Le 1% du luv

J’ai un ami qui a 240 matches sur Tinder. Pour vrai, là. C’est le plus que je connais pour un gars, mais plusieurs filles accotent ça. Un ami connait même une fille qui en a 1000.

Comment on fait pour se rendre là? Aucune idée. En fait, je ne comprends pas pourquoi on continue de swiper à partir d’un certain nombre. Est-ce qu’il y a un point où l’on devient tellement blasé du bonheur qu’apporte un match qu’on en vient à avoir besoin de juste en accumuler plein?

Ça devient le nombre de swipe right qui te fait plaisir plutôt que chaque personne derrière.

Je n’en sais rien puisqu’évidemment, je n’ai jamais vécu une telle abondance, mais peut-être que c’est comme sur Facebook. Tu te surprends à être content d’obtenir 100 likes sur un statut, et plus que t’accumules les likes, moins ça t’importe de connaitre qui est derrière tous ces likes-là.

En tout cas, pour les trucs de rencontre, je suis dans les nombreux perdants de ce phénomène qui était assez prévisible. Quand t’as accès à autant de monde en même temps, pourquoi viser quelqu’un dans la moyenne? Je suis le premier à faire pareil. Je finis par participer à ces apps comme si je jouais à la loto, mais je ne suis le gros lot de personne.

Et encore là, le gros lot ne t’apporte qu’un petit match initial. Tu dois ensuite te démarquer des 1000 autres concurrents en textant des phrases assez magiques pour te rendre à une première date.

Ça devient vite irréaliste.

On a longtemps blâmé la pub, les médias et la porn (désolé, vieux réflexe VDLP) pour ces attentes irréalistes, mais peut-être que c’est juste humain de rêver. Je suis sûr qu’instinctivement, t’avais déjà le goût que je te présente ce gars à 240 matchs ou cette fille dans les quatre chiffres. :)

Mais peu importe la cause, le coupable ou si tout ça est sain ou non, c’est ça la réalité. Il y a un point où je devrais juste accepter que la game est montée pour privilégier cette espèce d’élite photogénique. Un point où je devrais juste arrêter d’embarquer dans un système structuré pour me faire perdre.

2 thoughts to “Le 1% du luv”

  1. J’avoue que c’est pas évident.

    C’est compliqué quand même de connecter…. On veut se rejoindre physiquement, psychologiquement, philosophiquement… et c’est bien plus dur qu’on ne le pense. Et je ne suis pas toujours sûr qu’on est honnête envers soi-même. J’ai souvent visé des rencontres basées principalement sur mes impressions physiques de l’autre, alors que je voulais que l’autre focus sur ce que j’amenais comme être humain au complet.

    PS: je ne dis pas que c’est ton cas; loin de là! Mais en lisant ton post, ça m’a fait penser à comment j’ai vécu mes 10 ans de célibat, et que dans le fond, c’est que je voulais resté célibataire. Et un jour j’ai rencontré la bonne personne…qui étrangement fit pas du tout ce que je cherchais de physique dans le temps. Mais dans une rencontre d’amis, ça a connecté, et je la trouve tellement belle…. Pkoi ça a connecté? Je sais pas en fait… C’est weird

    Je pense quand même que la « game » est montée pour privilégier cette espèce d’élite photogénique…… quand ça fait parti de nos critères de recherche. Mais j’oversimplifie je sais… On a besoin d’être attiré vers l’autre. Mais tu vois, ma copine actuelle, je n’aurais surement pas matché avec sur Tinder (et c’est son avis)….

    Je t’apporte pas de solution, désolée. Encore, ton post me fait vraiment réfléchir sur la complexité de la chose…

  2. Cher EricP ;)

    Je suis bien d’accord avec toi, mais comme tu dis, vous vous ne seriez pas rencontrés sur Tinder, et le point de mon post, c’est un peu ça. Pour le monde comme moi, Tinder suce. Il reste à trouver des alternatives. Ce qui est toujours le point où je bug. :)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *