Pourquoi êtes-vous fédéraliste?

Pourquoi êtes-vous contre le concept d’indépendance du Québec? Pourquoi tenez-vous à rester au Canada?

Peut-être qu’avec vos réponses, je vais arriver à comprendre.

Je suis surtout intéressé aux réponses qui vont plus loin que le « pourquoi pas ».

97 thoughts to “Pourquoi êtes-vous fédéraliste?”

  1. Je ne suis pas fédéraliste, mais je ne suis pas indépendantiste. Je ne vois pas les avantages à se séparer. À part peut-être faire juste 1 rapport d’impôt. Je regarde juste ce qui s’est passé avec les fusions municipales pis je me dis que l’autre gang vont revenir au pouvoir 4 ans après pois va faire un autre référendum pour se joindre à nouveau à la constitution canadienne. Je mêle peut-être des affaires, mais j’ai l’impression que ça ne donnerais pas grand chose.

    Je trouve que c’est super important de défendre nos valeurs, nos droits et notre langue mais je crois qu’on peut le faire même si on fait parti du Canada.

    Une humoriste du canada anglais a dit: » Province of Québec want to separate from Canada is like a teenager telling his mom, This house sucks, I’m gonna leave it and never come back exept for eating, sleeping and ask you for your car. »

    C’est vraiment là que je décroche. Au dernier référendum, on nous disais que nous continuerions d’utiliser le passeport et la monnaie canadienne et qu’il n’y aurait pas de douanne à la frontière. Elle est où l’indépendance?

    J’ai déjà été pour le OUI mais je suis maintenant pas mal plus pour le SUREMENT QUE NON. Essayer de me convaincre…

  2. La séparation ne changerait pas grand chose au « combat de la langue » et je suis plus que non-convaincu que ça serait profitable économiquement… Le Québec reçoit toujours des paiements de péréquation… Ça, ça veut dire qu’on est une province pauvre… et c’est pas parce qu’on envoie notre argent à Ottawa gang… Ottawa nous redonne plus que ce qu’on contribue.

  3. Je suis fédéraliste parce que si le Québec se sépare du Canada, il va y avoir une invasion de sauterelles qui vont ravager toute l’agriculture.

    Et aussi parce que je trouve que Pauline Marois est riche et André Boisclair était gai. Et Jacques Parizeau est gros. Et René Lévesque fumait. Pis Pierre Falardeau sacrait.

    Je suis fédéraliste aussi parce qu’un gars intelligent et solide comme André Pratte a viré son capot de bord et est devenu fédéraliste. Si un tel modèle devient fédéraliste, on serait fous de rester séparatistes.

    En même temps, je suis avec ma blonde depuis des années. Bon je pète dans le lit et on fourre pu ben ben, mais j’aurais peur d’essayer de vivre autre chose, tsé c’est tellement confortable avec elle.

  4. La population du Québec, remplie d’immigrants qui sont venus au Canada pour se sauver de la misère dans leur pays. Protéger par le Canada, instruit par un programme canadien d’accueil du parfait immigrant afin de se faire accepter et de bien fonctionner. La majorité d’entre eux en sont redevables, ils se foutent du Québec… Et cette majorité s’installe dans les plus grosses villes, les plus gros centres.
    -Montréal est bourrée d’anglais qui seront éternellement fédéralistes et d’immigrants en redevance.

    – l’Outaouais, la moitié de la population travaille pour le gouvernement fédéral, et une grosse partie travaille en Ontario. Ils ne voteront jamais contre leur employeur… Et ici aussi ça grouille d’immigrants. En plus, il y a plusieurs Ontariens qui viennent habiter du côté de Gatineau car beaucoup moins dispendieux qu’à Ottawa, mais ils ont droit de voter car leur maison est ici.

    Triste mais vrai

  5. Parce que se séparer ne nous aiderait pas à avancer. Il y en a qui pensent qu’on deviendrait automatiquement les plus beaux et les plus meilleurs dans tout.

    Autre point; quand je vois qui veut faire l’indépendance, je ne me retrouve pas du tout dans ce camp. Les péquistes, bloquistes et les Patrick Bourgeois de ce monde n’aident pas à votre cause. Surtout que dans bien des cas, s’ils font quelque chose de bien, ils se gonflent le torse de fierté, mais quand quelqu’un d’autre fait quelque chose de bien, c’est impossible parce que c’est un fédéraliste.

    Le débat fédéraliste-séparatiste en est un stérile. Il faudrait un jour arrêter de toujours se plaindre et regarder vers l’avant, car bien des défis nous attendent.

  6. La souveraineté avait sa raison d’être dans les années 70. Les frogs faisait les jobs sales pendant que les gros boss anglos riches leurs faisaient la vie dure.

    La situation a bien changé aujourd’hui. Je deal avec beaucoup de gens du R.O.C, et je me suis toujours fait traité avec respect. Je crois (et c’est mon opinion personnelle) que les Anglophones n’ont rien contre les Francophones, mais plutôt contre ceux qui en ont contre eux.

    Je trouve ça superbe de vivre dans une province francophone au sein d’un pays anglophone. Ça a son charme. Et ne venez pas me dire que le français est en perte de vitesse, c’est de la grosse bullshit, à mon avis! Par contre, je crois que l’anglais est également important si on veut avoir une importance commercialement.

  7. Pas mal d’accord avec Gum.

    Et en plus, JAMAIS un état qui s’est séparé ne l’a fait tout en séparant géographiquement son ancien état. Donc, si le Quebec se sépare, séparant le Canada en 2 (les Maritime d’un coté, et le reste à l’ouest), pensez-vous VRAIMENT que le Canada va dire « ok? ». Le contexte geo-politique est trop serré pour permettre au Quebec de partir, point final. Dans ce contexte, la Nouvelle-Écosse pourrait se le permettre, mais pas les provinces intérieures comme le QC, Ont, Man, etc…

    L’armée va débarquer* au parlement assez vite merci.

    * Et oui, y a des mesures qui ont été écrites en cas de séparations, et ce depuis les années 70.

  8. Ok ben je vois rien là-dedans qui peut pas se faire convaincre. Je pense que pour la grande majorité des points, ça découle juste d’un manque d’information. :D

    On va réussir!! eheheh…

  9. Je serais curieux de voir tes points à toi. Pourquoi tu es séparatiste. Parce que je suis certain qu’il y aura pas grand chose qui ne pourrait pas se faire convaincre, également. ;)

  10. ehehe ben moi quand tout le monde prétend que le français est en perte de vitesse, j’y crois (aussi pcq à Montréal, c’est une évidence quand on y vit). Je ne me dis pas que c’est un gros complot des médias, maisons de sondages et des péquistes.

    Aussi, mon choix n’a rien à voir sur ce que le R.O.C. pensent de nous et les emplois qu’on donne aux frenchies.

  11. Peux-tu nous informer alors, tchendoh? Quels arguments reposent sur l’ignorance et qu’est-ce qu’on devrait savoir à ce sujet?

  12. mike, eheh je savais que mon arrogance me mettrait dans la marde. Je ne suis pas prêt à faire mon speech maintenant mais en tout cas :

    – L’armée Canadienne nous déclarera pas la guerre. Parle-moi de ça un gars qui a été influencé par les campagnes de peur.
    – Le français EST en perte de vitesse (DUH!). J’en reviens pas qu’on puisse remettre ça en doute. Il faut vraiment être déconnecté.
    – Fusionner/défusionner une ville et créer un pays avec une nation : PAS la même chose PANTOUTE.
    – brem veut rester pcq il veut téter du cash au ROC.
    – gum ne demande qu’à être convaincu, ça se sent.
    – Si vous trouvez mon dernier argument faible, fb251 a comme argument Patrick Bourgeois! (et après il se plaint que le débat est stéryle!)

    Je pense que vous avez juste besoin de vous informer un peu. Je ne dis pas que ça va convaincre tout le monde.

    Je veux dire, il va toujours y avoir du monde qui pense que l’armée canadienne va venir nous rincer avec des tanks ou ben qu’après être un pays, on va retourner au niveau des pays du tier-monde. Comme Parizeau a dit, il y a encore 15% des Américains qui pensent qu’Elvis est pas mort.

    Mais un OUI à 85%, ça me suffit ;)

  13. Une année de Science Po m’a complètement brainwasher le cerveau. Dans ma jeunesse j’étais un péquiste pure et dure et je n’ai jamais voté autre chose que Bloc/PQ.

    Dire que je suis devenu fédéraliste serait absurde, cette fédération là à plus de défaut que d’avantage. Toutefois, je suis comme ceux qui suivent trop la politique : je deviens très cynique et le Parti québécois ne me rejoint plus du tout point de vue souveraineté.

    Je voterais surement oui au référendum mais je ne peux plus me considéré comme un séparatiste… (bizarre non?) Fédéraliste non, mais pas séparatiste (et non je ne suis pas un adéquiste lol!)

  14. Tu sais, un des pires scénarios que je vois dans la séparation du Québec, c’est la réponse des grandes entreprises canadienne. Des compagnies comme Walmart ou Loblaws vont peut-être trouver qu’avec tout les changements d’impôts et de taxes et etc. que ça reviendrait moins cher de simplement sacrer son camp.

    Tu vas peut-être me dire que si Loblaws ou Walmart décident de s’en aller, le Québec va s’en porter mieux, ça serait ton opinion. Par contre, tu ne peux pas nier le nombre d’emplois perdu avec lequel on se retrouverait. Et ça, ce n’est que deux exemples. Il y en a beaucoup d’autres. Et jamais tu ne me feras croire que le Québec pourrait survivre qu’avec des produits et entreprises locaux.

  15. et en quoi la séparation va régler les problèmes de perte de vitesse du français? j’aimerais l’entendre…

    et pourquoi devrait-il avoir débat?

    moi je trouve que ca va très bien comme ca…pourquoi donc prendre un si grand risque? le rapport entre le potentiel d’amélioration et le risque de déterioration fait en sorte que le débat n’en vaut même pas la chandelle.

    Dites-nous dont qu’est que vous avez CONTRE le Canada et les anglais?? (bon, je sais, y savent pas boire ni chauffer mais j’peux dealer avec ca)

  16. Moi une fois j’avais des colocs.

    Y étaient ben smatts mais on voulait jamais écouter la même affaire à la tévé. Alors je me suis pris un appart avec du monde qui me ressemblaient plus.

    Ça reste mes chums pareil. Mais pas quand c’est l’heure de nos programmes.

    ********
    Yeah, right, Wal-Mart et Loblaws vont crisser leur camp d’un marché de 7 millions de clients.

  17. – L’armée Canadienne ne nous déclarera sûrement pas la guerre, en effet… Mais qui nous défendrait en cas de conflit ou de catastrophe naturelle? Notre propre armée formée des soldats québécois des Forces Canadiennes? Et le matériel, on le prend où? On l’achète en neuf? Ou on achète les vieux restes des autres? Et surtout, avec quel argent? Ou peut-être qu’on referait appel à notre bonne vieille armée canadienne??

    – Le français en perte de vitesse… sûrement une réalité à Montréal, réalité toute autre pour les gens en région. Et j’ai toujours de la difficulté à me figurer rationnellement où est le vrai drame là-dedans. Je dis bien « rationnellement ». Mais c’est un autre débat. Partons du principe que c’est dramatique. Comment le fait d’avoir notre pays règle le problème de la langue? Avoir enfin le pouvoir d’établir des règlementations strictes qui nous coupent de tout produit culturel provenant de l’extérieur? Tranquillement nous isoler en dressant un mur autour du Québec? Et quoi, ce serait fini les musiques et séries anglophones que tu aimes tant? Épeurant tout ça… Alors éclaire-moi sur les autres moyens que l’indépendance rendrait possibles.

