Histoires de vagins (on dit VULVE)

Je lisais cet article d’Anabelle Nicourd dans La Presse : Les nouveaux complexes du sexe

Ça fait plusieurs fois que je lis ce genre de texte sur la montée de la chirurgie de vulve. D’ailleurs, j’avais écrit une de mes meilleures chroniquesVDLP là-dessus  :

Victime de la porn : t’as un beau vagin

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C’est pas juste une plug gratuite, c’est pour dire que j’ai toujours eu plein d’empathie pour les gens qui sont complexés. Surtout de leur sexe. Tout ce qui empêche d’être bien dans sa sexualité, je trouve ça épouvantable.

Mais cette fois, en lisant le texte d’Anabelle Nicoud, il y a un truc qui m’a frappé. Oui, clairement, il y a une influence des usual suspects (la porn, Hollywood, les magazines, etc.), mais c’est fou combien il y a des parents qui sont non seulement poches, mais aussi très riches.

Je lisais toutes ces histoires de chirurgies super chers et je me disais « Quels histoires de bourges! »

Pas le problème qui est bourge, mais les solutions.

Ce n’est qu’une théorie, mais peut-être qu’un des facteurs qui explique cette hausse drastique de chirurgies, c’est qu’il y a de plus en plus de gens qui font assez d’argent pour se les offrir. Sérieusement, quel genre de salaire faut-il pour vouloir mettre 5000$ sur la vulve de son enfant de 12 ans? Et seulement pour ses propres goûts personnels de parent de marde!

C’est bien beau de dire qu’une ado est influencée par la méchante société, mais quand ta propre mère bitche sur ton sexe, c’est quoi tes chances de t’en sortir côté estime de soi? Ça m’enrage que des gens comme ça puissent avoir des enfants.

En plus, c’est tellement d’argent!

Quand j’avais 12 ans, mes dents croches étaient croches et la moitié de mes amis portaient des broches pour régler ça. Chez nous, c’était trop cher. Case closed. Et même si la société a les dents plus droites que jamais et que 99% du monde à la télé a une dentition parfaite, avec le temps, je me suis habitué à mes dents croches. (Ou je me suis trouvé d’autres complexes plus importants.)

Mais si j’étais super riche et que j’avais la possibilité de régler tout ça dans un après-midi, je le ferais sûrement.

Tout ça pour dire que si on opte de plus en plus pour la chirurgie, c’est peut-être pas tant parce qu’on devient de plus en plus superficiel, c’est peut-être juste qu’on a tellement d’argent qu’on est rendu à en mettre sur des trucs superficiels.

Sinon, les temps ne changent pas tant que ça. Du monde de 50 ans qui rêvent de ravoir leur corps de 25, ce n’est pas un phénomène nouveau. Ça existe depuis que l’humain arrive à vivre aussi vieux.

One thought to “Histoires de vagins (on dit VULVE)”

  1. L’idée que mon vagin aurait pu être l’objet de complexes ne m’avait jamais effleuré l’esprit avant de lire cet article. Et je dois avouer que j’ai trouvé cette idée bizarre. Il me semble que même le plus beau vagin au monde, avec la forme tant recherchée de l’abricot, aurait un petit quelque chose de laid. Parce que c’est pas apparu dans l’évolution pour être joli, mais bien pour être pratique (et plaisant). Enfin, l’idée de se faire égaliser les petites lèvres est peut-être nécessaire pour l’estime de soi de certaines, mais j’pense que ce qui serait mieux, c’est de juste apprendre à apprécier sa vulve. Elle est toute faite pour te faire plaisir. Remerciez-la au lieu de la charcuter.

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