Mes impressions sur la course du PQ, deuxième partie

Mon premier post sur la course date déjà de la mi-septembre. Après deux gros débats, il est temps de faire un suivi!

J’ai appris cette semaine qu’il faudra voter pour nos candidats préférés dans un ordre de 1 à 4. C’est très cool parce que ça permet d’être plus nuancé.

Ce que je sais déjà, c’est que c’est Paul St-Pierre Plamondon qui démontre le plus de hauteur et d’intelligence alors il se méritera mon premier choix. Je sais aussi que Martine Ouellet et son attitude de wannabe-présidente de secondaire 4 sera mon dernier.

Là où j’hésite, c’est entre la deuxième et troisième position. Et si on se fie aux sondages, c’est là que ça se joue.

Course au meilleur deuxième

Même s’il a été en tête et backé par l’establishment du parti depuis le début, Alexandre Cloutier connait une très mauvaise course. Il a eu l’air tanné, marabout et suffisant tout le long. Il ne présente aucune idée nouvelle. Il ne démontre aucune vision. Je ne sais pas si c’est moi qui avais trop d’attente, mais il semble juste être un politicien comme les autres.

Ce n’est pas qu’il soit mauvais. Il est juste si loin de l’excellence.

Sauf qu’en même temps, Jean-François Lisée devient de plus en plus facile à disqualifier chaque semaine. Il se faisait encore planter cet après-midi suite à d’autres propos sur l’immigration.

Bon, il faut savoir que si t’es au PQ, les accusations de racisme et de xénophobie vont rentrer au poste qu’elles soient méritées ou non. Il y a plein de fédéralistes qui n’arrivent pas à s’expliquer le concept d’indépendance autrement que par un gros trip raciste.

« Ce serait tellement plus simple si le Québec pouvait juste se laisser mourir et devenir une belle province anglophone comme les autres! » #ouvertsurlemonde

En fait, même si la loi 101 est reconnue aujourd’hui comme une loi extraordinaire, si le PQ la sortait aujourd’hui, on les traiterait sûrement de xénophobe et de ne pas être assez « ouvert sur le monde » et on leur suggérerait de laisser tomber ce maudit côté identitaire lassant.

Bref, quand des gens accusent des péquistes de racisme, c’est important de se méfier de la source. Mais même si je persiste à croire que Lisée n’est pas xénophobe et encore moins raciste, il joue beaucoup trop cette carte-là au cours de la course pour que ce soit innocent. Même si l’immigration était un réel problème, il n’a pas besoin d’en parler autant. Et s’il en parle autant, c’est clairement parce qu’il sait que plusieurs militants péquistes sont des épais rednecks et que ça lui gagne des votes.

En fait, la plupart de mes amis qui ont pris leur carte du PQ sont des fans de Lisée et ils arrivent tous à justifier les paroles de leur poulain en se disant qu’il dit juste ces trucs-là pour mettre les militants tatas de son bord. Et effectivement, je suis sûr que ça l’aide stratégiquement pour remporter la course, mais c’est aussi dommageable pour le parti. Et particulièrement pour l’indépendance.

Et moi, je n’ai aucune tolérance pour les politiciens qui nuisent à l’indépendance.

Qui sera meilleur avec une équipe?

Aussi, il ne faut pas oublier que tout ce monde-là finira par travailler ensemble, et je pense que Cloutier paraitra mieux quand il aura Lisée et PSPP de son bord pour lui amener un peu de contenu et des idées, tandis que Lisée ne sera jamais meilleur comme chef que ce qu’il démontre présentement en mode loose cannon. Même s’il est clairement le meilleur des quatre pour affronter Couillard lors d’une joute verbale, il dit juste trop de niaiseries pour ramener le PQ sur la map.

Donc si la tendance se maintient…

Mon vote devrait ressembler à :

#1 : Paul St-Pierre Plamondon
#2 : Alexandre Cloutier
#3 : Jean-François Lisée
#4 : Martine Ouellet

Et encore une fois, j’aimerais préciser que Jean-Martin Aussant serait 10 fois meilleur que n’importe qui dans cette course-là. En fait, la grande question que je me pose : qui de ces quatre candidats a le plus de chance de ramener Aussant au parti?

4 thoughts to “Mes impressions sur la course du PQ, deuxième partie”

  1. En fait, le PQ n’est pas le bon parti angélique que vous pensez…

    Il n’y a pas d’espoir pour un virage du PQ vers la justice sociale. Donc je soutiens Paul Saint-Pierre-Plamondon, le pelleteux de nuages. Mais je crois qu’il devrait plutôt se joindre à Québec Solidaire.

    J’en profite pour le die haut et fort : Je t’aime Canada!

  2. Hunter, c’était cool avec Auger, mais c’est lui qui s’est placé dans le trouble à la base, faque c’est tu si hot que ça? Là, il peut faire son smatte et gagner des échanges comme ça à un contre un, mais est-ce qu’on peut vraiment gagner contre les journalistes à long terme? Et dire que Parizeau était d’accord avec la charte au 3/4, c’est malhonnête. Parizeau disait que c’était cave de sortir une charte avant d’avoir un pays parce que tu laisses au fédéral et aux libéraux le beau rôle de défendre les minorités alors que le mouvement devrait être rassembleur et inclusif.

  3. « … est-ce qu’on peut vraiment gagner contre les journalistes à long terme? »

    Avec ce type de très mauvais journalisme orgueilleux, faudra. Un chef Péquiste doit être en mesure de faire face à bien pire. Un Canada au grand complet entre autre chose, mais si un jour la souveraineté nous frappe, il faudra être capable de japper à travers le monde entier aussi. Lisée assume beaucoup, même ses erreurs, il change aussi d’avis, il a la carapace dure et me semble le seul des 4 à être capable d’en découdre avec des gens plus opiniâtres. Et dans toutes les langues. Auger hier s’et campé dès le départ dans un orgueil déplacé qui laissait transparaître qu’il avait Lisée dans le cul avant même l’entrevue (le professionnalisme est alors parti aux chiottes) et qui a confirmé ce que Lisée avait prédit.

    Ce qui a placé Auger dans le rôle de Charlie Brown quand Lucy lui demande de frapper le ballon de football.

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