genre. Il date de combien de temps ce message?

Ça sonne à la porte. Sacrament.

J’appuie sur le bouton pour débarrer la porte du bloc et je vais m’enfoncer sous les couvertes de mon lit.

La porte s’ouvre sans retenue et va frapper contre le mur.

Mes yeux vont faire un tour dans le haut de mes paupières fermées. Je t’entends te rapprocher de la chambre, donc j’entrouvre un petit peu les yeux.
- « Qu’est-ce tu fais couché?!?! », que tu me dis en ouvrant la lumière.
- « Ah, Melissa, tabarnak… », que je réponds avec mes yeux dérangés par la lumière.

Ce que je m’ennuyais de ta voix criarde de fille saoule…

Tu montes à genoux sur le lit et t’enlèves ton gilet. En fait, t’essaies fort de l’enlever. T’as les bras chaque côté de ta tête, qui, elle, est prisonnière de ton top. Ça me laisse quand même admirer le fait que tu ne portais pas de sous-vêtements.

Tu continues à me jaser ça en avançant sur le lit. Belle image. Non seulement je comprends rien de ce que tu me racontes, mais tu finis par m’écraser un mollet avec ton genou. Tu m’entends crier et ta réaction pour régler la situation, c’est de te laisser tomber sur moi. Mon impatience me fait serrer les dents et je te renverse sur le dos. Tes seins me rappellent toutefois un tas de souvenirs, ce qui me redonne un peu de calme.

Tu finis par être capable de faire passer ta tête par le trou et te libère enfin. Je regarde ton petit air perdu qui retrouve finalement mes yeux. Trop cute. Tu fais des gros yeux en sortant la langue pour me montrer que c’était pas facile cette histoire de t-shirt, et moi, j’en profite pour reprendre mon air exaspéré.
« Tu m’as fait mal, Melissa, avec ton genou.
- Ah voyons, tu sais bien j’ai pas fait exprès, et puis c’est mon genou là…
- Ouais mais tu fais toujours des conneries quand t’es saoule, je le savais que ça ferait ça.
- Ah, c’est entre toi et mon genou ces conneries. Tu sais qu’il t’aime bien. »

C’est alors qu’avec toute la subtilité d’une fille scrap possède, tu commences à frotter ton genou doucement sur une de mes cuisses. J’imagine que tu vises autre chose, mais l’intention est là. Tes petits yeux dans les airs montrent tes efforts à savoir sur quelle partie de mon corps se trouve ton genou. Pendant que tu cherches, je peux admirer à quel point t’es adorable. Je finis par lâcher un son sourd quand tu trouves finalement ta cible.
« Melissa, qu’est-ce tu fais?
- Moi? Rien. Demande à mon genou là.
- Ouais, ouais… »

Tu me regardes avec tes petits yeux de par-dessous. D’où tu sors tous ces regards? Ça ne peut qu’être étudié et pratiqué. C’est d’un charme…
« Je suis fatigué bébé. Je t’ai envoyé un SMS pour dire de laisser faire.
- Tu dis toujours que t’es fatigué. Tu sais que pour moi tu finis toujours par trouver un peu d’énergie.
- Hahaha! Il est fini ce temps-là, bébé. Là, je suis vraiment fatigué. Et tu sais qu’avec les antidép…
- Ah, c’est des conneries tes histoires d’antidépresseurs.
- Je te le dis, c’est vraiment nul.
- Ouais, mais j’ai envie de toi!
- Ouin, j’avais compris ce bout-là.
- Et puis je peux sentir qu’une partie de toi a le goût aussi. »

Pas le choix de sourire en coin. Je réfléchis à la situation en t’analysant du regard. Who am I kidding? J’ai déjà cédé. Toi, tu te mords la lèvre du bas en fixant ma bouche. Un autre de tes regards irrésistibles.

« Bon ok, je peux bien jouer un peu avec toi mais rien de plus.
- Oui, ok, comme tu veux… »

Tu te fous bien de la fin de ma phrase. Pour toi, c’est déjà gagné.

Je peux enfin t’embrasser et j’en profite. J’avais tellement le goût d’embrasser en plus. Juste comme nos langues se touchent, t’émets un son qui me rappelle à quel point j’aime te faire plaisir.
« C’est vraiment chien ça, tu goûtes l’alcool.
- Hehe, désolé bébé. »

Je descends dans ton cou où je t’embrasse encore. Je vais près de ton oreille. Je te demande en te chuchotant doucement si t’es consciente que t’as encore les bras pris dans ton gilet. Ça te fait sourire. Pendant que tu déprends tes bras, j’agrippe tes seins. Je les serre ensemble, mordille les bouts. Tes respirations s’alourdissent. Tu étires ton bras pour fermer la lumière.

J’en profite pour descendre tranquillement, méthodiquement, sur ton corps. Tes mains, elles, viennent subitement, brusquement, déboucler ta ceinture et défaire tes pantalons. Ça, c’est Melissa; pas de niaisage. Je t’aide à enlever ce qui reste.

Je poursuis où j’en étais et j’embrasse ton nombril. Tes doigts viennent s’infiltrer dans mes cheveux au moment où je cante vers ta cuisse droite. J’en mordille le haut vu que je sais que t’es chatouilleuse à cet endroit. Et ça me fait sourire. Je me dirige vers l’autre cuisse, lentement. Je fais exprès pour prendre une pause entre les deux. Je respire près de toi pour te rendre folle. Je résiste à tes doigts qui me poussent pour me démontrer que ça fonctionne. Je t’embrasse sur la cuisse gauche et je descends à l’intérieur. J’écarte un peu tes cuisses et t’as l’air plus que d’accord.

Je passe doucement ma langue entre ta lèvre et ta cuisse. Je fais la même chose de l’autre côté. Tu serres tes cuisses contre mes joues et tout le bas de ton corps se contracte.
« Arrête de niaiser, tu vas me rendre folle!
- J’entends rien de ce que tu dis, bébé. Tes cuisses…

Tu relâches tes cuisses et j’en profite aussitôt pour entrer ma langue le plus creux que je peux en toi.

Tu pousses un son vraiment excitant. T’es tellement mouillée. Je remonte ma langue en poussant vers toi jusqu’à ton clitoris. Je le caresse un peu avec le bout de ma langue. Je le suce un peu. Je redescends manger un peu tes lèvres pour ensuite te pénétrer encore avec ma langue.
« J’aime bien faire ça avec toi parce que tu réagis beaucoup. C’est bien bébé?
- T’arrêtes pas! »

Au même moment où tu me dis ça de ta voix piteuse, tu te retournes sur le ventre et écartes tes jambes. Mes dents se resserrent encore, mais d’envie cette fois. Ça va être plus difficile que je pensais de ne rien faire en fin de compte. Tu te cambres le plus que tu peux et mes mains vont instinctivement te caresser les fesses. Fort. Tu bouges tes hanches avec mes mouvements. Je me recouche sur le ventre pour aller lécher ton mollet. Derrière ton genou. Je monte à ta cuisse jusqu’à tes lèvres. Une de tes mains réussit à venir pousser ma tête contre toi. Je fais ce que je peux dans la position dans laquelle je suis. Je caresse ton clit et je t’entends gémir quelque fois. J’apprécie surtout les cris qui succèdent à tes spasmes de hanches qui me font perdre repères et contact avec ton corps.

Question d’éviter le torticolis, je me relève sur les genoux.
« Ah oui bébé, prends-moi.
- J’ai dit non Melissa.
- … Oui… Ok… ok… »

Je pose une main sur une de tes fesses, mon autre se dirige entre tes cuisses. Deux de mes doigts vont s’imbiber un peu de toi en parcourant tes lèvres.
« Oh oui, fais ce truc avec tes mains!
- Ahah! Ce Truc?
- Sshhhhh… »

J’insère mes doigts entre tes lèvres. Ton cul réagit en se cambrant encore plus. J’essaie de faire ce que je me rappelle qui te plait. Si je me fis à notre synchronisme dans le mouvement et à tes réactions, ça semble être ça. J’accélère le rythme et l’intensité. Tes respirations se transforment en cris alors que je commence à y aller vraiment durement. Tu commences à venir alors que je continue très fort le même mouvement. Mes doigts se font inonder un peu plus. Je ralentis. Tes cuisses se resserrent ensemble en position foetale. Ton corps est parcouru de frissons. Je me recouche à plat ventre en gardant mes doigts en toi. Je t’embrasse une fesse. Après un court moment, je recommence à bouger tranquillement mes doigts en toi et instinctivement, une de tes mains vient pour les retirer. J’aime bien recommencer trop tôt. Tu le sais. Ta main se ressaisit et relève plutôt une de tes fesses pour exposer ton cul. L’image dans la pénombre est parfaite. Tu sais que comme turn-on, il n’y a pas grand chose qui accote de te léchouiller, derrière. Tu me possèdes complètement. Je m’exécute. Tu émets un « Hmmmmm… » de satisfaction.

Je commence à respirer fort en léchant ton cul. Je n’ai pas été aussi excité depuis des mois. Je me relève en retirant mes doigts. Je tire sur une de tes cuisses pour t’avoir à plat ventre complètement. Les paroles ont pris le bord depuis un bon moment. Tu te cambres et je peux voir tous l’intérieur de tes fesses qui reluit de ma salive et de toi. Je pose un genou de chaque côté de tes cuisses. Je passe tranquillement mon gland entre tes lèvres et te pénètre tranquillement mais complètement. Dans le même élan, je me couche sur ton dos. Tes deux mains viennent me prendre la tête par les cheveux pour que je te prenne davantage pendant que ton cul, lui, pousse à contre-sens. Tu gémis. Après avoir répété ce mouvement quelque fois en pleine ivresse de passion, je me relève sur mes genoux pour bouger plus rapidement.

Aussitôt que je commence à te baiser, tu insères un doigt dans ta bouche pour le lécher à travers tes petits cris. T’as peine à refermer la bouche pour mouiller ton doigt. Je reconnais le geste et comprends tes intentions. Tu le diriges alors vers l’entrée de ton cul. Tu te pénètres derrière le plus doucement que tu peux pendant que nos corps se percutent l’un contre l’autre.

Tu retires ton doigt et ramène ta main vers ta bouche afin de lubrifier deux doigts cette fois. Excité, je serre fort tes hanches en te baisant encore plus fort. Tu sens mon corps frapper contre ta main alors que tu tentes d’insérer tes deux doigts. Peu après avoir réussi, tes cris s’accentuent rapidement et t’es foudroyée d’un orgasme bruyant.

Alors que je ralentis le rythme pour la fin de ton orgasme, je me rends compte de l’impact des antidép. D’habitude, ça fait longtemps que j’aurais explosé. Là, malgré l’excitation, je ne serai pas capable.

« Tu vois Melissa, c’est impossible.
- Tais-toi et prends mon cul. »

Comme j’arrive pour t’obstiner, tu t’occupes du travail. À l’aide de ta main, je te pénètre et le feeling est incroyable. J’ai à peine entré à la moitié que je commence à sentir l’impossible, ce fameux point de non-retour. Tu te cambres encore et je commence à bouger avec des longs mouvements forts qui vont frapper contre ton cul. Ta tête s’enfonce un peu plus dans l’oreiller à chaque impact et je vais t’agripper par les cheveux pour y aller plus fort.

« Crime, Melissa, je pense que… »
- OUI! Viens dans mon cul! »

L’expression « la goûte qui fait déborder le vase » est un understatement. Cette phrase m’a fait perdre le nord avec un des orgasmes les plus virulents de ma vie. La dernière chose que je me souviens est la succession d’explosions en toi.

***

Combien de temps s’est passé depuis mon orgasme, je ne saurais dire. On est maintenant en cuillère mais je suis toujours en toi. Je te mords doucement dans le creux entre tes omoplates alors que je reprends mes esprits peu à peu. Tu brises alors le silence du moment parfait.

« Il n’y a que toi qui prend mon cul comme ça, bébé.
- Ouais, qui a dit que les gars ne savaient plus être romantiques. »

tchendoh / lien / 18 commentaires

18 commentaires

  1. T’as déjà envisagé une carrière d’auteur érotique ?

    [SiMON] / 22-06-2008 / 21:48

  2. Humm … Difficile de commenter un post comme ça … En tout cas, l’attente aura valu la peine !!

    Auteur érotique ?? Nah, tu as du talent pour l’écriture dans toutes ses formes, il serait donc dommage de te limiter … Autant qu’il serait dommage que tu cesses aussi ce style !! :P

    vegekat / 22-06-2008 / 22:31

  3. Shit! J’ai des frissons de malade :O

    shnoukys / 23-06-2008 / 2:05

  4. Très, très hot !
    J’adore ! J’veux un homme de même :PPP

    lilou / 23-06-2008 / 18:17

  5. ahah envoie ta photo!

    tchendoh / 23-06-2008 / 20:11

  6. Mouahaha! J’habite trop loin de toi anyway :P si je déménage dans ton coin un jour je t’écris, promis! Hahahaha!

    lilou / 23-06-2008 / 23:28

  7. bang.

    La dernière parole est quand même bien :-)

    arrachecoeur / 24-06-2008 / 13:30

  8. C’est bon !
    Sans jokes je sais pas pourquoi tu trouves que c’est hardcore… c’est bien (d)écrit, ça donne l’eau à la bouche… je suis pas du tout choquée, (je sais pas si c’est la réaction que tu espérais de la part de tes lecteurs). C’est bien ficelée et très excitant…

    Rachel / 03-07-2008 / 7:07

  9. Je dis pas que c’est méga hardcore. Je suis conscient qu’il y a ben pire que ça. Ce que je dis c’est qu’à comparé mes autres textes du genre, celui-ci est plus hardcore. Les autres sont plus des prémisses. Bref, c’est relatif.

    Ça a l’air d’être fait pour choquer? C’est justement une de mes forces je pense, je peux parler de truc qui pourrait choquer mais je réussi à faire passer ça sans problème. Encore une fois : pas que c’était SI pire.

    J’ai pas du tout fait ça pour choquer, j’ai juste essayer de faire une histoire excitante qui me ressemble.

    Merci du commentaire.

    tchendoh / 03-07-2008 / 10:05

  10. Merde.. la prochaine fois, j’lirai pas tes histoires sur mon heure de diner au bureau… parce qu’effectivement, c’est très excitant!

    :)

    Josie / 04-07-2008 / 12:51

  11. Oui c’est excitant. Je ne pouvais pas m’arrêter de lire, me voilà en retard! J’écris aussi et je suis jalouse. J’aurais aimé l’écrire celle-là. J’ai plus du tout envie d’aller travailler maintenant…

    Cannelle / 23-03-2009 / 8:18

  12. eheh pauvre fille :) merci

    tchendoh / 23-03-2009 / 8:23

  13. Tu possèdes un talent qui frôle l’excellence. Ta capacité à créer textuellement des images qui sont d’une réalité surprenante rend la lecture très excitante… c’est pourquoi je considère que c’est beaucoup trop érotique pour être accessible aux enfants et aux adolescents qui navaigent naïvement sur Internet.

    Je ne voudrais pas que mes enfants tombent sur ce genre de texte qui encore plus imagé qu’un film du même niveau d’érotisme. Et crois-moi, c’est un compliment que je te fais, malgré le fait que je trouve ça trop pour le WEB.

    Sorcière Mal Aimée / 23-03-2009 / 17:18

  14. @ sorcière mal aimée. Même si t’es ma sorcière préférée, je ne peux pas être d’accord avec toi. Les enfants et adolescents ne devraient jamais être laissés devant la télé ou l’ordinateur sans surveillance. Ce n’est pas à l’auteur de se censurer mais aux parents de surveiller. Le Web doit rester libre. Le jour où on le censurera ça deviendra sans intérêt. Ne te méprends pas je ne suis pas en train de défendre des pédophiles du net ou des fraudeurs. Dans ces cas, des lois sont violées mais pas ici.

    Cannelle / 23-03-2009 / 17:53

  15. woh… si tous les hommes pourraient être aussi doués..hm

    Myriam / 04-08-2009 / 18:05

  16. myriam, ils le sont, ça dépend de la fille ;)

    tchendoh / 04-08-2009 / 19:22

  17. Well… je ne suis absolument pas convaincue.
    Mais je laisse toujours le bénéfice du doute…
    :)

    Myriam / 04-08-2009 / 20:25

  18. Tous aussi doués? nah, en tout cas, pas à ma connaissance ;) haha

    raph / 26-12-2009 / 18:20


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