Le répit – 9e partie

(9e partie de la série suivi)

C’est aujourd’hui que je revoyais mon vieux snowbird de psy. (Je le dis avec affection!) Après ses trois mois de vacances dans le sud, il était de retour dans notre belle Montréal qui dégoutte de partout. Je suis arrivé une demi-heure à l’avance faque il a fallu que j’attende sous la pluie.

Le temps parait plus long dans ce temps-là. Surtout avec des bottes finies.

Notre dernière rencontre datait d’avant les fêtes où j’étais pas mal à mon pire. Il m’avait offert qu’on se jase à distance via Skype, mais l’expérience était trop froide à mon goût. J’ai préféré me concentrer sur ma jeune et chaleureuse psy temporaire avec qui j’ai eu le plus cliché des béguins. (Avec les résultats que l’on connait.) En fait, je lui ai un peu résumé tout ce que j’ai écrit ici dans les neuf premières parties de cette série.

Mon janvier de remontée.
Mon février de feu.
Mon mars… insatisfaisant.

Et c’est ça qui était gossant. Lui, il voulait que je focalise sur tout le positif de mon février cool, mais moi j’étais déjà plus d’un mois plus tard dans l’histoire. Un mois assez plate où je me suis vite rendu compte que j’allais devoir me garrocher dans d’autres projets trippants (et qui ont un sens pour moi) si je voulais continuer sur ma lancée.

VDLP

C’est pour ça que je me suis remis sur la correction de mon recueil Victime de la porn qui progresse vraiment bien. J’ai même reçu il y a deux jours les premières ébauches pour la couverture et elles sont TROP cool! Comme j’ai zéro budget, je pensais y aller pour une couverture super simple et épurée avec seulement le titre (qui punch déjà quand même assez), mais la graphiste a proposé trois options vraiment hot à partir d’un petit flash que j’ai eu à la dernière minute et le résultat est très très cool.

Je me demande encore si on pourrait trouver une meilleure photo de base, mais ce n’est pas évident de trouver des images semi-hard sur les sites de stock photos où on est plus souvent dans le romantico flou très soft. (Si quelqu’un a des idées, je suis preneur!)

Roman

J’ai aussi (à ma plus grande surprise) commencé un projet de roman. Ça doit faire 10-12 ans qu’on me demande quand je finirai par écrire un roman et chaque fois, je répondais que ça n’arriverait probablement jamais.

C’est que le médium qui me passionne, c’est la télé. C’est ça l’art qui me fascine et que je consomme et que j’essaie constamment d’approfondir. Mais c’est sûr qu’avec toutes les années de blogue et de chroniques, je me suis développé des skills pour écrire comme j’écris maintenant. Pour écrire à quelqu’un qui me lit.

(Allô.)

Et j’adore ce lien-là. Toutes les formes d’écriture ont leurs avantages. C’est comme pour la porn. (Vieux réflexe.) Une scène de porn, une nouvelle érotique ou même un sexto, ça ne te « stimule » pas de la même façon. Et c’est la même chose au niveau de la création.

Sans compter que le processus vers le résultat final diffère aussi d’une forme à l’autre. En télé ou en cinéma, tout coûte une fortune et c’est un travail d’équipe qui vise un grand public alors ça doit plaire à un paquet d’intermédiaires pour avoir une chance d’un jour peut-être se faire. Pour un roman, les hélicos et les effets spéciaux ne coûtent rien pantoute. En fait, si je décide d’écrire un roman, ça me coûte pas mal juste de mon temps à moi. Et on n’attend pas après personne!

C’est une bonne façon d’équilibrer mon écriture et de gérer ces périodes d’attente. Comme mon mois de mars gris et bof.

Je suis ressorti de chez le psy pour retourner à la pluie qui ne s’était toujours pas tannée, et en me mettant de la musique, j’ai remarqué sur mon téléphone qu’on me félicitait sans contexte. Je me suis arrêté une seconde dans un abribus pour laisser le temps à mon vieux iPhone poche de charger ses messages sans se noyer, et c’est là que j’ai vu :

La websérie de février vient de passer en phase 2! ON EST EN DÉVELOPPEMENT!

WOOP WOOP! :)

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