Entrevue avec Monsieur Parizeau à Christiane Charette
Il a parlé du fait que les gouvernements parlent toujours d’argent. Quand un problème arrive, on débloque 20 millions. On veut replacer la santé, on donne 2 milliards de plus. On lance de l’argent sur les problèmes.
On se fout de ce qu’ils font avec, ce qui flashe, c’est qu’on garoche de l’argent. Il n’y a jamais de suivi sur cet argent-là.
Je trouve que la politique est trop rendu une question d’image. C’est pas un scoop, c’est juste que j’ai l’impression qu’on l’a accepté. C’est rendu que même les analystes parlent d’image. C’est rendu plus du marketing que de la gouvernance. C’est intéressant le marketing mais un gouvernement est là pour gouverner. C’est important.
On passe plus de temps à jaser de qui parait bien que qui fait de grandes choses concrètes. Les gouvernements gèrent souvent les crises et les scandales et restent sur le cruise control.
Comme ils parlaient dans l’entrevue, les fuck de la caisse de dépôt sont pas réglés mais on a passé la semaine à jaser de Jean-Guy Chaput qui a pris des chambres deux fois trop cher.
Pis ÇA on aime ça parler de ça. On a pogné un gars qui fourre le système. Ça, ça load des lignes ouvertes. La semaine là-dessus pour quelques milliers de dollars.
Pour ce genre de cas, on a droit à une autre façon de gérer une crise : sacrer quelqu’un à la porte et dire que ça n’arrivera plus.
- Rousseau qui se pousse de la caisse de dépôt.
- Chaput qu’on veut enlever à la SODEC
- Monique Jerome-Forget à qui on a donné la job de cochon du budget pour qu’elle se pousse toute suite après.
Et ça, c’est juste que les libéraux du Québec. Où est Charest pendant ce temps-là? La réponse c’est : loin de ces problèmes-là. Il faut surtout pas qu’on l’identifie à tout ça. Lui, il se colle des stickers de grand bâtisseur dans le front et annonce ses barrages. Pas que je sois contre les barrages mais c’est cette gestion d’image qui m’épuise.
Flaherty va faire la même chose chez les Conservateurs. Après le budget, il va trouver une raison de sacrer son camp pour que le parti soit pas vulnérable sur ce point-là.
Prendre l’électorat pour des tatas qui sont rendu encore plus blasés que tatas.
(merci, m’a fait du bien)
Être jeune, c’est de conserver sa capacité d’indignation. :P
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Si y en a un qui souffert de la dictature de l’image en politique, c’est bien Parizeau. Sans doute l’homme politique le plus mésestimé.
J’ai toujours trouvé que c’était un excellent vulgarisateur.
Y a de quoi être blasé par les temps qui courent. Comme tu dis, Charest qui s’autoproclame grand vizir, mais qui est carrément absent de la gouvernance.
Au moment donné, y faut arrêter de gérer en fonction de l’opinion publique, et gouverner.
Narcisse / 30-05-2009 / 16:37
…et la parade continue comme de si rien n’était. Allez les p’tits moutons, continuez de vous faire tondre! Vous valez mieux que ça, mais vous le savez pas!
Redge / 30-05-2009 / 18:26
Voilà toute la différence entre un politicien et un homme d’état.
L’image des politiciens est souvent plus discutée par le monde en général que ses idées. Faut pas s’étonner quelle prenne tant d’importance pour les politiciens eux-mêmes.
tremblay / 31-05-2009 / 0:42
Ben, là, ceux qui ont des idées ont juste à s’habiller comme du monde! :)
brem / 01-06-2009 / 9:34