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Débouchés de relations ambiguës

14-03-2009, 13:56 / perso

(et le post sera encore plus ambigü que le reste, j’essaie de synthétiser un paquet de relations pas toutes si semblables)

Dans les dernières années, j’ai accumulé les relation ambiguës. Ça se termine rarement super bien. C’est un peu comme ça par définition. Ce n’est pas suffisant pour être un couple mais trop pour être des amis. Ça implose ou explose, choisissez-vous une métaphore.

Ces relations m’arrivent pour deux trucs :
1, Quand on cherche la bonne, il faut bien essayer un peu.
2. Quand on ne trouve pas, il faut bien se consoler un peu.

Ce qui est déplaisant, c’est le bout inévitable où ça doit se terminer. Ou au moins changer de statut. La relation s’apprête alors à perdre un de ces niveaux-là :
- Le sexe ou l’espoir de sexe
- L’amour ou l’espoir d’amour
- L’amitié ou l’espoir d’amitié

Pour moi en tout cas. Cette étape remet tout en question.

À ce moment, il arrive quoi? Très souvent, c’est le fameux moment du rejet. Il reste à voir quel clan va le subir.

Je sais que plusieurs accumulent les relations sans jamais les terminer. Moi j’ai longtemps eu le réflexe de rendre ça clair et fermer ça officiellement. J’essayais d’être franc et clair. Souvent trop parce ça ne valait souvent pas l’énergie investie. De plus en plus, je laisse aller sans nécessairement nommer l’état de la relation; je laisse juste aller.

Une fois que la relation change, tu sais rarement d’avance ce qui va en rester. Des fois, tu te rends compte que la relation n’était pas si profonde que tu le pensais. C’est fou ce que le côté physique est plus important qu’on ne s’en rend compte.

Ça peut paraitre un peu exploiteur sale, mais une fois que tu n’as plus le droit de taponner l’autre comme tu veux, on dirait que ça rend moins patient avec le reste. De toute façon, quand j’y repense, c’est souvent des relations d’exploitations mutuelles. Doit être pour ça que c’est voué à l’échec.

Pour certains, ça sonne un peu comme si la pauvre nymphette est victime de son corps mais je pense que la vérité n’est pas toujours si simple. Ça peut très bien être l’inverse, de plein de façons. Chose sûre, le moment où tu te rends compte que t’es le seul à être là quand ça compte, où t’es juste là pour quand ça va bien, c’est pas juste blessant, c’est humiliant.

Je déteste les fins de relations. Ça m’épuise tellement. Peut-être suis-je trop sensible.

La solution? Il n’y en a pas. À moins d’arrêter de bouger, c’est un processus obligé. Le seul truc que j’ai trouvé pour rendre cette dynamique moins pire, c’est la fréquence.

Oui oui, la fréquence :
- maintenir un haut taux de roulement
- se réfugier dans les bras d’une autre
- courir trois-quatre lapines à la fois.

Courir. Ça parait encore sale, mais ça aide. Plus tu tombes souvent, plus tu te relèves. Plus que tu t’habitues à la douleur, plus tu sais que tu vas t’en remettre et comment. Moins le rejet atteint sérieusement ton égo.

Run, baby run! Jusqu’à la bonne…

Où il restera à réapprivoiser l’inertie.

tchendoh / lien / Tweeter / 6 commentaires

6 commentaires

  1. Run baby run, jusqu’à la bonne pourrait être bon, mais tu n’aurais pas peur de ne pas être capable de ralentir/arrêter même en sachant que tu as trouvé la bonne. On s’habitue toujours à nos pattern et c’est difficile de les changer.

    xaqc / 14-03-2009 / 16:40

  2. Ben… c’est possible.

    C’est la vie, t’essaies des trucs jusqu’à ce que tu te tannes ou qu’ils marchent pu.

    tchendoh / 14-03-2009 / 16:42

  3. Wow Tchendoh… C’est de loin un post qui se retrouve dans mon top 5…

    Mais une question me turlupine ( c’Est quoi ça turlupine, et depuis quand je connais ce mot…)

    C’est pas un peu blasant de toujours maintenir un haut taux de roulement ?

    LeDZ / 14-03-2009 / 16:57

  4. ehehe ça dépend de ton succès et des lapines.

    Anyway, j’ai pas dit que c’était la recette au bonheur, j’ai dit que c’est ce qui faisait que tu te blessais moins quand une fin arrive.

    (et merci)

    tchendoh / 14-03-2009 / 16:59

  5. j’adore vraiment la manière dont tu te mets à nu sur ton blogue pour nous.
    c’est toujours un délice te lire!
    même quand des fois ça choque.
    mais ça choque moins que je l’avais pensé.
    ;)

    continue comme ça!

    Julie / 15-03-2009 / 0:17

  6. So true.
    J’aurais difficilement pu mieux l’expliquer. Un détail demeure important, il faut rester apte à cultiver des relations basées sur l’amitié avec les gens de l’autre sexe. C’est dangereux si tu commences à vouloir t’essayer sur tout ce qui bouge. Il arrive qu’il soit assez facile d’anticiper et que l’envie d’assouvir la curiosité soit aisément répressible.

    Et si on en court plusieurs à la fois, c’est parce qu’on nourrit souvent notre gargantuesque égo quitte à délaisser nos principes vertueux. Not much of a good thing…

    Pinocchio. / 15-03-2009 / 16:20


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