Privilège de beauté

Hier après-midi j’étais au centre-ville et je me suis mis à filer danseuses.

Bon, je n’ai vraiment pas l’argent pour ça, mais l’idée était forte. Genre, si j’avais eu de l’argent comme quelqu’un de la classe moyenne, je suis pas mal sûr que j’y serais allé. J’étais prêt à payer pour aller chercher de l’espèce de fausse tendresse.

Ce n’était pas complètement une question de sexe. J’étais désespéré d’être regardé par des yeux qui me trouveraient attirant. C’est de ça dont j’avais besoin. Me sentir vu et désirable. Bon, je suis conscient que de payer pour ça annule un peu l’effet et que c’est au moins un peu pathétique, mais j’en étais là.

On a les options qu’on a. Ce n’est rien de glorieux, mais c’est là.

C’est peut-être pour ça que le travail du sexe me fascine autant et que j’ai envie d’en placer dans tous mes projets. Ouais, elles sont là pour le sexe, mais elles ont aussi un pouvoir. Elles peuvent être ce fix temporaire de tendresse. En fait, elles peuvent être tout ce dont t’as besoin à ce moment-là.

Dans le même après-midi, j’ai aussi eu envie d’aller danser quelque part. Pas tout seul, pas dans un endroit où je me serais assurément senti jugé d’aller tester la piste de danse tout seul à la lumière du soleil. Si j’avais été riche, j’aurais pu improviser ce moment que je désirais n’importe où. J’aurais pu payer 3-4 belles filles pour aller danser dans un bar où il fait noir. On aurait même pu juste danser avec nos headphones quelque part.

On aurait juste eu à synchroniser notre playlist au début. Et ç’aurait donné du gros fun avec du monde joli qui me regarde avec un sourire. Sans avoir à en parler à personne. Un fix privé. Une pause.

Bon, on s’entend, c’est du fantasme. Le fantasme qui ressort quand t’as la solitude pesante. Sûrement que le vide serait revenu tout de suite après et bla bla bla, mais des fois, t’as besoin que ça arrête.

J’avais une amie barmaid qui avait toujours le compliment pour me faire sentir mieux dans ma peau. Mais non seulement elle n’est plus barmaid, mais je ne vais plus trop dans les bars. Il reste que ça faisait du bien une fois de temps en temps.

C’est fou ce que les gens jolis peuvent apporter.

Tout le pouvoir qu’il y a là-dedans.

Bref, j’imagine qu’il me reste juste à écouter du country.

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