    – Peut-être que Brem veut téter du cash au ROC mais le point demeure : on est pas les plus riches au Québec. On se paie de programmes sociaux chers et innefficaces qui ont peut-être lieu d’être mais qui devraient être repensés. Penses-tu sincèrement que nous sommes financièrement assez solides pour assurer notre indépendance? Est-ce que l’expérience passée nous a prouvé que nous étions d’excellents gestionnaires au Québec?

    – fb251 utilise un argument comme Patrick Bourgeois pour refléter le fait que ceux qui prônent l’indépendance sont trop souvent beaucoup plus près de leurs émotions que de leur raison quand ils entâment le débat. Ça leur tient à coeur et je peux comprendre ça en tant qu’humain. Mais en tant que citoyen, trop de questions rationnelles demeurent encore sans réponse pour que j’adhère au mouvement souverainiste.

    Donc s’il y a des réponses claires à ces questions et que tu peux m’en informer, je vais être bien content! Mais par la suite, je vais sûrement avoir encore bien d’autres questions… ;-)

  18. @ptcha

    en passant, en outaouais on vote pas non parce qu’on veut garder nos job…on vote non parce qu’on apprécie et profite de ce qui se passe l’autre bord…on est ouvert nous!!!!

  19. T’as exactement le propos dont je parlais… tu parles de confiance et de réussite… Tu ne réfléchis pas en ce moment tchendoh, tu crois et tu espères en un projet qui te tient à coeur… ;-)

  20. mike ehehe, t’as aucune idée de ce qui se passe dans ma tête, bébé. Comme j’ai déjà dit, c’est pas le moment du speech, là c’est la collecte d’informations!

  21. Dans le fond la question que t’aurais pu poser c’est

    « quels avantages retirons-nous du fait de ne pas avoir le plein contrôle sur toutes nos décisions et ne pas gérer nous-mêmes nos ressources? »

    Ou quelque chose comme ça…

    Parce que finalement personne répond à la question. Tout le monde a des raisons de ne pas se séparer, mais personne ne peut nommer de raison de rester dans le Canada.

    À part Brem qui parle de paiements de péréquation.

  22. patate, c’est habilement reformulé mais la question ne tient pas la route je trouve. Tout simplement parce qu’on ne tirera jamais d’avantages des désavantages… Par contre, on peut tirer tous les avantages connexes à ces désavantages. Explication :

    Pourquoi accepter que papa et maman nous impose des règles et des heures de rentrée quand on a 14 ans? Tout simplement parce qu’on profite de la maison, de la bouffe, de la sécurité financière, etc. Donc si je demande : « quels avantages y a-t-il à se faire imposer des règles contraignantes et des heures de rentrée? » Évidemment, y’en a pas du point de vue de la liberté. Mais est-ce qu’on s’entend pour dire qu’il y a bien d’autres avantages qui compensent?

    Idem si je demande : « pourquoi se caser en couple et se contenter de baiser la même fille tout le temps? » Là je ne fais que souligner un aspect négatif (p-e pas pour tout le monde non plus) de la vie de couple. Pourtant, on s’entend pour dire qu’il y aussi bien des avantages à être en couple…

    Donc, c’est à chacun d’évaluer les pour et le contre et de faire le bilan. Dépendemment de ce qui est le plus important pour soi, on va pencher d’un côté ou de l’autre.

    Personnellement, je ne me suis jamais senti frustré parce que je n’avais pas le plein contrôle sur mes décisions. Et que le Québec soit indépendant, ça règlerait quoi? Tu serais encore dépendant de ce que veut la majorité de la population… Sentirais-tu que tu as enfin le plein contrôle sur ta décision? Par 2 fois le Québec a dit non à la séparation… ce qui allait peut-être contre ta volonté… Ce serait dans ce même Québec que tu vivrais après la séparation. Un Québec qui ne partage peut-être pas toujours tes opinions et qui irait parfois contre ce que tu déciderais toi-même.

    Peut-être devrais-tu te battre pour l’indépendance de patate plutôt? :-)

  23. “quels avantages retirons-nous du fait de ne pas avoir le plein contrôle sur toutes nos décisions et ne pas gérer nous-mêmes nos ressources?”

    Et les députés et ministres fédéraux ne peuvent pas être québécois ? Ou alors il compte comme du beurre ? Sa dépend qu’est-ce que tu entend par  »nous » patate.

    Le problème c’est qu’on est au canada, qu’on le veuille ou non. Si on y était pas, ceux qui voudrait qu’on  »joigne » le canada et qu’on abdique des pouvoirs aurait le même problème que le PQ actuellement.

    Mais on est pas si mal, et on le serait encore moins si on se mettais a élire du monde qu’on trouve compétent, au Québec ou canada…

  24. @mike
    Je l’prends, tsé, ce que tu dis.

    Mais s’agit pas juste de mon Je.

    Tsé, mike, en 1992 il y a eu un référendum sur des offres que le fédéral faisait au Québec. Les Québécois ont répondu Non en majorité (parce que ça n’était pas suffisant pour signer la constitution, je pense que c’était ça l’enjeu). Le reste du Canada a répondu Non en majorité, parce qu’ils étaient pas d’accord que le Québec soit traité différemment.

    C’est comme si tu tu mariais, pis que ta blonde et toi, devant l’autel, vous vous disiez mutuellement non. Il se passe quoi? Vous restez ensemble?

    Bon.

    En 95, une très mince majorité a voté Non. Mais c’est une majorité pareil, et en démocratie ça compte. Reste que c’était suffisant pour que le mouvement souverainiste ne s’éteigne pas.

    Depuis que le Bloc québécois existe, la grosse majorité des Québécois vote pour le Bloc, un parti souverainiste au fédéral.

    Inversement, une majorité de Québécois votent fédéraliste au provincial.

    Dans le Canada, le Québec « bloque » la démocratie parce qu’ils votent sans cesse « non-canadiens ».

    Alors ça fait du Canada un pays qui n’avance pas, à cause justement de ce flou constitutionnel.

    Tsé, mike, y a pas juste pour mon Je que je trouverais bien qu’on se sépare. Je suis convaincu que ça serait une bonne chose pour le Canada aussi.

    Pis mike, come on. J’aimerais ça croire que le Québec a plus de maturité qu’un kid de 14 ans.

    Tu as raison quand tu dis que je serais encore « dépendant » des décisions de la majorité québécoise, comme présentement, sur certaines choses, je suis dépendant des décisions de la majorité canadienne.

    Mais je préfère ça.

    Et toi ça ne te dérange pas d’être leadé par le Canada, c’est ben correct. mais ça te dérangerait d’être leadé « juste » par le Québec?

    Tsé moi comme je le disais tantôt, j’ai juste plus de chance d’aimer les mêmes programmes à’tévé que les Québécois plutôt que ceux des Manitobains, des Albertains, pis des Ontariens. Pour le reste on peut aller prendre bière une fois de temps en temps sans se crier des noms.

    Pis c’est ça… scuse moi chando de prendre de la place de même…

    En passant, c’était drôle de voir Mario Dumont interviewer Parizeau: faut pas oublier qu’ils étaient les deux tiers du comité du Oui en 95…

  25. Pas sur que j’aime que MARTIN soit d’accord avec moi. l’Alaska fait parti des États-Unis. le Québec pourrait séparer les maritimes des autres provinces.

    Si on a dicté des mesures en cas de séparation dans les années 70, je ne crois pas que ça serait les mêmes aujourd’hui. La société a évolué quand même. Ça me surpredrais en christ de voir l’armée débarqué!

    TchendoH: J’aimerais faire un parallèle entre ce post et celui des anglophones à la ST-Jean. Steve dit que les québécois franco qui votent non sont des traitres mais ok pour les Anglo à la St-Jean?? Il y a, selon moi, moyen d’affirmer notre différence dans la canada.

    Finalement, je pense que l’argent est mon meilleur argument. Combien ça va couter pour se séparer? trop cher pour ce que ça va changer. Je pense que l’État doit prioriser ses dépenses. Cet argent pourrait en effet servir à investir dans les services publics en cette période de négos.

  26. @ gum

    As-tu regardé un peu la perception que le reste du Canada a des Québécois francophones et de leurs désirs d’être reconnus comme une nation distincte? Ou à tout le moins comme une nation qui veut prendre les moyens pour préserver sa langue?

    La loi sur le multiculturalisme et celle sur le bilinguisme institutionnel font partie d’une idéologie encore populaire au Canada anglais, et ce sont des lois qui ont été adoptées dans le but de faire taire les Québécois, et au mieux, de les assimiler. Alors, s’affirmer au Canada, pffff.

  27. @ COCO

    Non, je n’ai pas regardé, je n’ai pas eu le temps encore. donnes moi une couple de mois et je te reviens la dessus

  28. Corriger moi si je me trompe, mais j’ai une vague impression que le reste du canada ne passe pas leur journée à penser à nous. Autant que je ne pense pas à eux.

    On dirait quasiment un argument de souverainiste…

  29. Mais non. Ce n’est pas ce que j’ai avancé.

    Ce que je dis, c’est que je crois pas qu’une forme d’émancipation québécoise soit possible au sein du Canada, parce que les provinces anglophones sont réfractaires au simple fait que l’on veuillent défendre le français.

  30. Et y’en a qui disent que la souveraineté ne suscite pas d’intérêt!!!

    C’est beaucoup plus une question de feeling. Pour avoir fréquenter des gens de Toronto. Ils sont très gentils et respectueux, mais ils ne pensent pas comme nous, n’ont pas les même priorités, etc…

    On est comme mal marié et on essaye de faire durer le couple pcq on a un petit confort dedans… Je crois que le divorce pourrait être serein et passé les 2-3 ans du début de la séparation, le Canada et le Quebec aurait un identité plus claire.

    On est ensemble, on passe notre temps à faire des compromis(ou à se les faire imposer) et au lieu de faire des gagnants, on fait des perdants dans cette histoire…

    Vivement la séparation! Les 2 bords ne vont que mieux s’en porter… On deviendra pas un pays du tiers monde le lendemain!!!

  31. Question aux souverainistes: vous voulez faire des référendums et des référendums jusqu’à temps que votre OUI passe. Pour l’instant c’est 2-0. Si le OUI passe, vous allez dire que c’est 2-1, ou bien que vous avez gagné ?

    Bon, pis admettons qu’on dit que la fiche est de 1-0-1 (1 nulle en 95), est-ce que si le troisième référendum passe, il va y avoir un match décisif ou bien vous allez dire que vous avez gagné ?

    Mon analogie au hockey peut paraitre stupide, mais reste que peu importe ce qui arriverait après un 3e référendum, il y aurait encore du chialage. Donc, un moment donné faudrait peut-être avaler sa pilule et regarder à l’avant.

  32. Je ne pense pas que les gens qui veulent un référendum ou vote sur la souveraineté le veulent parce qu’ils ont pas « avalé la pilule », c’est pas une question de vouloir gagner comme hockey, alors, ton analogie…

    Pour le chiâlage, il y en a toujours eu et il va toujours en avoir. Je ne vois pas en quoi ça devrait dissuader les souverainistes.

    Et si je regarde à l’avant, avec les politiques canadiennes en place actuellement, je ne vois rien qui aille pour le Québec.

  33. La question ne m’intéressant pas trop, je ne voulais pas embarquer là mais j’ai lu quelque chose qui m’accroche: le fameux « maîtres chez nous », être indépendant pour contrôler nos ressources.

    Sur ce point, pensez-vous vraiment qu’il y a encore un pays indépendant à l’heure actuelle? Les entreprises sont multinationales, les travailleurs et les étudiants bougent…

    Un Québec indépendant signera des accords de libre-échange, comme le Canada l’a fait. Une fois que les USA seront sortis de leur paranoia post-911, on pourra enfin abolir les frontières de l’Amérique.

  34. La question est simple:

    Quel pouvoir croyez vous que le Québec ne devrait pas avoir?

    Lecture obligatoire aux fédéralistes:
    Jacobs, J. 1980. The Question of Separatism: Quebec and the Struggle over Sovereignty

    Une thèse encore très pertinente par une torontoise (!) que le maintient du Québec dans la Canada= le déclin de Montréal en une métropole économique de plus en plus régionale.

  35. Voilà pourquoi j’ai pris la peine de mentionner « encore très pertinente » mon cher.

    En fait c’est encore plus pertinent; une bonne partie de ce qu’elle a écrit s’est déjà réalisé.

  36. Moi j’étais souverainiste dans mes jeunes années, alors que j’étais naive (notez que je ne traite pas les souverainistes de naifs). Maintenant que je me pose des questions et que je suis un peu plus éduquée, je vois très peu de raisons qui justifieraient la séparation du Quebec EN 2009. Comme disait l’autre, c’était valide y’a 40 ans, mais la… pas certaine.

    J’ai bien hâte de voir ton speech final tchen.

    Quant à moi, je ne laisserais à aucun parti existant le devoir de gérer la séparation du Quebec, ca ne peut être qu’un désastre. Nos politiciens sont sans âme pour la plupart et ne gagnent aucunement ma confiance et mon admiration. Dommage.

  37. Le français est en perte de vitesse juste à Montréal, ça fait que c’est pas représentatif? Ben là! Montréal, c’est la moitié de la population québécoise! Et oui, si le Québec se séparait, la langue serait protégée, puisque l’argument du bilinguisme et du multiculturalisme canadien ne tiendrait plus la route. Les immigrants qui choisiraient le Québec le feraient en sachant qu’ils iraient s’établir en pays francophone, plutôt que de se casser le nez sur notre langue en déménageant à Montréal en pensant trouver une métropole anglophone.

    Être souverainiste, c’est pas juste vouloir protéger une langue et une culture, c’est surtout vouloir une gouvernance qui nous représente. Or, en considérant la question d’un point de vue uniquement géographique, c’est déjà une évidence qu’un gouvernement ne peut pas représenter équitablement les provinces de l’Ouest, les plaines, l’Ontario, le Québec et les maritimes. Le territoire est trop grand, les priorités sont différentes parce que dictées par des facteurs géo-politico-économiques différents.

    Les grandes puissances sont devenues obsolètes, elles ne représentent plus la réalité de notre monde. Le Québec devrait se séparer, oui, parce que le Canada devrait être divisé en plus petits territoires qui se gouverneraient selon leurs valeurs respectives. C’est anormal, voire anti-démocratique, que le Québec et ses habitants subissent les décisions d’un chef de parti qui ne compte presque aucun représentant élu sur son territoire.

  38. Intéressants arguments J.

    Intéressants mais on pourrait répliquer que le français est très bien défendu par la loi 101. C’est l’application de la loi qui fait défaut parce que le gouvernement, provincial ou municipal ou les deux en fait, ne veut pas faire controverse. Rien à voir avec l’indépendance.

    Aussi, ton modèle de fragmentation en petites entités politiques existe déjà et est tout prêt à opérer: la confédération. Si on appliquait la Constitution à la lettre, les provinces seraient très autonomes et le fédéral seulement présent pour la défense commune et la représentation internationale. Comme en Suisse. Encore une fois, l’indépendance n’apporte rien de nouveau dans tes arguments en terme de solutions.

  39. Je ne nie pas le fait de la perte de vitesse du français. Je reconnais la chose à 100% Je dis seulement que les instruments existent déjà pour régler le problème, mais que la volonté gouvernementale de le faire n’y est pas pour plusieurs raisons comme la très mauvaise raison du « on-va-perdre-trop-de-votes-si-on-touche-a-ça ».

    Je réitère que ça n’a toutefois rien à voir avec l’indépendance.

  40. a., eheheh ben là, on s’entend que les « instruments » sont déjà tous là. L’indépendance ne va pas créer de nouveaux « instruments », ça va juste permettre que ça soit nous autres qui en aillons enfin le contrôle.

  41. Les lois linguistiques existent déjà, les lois sur l’enseignement existent déjà et nous en avons le contrôle. Si elles ne sont pas efficaces il suffit de les reserrer ou de les appliquer comme il faut. Pour la question du français, quel contrôle légal nous échappe exactement que seul l’indépendance peut nous fournir ?

    Tu l’as dit: les instruments sont déjà tous là et l’indépendance n’en créera pas de nouveaux. Faut seulement avoir le courage politique de les utiliser.

  42. Et la Cour suprême qui invalide la loi 104? On fait partie de la Confédération, et la Cour suprême Canadienne peut invalider ce que notre gouvernement vote comme loi. Je pense qu’on gagnerait une autorité inutile en moins, en nous séparant.

  43. Non, il n’y a rien d’entêté ou de malveillant ici. Je dis seulement que pour la stricte question de la défense du français, l’indépendance n’est pas la solution parce qu’elle ne nous fournirait aucun moyen supplémentaire de le faire: nous avons déjà le plein contrôle au niveau linguistique. Je suis ouvert a tous les arguments qui prouveraient l’inverse… Quels sont-ils ?

  44. a., la cour suprême ne nous représente pas et invalide notre projet de loi pour renforcir la loi 101, qu’est-ce que tu peux vouloir de plus comme contrôle au niveau linguistique?

  45. Coco,

    Effectivement l’invalidation de la loi 104 était une erreur, reconnue par tous au Québec, fédéralistes comme souverainistes. Mais ça, c’est mon 2e arguments plus haut: le fédéral est beaucoup trop fort par rapport à ce que la Constitution lui accordait au départ.

    Ça ne veut pas dire que le modèle est mauvais.

  46. Il ne faut pas non plus voir l’invalidation de la Cour Suprême comme une déclaration de guerre: au plus ça veut dire « votre projet de loi est mal écrit, recommencez ».

    D’ailleurs techniquement la loi n’est pas invalidée sur le coup. Il y a une probation pour permettre un réajustement.

  47. a., qui s’est plaint du modèle? On dirait que tu ne vois que ça. Personne a dit que le fédéralisme n’était pas viable pour un pays.

    C’est une question de passer de minorité francophone dans un pays anglophone à un pays indépendant francophone.

    On est dans une démocratie et comem dans toute démocratie, c’est la quantité de votes qui comptent. Là, c’est le ROC qui mène sur tous les enjeux.

    Il me semble que c’est une évidence. Répéter X fois que le modèle en tant que tel est fonctionnel en théorie ne sert pas à grand chose.

  48. Et de la manière dont est faite la Constitution canadienne, le Québec n’a le droit de légiférer sur la question linsguitique que dans ses domaines de compétences. Ce qui veut dire que si jamais pour une raison X, le gouvernement canadien décide de retirer le pouvoir du gouvernement québécois à propos de l’éducation par exemple, ben du coup, le Québec ne pourrait plus appliquer la loi 101 dans le domaine de l’éducation… L’éducation, c’est fort comme exemple, et improbable actuellement, mais il reste que le fait que la Constitution peut nous empêcher de défendre nos droits.

  49. Coco: hmmm écoute, on parle pour parler en ce moment et vraiment je ne veux pas insulter personne. Seulement ta compréhension de la Constitution est fausse. Aussi simple que ça: tu te fais peur avec des choses qui n’existent pas. L’éducation, la santé, la langue sont des compétences provinciales dans la Constitution et si le fédéral voulait changer ça…il devrait la réécrire.

    La Constitution nous permet déjà de déclarer unilatéralement que la seule langue officielle du Québec est le français. Tout court. Alors la menace fédérale…

    Tchendoh:Je comprends ton point et je ne suis pas un croisé du fédéralisme. Nous discutions de la langue. Le fait que le ROC mène tout dans la politique canadienne est discutable, je comprends que démographiquement le poids du Québec se dilue tranquillement. Tu donneras donc tes arguments en faveur de l’indépendance dans un autre post je crois ? Je vais attendre de voir ton opinion et tes arguments.

  50. a.: Effectivement, ils devraient la réécrire pour les changer les compétences provinciales, mais s’ils l’ont modifiée en 1982 sans que le Québec ne signe, ils pourraient bien le refaire. Et je disais justement que mon exemple était trop fort et improbable, juste pour illustrer que que la Cour Suprême aura toujours le dernier mot si elle s’y met.

    Et juste le fait que la posibilité existe, qu’une entité qui ne nous représente pas vraiment, puisse se mettre à invalider nos choix légaux (c’est déjà assez difficile de s’entendre au niveaux municipal et provincial) ça me semble un poid supplémentaire inutile.

  51. Coco: changer la Constitution oblige le fédéral à obtenir la signature des dix provinces. C’est coulé dans le béton. Tu penses que le Québec signerait? Et si le fédéral voulait l’imposer quand même, par la force on s’entend, ce serait le seul moyen, alors le Québec deviendrait indépendant avec l’accord du reste de la planète !

    En 1982 c’était le rapatriement de la constitution et l’enchassement des droits et libertés dans le texte. Cela n’a pas empêché le Lac Meech et Charlottetown d’avoir lieu avec l’accord du Québec.

    Pour la cour suprême qui invalide nos lois, si le Québec devenait un pays, une cour suprême du Québec serait créée et elle invaliderait aussi nos lois, elle ne serait pas à la botte du gouvernement. Une cour suprême n’a pas le devoir de représentation, elle a le devoir d’interprétation de la loi. L’élection des juges par contre devrait être obligatoire. Mais ça, c’est une autre question.

  52. Le Lac Meech et Charlottetown, c’était pas des projets menés par un gouvernement provincial fédéraliste? Projets qui ont été rejetés des deux côtés de toute façon?

    Et d’accord pour la Cour suprême, mon argumentation ne tient pas. Mais il reste que je pense que plus on augmente les instances, les gouvernements, plus on a des chances d’être moins représentés.

  53. Le Lac Meech et Charlottetown sont un peu éloignés du débat j’en convient, je voulais simplement indiquer que dans les faits, le Québec a accepté 1982 et a par deux fois été prêt à négocier pour régler l’affaire. Le fait que le gouvernement provincial était fédéraliste à ces moments n’indique rien d’autre qu’une volonté populaire des Québécois de l’y élire.

  54. Pour clore ma contribution en attendant le post de Tchendoh sur la question, j’aurais deux pensées:
    – si c’est le français qui nous préoccupe, il faudrait s’en prendre au ridicules critères du système scolaire actuel bien avant de s’en prendre au pays.
    – avant de penser devenir un pays il faudrait pouvoir être capable de construire un hôpital en moins de 20 ans. C’est un indicateur je trouve.

  55. Le gouvernement fédéraliste de cette époque est arrivé juste après la démission de Lévesque, qui je suppose était assez déstabilisant. Bourassa était un fédéraliste nationaliste convaincant, ce qui explique sûrement que plusieurs souverainistes aient voté pour lui. Maintenant, ils n’ont pas voté pour Charlottetown et Lac Meech, justement en partie parce qu’ils n’étaient probablement pas d’accord avec le repatatriement de 1982.

  56. La loi 101 existe, mais seulement au primaire et au secondaire. Dès qu’ils en ont l’occasion, les immigrants vont au cégep en anglais ou travaillent dans des milieux exclusivement anglophones. Je le sais parce que je travaille avec ces jeunes qui disent ouvertement qu’ils n’attendent que de passer leur secondaire 5 pour aller à Vanier ou à Dawson. Le problème vient de la volonté de parler français. On peut les olbiger tant qu’on veut, tant qu’ils ne désirent pas adopter le français, ils ne le font pas. En établissant clairement que le Québec est un PAYS, on établit aussi que c’est un pays FRANCOPHONE, ce qui ne laisse pas place à la tergiversation; quand un immigrant s’installe en France, par exemple, il s’attend à devoir parler français. Ici, ça demeure une simple option, à la limite du désagrément temporaire.

  57. J.: Les immigrants sont une mauvaise cible. Je ne veux pas saouler personne avec des statistiques, mais j’utiliserai un ou deux chiffres (de StatCan) pour prouver mon point.

    De tous les allophones au Québec (immigrants comme non-immigrants):
    – 55% (grand-maman Wong dans son 1-et-demi du quartier chinois, grand-papa Giovani dans le quartier italien, ceux qui viennent tout juste d’arriver, etc) parlent une autre langue que le français ou l’anglais.
    – 24% (et à la hausse) parlent français.
    – 21% (et à la baisse) parlent anglais.

    Du 55% initial, ceux qui décident de transférer vont le faire:
    – 51% vers le français
    – 49% vers l’anglais

    Cela dit, la raison pour laquelle le français est passé sous la barre des 80% dans la province vient de deux facteurs: l’arrivée de plus en plus d’immigrants (et on vient de voir qu’à la longue c’est profitable au français), mais surtout beaucoup moins de départs d’anglophones de souche. Donc est-ce qu’il y a des gens qui ne veulent rien savoir du français ? Certainement. Mais ils ne sont pas une menace pour la langue. Même que très souvent les empêcheurs de tourner en rond dans le système scolaire sont des bonnes vieilles familles québécoises de souche qui veulent envoyer leurs enfants dans le système anglais. Et tout ça c’est par une réforme générale du système scolaire qu’on règle le problème. Pas par un pays. L’opinion de Jean-François Lisée selon laquelle toutes les écoles devraient être sous le même régime, avec 75% du programme en français et 25% en anglais est fort intéressante.

  58. Ces statistiques sur le langue, je les trouve un peu mal adaptées. Je veux dire, on parle de langue maternelle. Non, il faut parler de langue d’usage à la maison, au travail, etc.

    La langue maternelle, ce n’est que la théorie quand on parle des immigrants.

  59. C’est mon erreur (j’aurais fait un mauvais statisticien): je n’ai pas précisé que ces statistiques sont celles de la langue principalement parlée à la maison. Pour le travail c’est une autre question.

    Compte tenu que parler anglais à la maison et au travail est le pire mais inévitable pour certains cas, et français à la maison et au travail est utopique pour toute la population québécoise (nous n’irons quand même pas dans le 1-et-demi de grand-maman Wong pour lui dire « bon ben là vous ! vous allez parler français maintenant ! », qu’est-ce qui est mieux pour ceux qui restent:

    – parler en français à la maison et une autre langue (anglais sûrement) au travail;
    – parler en anglais à la maison et une autre langue (français idéalement) au travail ?

    Pour le tissu social du Québec, le premier choix est le meilleur. Et c’est ce qui s’installe tranquillement. Les immigrants n’ont donc rien à voir, globalement dans la province, avec les problèmes du français et vouloir un pays pour les « contrôler » est un mauvais argument.

  60. Toutes les réponses sont techniques et aucune ne parle d’identité. Personne n’a parlé de son identité canadienne. Intéressant

  61. Pour le gars de Québec qui trouve que ses Nordiques sont plus importants qu’un Québec indépendant… Peut-être que je vais être trop occupé pour payer mes impôts ? Pourquoi payer le gros Couillard quand pour lui le patriotisme est une vilaine chose ? Il n’y a qu’à abolir sont poste … La nation québécoise deviendra un département administré par Harper. Et un salaire de moins !

  62. Premièrement, merci!

    C’est la première fois que je vois un débat relativement posé et ouvert sur l’indépendance du Québec. Je viens de lire  » The French Canadians » de Mason Wade et je constate l’énorme éffort qu’il a fallu au québécois pour réclamer leur droits dans ce mariage forcé.

    Je me demande si je suis independentiste ou pas… J’ai beau peser les pours et les contres je n’arrive pas à me faire une tête. Je sais qu’on partage beaucoup de chose avec le canada anglais. Je me rend compte à la fin que malgré

    – que le mot  » Canadiens » était désigner pour représenter les colons francais, que le drapeau canadien à été fait par un québécois

    – que le  » Oh Canada » à été écrit par un québécois au départ pour représenter la fierté des canadiens francais…

    Malgré toute cette histoire commune, magré que j’ai vécu au Canada anglais je ne me sens pas Canadien…

    Pour les fédéralistes, expliquez-moi, comment avez-vous eu cette révélation que vous étiez canadiens?

  63. C’est parce que mon coeur est canadien. Je ne peux pas concevoir l’idée de vivre dans un pseudo-pays remplis de machos séparatistes chialeux qui critiquent les immigrés pis les anglophones. De toute manière, si le Québec se sépare, je sacre mon camp en Acadie. Comme on dit au Canada anglais, that’s it that’s all!

  64. C’est bien connu que les Canadiens sont meilleurs que les Québécois. Ils ne chialent pas contre les immigrés. Ils ne sont pas machos. Ils acceptent et sont ouverts aux autres cultures. Bon, c’est sûr que si des Québécois aimeraient faire un pays pour permettre à leur culture de survivre, on les traiterait de tous les noms, mais si on exclue ce genre de petit détail anodin, les Canadiens/fédéralistes sont beaucoup plus ouverts.

  65. Mais vous n’avez pas compris! Notre culture n’est pas menacée par la culture canadienne-anglaise, mais bien par la culture américaine! Je vous rappelle que c’est un phénomène mondial qui n’a jamais conduit à la sécession d’un pays…

  66. C’est vous qui n’avez pas compris. Notre culture est menacée par la culture américaine ET le Québec a quand même besoin d’être un pays pour mieux défendre sa culture. Mais en vous lisant, j’ai plus l’impression que ce serait juste une bonne chose que la culture québécoise disparaisse. Notre nation de machos chialeux. :) Il vaut mieux laisser la place aux valeureux Canadiens + Américains.

  67. Nonobstant ce débat sur la souveraineté, je dois mentionner que je suis un sévère anticapitaliste. C’est donc normal que je m’oppose à la suprématie des États-Unis et de leur pseudo-culture.

    Par contre, cette image de machos chialeux doit effectivement disparaitre, quitte à détruire la soi-disant «âme d’un peuple»… Ce type de Québécois doit disparaite au profit du Québécois-Canadien qui est tolérant, progressiste et ouvert aux cultures des immigrants.

    Le Québec a avantage à ester dans cette grande nation forte et Unie. Où aurions-nous si nous étions indépendants? Nous serions en train d’errer sur la scène internationale et de crouler sous le poids de la dette croissante, entre deux canettes de Coors.

    Ceci étant, vive el’Quabec pays criss! (Sarcastique)

  68. eheh mais cette image est dans ta tête. Tout ce que tu dis repose sur tes impressions. Le Canada n’est pas le sauveur du Québec. Le Canada a mis au pouvoir Harper pendant une éternité. Le problème du Québec, c’est son insécurité qui provoque chez certains de la xénophobie (ce qui est poche) et chez d’autre (comme toi) du Québec/self bashing.

  69. Peu importe si le Québec se sépare ou non, ça ne changera rien au fait que tous les Canadiens sont maintenant les esclaves des industries américaines.

    Et je te signale que de présenter ma province sous son vrai visage, ce n’est pas vraiment du Quebec bashing… Il faut rester prudents avec ce terme, surtout qu’aujourd’hui les seuls Canadiens qui font du Quebec bashing sont les rednecks du Parti saskatchewanais.

    De toute façon, c’est un enjeu révolu. La prochaine génération d’électeurs est clairement fédéraliste. À quoi ça servirait d’effectuer une sécession pour les vieux, à l’image du Brexit au Royaume-Uni? Là-bas, les jeunes ont voté pour continuer dans l’Union européenne. Et nous, nous allons continuer dans le Canada.

    Par contre, j’aimerais rappeler que généralement, les régions/provinces qui veulent se séparer ont de bonnes raisons de vouloir le faire ; le Kurdistan en Turquie, le Pays basque en Espagne, le Tibet en Chine… Les Kurdes, les Basques et les Tibétains sont violemment opprimés. Ce que je trouve bizarre, c’est qu’au Canada on a la chance de vivre dans le pays où les conditions de vie sont les meilleures, et pourtant, il y a des Québécois qui veulent aller se fonder un «pays» à partir du néant.

    De toute manière, si on se sépare, on va être obligé d’aller quêter des milliards à Ottawa. Penses-tu qu’ils vont accepter de renflouer les coffres vides de ceux qui les ont effrontément quittés?

  70. Écoute, tu trouves le Québec poche, alors c’est normal que tu sois content de rester dans le Canada. Une chance que notre beau pays est là pour sauver notre province de bouette!

    Cela dit, même si les plus jeunes ne sont pas intéressés par le concept présentement, l’indépendance d’une nation ne sera jamais un truc révolu. Et c’est drôle parce que quand les jeunes étaient massivement pour la souveraineté, on disait qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent.

    La seule raison d’être contre sa propre indépendance, c’est par manque de confiance en soi. Et la confiance du Québec est à terre d’aplomb. Alors tu peux célébrer dans le réconfort du statu quo. Le pays est loin en bâtard.

  71. Techniquement, le Québec est déjà indépendant. Nous faisons nos lois, nos impôts et nous gérons nos relations internationales. Sauf que la présence du gouvernement fédéral nous garde en sécurité afin de ne pas partir vers l’inexistant (???).

    Et les francophones Québécois moyens ne représentent que 80% de la population. Que fais-tu du 20% d’immigrants, d’anglophones et d’Autochtones?

    Rappelons qu’être souverainiste signifie être anti-Premières Nations. Durant le référendum de 1995, les Cris et les Inuits ont voté à 95% pour le Non. Ils sont tous allés voter en pleine période de chasse à l’oie!

    De toute manière, le seul espoir de la souveraineté est le PQ vu que le Bloc ne sert à rien. D’ailleurs, le PQ ne retournera pas au pouvoir de sitôt, ce qui signifie qu’il n’y aura pas de référendum et que (youpi!) nous ne nous ferons pas casser les oreilles pendant des années avec des niaiseries identitaires.

  72. Ah ok, je suis allé voir qu’est-ce que ça signifie. Même si je suis né durant le millénaire actuel, je suis resté ancré dans les années 40 pour ce qui est des nouvelles expressions… mais pas pour ma mentalité progressiste et écosocialiste.

    Non, je n’essaie pas de soulever des questions délicates afin de malmener un débat. J’expose seulement la vérité crue aux yeux aveugles de tous ces souverainistes.

  73. Bon, tout ça pour dire que la souveraineté est chose du passé, et que nous, Canadiens français, pouvons construire la nation québécoise ou sein d’un Canada fort, libre et indépendant.

    Ça aussi c’est des concepts et idéaux qui ne s’oublient pas.

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