Pourquoi t’es célibataire

Connais-tu l’application Bumble?

C’est une app comme Tinder, mais avec des options payantes un peu différentes. J’étais vraiment impressionné de combien les filles y sont belles. Je pense que leur algorithme est fait pour te mettre le paquet au début. J’avais l’impression d’être en amour deux fiches sur trois, ce qui est VRAIMENT plus élevé qu’à mes habitudes. En plus, c’était plein de femmes de mi-trentaines hawt alors que sur Tinder c’est plus du monde dans la vingtaine.

Les filles étaient tellement belles que, même si plusieurs étaient crédibles, ça devait être des fausses fiches. Le ratio d’avocates était particulièrement élevé. Pis c’est quoi une real estate broker? Comme je disais, c’est sûrement des fausses fiches, mais tant qu’à ne pas avoir de succès, aussi bien que ce soit avec des filles attirantes.

Quelqu’un m’a envoyé tout à l’heure une autre de ces chroniques qui prétend que Tinder n’est pas la bonne place pour se matcher. Je pense que j’ai tellement trop fait de chroniques dans ma vie que j’en suis encore blasé. Derrière le texte, je sens toujours l’auteur qui a faim et qui est prêt à répéter des trucs convenus pour pouvoir manger un peu. Déformation professionnelle?

Ça m’a rappelé une réflexion que j’ai eu cette semaine. On cherche constamment à trouver l’endroit où l’on arriverait enfin à se matcher, alors que le gros du problème, c’est 99% du temps le célibataire en tant que tel.

Je connais plein de gars et de filles qu’on pourrait placer sur n’importe quelle app poche, et ils finiraient quand même par se matcher dans une relation significative et durable en quelques semaines, max. D’ailleurs, c’est assez évident dans le parcours des gens. T’as la personne qui enchaine les relations de plusieurs années avec des mini-breaks entre chaque. T’as ceux qui se pètent la gueule constamment dans des histoires sans bon sens ou dans un pattern très facile à identifier. Et t’as les autres qui peuvent être sans se matcher/fourrer pendant des années.

T’as beau te regarder dans le miroir en te disant qu’un moment donné, tu vas bien tomber. Attendre The One en te convaincant que pour trouver la bonne, t’as juste besoin du bon tremplin. Te fier aux clichés comme « faut que t’arrêtes de chercher » ou « ça va arriver quand tu n’y croiras plus » ou « faut que tu sois bien tout seul avant » ou bla-bla-bla.

C’est juste toi, le fuck. Pas l’app. Pas les autres. Pas la société. Toi.

Et là, je n’essaie pas de rabaisser personne. C’est un constat que j’applique à moi, en ce moment. Je constate que la combinaison de ma personnalité, de mon corps et des mes goûts, ça donne moi tout seul.

Et même si je gère de mieux en mieux cet état de fait, ça reste encore un peu triste à regarder en face, mais je veux vraiment essayer de l’accepter, parce que ça me semble un pré-requis pour un éventuel bonheur.

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