L’égalité, la diversité et le retour du balancier

En revenant du cinéma, je suis tombé sur deux nouvelles artistiques qui avaient un certain lien ensemble.

1. Le regroupement Stella se réjouissait que Scarlett Johansson ait lâché son rôle où elle devait interpréter une trans.

2. Joss Whedon annonçait un nouveau show de science-fiction, et le premier commentaire demandait de le remplacer par une femme.

Avec la semaine intense qu’on vient de vivre avec le cas SLAV, ça ne prend pas une maitrise en sociologie pour remarquer une certaine tendance.

Une tendance qui est loin d’être parfaite, mais plus que nécessaire. Bon, pour le cas de SLAV, on a dit un peu tout ce qu’il y avait à dire. Je n’ai jamais compris pourquoi on n’avait pas cru bon d’engager plus d’interprètes noirs, et on n’a jamais vraiment eu de bonnes réponses.

Bref, c’est une revendication qui se défendait très bien. Quand on parlait que Lepage est blanc et que le monde dans la salle étaient blanc, je trippais moins, mais pour les interprètes, je trouve que c’est un débat légitime et je trouvais à propos qu’on soulève la question.

Pour le cas de Scarlett et du personnage trans, en partant, je la comprends d’avoir sacré ça là parce qu’elle n’a pas besoin d’une controverse du genre. Elle peut avoir tous les rôles qu’elle veut et c’est sûrement beaucoup plus simple de passer au projet suivant.

Je comprends aussi le public et les militants de revendiquer un comédien trans parce qu’on en connait à peu près zéro et on ne leur donne pas beaucoup de rôle. Là, le film devient un symbole fort pour placer un acteur trans dans un film d’envergure. C’est plein de bon sens.

Cela dit, j’espère que les revendicateurs vont aller voir le film parce qu’en perdant Scarlett, le film va aussi perdre beaucoup en importance. Scarlett n’est pas seulement engagée parce qu’elle est belle et douée, c’est aussi un des rares gros noms dans une industrie où c’est extrêmement difficile de faire parler de son film.

Si on met Scarlett sur autant de projets, c’est parce qu’elle vend. Est-ce que le remplaçant trans va autant attirer? Espérons-le. Il  faut bien commencer quelque part. Mais c’est une des raisons pourquoi les changements prennent autant de temps à arriver. Quand c’est toi qui investit 20 millions de dollars sur un film, t’as moins le goût du risque. Quand on te dit qu’on va remplacer Scarlett par un inconnu, ça doit tester tes principes pour vrai. Disons que c’est le genre de changement qui s’effectue plus facilement dans un système comme au Canada où c’est l’argent public qui est en jeu.

Mais le cas décourageant, c’est la série de Joss Whedon. Le gars revient en télé après 15 ans. Il décide de créer une série de science-fiction mettant en vedette un groupe de femmes. Qu’est-ce qu’on dit en commentaire?

« Hey, HBO! Engage une femme pour les séries de femme! »

C’est là que je trouve que le retour du balancier est peut-être un peu croche. Est-ce que c’est vraiment vers un système comme ça qu’on veut aller? Un système où un gars écrit des séries de gars joués par des gars, une fille écrit des séries de fille joués par des filles, un blanc écrit une série de blanc joué par des blancs?

J’espère que non.

Ce qu’on devrait souhaiter, c’est de la diversité. Bien sûr, comme je disais, une des rares fois où il y a un rôle trans d’envergure, ce serait l’fun d’engager un trans pour passer un message. Quand on parle d’esclavage dans une ère où on se plaint constamment qu’il manque de diversité au Québec, ce serait un méchant bon moment pour engager des interprètes noirs.

Et il y a plein d’autres exemples cool.

Engager une femme pour réaliser Wonder Woman, c’était super cool (et ç’a scoré fort). La série Atlanta est une des premières séries à vraiment dépeindre la réalité des noirs par des noirs et pour les noirs et le writers room est composé que de noirs. Two thumbs up! La 2e saison de Jessica Jones était aussi écrite et réalisée par des femmes.

Ce sont des cool statements à faire.

Ce sont des premières qui ont pris trop de temps à arriver, mais l’objectif, ce n’est pas d’en arriver à ce que les noirs écrivent pour les noirs, que les hétéros écrivent pour les hétéros et que les petits écrivent pour les petits. Si on s’enferme dans des silos comme ça, ça va vite devenir ridicule et on va tous y perdre.

Est-ce qu’on va interdire à une femme d’écrire un film avec un personnage gars? Justement, la websérie que j’ai écrite l’année passée était une histoire de béguin semi-lesbien entre deux jeunes femmes. Est-ce que j’avais le droit de proposer une série comme ça? Est-ce qu’on aurait dû me tasser rendu à l’écriture? Est-ce que j’aurais dû proposer un truc de gars pour être sûr de ne pas perdre ma job? J’en ai des projets qu’on pourrait qualifié de « projets de gars », mais je n’ai pas que ça. Tout n’est pas si binaire. Mon nouveau film, c’est sur une combattante MMA. Je ne suis pas une femme et je ne me suis jamais battu de ma vie, mais j’espère que ce genre de truc peut encore exister.

