Mes impressions sur la course du PQ

Même si c’est gênant d’être péquiste depuis cette histoire de charte ridicule, j’ai pris ma carte de membre du Parti Québécois il y a un mois et demi. La seule autre fois où j’avais pris une carte d’un parti, c’était pour Jean-Martin Aussant à Option Nationale.

J’ai choisi de suivre la course parce que je n’aimais pas la couverture médiatique. Dans la course précédente, on y allait toujours qu’avec l’angle PKP et maintenant, c’est juste l’angle que c’est plate (ils s’ennuient de PKP) ou de la chicane au PQ.

Pourtant, c’est une course à la chefferie. C’est normal que ça brasse un peu. C’est sûr que si t’es fédéraliste et/ou tanné d’entendre parler de souveraineté, la course du PQ va te taper sur les nerfs et tu vas juste répéter qu’ils sont déconnectés de la réalité.

Mais ces discussions sont inévitables.

Perso, j’étais enthousiaste sur cette course parce que les plus jeunes s’en mêlent enfin et Bernard Drainville qui a fait tellement de dommage au parti a enfin décidé de s’en aller. Il reste maintenant aux autres à se libérer de cette étiquette xénophobe que la charte aura laissé derrière elle.

J’étais très déçu que Véronique Hivon quitte la course parce qu’elle amenait quelque chose d’important au sein de cette course. Elle a le coeur à la bonne place et sa présence forçait tout le monde à se comporter un peu mieux.

Voici mon avis sur les quatre survivants :

Jean-François Lisée

Jean-François Lisée est le seul du groupe que je juge apte à affronter Philippe Couillard dans un débat. Il est d’une intelligence redoutable, mais crime qu’il a des défauts. Pas si étonnant qu’il ait été conseiller si longtemps. Il a un côté troll (un peu à la Gaétan Barrette) qui l’aide à ne pas prendre les débats de façon trop personnelle mais qui lui enlève aussi souvent de la hauteur. La hauteur qu’on aimerait retrouver chez un chef.

Martine Ouellet

Martine Ouellet est la seule du groupe pour qui je sais déjà que je ne voterai pas. Elle a beau être la candidate du référendum rapide, elle a un peu le même problème que Marois : elle manque gravement de charisme. Même avec ses meilleures lignes, sa livraison est toujours off.  Même si elle bouge les bras pour faire plus convaincante. Elle veut un pays maintenant, mais ce n’est pas quelqu’un avec qui on a le goût de prendre ce genre de risque-là.

Alexandre Cloutier

Cloutier semble se placer comme le Justin Trudeau des pauvres, mais il a souvent l’air encore plus suffisant que l’original. Ce n’est pas un mauvais candidat, mais j’ai toujours préféré les politiciens qui savaient où ils s’en allaient que les politiciens qui s’attendent à des réponses des militants. Des phrases comme « Je vais écouter les membres parce que c’est VOUS les meilleurs! », ça gagne des course à la chefferie, mais ça ne gagne rien d’autre. De toute façon, s’il y a du monde sur qui je ne baserais pas un programme politique ou un projet de pays, c’est bien la base la plus militante du PQ.

Je ne sais pas si cette course amènera du nouveau monde au PQ, et ça relève probablement du préjugé, mais mon impression des dernières années n’est pas très bonne. Les militants avec des idées plus à gauche sont partis chez Québec Solidaire, les militants avec des idées plus visionnaires sont allés à Option Nationale.

Qu’est-ce que ça laisse au PQ? Du monde qui trip Drainville, genre.

Pour revenir à Cloutier, il m’a vraiment dérangé en parlant constamment de viser le 50% ou le trois millions de Québécois nécessaires pour faire un pays. Comme leader d’un projet pareil, t’as besoin d’être vraiment plus rassembleur que ça. Même si tu peux la faire à 50% + 1, la souveraineté est un grand projet de société qui doit inclure tout le monde, pas quelque chose qu’une moitié de la population impose sur l’autre.

 

Paul St-Pierre Plamondon

PSPP est le seul du lot qui fait appel à mon intelligence et j’apprécie ça. Il amène un peu de ce qui manque depuis l’abandon de Véronique Hivon. Son manque d’expérience parait par moment, mais c’est mon candidat préféré à date. Pas que je pense qu’il ait une chance de gagner, mais je trouve que c’est le genre de candidature qu’il nous manque en politique. Du monde intelligent avec le coeur à la bonne place.

Cela dit, personne là-dedans n’a l’étoffe d’un Jean-Martin Aussant et une vision aussi claire d’un futur pays.

Et vous, qu’est-ce vous en pensez?

One thought to “Mes impressions sur la course du PQ”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *