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Top 5 des jobbines de ma vie

03-02-2009, 9:35 / top 5

C’est drôle qu’un gars aussi pessimiste que moi ait confiance en la vie pour certains trucs. Comme pour se pogner une jobbine. Je n’ai jamais eu à faire d’efforts pour les avoir. Le destin a toujours fait tout le travail. Vu que c’est à propos et que vous avez mystérieusement apprécié le top 5 des montres, je vous offre le top 5 de mes jobbines à vie.

5. Plongeur
C’est arrivé un peu par défaut à mon secondaire trois. Je n’avais pas vraiment besoin de travailler mais ma total crush du secondaire avait besoin de moi. C’est qu’elle voulait travailler à la vaisselle de la cafétéria mais elle préférait ne faire qu’un jour sur deux. Moi, je ne pouvais rien lui refuser. Il faut dire que j’aurais été con, c’était à 14$ de l’heure (dans le début des années 90, c’était énorme). Je ne pouvais pas participer aux activités du midi (comme la pratique pour la valse de graduation) mais je ne manquais pas grand chose. Ma mère était cuisinière là-bas et l’est toujours. Cest pour ça qu’elle peut encore aujourd’hui m’envoyer plein de bouffe et qu’en conséquence, je suis très mauvais pour me faire à manger. J’ai travaillé là jusqu’à ma deuxième année de cégep quand j’ai quitté pour Montréal.

4. Jobbine de traiteur
Souvent, en rapport avec la cafétéria, ma mère et sa partenaire avaient des contrats de traiteurs. C’était toujours des trucs très courts et très payants (2-3-4 heures pour 40-60$). En gros, on servait à peu près à tout faire. Servir, ramasser, faire la vaisselle, faire des shortcakes aux fraises! Je ne sais pas faire à manger mais pour assembler un shortcake aux fraises, je suis le meilleur. On avait toujours du gros fun et à la fin, on se joignait souvent au party. Ça, c’est plutôt bizarre avec le recul. Ça fait un petit bout que je n’ai pas fait ça mais quand ça adonne, je le refais quand je descends et que ma mère a besoin de monde.

3. Support informatique à la bibliothèque
Je dis souvent que je n’ai jamais travaillé au salaire minimum mais avec ce post, je réalise que c’est complètement faux. À la sortie (littéralement) de mon secondaire 5, on s’en allait à la plage et je devais passer à la bibli parce que j’y avais… une entrevue. C’était ma première entrevue ever et ça ne me stressait visiblement pas le moins du monde parce que j’y suis arrivé en shorts et à la course en disant aux amis de m’attendre dans le char. Je me suis présenté devant ce qui serait mon (plutôt sévère) futur boss. Il a fait ça court en disant « tu connais bien les ordis? » et moi sans même m’assoir j’ai répondu « yup! ». C’était fait. La bibli s’était doté de QUATRE ordinateurs et je devais m’assurer d’aider les gens qui avaient des problèmes. C’était salaire minimum mais j’étais payé 40 heures alors que je n’en faisais que 32, bon deal.

2. Préposé aux prêts à la bibliothèque
Étant donné que l’été, personne ne va à la bibliothèque et que quatre ordinateurs, ça ne nécessite pas vraiment l’attention d’un employé adolescent à temps plein, cet été-là, j’ai eu beaucoup de temps à passer avec les jolies femmes au comptoir de prêt. Rendu à l’automne, je maitrisais mieux le système qu’elles et ils cherchaient quelqu’un pour travailler les fin de semaines. Ils allaient donc engager le premier gars ever (j’ai marqué l’histoire de la ville) comme préposé même si je détestais les livres et la lecture et que cette job faisait l’envie de toutes les trippeuses de littérature de la ville. De mon point de vue, j’allais faire la même chose que mes amis au club vidéo au double de leur salaire. J’ai passé des heures géniales avec mes collègues très épanouïes qui avaient toutes entre 20 et 45 ans. Cette place-là a toujours été une fontaine de jouvence. En tout cas, j’aime le penser. I learned a lot! Quand j’y repense, j’étais tellement tellement pogné, elle se la sont payé la gueule de leur « seul homme ». Big time. Crime qu’on est vedge à ces âges-là!! (16 à 19 ans)

1. Entrées de données, prises de mesures
Je me souviens pu pantoute du nom qu’avait cette job-là. C’est l’été que je suis passé de 22 à 23 ans si je me rappelle bien. J’étais au cégep du Vieux-Montréal mais je redescendais en Abitibi à chaque été pour voir les copains, jouer au soccer et travailler. Le problème c’est que cet été-là, je n’avais pas trouvé de travail. Ma jobbine sur le site web de la ville et mes remplacements à la bibliothèque n’allait pas m’offrir assez d’heure. Finalement, en début d’été, un grand ami m’a engagé à la MRC où j’allais devoir faire de l’entrée de données et aller prendre des mesures de batisses dans les divers trous éloignés de la région. Contrairement à d’habitude, j’étais plutôt découragé de retourner à Amos. J’étais dû pour avoir une blonde et j’avais l’impression que les filles de mon coin, je les connaissais toutes. Miraculeusement, la plus belle fille que j’avais rencontré jusqu’à ce moment-là travaillait à la même place que moi. Crime qu’elle était belle. Je passais mes journées à la mater. En fait, pas mal tous les gars du staff faisaient ça. Elle, elle me trouvait plutôt bizarre vu que la première fois qu’elle m’a vu, j’avais passé la journée à faire des photocopies que je voyais des spots. Il faut dire que je faisais aussi beaucoup la fête et j’étais souvent hangover. On a travaillé ensemble et vers la fin de l’été, on s’est accouplés. Elle s’en allait à Lévis et moi je retournais à Montréal. On a fait des aller-retours durant un an (j’adorais Québec dans le temps (très romantique et synonyme de sex) et ensuite elle s’est ramené à Montréal. Ça a toughé cinq ans.

tchendoh / lien / Tweeter / 5 commentaires

5 commentaires

  1. Soyons honnêtes: lire ça donne envie de se trouver une jobbine…

    peccadilles / 03-02-2009 / 15:36

  2. @ peccadilles Se trouver une jobbine ou ben retourner 5-10 ans en arrière… Nostalgie quand tu nous tiens….

    Tchai / 03-02-2009 / 16:43

  3. hehe ouais je suis plus d’accord avec tchai.

    tchendoh / 03-02-2009 / 16:44

  4. Ton texte devrait être punaisé sur les murs à l’Assurance-Chômage pour tous ceux qui disent qu’il n’y a pas de djobbe au Québec…

    Garamond / 03-02-2009 / 17:22

  5. Mon top 1 de ton top 5 est 2 et lire peut faire avancer aussi :)

    Miss S. / 03-02-2009 / 17:43


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