Vers glaçants

Le temps est comme ma face avec la pluie qui gèle la surface. Le temps est comme ma vie où le gris rapproche chaque jour cette folie de l’abattement complet. Le point où tout perd son sens, excédé par la solitude de n’être personne pour personne et encore moins pour moi. Où le désespoir se gave et se bourre de procrastination et de sommeil en repoussant toujours la vie de quelques jours dans l’espoir d’un printemps qui n’arrive jamais. Comme une succession de saisons qui s’étire sur une décennie sans beau temps. Comme un hiver de trône de fer, toujours rempli d’histoires, mais sans présent. Que du temps.

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