À côté de la vie
J’ai passé un peu d’après-midi dans un parc pour écrire ma chronique. Autour de moi, j’ai aperçu deux jeunes amoureux qui jouaient aux échecs. La fille était particulièrement belle et cernée. Un face à l’autre, séparés par le jeu, ils avaient la tête accotée une contre l’autre. Ça sonne pas confo dit comme ça mais c’était cute et ils avaient l’air bien. Une belle image. Face à moi, deux couples jouaient à la pétanque en double-date. C’est là que j’ai remarqué une tendance dans ce parc. Les gars étaient tous grands, tous minces, tous avec un accent français. Tout le monde était accompagné sauf moi (et le hobo anglo qui pue). Tout le monde trainait soit un chien, deux chiens ou un bébé. Moi, tout ce que j’avais, c’est un cahier pour prendre des notes. Je me suis dit : ça doit être comme ça que ça commence. Ça doit être comme ça qu’on finit par nourir les pigeons.
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Je sais que ce n’est pas un post particulièrement joyeux, mais je le trouve particulièrement très beau …
vegekat / 04-07-2010 / 20:20
“… ça doit être comme ça que ça commence. Ça doit être comme ça qu’on finit par nourrir les pigeons.”
Quelle image forte; à la fois violente et perturbante. La solitude. Il y a celle qu’on choisit et celle qui s’impose et pèse. Dans les deux cas, elle effraie.
Ce post me laisse perplexe. Quelques-uns des derniers aussi. C’est tout sombre…
so... / 04-07-2010 / 22:04
Bien joli mot.
Je verrais bien ce court extrait en narration dans un film français.
Léa / 04-07-2010 / 23:46
Comme disait ma grand-mère, “mais qu’est-ce qui te dit qu’ils sont vraiment heureux”? :D
derteilzeitberliner / 05-07-2010 / 0:15
Émouvante la mélancolie de ton texte. La fin surprend par sa beauté sombre.
Sans mot.
CAtharsis / 05-07-2010 / 9:57
Change de parc! Tout le monde n’est pas heureux partout…
JeSsiCa / 05-07-2010 / 10:04
Tellement pas à côté…
Dom / 06-07-2010 / 8:01