« Never meet your heroes »

J’ai eu deux idoles à l’âge adulte : Woody Allen et Joss Whedon. (Je pourrais aussi ajouter Louis CK.) Et dans les dernières années, on a fini par tous les détester et pour d’assez bonnes raisons. Allen aurait couché avec sa fille adoptive alors qu’elle était enfant. Whedon aurait traité plusieurs femmes comme de la marde alors qu’il faisait des projets super féministes. C’est weird à gérer parce que dans les deux cas, ça remet en perspective plusieurs trucs géniaux qu’ils ont créé. Je n’arrive plus à retirer de fierté de par combien ils m’ont influencé. En fait, il y a une certaine honte que je ressens à nommer tout l’influence qu’ils ont eu sur moi. Du coup, c’est comme si une partie de mon identité en était fragilisé. Ça doit sonner over-dramatique, mais je trouve ça difficile à vivre. C’est comme une surdose de « never meet your heroes ». Je ne sais pas si je dois en déduire que tous les génies sont des poubelles. Ou que les gens torturés font les meilleurs artistes? Ou juste que tout le monde a un côté poubelle? Ou que c’est la célébrité qui nous rend poubelle? Et peut-être aussi que je vis juste une vraie journée de marde et que les trucs m’affectent plus à mesure qu’ils s’empilent. Bref, la meilleure idée est sûrement d’aller me coucher. #petitgarssensible

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