Pour mes 3-4 chialeux habituels
Ce sera pas super clair, je suis pressé.
La dernière chose qu’on me reproche sur le blogue (par les mêmes chialeux qui cherchent désespérément à me prendre en défaut), c’est d’utiliser des mots en anglais. Il parait que ça ne fitte pas avec ma vision de « souverainiste de gauche ».
Ce n’est pas rare qu’un gars de gauche ait plus de contraintes qu’un gars de droite. On a souvent reproché à Michael Moore de faire du cash. C’était pas cohérent avec ses valeurs de gauche, il parait. S’il voulait plus de justice social, il n’avait qu’à donner ses millions aux autres.
Je trouve ça profondément stupide.
Mais bon, l’utilisation de l’anglais dans mes textes fait souvent jaser. Une fois par deux mois sur twitter ou sous une chronique Nightlife, j’ai un fanatique de la langue française qui vient me faire la leçon pour que je choisisse une langue.
« Parle juste en anglais tant qu’à y’être! »
« C’est pas avec toi qu’on va faire un pays! »
« Si tu veux sauver la langue, faut parler un excellent français! »
Je suis en désaccord avec les trois phrases. En fait, je trouve que les trois phrases nuisent au combat.
Il y a une contradiction très forte chez les Québécois. D’un côté, on est contre l’excellence. Si t’es riche, ou que t’es intello ou que tu parles français impeccable avec des grands mots, la masse va t’haïr. Au Québec, il ne faut pas se penser meilleur que les autres sinon tu vas en manger de la marde.
En même temps, les Québécois pensent que pour être un pays souverain, il faut être meilleur que les autres. Il faut que chaque habitant parle déjà un très bon français, que le pays sois clairé de dettes et que chaque citoyen connaisse son histoire par coeur. Un paquet de critères qui est très loin d’être respecté chez les autres pays. Mais ici, on pense qu’il faut “mériter” notre pays et que les critères doivent être supra élevés.
Né pour un petit pain, c’est ça la vraie devise du Québec.
Une chummey bloguait cette semaine qu’un de ses amis ne connaissait pas Michel Tremblay et fêtait fort la St-Jean. C’était incohérent à son avis. Tu ne peux pas fêter fièrement ta patrie si tu ne la connais pas. Est-ce que j’ai besoin de mettre en exemple les Américains hyper patriotiques qui ne connaissent probablement aucun des grands auteurs américains.
C’est n’importe quoi.
Pour revenir à la langue. Sur le blogue, j’essaie d’écrire comme je parle. Quand j’écris sur Nightlife, un médium bilingue, je m’en permets plus. Dans mon texte « What’s in it for me? », je m’en suis permis plus parce que le titre était en anglais et que la question est en anglais. Je trouvais que ça donnait une couleur au texte. C’était une question de style.
Martin le commenteux (il y en a 2, c’est celui qui chiale tout le temps) dit que c’est pour être « cool ». Évidemment, il dit ça péjorativement, mais qui ne parle pas pour être cool? Qui n’essaie pas d’être punché dans ses propos? Qui me reproche d’écrire pour être cool lorsque j’utilise des images qui frappent? Il n’y a rien de mal à écrire de façon « cool ». L’anglais domine en partie parce que c’est une langue cool.
(Cool étant un mot anglais, d’ailleurs. )
Ma vision à moi ressemble au texte de Loco Locass que j’ai posté plus tôt cette semaine. Ou plutôt, à l’interprétation que j’en fais.
j’parle, j’parle du mal qui nous habite
j’parle mal mais j’en parle pis j’m’en crisse
des castratrices qui lisent la grammaire
grévisse comme un bréviaire
la seule faute icitte c’est de s’taireti-cul, s’tu clair ?
Pour moi, c’est tellement un message que je voulais entendre depuis longtemps. La seule faute icitte, c’est de se taire. Il faut que tu PARLES! T’es mieux de mal parler que de ne pas parler pantoute. Arrête d’écouter tous ces bien-pensants qui essaient d’élever le niveau en reprenant avec condescendance tous ceux qui parlent moins bien qu’eux.
Combien de fois on m’a dit de juste parler en anglais tant qu’à y’être. C’est comme ça qu’on veut sauver la langue? En repoussant le monde vers l’anglais? Voyons donc.
À mon avis, même si ça part de bonnes intentions, c’est juste négatif. Tu ne sauves pas une langue comme ça. Ça fait juste que la personne va se retenir d’écrire. Elle va être tanné de se faire traiter de pas bon et n’osera plus écrire. L’écriture va devenir une expérience humiliante au lieu d’un moyen d’expression cool où tu peux exprimer ce qui te tente. Au contraire, il faut être inclusif.
Encore une fois, on essaie de s’imposer des standards que les anglos ne s’imposeraient jamais.
On va sauver la langue avec l’indépendance. Si la langue a une chance de survivre, c’est comme ça. Avec le français comme seule langue officielle, le français a une chance. Compter sur chaque individu, c’est une utopie. C’est comme ne pas avoir de lois et compter sur la bonne foi de tout le monde.
Le problème, ce n’est pas le nombre de mots en anglais utilisé par les francophones. Le problème, c’est qu’on commence à manquer de gens dont la langue principale, celle à la maison, est le français. C’est ce nombre critique-là qu’il faut conserver au-dessus du nombre critique.
L’important en attendant, c’est de l’utiliser notre langue. La garder vivante. Pas besoin d’être parfaite ou pure. Juste la garder musclé et active.
(Tu vois Martin, je donne une image sexuelle pour être cool.)
Dans mon cas à moi, je crée plus de contenu francophone que n’importe quel chialeux qui vient ici pour me faire des reproches. Chaque fois que j’écris un texte où je parle mal, ça accote les 1000 personnes qui se taisent.
Donc arrêtez don’ de faire chier le peuple. Si vous voulez sincèrement améliorer la situation du français en général ou rehausser le niveau de la langue, il y a plein de façons pas mal plus productives de le faire. Et ça commence avec un meilleur système d’éducation.
tchendoh / lien / Tweeter / 26 commentaires






Es-tu sérieux Tchen?
Tu as du monde qui te chialent dessus?
Gral / 29-06-2012 / 11:11
eheh check les commentaires, c’est très fréquent.
Sur mes chroniques de cul sur Nightlife, j’ai répondu à un gars : « T’aimes pas ça avec deux langues en même temps? ;) »
tchendoh / 29-06-2012 / 11:14
Faire du “cash”? Comme si l’argent devait nécessairement être anglais.
Porteur d’eau, va!
Loupdogg / 29-06-2012 / 11:21
ehehe tellement colonisé, je suis.
tchendoh / 29-06-2012 / 11:23
Un loi ou un pays c’est pas suffisant pour sauver une langue. Si les gens aiment pas leur langue il ne la sauveront pas. Ils vont trouver plus “punché” (LOL) d’utiliser
des expressions en anglais. Quant c’est rendu qu’on se trouve plus “convaincant”
d’utiliser des expressions anglaise c’est qu’on est pas convaincue de sa propre langue.
C’est juste que tu donne pas le bon exemple du bon utilisation de la langue française, toi qui arrête pas de parler de combattre le dédrochage scolaire. On te demande pas d’écrire en snob comme Alexandre Jardin mais pas comme Elvis Gratton.
Le nationalisme ça commence par la protection de la langue et la parler comme du monde. Pas besoin de parler en cul-de-poule comme Edgar Fruitier non plus. Oui tu a le droit d’écrire comme tu parle mais laisse moi te dire que tu est assimilé et que le pire est que tu t’en rend même pas compte.
Si on ne se met tous à parler français comme les gens dans les bayous en Louisiane
on est cuit comme culture. Pi en plus tu est écrivain, non excuse moi, je vais utiliser le mot juste, tu es “writer”.
Juste le fait que tu écris le mot écrivain en anglais ça part mal je trouve. Tu peux être un patriote québécois quant même mais si un jour tu as des enfants je ne crois pas qu’il risque de parler français longtemps sous ton influence.
Tu le fais sans t’en apercevoir, c’est ça l’assimilation.
Si tu écris ton français comme de la merde tu en aura jamais des contrats de TV francophone.
Je pense pas qu’un réseau de télévision va passer en ondes un emmission ou tu parle
“franglais” la moitié du temps. Mais je sais pas, tu fais peut-être plus attention pour tes textes professionnels.
La dernière personne que j’ai vu parler comme toi est Douglas Coco Léopol un genre de potineux de TV dans les années 1980, mais c’était les années 1980 et il parlait du Jet Set. Mais il avait une excuse, c’était un anglophone et connaissait peu le français.
“On va sauver la langue avec l’indépendance.” L’indépendance ne mettra pas le Parti Libéral
hors-la-loi, il va continuer d’exister et son projet politique est toujours l’appartenance au Canada et la protection de la minorité anglophone. Je suppose que si on a fait des défussions de villes (à cause des fusions forcées imposées par le PQ) on peut aussi se “déindépendanciser”.
La grosse erreur des péquistes est de croire l’indépendance irreversible. Je pense que tant que le PLQ va exister il luttera pour l’appartenance au Canada. C’est une lubie l’indépendance. Les régions anglophones du Québec l’on déjà dit qu’elle ferait secession avec le Québec. Ça arrivera jamais l’indépendance c’est un rêve que propose le PQ pour s’attirer du vote. Ça ferait éclater le Canada et je ne pense pas que nos voisins du sud laisserait faire le Canada se désagréger. J’aimerais ça que ce soit possible mais il y a des grosses forces qui sont ça. Les USA ont brasser de la marde pour déstabiliser des indépendances qui ne faisait pas leur affaire ils ne feront pas d’exception avec nous.
pierrot / 29-06-2012 / 13:10
C’est la nature humaine d’être chialeux. Toujours vouloir plus. Faut juste trouver le chialeux qui noux convient.
RedBee / 29-06-2012 / 14:25
Pierrot qui chiale sur la qualite du francais des autres, ton commentaire est bourre de fautes (desolee pour les accents)
isabelle 13 / 29-06-2012 / 14:48
Perso, je comprend Tchendoh.
Il y a des expressions anglaises qui peuvent représenter plus fidèlement ce qu’on veut transmettre comme message. Souvent, c’est des expressions qui n’ont pas d’équivalent en français, ou qui n’auront pas le même impact en français.
Redge / 29-06-2012 / 15:25
J’ai garriché ça d’une claque mon texte. C’est pas grave les fautes Isabelle c’est Loco Locass qui l’a dit alors ça doit être vrai. Au moins c’est des fautes de français.
Tchendoh est une éponge de la langue anglaise qu’il vienne pas dire le contraire. C’est ça être assimilé.
pierrot / 29-06-2012 / 17:11
pierrot, je suis une éponge d’expression parisienne aussi. Ça veut dire quoi?
tchendoh / 29-06-2012 / 17:12
C’est fou le nombre de conneries qu’on peut dire sur mon compte juste parce que j’ai un blogue public. Ça fait 8 ans que j’ai ce blogue mais ça me surprend tout le temps.
Trop caves pour réaliser qu’ils sont caves.
tchendoh / 29-06-2012 / 17:13
Je vois pas des expressions de France souvent sur ton blog, donc tu n’est pas un éponge parisienne. Si tu utilerais des mots comme “taf”, “meuf”, “Bauf” “caisse”, personne ne comprendrait. En France malgré qu’il soit 40 millions eux aussi leur langue s’en va chez le diable. Quant c’est rendu qu’ils utilisent le Verlan (ex: “Meuf”) popularisé au début par des rappers qui savaient pas écrire les mêmes mots à l’endroit, alors ils ont inversé les mots mais avec des fautes. En France aussi ils utilsent le langage sms genre “il fo kil len soi insi”. Je lis ça des fois sur des forums français et je capote.
