Écrire malgré le doute

Ça m’a frappé hier soir alors que j’écrivais sur un banc de parc de la Plaza avec mon laptop sur les genoux : je suis en production! Les épisodes que je suis en train d’écrire, ils vont vraiment se faire! On va pouvoir les voir!

Sans farce, plus j’y pensais et plus j’avais peur de me réveiller. Ça fait tellement longtemps que j’attends ça. Ça fait des années que je crée des projets de série et que je crée des personnages, des univers et des histoires en espérant que ça finisse par se faire.

En attendant, tu t’améliores. Tu comprends de plus en plus de trucs. Chaque projet est meilleur que le précédent, mais même si t’accumules les compliments de gens bien compétents, il y a des bouts plus difficiles. Des moments où tu te demandes si tu fais tout ça pour rien. Peut-être que toute l’énergie que t’y mets serait mieux investie ailleurs.

On te conseille de juste continuer à écrire tout le temps avec la tête baissée, mais il y a des passes où c’est plus facile à dire qu’à faire. Surtout dans un épisode dépressif où l’énergie et l’espoir peuvent vite se ramasser backorder.

Tranquillement, les « au moins, tu t’améliores» et les « on ne sait jamais » deviennent un peu plus vides. Après tout, à quoi bon se défoncer sur des histoires que personne ne verra jamais?

Mais là, depuis février, le vent a enfin tourné. Je travaille sur une série qui va se faire pour vrai. Et non seulement elle est en train de se bâtir, mais elle s’améliore tellement. Le projet n’arrête pas d’évoluer vers quelque chose d’encore plus mature et intéressant et drôle et ça me fait rencontrer plein de gens compétents qui me permettent d’évoluer encore plus.

Je parlais cette semaine du cash qui est encore un problème. Je ne sais pas si on peut réaliser de l’extérieur le nombre de fucks qui me ralentissent à cause de mes années difficiles, mais si je peux finir par m’en sortir en ayant survécu à tout ça, je vais tellement en être fier. Tout ce passé-là ne m’aura rendu que plus fort.

Hier, un chummey me trouvait weird de travailler un vendredi soir, mais j’ai tellement de fun à écrire ça. Je suis tellement drivé. Je prends mon macbook, mes notes et ma gourde et je vais me stasher sur un banc de parc pour pimper des histoires que j’aime déjà. Il n’y a plus ce doute à savoir si je fais ça pour rien. Tous les efforts que je fais, ils vont se ramasser à l’écran.

Qu’est-ce que je peux demander de plus?

Une passante cute?

Il suffit de lever la tête au bon moment.

 

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