Je ne me souviens pas de la dernière femme que j’ai embrassée

Pour vrai.

Sûrement que je pourrais m’en rappeler en cherchant un peu, mais ça fait assez longtemps pour ne plus en avoir un souvenir clair. En fait, je sais que je n’ai eu aucun semblant d’action depuis que je suis retourné sur les antidépresseurs il y a déjà… 18 mois? Un autre truc que je n’ai pas trop envie de me rappeler précisément.

Ça m’est arrivé quelques fois dans ma vie d’être seul durant une longue période, sauf que cette fois-ci, c’était un peu plus conscient. Je connaissais les effets des antidéps et je me suis dit que ce n’était pas le moment pour me pogner quelqu’un. C’est poche d’offrir une version poche de soi-même. Et pas juste pour l’autre. Il y a aussi un potentiel d’humiliation assez épeurant pour un égo comme le mien.

Mais plus ça s’étire et plus je me dis qu’un peu d’amour et d’affection, c’est le genre de truc qui aide à se replacer.

Bon, c’est de moins en moins une option parce que le sex-appeal est un truc cruel. Cruel et un peu exponentiel. Genre, si tu pognes beaucoup, tu pognes encore plus parce que les autres se disent « Wow! Cette personne pogne vraiment gros! » et ça génère encore plus d’intérêt et de curiosité. À l’inverse, quand t’es un peu immobile et dans un genre de brouillard, il n’y a pas grand monde qui a la personnalité pour être légitimement intéressé à aller tester ce genre de cas-là.

Il est donc recommandé de faire semblant de rien et de ne pas s’en plaindre pour garder un profil plus attirant. Mais en même temps, faire semblant que tout va bien et projeter l’illusion d’un gars qui vit super bien avec cette solitude-là, ça devient difficile à maintenir quand ça s’étire.

De toute façon, je ne dis pas ça avec l’idée de me rendre plus attirant ou comme pitch de vente piteux. Je dis ça pour communiquer que je trouve ça rough.

 

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