Tout ça pour dire que c’est bien beau la souveraineté mais qu’est-ce qu’on veux sauver au juste? La langue? Qu’est-ce qui nous diférencie vraiment du reste du Canada? On est plus en 1760. L’anglo de C-B vit plus ou moins comme moi, mange la même bouffe, regarde les mêmes programmes de TV (mais en anglais). A part la langue il y rien de bien différent. Il y a le culte de la monarchie mais je connais des francophones qui trippe encore plus sur la Reine que certains anglos. La Loi 101 c’est pas juste un caprice, c’est pour faire en sorte que les gens continuent d’appeler des chaussures des “chassures” et non pas des “shoes”. L’assimilation c’est insidueux. Ça commence par changer les noms des choses en anglais et l’acceptation de ça suit. Si tu voterais Libéral j’aurais même pas écrit tout ce texte là, car là je me serais dis que tu t’en balance de de la Loi 101, par contre j’ai trouvé intriguant qu’une personne qui nous suggère de voter nationaliste (Option Nationale ou PQ) massacre le français comme ça.
pierrot / 29-06-2012 / 19:51
“La dernière personne que j’ai vu parler comme toi est Douglas Coco Léopol un genre de potineux de TV dans les années 1980″ … J’pense qu’il est temps que tu sortes un peu de chez toi… J’dis ça demême
Missjulia / 29-06-2012 / 21:15
J’aimerais répéter ici ce que j’ai écrit sur l’autre billet de tchendoh :
Personne ne semble conscient du fait qu’une langue “pure”, ça n’existe pas. Que le français est une langue composée de mots “empruntés” à d’autres langues. Que d’admettre aujourd’hui ce qu’on appelle des “anglicisme” n’est pas plus mauvais pour la langue française que tous les autres mots qu’elle a intégrée au fil du temps. Si ces mots se faufilent au sein de notre vocabulaire, c’est qu’ils deviennent de plus en plus reconnus par tous, c’est que nous sommes capables de se faire comprendre avec ceux-ci, c’est qu’ils s’intégrent naturellement dans notre culture, qui côtoie beaucoup de musiques, films, téléséries anglophones.
Il était justifié pour les Québécois de l’époque d’avoir une peur maladive de “l’assimilation” puisque ceux-ci n’avaient pas besoin de parler en anglais et n’en connaissaient presque rien. Trop d’anglais rapidement pour eux aurait été catastrophique. Mais aujourd’hui? Si tu ne te débrouilles pas en anglais, tu sais que tu as un sérieux handicap.
Et le français que nous parlons au Québec en 2012 et vraiment très très différent du français que nos ancêtres parlaient en débarquant ici au 17ieme siècle. Quelle catastrophe!! Notre langue française a changé!! D’ailleurs, sommes-nous certains que nous parlons toujours français??
Finalement, soyez certains que la grande majorité des gens ignorent la signification de la moitié des mots du dictionnaire. Pouvons-nous déjà considérer que ces mots sont morts?
Une langue n’est-elle pas utile à se faire comprendre et à exprimer le plus clairement possible ce que nous voulons communiquer? Y compris l’émotion et le style? Devrait-on encourager l’utilisation de mots francophones obscurs au détriment de mots francisés même en étant conscient que cela affecte la compréghension du message que nous voulons transmettre? Tout cela pour la bonne conscience d’avoir utilisé des mots qui existent actuellement dans le dictionnaire? Et quand les anglicismes que nous avons omis d’utiliser seront admis, est-ce que là ce sera correct de les utiliser?
marc-olivier / 29-06-2012 / 21:31
100% d’accord Tchen
Les chialeux si vous êtes pas content lisez Réjean Tremblay….pis crissez lui patience
Stephane Gaudette / 30-06-2012 / 7:58
J’ai lu ça cette semaine, je trouvais ça intéressant : http://www.lapresse.ca/le-quotidien/opinions/editoriaux/201206/26/01-4538391-anglicisation-perfide.php
C’est facile de dire qu’utiliser des termes anglais va tuer la langue française. C’est un lien de cause à effet facile à établir, mais tellement boiteux. Décrisser des tournures de phrases, mal accorder ses verbes, dire des “je suis été” pis des “quand qu’on”, c’est pourtant français, mais si c’est comme ça qu’on fait survivre la langue, pitié, assimilez-moi.
Au moins quand tu pitch un mot anglais, t’es conscient que tu changes de langue, y’a pas d’erreur. La langue, c’est le vocabulaire, mais aussi la syntaxe et la grammaire. Quand tu détruis ta langue maternelle au quotidien, que tu as de la difficulté à faire passer clairement ton message de par ta difficulté à t’exprimer clairement, selon moi ça fait pas mal plus mal…
Les gens comprennent parfois mal toute la subtilité de transmettre à l’écrit ce que tu dirais à l’oral, le travail de style qui est fait pour que ton lecteur ait l’impression que t’es à côté en train de lui raconter quelque chose, pas qu’il est en train de le lire. C’est un style, au même titre que Michel Tremblay écrivait le joual, qui se parlait mais qui s’écrivait pas. Ben aujourd’hui notre joual, il est teinté d’anglais, parce que c’est ça la réalité d’aujourd’hui. C’est pas parce que je dis “cool”, “boss” pis “check” que je parle moins français. Les anglais disent bien “café latté”, “rendez-vous” pis “déjà vu”, crisse, pis personne là-bas s’insurge contre l’intégration du français dans leur langue.
Comme tu dis, l’important c’est de parler. Et idéalement qu’on te comprenne…
Audrey / 30-06-2012 / 8:08
je ne parle pas anglais mais je dis tjs super cool….
venuslovecam / 30-06-2012 / 10:25
Audrey on ne parle de quelques mots dans le cas de Tchendoh, on parle de phrase au complet en anglais. Relis son dernier paragraphe dans le billet qui a causé ma réaction. Ça peut arriver que j’en utilise des mots anglais par-ci par là. Mais j’en suis pas rendu à utiliser juste des adjectifs en anglais dans mes phrases. Si demain Foglia se met à écrire de même je vais lui écrire et lui demander ce qui ce passe, s’il pense qu’en mettant de l’anglais partout il veut être “in” ou “u.s.”. Tchendoh peut s’ouvrir un blog unilingue anglais ( je le lirais quant même) ou bien quelques fois poster des billets uniquement en anglais. C’est le mélange des 2 langues à outrance dans le même texte qui m’écoeure. On dirait que c’est écrit par Elvis Gratton.
pierrot / 30-06-2012 / 12:16
Je lis des livres en anglais puor mon boulot, je ne rejette pas l’amglais comme langue de travail ou d’affaire. Je ne suis pas un trippeux de la SSJB avec le drapeau des patriotes dans mon salon. Mal écrire sa langue c’est inexcusable, surtout pour un écrivain ou un writer, il faut penser à l’influence aussi qu’on a sur les autres. Je vois que plein de personnes ici sont d’accord avec Tchendoh, j’espère que vous vous considérez par “nationaliste” (“nationalist”?) parce que vous êtes en train d’assassiner votre propre langue.
pierrot / 30-06-2012 / 12:21
Ciboulot. C’t'épeurant votre affaire.
Vous croyez vraiment vraiment que parler anglais de temps en temps va tuer la langue française?
Ce qui tue la langue française, c’est qu’il y ait des tas de gens unilingues anglophones au Québec et qu’on leur demande même pas de parler français.
J’entendais Anne-Marie Withenshaw parler de son bilinguisme à la télé cette semaine, elle avait une belle façon d’aborder la question. Elle disait que sa personnalité changeait selon la langue avec laquelle elle parlait. L’anglais, lorsque utilisé dans un certain contexte à travers un texte français, amène quelque chose de différent, un impact différent, une portée différente que le français n’apporterait pas.
Ce qui fait de nous un peuple si différent du reste des Canadiens, c’est justement la présence de l’anglais. Ce qui nous fait autant apprécier notre langue et la chérir autant, c’est justement à cause de la présence de l’anglais.
Ne pas utiliser l’anglais au Québec ne le fera pas mourir, tsé. Et ne fera pas nécessairement survivre le français non plus. Prônez donc l’apprentissage du BON français au lieu de diaboliser l’anglais, crisse. L’enjeu est pas mal plus là. À quoi bon faire survivre le français si c’est pour le parler mal?
Audrey / 30-06-2012 / 12:57
Bonjour Tchendoh, juste rectifier que je n’ai pas écrit que tu utilisais l’anglais pour te rendre cool. Je pense que tu me confonds avec un autre. Mon seul commentaire sur l’autre texte mentionnait que le débat ne volait pas très haut. En lisant ta réponse, j’ai compris que tu n’as pas toujours envie d’argumenter ici et tu as tout à fait raison! Donc celui qui t’accuse de vouloir être cool en utilisant l’anglais, c’est pas moi!
Philtre / 01-07-2012 / 9:52
philtre, t’as raison! J’étais surpris que tu dises ça d’ailleurs. Finalement, c’est Martin le chialeux habituel. Ça fitte plus. Désolé! J’ai corrigé ça.
tchendoh / 01-07-2012 / 9:58
“Tu vois Philtre, je donne une image sexuelle pour être cool.”
Mon pseudo te reviens pas ;).
Philippe pour les intimes :)
Philtre / 01-07-2012 / 10:14
philtre, eheh je trouvais tellement le commentaire stupide.
tchendoh / 01-07-2012 / 10:16
Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire de Marc-Olivier. Le français est une langue qui change constamment, ça a toujours été ainsi et ça le sera toujours. À l’origine il y avait le latin, qui au cours de l’histoire s’est transformé en différentes langues. De par les guerres et occupations du territoire par les peuples conquérants. La langue s’est tour à tour enrichie du vocabulaire des nouveaux occupants et aussi de par l’ajouts de termes des nations voisines. Certains mots ont disparus, d’autres étaient propres à certaines régions de la France. Ce n’est en fait qu’apres la Révolution française que le français tel que nous le connaissons à commencé à s’étendre sur tout le territoire de la France suite à la démocratisation de l’éducation. Ça ne fait donc même pas 300 ans que la langue telle que nous la connaissons s’est répandue dans l’ensemble de la francophonie… Et encore! Le français parlé ailleurs dans le monde à ses particularités à l’instar du français Québécois. Bref, on pourrait débattre encore et encore, reste qu’une langue est un outil de communication qui est en constante évolution suivant les besoins de ceux qui la parlent et l’écrivent. Tchendoh ne commet donc aucun crime à insérer ici et là des expressions anglaises, si c’est sa façon à lui de livrer son message. Au diable les puritains!
Un livre très intéressant sur le sujet: “Histoire de la langue française” de Mireille Huchon, dispo en Livre de poche, explique de manière très efficace comment la langue s’est construite au fil du temps et pourrait aider les plus réfractaires d’entre vous a changer leur fusil d’épaule.
(pas la peine de souligner mes fautes de frappe, je rock pas encore assez sur un i-pod)
Véronique / 01-07-2012 / 15:18
Personnellement, si j’ai accroché à ce blogue, c’est parce que je me reconnais autant dans la façon d’écrire du writer que dans son propos. Les deux sont importants.
Je suis d’accord avec Audrey. Pour moi, le français mérite d’abord qu’on soit capable de construire des phrases structurées, cohérentes et autant que possible, sans faute. Après, si on sent que placer un mot anglais va donner plus de style, de PUNCH ou faire en sorte que les lecteurs se reconnaîtront davantage, je suis ben à l’aise avec ça.
Disons que je trouve beaucoup plus réjouissant de lire Tchendoh que Pierrot…
Le français, il faut d’abord le maîtriser… Après, on peut commencer à jouer avec sa langue.
christian / 03-07-2012 / 21:32