Le top quatre de mes priorités prioritaires

(9e partie de la série suivi)

Mon psy a déménagé de l’autre côté de l’île. Maintenant je dois prendre le bus assez longtemps pour qu’Édouard-Montpetit se transforme en Queen-Mary. C’est long, mais ça me laisse le temps d’écrire. Et accessoirement mater une black girl à la peau incroyable.

C’est la première fois que je revois mon psy depuis la mi-juin. La pause s’est bien passée parce que si on exclut l’argent, j’ai eu un pas pire été. Bizarrement, j’ai recommencé à mal filer il y a quatre jours, soit le jour où l’on s’est booké ce rendez-vous.

Est-ce que ça pourrait être mon psy qui me fait filer mal? Peut-être qu’en grattant moins le bobo, les trucs finissent par passer. Comme une piqure de maringouin qui arrête de piquer quand on l’ignore juste assez longtemps.

J’aurais aimé que ce soit ça parce que flusher un psy, c’est une solution super facile. Mais nah. L’affaire, c’est que je sais qu’avec mon psy, je ne pourrai plus faire semblant que tout va bien. C’est ce que j’ai fait un peu trop ces derniers temps. Oh, objectivement, ma vie n’est pas à son pire. Mon psy m’a déjà vu dans des états pas mal plus sombres que ça. Sauf que comme il m’expliquait, dans mon cas, il y a un ordre aux trucs qui font que je vais ou pas.

  1. Ma créativité

C’est de loin le truc en première position. Si je ne crée pas, plus rien ne va. Et c’est une des raisons de mon super été. J’écris enfin sur une série qui me plait et mes autres projets avancent aussi et donnent un sens à mon existence. C’est juste fou la différence que ça donne au niveau de mon énergie.

  1. Ma santé

Après avoir engraissé que le bâtard, j’ai commencé à mieux manger que jamais et à bouger plus en mettant en masse ma grosse face au soleil. Ça aide évidemment au niveau de l’énergie, et en plus, je commence tranquillement à retrouver un semblant de body.

  1. L’argent

C’est ça qui chie ces temps-ci et que j’essaie d’ignorer. Même si je reçois un paquet de mini-chèques et que j’ai le train de vie le plus tranquille du monde, ça ne suffit juste pas. Et là, ma grande peur est que le pire des problèmes survienne au moment le plus critique de l’écriture de la série. Ça fait un bout que je me dis que je vais ignorer tout le reste pour faire une super job, mais je le vois que ça me draine un peu plus chaque jour. C’est de moins en moins facile à ignorer. Surtout quand la vie me laisse du temps pour y penser. Je fais mon tough, mais plus mon énergie baisse et plus je sens revenir ce feeling que je ne m’en sortirai juste jamais.

Quand même intense pour un truc en troisième position.

  1. Le social et bla-bla-bla

On n’a pas trop eu le temps d’élaborer sur celui-là, mais il fail lui aussi. Oui, j’ai fait quelques activités sociales, mais je pense que ça veut dire plus que ça. La 4e position est tout ce qui concerne ma solitude de fond. Comme le fait que je n’aie jasé à personne de mon problème à la troisième position. Cet isolement-là, et évidemment, le manque de big love depuis un bon moment. C’est un autre truc qui a été plus facile à ignorer durant l’été, mais qui ne disparaît pas pour autant.

En tout cas, on voit que dans mon cas, les Beatles étaient dans le champ.

All you need is love…
et du cash,
et une shape cool
et créer de l’art trippant.

J’avoue, cette version-là est moins catchy.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *