De mes nouvelles et un peu de réalité virtuelle

Je travaille sur plusieurs trucs trippants ces temps-ci. On avance notre série web où l’on devrait bientôt commencer les dialogues. C’est vraiment trippant! Comme je racontais à ma productrice hier, on dirait qu’à chacune des étapes, je me surprends à me dire « ah, j’aime ça cette étape-là! », pis bientôt, il ne va rester que mon étape préférée : les dialogues.

Si on oublie l’argent (criss d’argent), j’ai beaucoup de fun. Je planche aussi sur deux autres projets vraiment différents :

  • Un téléroman
  • Un de mes projets trop hot en réalité virtuelle

Les diffuseurs québécois adorent les téléromans parce que le public est au rendez-vous et ça coûte beaucoup moins cher qu’une série télé. Évidemment, ce n’est pas la télé que je préfère. Quand on regarde le meilleur de la télé dans le monde, les séries de 26 épisodes d’une heure par année sont loin du Top 10. Mais ça reste de la fiction, et je n’aurais pas besoin d’écrire les 26 épisodes. Ce serait une bonne façon de gagner ma vie tout en continuant de m’améliorer. J’essaie de proposer quelque chose que j’aurai du fun à écrire et qui ne sera pas trop déstabilisant pour ce public-là.

Pour la réalité virtuelle, c’est un projet que je traine depuis longtemps et que j’avais toujours vu en VR, mais là j’ai enfin trouvé un contact avec qui ce serait trippant de produire ça. C’est fucké parce que le VR est tellement jeune que tout reste encore à faire. Les conventions n’existent pas encore. On ne sait pas encore comment raconter une histoire avec ce médium-là.

Aussi, on a souvent tendance à placer toute la réalité virtuelle dans le même panier. Alors que si on parle de télé, on peut parler de 1000 choses différentes. Ce n’est pas la même chose de regarder Iron Man 4, La Voix, L’Épicerie, La Lectrice, Making a Murderer, Le Daily Show, Les Gags Juste Pour Rire ou le dernier talk-show de Véro. En VR, le contenu peut varier tout autant.

Pour le moment et de ce que j’ai vu, il y a beaucoup de contenu qui se veulent une « expérience ». T’es quelque part dans la jungle et un lion t’approche. T’es quelque part au milieu d’un show du Cirque du Soleil et on fait des steppettes autour de toi. T’es quelque part en haut du plus haut gratte-ciel du monde et t’as le vertige. C’est cool et révolutionnaire de pouvoir vivre ces choses-là, mais moi, ce qui m’intéresse de créer, c’est de la fiction. Des histoires. L’équivalent d’un roman, d’un film ou d’une série télé, mais adapté aux forces du VR.

Ce qui est différent, c’est que pour un film, une série ou au théâtre, on est spectateur. On n’est pas dans l’action et c’est ben correct. En VR, si d’autres personnages jasent juste à côté de toi, c’est tellement réaliste et ton cerveau est tellement berné que ça fait bizarre qu’ils ne te voient pas et qu’il n’acknowledge pas ta présence. Ça fait bizarre s’ils ne te parlent pas ou ne te voient pas.

C’est pour ça que plusieurs experts conseillent d’intégrer le spectateur à l’histoire, mais pour le moment, le spectateur ne peut pas vraiment bouger sans briser l’illusion. Donc on s’amuse à créer toutes les histoires qui se trouvent un prétexte pour que le « personnage-spectateur » ne bouge pas.

Genre, une histoire où le spectateur joue le rôle d’un personnage paralysé. Les autres personnages peuvent venir te parler et t’adresser la parole, mais tu n’as pas à leur répondre. C’est ingénieux, mais j’ai l’impression qu’on va rapidement faire le tour de ces histoires-là.

Pour le moment, j’ai l’impression que si l’on veut être intégré à l’histoire, on doit aussi pouvoir prendre des décisions, et rendu là, on tombe plus dans l’univers du gaming. Si on n’est pas pour permettre au spectateur de prendre de décisions, pourquoi lui donner un rôle dans l’histoire à la base?

Bref, il y a plein de questionnements que ça provoque et c’est vraiment le fun. Ça me drive. C’est cool de pouvoir créer une histoire où la personne pourra vraiment vivre quelque chose qu’elle n’a jamais vécu. Quelque chose qui n’avait jamais encore été possible de vivre.

Est-ce que je suis clair? Je suis un peu fatigué faque je ne sais plus combien je m’exprime bien. :)

J’ai aussi été invité demain matin pour un brainstorm où l’on doit trouver des concepts d’émissions de télé. Mon dernier brainstorm était à la fin janvier et c’est là qu’on avait créé notre websérie. C’est cool quand le concept que tu trouves est un truc sur lequel tu te verrais travailler. T’acceptes de léguer tes idées, mais au moins tu te crées de la job en même temps. Mais demain, il ne sera pas trop question de fiction. C’est quand même trippant. Tu jases avec du monde stimulant. Tu montres ce que ton cerveau peut faire. Ahah! :)

En après-midi, j’ai ma première rencontre avec le script-éditeur de notre série web. Ça devrait être cool!

Comme je disais, si je faisais un peu plus d’argent et que j’arrivais à payer pour tous mes trucs, j’irais vraiment bien. Je manque encore un peu de social, mais en rencontrant constamment des gens dans des milieux qui me passionnent, ça va se développer tout seul.

C’est pas mal positif. À Noël, j’étais scrap au point où la moindre tâche me semblait impossible. Là, j’accumule tranquillement de plus en plus de projets avec lesquels je jongle de mieux en mieux. Ça va sonner quétaine, mais je suis assez fier de moi.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *