La nouvelle théorie – première partie

(Première partie de la série suivi)

Fin 2006

Il y a un peu plus de 10 ans, j’écrivais un texte très libérateur où j’expliquais que j’étais en dépression majeure. C’était libérateur parce que c’est freakant d’aller si mal sans savoir ce qui se passe.

Et j’allais vraiment mal. Je commençais à pleurer une demi-heure après m’être levé et ça continuait jusqu’à ce que j’aille me coucher. Je ne mangeais plus au point où j’avais perdu plus de trente livres en quelques semaines. C’était dû à pas mal de trucs. J’étais dans un métier que je n’aimais pas, ma vie amoureuse faisait du bungee et je n’avais pas de psy pour m’aider à gérer tout ça.

J’étais dans une vie que je n’aimais pas et j’étais très mal outillé pour gérer la situation. Même si j’avais toujours été assez réfractaire aux médicaments, j’ai commencé à prendre des antidépresseurs. Je voyais ça comme un genre de piton « pause ». J’allais prendre ces Effexor juste le temps de me revirer de bord.

En quelques mois, je me suis trouvé un psy, j’ai opté pour une carrière qui me passionne et le dommage de mes fucks amoureux s’est tranquillement estompé. Quand j’ai arrêté de pleurer, recommencé à manger et à prendre du mieux, j’ai rapidement voulu couper les antidépresseurs. Il faut dire que les Effexor ont des effets secondaires assez chiants. Déjà, tu dois éviter l’alcool vu que c’est un dépresseur, mais t’es assez zombie dans les débuts et ça te scrap une libido d’aplomb.

Quand ta libido fait moindrement partie de ton identité, c’est assez déstabilisant d’en perdre une partie. Tu te sens comme si tu n’étais plus toi. Et ça joue encore plus sur ton orgasmie, dans le sens où c’est vraiment plus tough d’atteindre l’orgasme. Ça peut paraître anodin de l’extérieur, mais tous ces petits trucs sont des rappels constants que tu n’es pas tout à fait comme tu devrais être. Il y a quelque chose qui affecte ton cerveau.

2007

Bref, avec mon doc du moment, j’ai décidé d’arrêter les antidépresseurs après huit mois. Autour de juin 2007. Je venais d’être accepté à l’École nationale de l’humour et j’espérais être à 100% pour l’entrée à l’automne.

L’année à l’ENH fut assez spéciale. Je venais de passer une année en dépression tout seul sur le chômage dans mon appart et je me suis ramassé avec plein de nouveaux amis passionnés et une structure qui me permettait de faire ce que j’aime à tous les jours. Mais est-ce que j’étais revenu comme avant? Ce n’était pas mon impression. Mais c’est difficile de savoir.

C’est de loin le truc qui m’enrage le plus avec la dépression : l’autoévaluation. On est toujours dans l’hypothétique. On te parle d’un possible problème de sérotonine. On te jase que ton cerveau a probablement de la misère à faire des petites connexions, mais il n’y a jamais de preuves concrètes. Ça ne parait pas dans un test de sang ou d’urine. Il n’y a pas de petit indicateur qui affiche que ton niveau de sérotonine est bas ou une petite lumière qui passe du rouge au vert lorsque t’es enfin rétabli.

On te demande juste à toi comment tu te sens, et c’est toujours à toi de répondre aux questions sur ton état. C’est à ton cerveau de te dire si ton cerveau est encore malade. On se fit à ton jugement à toi pour établir si ton jugement à toi est encore compromis.

Après plusieurs mois dans les bas-fonds, c’était facile de remarquer que j’allais mieux qu’avant, mais est-ce que j’étais revenu comme avant la dépression? Ce n’était pas l’impression que j’avais. Et cette année à l’ENH de 2007 à 2008, ç’a été ma meilleure depuis.

Tout au long de cette décennie, chez les psy et à certains amis proches, j’ai raconté combien j’avais l’impression de n’être jamais revenu comme avant. Comme si cette période noire m’avait arraché un 15 ou 20% à tout jamais.

J’ai passé la dernière décennie à faire des aller-retours entre « pas siiii pire » et suicidaire, et ce qui est fucké, c’est que plus que t’accumules des années comme ça, plus ça devient ton nouveau « normal ». Je suis devenu cette personne-là. En fait, j’ai un paquet d’amis qui ne connaissent que ce Eric-là. J’ai aussi eu l’impression de perdre quelques amis qui se sont tannés de cette version plus down et diminuée de moi.

Et pour ça, je blâmais les Effexor. C’est la théorie qui me faisait le plus de sens.

2014

À la fin 2014, avec une nouvelle jeune doc que j’aimais bien, j’ai décidé de redonner une chance aux antidépresseurs, mais encore là, il n’y avait aucune chance que je retourne sur les Effexor. On a donc opté pour le deuxième choix : le Wellbutrin. L’avantage du Wellbutrin, c’est que je n’avais pas d’effets secondaires. Le problème, c’est que je n’avais pas d’effet positif non plus. Ça n’avait juste aucun impact.

Après quelques mois, on a conclu avec ma doc que j’étais juste dans une situation de marde. Il faut avouer que la vie d’artiste amène en masse de stress. L’insécurité financière, ça pèse lourd et dans une situation aussi stressante mêlée avec autant d’isolement, la plupart des humains se ramasseraient dans un état dépressif.

C’était une théorie intéressante, mais ça me laissait quand même avec pas mal de questions :

  • Est-ce que j’irais mieux si ma vie allait mieux?
  • Si mes trucs se mettaient à bien aller, est-ce que je reviendrais enfin à 100%?
  • Est-ce que mon cerveau dépressif est ce qui m’empêche de faire ce que j’aurais besoin de faire pour mieux aller et me sortir de ce trou-là?

Et la dernière question a toujours la plus pesante depuis. Et passer dix années à ne pas savoir si ma vie va mal à cause de mon cerveau ou si mon cerveau va mal à cause de ma vie, ça vient qu’à faire beaucoup. Dix ans à se sentir off. Dix ans à ne jamais tomber amoureux. Dix ans à me dire que je ne ferais pas un bon parti anyway parce que je suis brisé.

En accumulant les épisodes dépressifs, on en vient croire qu’on ne s’en sortira juste jamais. Vivre une dépression, ça peut arriver à tout le monde, mais quand ça revient constamment sur une période de dix ans, ça arrête d’être juste une passe tough qui t’ajoute un peu de vécu et qui fera cool dans ta future biographie. Ça devient juste toi. Ta nouvelle réalité de marde que tu dois peut-être apprendre à accepter. De toute façon, est-ce que je suis vraiment à 75% ou si je ne fais qu’embellir un passé nostagilisé de moins en moins fiable? Peut-être que j’ai juste vieilli.

2016

Bref, j’ai continué à patauger en mode survie depuis ce temps-là, et ma fin 2016 s’est ramassée particulièrement sombre. Je n’élaborerai pas trop là-dessus, mais le 23 décembre au soir, je suis allé à l’hôpital avec une amie et on est tombé sur une doc d’expérience qui se trouve à être assez ferrée en maladie mentale et qui est arrivée avec une toute nouvelle théorie.

La nouvelle théorie, c’est que je n’aurais jamais assez bien traité ma première dépression d’il y a 10 ans. Alors que je blâmais les Effexor depuis ce temps-là, c’est possible que je ne sois justement pas resté assez longtemps sur ces Effexor. Assez longtemps pour donner une chance à mon cerveau de se rétablir. Si j’ai bien compris, c’est dans les trucs que la médecine semble avoir appris récemment. Il y a même une possibilité qu’en arrêtant le traitement trop tôt, je puisse avoir causé des dommages permanents. Genre, c’est possible que la dépression mal traitée puisse faire que mon cerveau se soit rodé comme ça et que je me sois ramassé avec une espèce de dépression chronique.

Encore une fois, on est dans le super hypothétique (qui m’énarve) et évidemment, l’idée que j’aie peut-être scrapé mon cerveau à jamais, ce n’est pas super cool à entendre, mais c’est vraiment le « worst-case scenerio » et encore une fois, il y a quelque chose de vraiment libérateur et qui fait du bien quand quelqu’un semble enfin avoir trouvé ton fuck.

Chose sûre, c’est la première explication en dix ans qui me fait du sens.

Bon, comme dans une joke cliché, la doc avait une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne est qu’Effexor produit maintenant une nouvelle sorte d’antidépresseur qui a des bonnes chances d’être meilleure pour moi. La mauvaise, c’est que cette sorte-là n’est pas encore couverte par le gouvernement et me reviendrait à plus de 100$ par mois. Et comme c’est impossible avec mon budget actuel, je me suis donc ramassé à recommencer les bons vieux Effexor poches.

(Elle n’aime pas que je les appelle comme ça.)

J’ai recommencé à les prendre le 24 décembre et j’ai augmenté la dose un peu en mode sprint. Comme je sais que les antidépresseurs prennent plusieurs semaines avant d’être efficaces et que j’avais un besoin urgent de pouvoir travailler, c’était important que ça se fasse vite. Comme personne n’engage grand monde durant le temps des fêtes anyway, je me suis dit que c’était le moment ou jamais pour être zombie et avoir les pupilles grosses comme des cinq cennes.

2017

J’ai commencé à mieux me sentir dès le début janvier, mais j’ai rapidement été rattrapé par mes problèmes d’argent. Je n’avais rien pour le loyer de janvier et même si je me sentais plus énergique et moins déprimé, la panique et l’anxiété étaient crissement intense. C’était frustrant de voir que même si j’allais mieux, le renfort allait peut-être être arrivé juste un peu trop tard.

Autour du 6 ou 7 janvier, j’ai fait un statut Facebook difficile sur l’ego où je demandais de l’aide, et même si ça donne toujours plusieurs malaises et que quelques personnes en profitent pour te faire la morale sans trop connaître ta situation, j’en ai reçu vraiment beaucoup, de l’aide. En fait, c’est fou toute l’aide que j’ai reçue au cours des dix dernières années. Je ne sais pas comment j’aurais pu avoir une chance de tougher sans.

Cette aide m’a permis de me ressortir un peu la tête de l’eau, et le hasard a fait que quelques jobines me sont tombées dessus dans la dernière semaine. En parallèle à tout ça, j’ai aussi une nouvelle psy avec laquelle je vois mes trucs d’un nouvel angle. J’ai aussi commencé à m’entrainer et surtout : j’avais le goût de commencer à m’entrainer. Bien sûr, ma vie est encore loin d’être parfaite, mais je me sens enfin redevenu productif, ce que je n’étais plus à la fin de 2016.

Assez productif pour me permettre d’écrire tout ça publiquement.

C’est que c’est toujours épeurant de raconter ce genre de truc publiquement. Il y a toujours le risque que ça puisse nuire à ma carrière. (Surtout dans un texte aussi mal écrit.) Qui veut engager un auteur qui est aussi souvent sur le bord de se noyer? Mais comme je disais, je vais mieux et j’irais encore mieux avec de nouvelles gigs cool. *wink wink* Mais surtout, je tenais à raconter tout ça parce que depuis 10 ans, j’ai plein de gens qui luttent avec la dépression qui m’ont écrit et demandé conseil.

Dans ces conseils-là, j’ai souvent été très dur avec les antidépresseurs parce que j’avais l’impression que ça m’avait scrapé. Et même si on n’en est pas encore certain (parce qu’on reste encore et toujours dans le crime d’hypothétique), la nouvelle théorie indiquerait quand même que je me serais complètement planté là-dessus.

Donc si ça peut aider quelqu’un d’autre à ne pas refaire les mêmes erreurs, c’est important pour moi de l’écrire. D’ailleurs, j’en profite pour préciser que je suis loin d’être un expert dans tout ça. Tout ce que je raconte n’est basé que sur mon expérience à moi et de ce que j’en ai compris avec quelques rendez-vous.

Je revois ma doc la semaine prochaine et j’ai encore plein de questions pour la suite. Et je profite de ce post déjà beaucoup trop long pour remercier encore une fois tout le monde qui m’a aidé à leur façon à travers tout ça. J’apprécie vraiment et j’espère juste pouvoir continuer à bâtir sur ce momentum-là.

9 thoughts to “La nouvelle théorie – première partie”

  1. Salut!

    Je te suis depuis vraiment longtemps, j’peux même pas dire ça fait combien d’années. Mais j’suis passée par là moi aussi, et j’y suis encore. On m’a dit la même chose qu’à toi. Probablement que j’ai pas toffé mon premier traitement assez longtemps vu ma zombitude, ce qui fait que j’ai passé les 15 dernières années à « être fatiguée » et vraiment décrissée.

    En 2016 j’ai pogné un psychiatre un peut trop zêlé qui m’a fait essayé une bonne dizaine de médicaments différents, ce qui m’a encore plus fait devenir croche. J’ai jamais autant rushé qu’en 2016…

    J’ai changé de psychiatre et je prend maintenant du Welbutrin. Ça changé ma vie, contrairement à l’Effexor qui me faisait dormir vraiment beaucoup.

    Je sais ce que c’est la dépression, je suis contente que tu ailles mieux, qu’on ailles mieux ;-)

    Lâche pas!

  2. Salut Eric,
    Je trouve ton texte vraiment touchant et ća aide à mieux comprendre la dépression , merci. En passant, 3e paragraphe après 2016 c’est entendre et non attendre que tu voulais écrire je crois.
    Merci pour la lecture, au plaisir de te lire bientôt.

  3. B’soir m’sieur Tchendoh ! (oui, je suis française, pour moi, c’est le soir :’)

    Je vais commencer par la phrase un peu clichée qu’on retrouve parfois dans certains commentaires : « ça fait longtemps que je te/vous suis, j’avais jamais rien commenté avant, mais là pouf… l’envie ».

    Déjà je sais jamais si on peut/doit tutoyer ou vouvoyer quelqu’un qu’on connait uniquement par écran interposé. C’est très bizarre ce truc. Certaines personnes déballent tellement de choses sur leur vie privée à travers leurs blogs qu’on a l’impression de les connaître presque intimement, & on se retrouve donc à vouloir les tutoyer naturellement. Cela dit, j’ai toujours peur que ça puisse agacer, puisqu’évidemment, irl, on ne se connait absolument pas.

    Bref, j’vais p’tete faire un mélange des deux, au moins ça changera \o/

    Je sais pas bien pourquoi j’ai eu envie de vous écrire en fait. Je sais juste que je suis toujours touchée quand je vois un être humain livrer publiquement certaines fragilités. Ça demande une certaine dose de courage. Même si curieusement, c’est souvent moins compliqué de se livrer de manière très intime à des milliers d’inconnus plutôt qu’à ses proches.

    Je te ‘connais’ depuis quelques années, via les chroniques de Victime de la Porn, que je trouvais juste profondément géniales. Drôles, percutantes, justes… bon ok parfois je comprenais pas tout parfaitement, à cause de toutes ces expressions cheloues qu’en France on utilise pas :’) Mais je captais l’essentiel, c’était le principal ! Je me souviens aussi avoir fait un jour un genre de test de compatibilité sexuel que t’avais mis sur ton site je crois. J’étais pas peu fière d’avoir eu le score maximal \o/ Limite j’avais envie de le mettre sur mon CV. La classe d’être compatible sexuellement avec Eric Chandonnet de Victime de la Porn \o/

    & puis j’ai atterri ici lorsque je me suis intéressée à ce que tu faisais à côté des chroniques. Je te cache pas que depuis leur arrêt, j’ai suivi un peu de loin. J’ai liké ta page FB. Et voilà comment j’ai fini sur cet article. Que j’ai vu présenter sur FB comme « pas mal long, hyper personnel et ça raconte mes épisodes dépressifs des dix dernières années. »

    C’est drôle parce qu’en lisant simplement tes chroniques de la porn, on se fait un genre de fausse image à la con où on se dit : »wah, il parle tellement bien de la sexualité en général que le mec doit être sacrément épanoui dans sa vie, à vivre plein de relations différentes » etc. Et c’est en tombant sur ce genre d’article que ça nous rappelle que ben non, on est tous des êtres humains, que personne n’a une vie parfaite & idéale. & c’est cool. C’est débile de toujours idéaliser les gens. Même ceux qui se donnent beaucoup de mal pour faire croire que tout va toujours très bien dans leur vie. Bref. La dépression. Je connais un petit peu, aussi. La dépression c’est ce truc qui te fait te remettre en question constamment. C’est épuisant par moments. Je crois que c’est le « mes épisodes dépressifs des dix dernières années » qui m’a le plus touché. J’ai fait un épisode dépressif qui a duré plusieurs années il y a de ça une dizaine d’année. Et puis grâce à un boulot que j’ai adoré & un nouveau mode de vie, j’ai cru ne plus jamais retomber là-dedans. M’en être définitivement sorti. Et puis il y a un an, il y a eu beaucoup de chamboulements dans ma vie. Et des trucs pas cool. Ça s’est terminé en nouvelle dépression. Et ça a été une grosse claque. Je l’ai pas assumé de suite. Je voulais pas croire que je pouvais revenir en arrière comme ça. Quand j’ai commencé à aller mieux & à expliquer aux gens ce qui se passait quand on demandait de mes nouvelles (par sms ou mail), j’ai du faire face à des silences gênants. Ça rendait la dépression encore plus taboue. Et ça m’a saoulé. Pourquoi ça le serait ? On est je-sais-pas combien sur Terre à connaître ça. Pourquoi est-ce que ça peut autant mettre mal à l’aise les gens ? Pourtant je ne racontais jamais ce qui m’arrivait de manière larmoyante. Tout comme je ne rentrais pas non plus dans des détails trop intimes. Bref. Je sais pas comment ton entourage à toi réagit à tout ça ?

    En tout cas je trouve ça rassurant de voir quelqu’un « assumer » ses épisodes dépressifs, surtout sur du long terme. Par contre il y a un truc qui m’a sacrément fait tiquer dans ton texte : les médocs. Perso je les ai toujours refuser. Pour moi ça reste un sacré truc merdique qui aggrave mille fois + le problème. Ou disons, une solution pour soigner simplement les symptômes. Le soucis avec la dépression, c’est que c’est plus compliqué que ça à soigner. Alors j’me dis que les médocs, ça devrait juste être (très) temporaire. Et que certains psy & médecins les proposent d’emblée, ça me choque aussi.

    Ce qui me trouble aussi dans ton texte, c’est que tu as l’air de décrire la dépression comme une simple anomalie du cerveau. Qui n’aurait rien à voir avec ce qui pourrait te rendre dépressif dans la vie. J’ai jamais vu la dépression sous cet angle je t’avoue… Pour le coup ça m’intéresserait vraiment d’échanger avec toi là-dessus.

    Désolée pour la longueur du commentaire. & le p’tit passage racontage de life. En tout cas j’espère que tu resteras la tête hors de l’eau pour de bon. Et merci pour ce texte, sincèrement. Je continuerai de te suivre, parce j’aime définitivement tous tes écrits ! Les trucs drôles comme moins drôles. Tu as un sacré talent. Et si tu veux blablater, dépression ou autre, moi je serais ravie de faire davantage connaissance avec toi, m’sieur Tchendoh. Comme on dit en Normandie : boujou bien ! (chacun ses expressions cheloues :’)

  4. Depuis l’temps que j’te lis, j’pense que j’peux officiellement dire que tu es une des personnes que j’aime le plus, sans la « connaitre » dans la vraie vie.
    Gros hug !

  5. Le Quebec ultracapitaliste et féministe ne peut que rendre les hommes dépressifs. Qu’y a-t-il de si étonnant là-dedans ?

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