Facebook, ce wingman obligé

Dans les débuts de 10putes (il y a très très longtemps), je me rappelle que je regardais constamment les stats pour connaitre la fréquentation du site. J’avais commencé avec 8 ou 9 visites par jour, puis c’est monté à une centaine par jour, puis 1000, 2000, 2500 par jour… Ça m’a toujours fait bizarre de regarder ça parce que c’est complètement abstrait. Qu’est-ce que ça change d’écrire pour 2000, 10 000 ou 25 000 personnes? C’est trop pour que je le conçoive. Je finissais juste par m’imaginer la partie du lectorat… intéressée.

Celle qui commentait ou me jasait en privé. Ceux que je pouvais m’imaginer.

Mais même si tous ces chiffres étaient un peu vides, quand je passais d’une journée de 2500 visites à 1500 visites, je me sentais poche. Ça pouvait dépendre de 1000 choses hors de mon contrôle et j’avais beau trouver ça cave de me laisser affecter par un truc aussi ridicule, je le ressentais quand même, ce feeling poche.

Assez vite, j’ai compris qu’il me valait mieux ignorer tout ça le plus possible.

Éventuellement, les réseaux sociaux sont arrivés et à c’t’heure, tout le monde vit un peu la même chose avec les likes. Tu juges ce que tu publies en fonction du nombre de likes que tu reçois. Et même si on aime se penser au-dessus de t’ça, c’est tough à ignorer. Ça joue avec notre tête.

Et avec ma page d’auteur sur Facebook, ça s’ignore très mal parce que Facebook juge bon de m’indiquer constamment un paquet de statistiques. Comme ce super graphique encourageant :

Et je sais ce qui arrive. La plupart des likes sur ma page Facebook, c’est du monde qui était fan de Victime de la porn. Là, le stock de ma vie perso avec zéro libido, ils s’en torchent pas mal. :) Et c’est ben correct. C’est juste Facebook qui gosse à me l’indiquer. J’aime particulièrement ce tableau super dramatique qui m’indique que j’ai perdu DEUX LIKES dans la même journée!

Et là, je ne dis pas que ça me fait de la grosse peine quand je tombe là-dessus, mais sans farce, si je suis honnête avec moi-même, c’est le genre de truc qui fait que je me retiens parfois d’écrire. Semi-consciemment, je choisis de ne rien dire pour m’éviter de perdre ce qui m’a quand même pris du temps à bâtir.

Sauf que je commence à prendre conscience de ça et je me rends compte que ce n’est un mindset productif. J’ai envie que 10putes redevienne cette place où je peux écrire n’importe quoi et un peu n’importe comment. Avant, je ne partageais que mon meilleur stock sur ma page Facebook, mais en 2017, si on ne partage pas nos trucs sur Facebook, ils n’existent juste pas.

En plus, à l’inverse, j’ai une partie de mon lectorat qui manque souvent le trois-quart de ce que je publie. Même quand je le partage sur Facebook, ils ne le voient pas passer dans leur timeline. Il faut dire que l’algorithme est assez cruel. Ma petite page est en compétition avec tous les géants de la planète comme le New York Times, La Presse ou Louis T.

Mais for the record, vous avez un certain impact sur cet algorithme du diable. Pour ceux qui manquent trop de stock à leur goût, vous avez cette petite option de « Voir en premier » dans ce petit menu-là.

Ça aidera peut-être un peu. Aussi, Facebook affiche le contenu que t’as le plus tendance à liker. Et sinon il reste toujours la bonne vieille méthode où vous pitonnez 10putes.com à la mitaine comme un vrai Néandertal.

Bref, c’est ben correct si je perds les likes que j’ai à perdre, mais ce que j’aimerais, c’est de renforcer le lien avec mes connexions intéressées.

https://www.facebook.com/tchendoh

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