Évidemment, quand le résultat est poche, on peut toujours être critique sur les choix de la production. Mais dans le cas de Joss Whedon, c’est un créateur qui amène son projet à lui qui s’adonne à mettre en vedette des femmes. Ce n’est pas HBO qui a demandé un show sur la réalité des femmes. J’ai peur qu’on confonde un peu tout.

J’espère qu’on veut encore que JK Rowling puisse écrire des Harry Potter ou que Sofia Coppola écrive des Lost in translation ou que Ryan Coogler fasse les huit prochains Rocky.

Encore une fois : l’objectif à atteindre, c’est la diversité. Pas des silos.

Sans compter qu’en télé, les writers room (lorsqu’elles sont diversifiées) permettent qu’une multitude de points de vue soient représentés autour de la table. Bon, au Québec, les writers room ne sont pas encore arrivées parce qu’on est resté dans notre vieux statu quo où un seul auteur doit tout écrire tout seul, mais ça, c’est un autre débat.

Peut-être que la vague de changement arrivera à nous faire évoluer un peu là-dessus aussi.

Le périple du Héros genré

Est-ce que tu connais le Hero’s Journey tel que défini par Joseph Campbell il y a déjà plusieurs décennies.

Si tu n’as aucune idée de quoi je parle, je peux te résumer ça en vitesse (et selon ma compréhension). En étudiant toutes les histoires, les mythes et les légendes de l’humanité à travers l’histoire et dans toutes les cultures, il y a des geeks qui se sont aperçus que des patterns se répétaient dans les histoires que se racontaient les humains, et quand ils ont tout regroupé ça  ensemble, ç’a donné quelque chose qu’on nomme… le monomythe. *ritournelle dramatique*

The Hero’s Journey.

De nos jours, c’est la structure qu’on utilise pour écrire la plupart des gros films populaires et internationaux. On retrouve le monomythe dans des films comme Star Wars, Le Roi Lion, L’Histoire sans fin ou Harry Potter, mais aussi dans plein de films sans science-fiction ni budget. C’est juste une structure redoutablement efficace qui est non seulement basé sur des patterns, mais aussi sur notre psyché d’humain. Comment on réfléchit et comment un humain réagit au changement.

Mais je ne m’embarquerai pas dans le Carl Jung et je ne résumerai pas toutes, les étapes, mais si t’as vu quelques films dans ta vie, tu pourrais reconnaitre la structure vite. Ça commence toujours avec un personnage insatisfait dans un milieu qui ne lui ressemble pas pantoute et où il a l’impression de gaspiller son potentiel. Puis, il finit par se lancer vers un monde d’aventure et il y a plein d’étapes jusqu’à la fin où il revient à son monde ordinaire, profondément changé par tout ce qu’il vient de vivre.

Comme je disais, cette structure est super efficace, mais quand j’ai voulu écrire des histoires menées par un personnage féminin, j’ai commencé à remarquer qu’elle s’appliquait moins bien. Campbell prétendait que la femme existe bel et bien dans sa structure, mais le rôle qui lui revient, c’est un peu celui de la pitoune qui attendait d’être sauvé à côté du dragon ou bien elle peut être la reine, mais ça reste le roi qui mène.

Selon les mythes et les légendes de l’humanité, c’est effectivement souvent le rôle qu’on lui réserve, sauf que de nos jours, c’est en plein le genre de truc qu’on essaie de changer. Que la femme cesse de n’être que ça et puisse être aussi l’héroïne de ses propres histoires. Et c’est là qu’on voit que l’industrie mondial du film n’est pas seulement un monde d’hommes, mais c’est aussi un art qui s’est développé de façon profondément masculine.

Bref, en cherchant à adapter la structure pour un personnage féminin, mon premier réflexe a été de juste changer le sexe du héros et de garder tout le reste pareil. De toute façon, les personnages ne sont pas de vrais humains, right? Ce sont des archétypes.

Sauf que plus tard, selon le monomythe, le héros finit par rencontrer l’archétype qu’on nomme La Déesse avec qui il peut y avoir une certaine tension sexuelle. Est-ce que je la change de sexe elle aussi? On peut bien. Mais plus j’avançais et plus je réalisais que ce parcours était très « masculin » et qu’il serait intéressant de mieux l’adapter qu’en inversant seulement les pénis pour des vagins.

Et c’est là que j’ai fini par tomber sur un livre de Maureen Murdock qui s’appelle The Heroine’s Journey. C’est basé sur la structure de Campbell, mais en version féminine. C’est vraiment le genre de truc qui me fascine. J’ai eu peur que ce soit désuet parce que ça date de 1990, mais en même temps, la théorie de Campbell date de plus loin que ça et ça reste que la femme vit toujours dans le même monde : un monde patriarcal. Même si on pense que l’homme et la femme sont identiques (ce dont je doute, personnellement), leur expérience d’humain demeure assurément différente.

Tout ça pour dire que je m’intéresse beaucoup à ça ces temps-ci, mais ce qui gosse, c’est que c’est pas mal niché comme sujet. Et comme un peu tous les sujets que mon entourage trouve plate, je me suis dit que je t’en jaserais ici.

Bref, merci d’avoir lu jusqu’à la fin! Je me sens full écouté. ;)

Pretty Woman, yeah yeah yeah

Je me suis retapé le film culte de 1990 : Pretty Woman. J’avais lu une version du scénario et j’avais envie de voir les différences avec le résultat final. Les modifs sont nombreuses et le film a vraiment poussé sur le côté « campagnarde qui n’a jamais rien vu de sa vie ». (OH WOW UN HÔTEL!) Il y a plusieurs lignes que je préférais dans le script, mais le film amène tellement d’émotion avec la soundtrack et tout le charme de Julia Roberts à son apogée.

Le film est encore efficace, même si ça passerait difficilement aujourd’hui. Il y a une candeur avec les films de ce temps-là, je trouve. Une autre histoires où les deux personnes se disent « I love You » après 3-4 jours ensemble et finissent par se marier à la fin.

Est-ce que c’est moi qui manque les films où ça arrive ou bien ça ne se voit plus dans les comédies romantiques modernes?

Ce qui m’a gossé et que je n’avais pas trop remarqué dans le temps, c’est le slut-shaming assez présent dans le propos du film. Je ne parle pas du méchant avocat qui la traite comme de la marde et qui essaie de la violer sous prétexte qu’elle est une hooker. Je parle plus de la métamorphose de Julia qui à la fin du film se ramasse à tripper élégance au point d’en perdre son accent de la rue.

Comme s’il fallait être content que Julia s’habille enfin avec du linge à 4000$. Au contraire, son côté rue était justement ce qui la rendait attachante depuis le début!

À part ça, c’est sûr que la fille qui rêve d’être une princesse et qui trippe à faire vivre par un dude riche, c’est comme à l’opposée de tous les personnages féminins en 2018! :) Ça ferait même scandale. Cela dit, le fantasme masculin de tomber sur une travailleuse du sexe incroyable et qui tombe en amour avec son client, il reste pas mal intact même après toutes ces décennies.

Le nouveau Ricky Gervais sur Netflix

Je me suis tapé Humanity sur Netflix, le nouveau show de Ricky Gervais (une de mes idoles).

J’aime voir les nouvelles façons que les artistes trouvent pour faire des jokes déplacées. Comme si la créativité trouvait toujours une nouvelle façon de s’exprimer malgré les nouvelles contraintes.

Gervais commence son show en parlant de jokes qu’il n’oserait jamais faire, mais bien sûr, il les fait. C’est aussi le génie de La Soirée est (encore) jeune au Québec, qui s’est trouvée plusieurs procédés pour passer ses jokes wrong.

Comme stand-up, Gervais amène vraiment quelque chose de différent des autres. Déjà, il y a un côté européen où c’est plus théâtral/4e mur, mais en plus, c’est un vrai bon comédien qui arrive à jouer des trucs subtils que peu d’humoristes arriveraient à jouer.

Et ce qui m’inspire de ce gars-là, c’est que c’est un late-bloomer. Il commence juste à maitriser l’art du stand-up, pis il a 56 ans. C’est incroyable.

La saison 2 de RIVERDALE est…

…décevante.

Le début de saison était au niveau avec le tueur en série, mais plus j’enchainais les épisodes, plus que quelque chose semblait off.
 
L’histoire avance moins vite. Le personnage de Jughead devient un peu ridicule à se crinquer pour n’importe quoi. Le ton change d’un épisode à l’autre. Les intrigues sont moins bien ficelées et la personnalité des personnages semble changer en fonction de ce que l’histoire demande.
 
Quand je suis arrivé à l’épisode 11-12 et que la série était encore sur le neutre avec des intrigues secondaires dont je me fous un peu, j’ai été voir le Wikipedia et j’ai enfin compris le fuck.
 
C’est que la deuxième saison aura 22 épisodes au lieu de 12 comme la première! Ça explique les épisodes de remplissage et les arcs de personnages plus ou moins réalistes. Ils ont même mis l’histoire du tueur en série sur pause.
 
D’un côté, je les comprends parce que la série est populaire pis ils veulent faire de l’argent, mais personnellement, avec le niveau qui a autant baissé pour étirer la sauce, je ne pense pas être capable de tougher ça encore bien longtemps.
 
D’valeur.

Top 5 des trucs qui m’ont marqué en me retapant Ally McBeal

Ally McBeal est une série exceptionnelle qui a été très marquante pour moi. La série est sortie en 1998 où j’étais encore au cégep et en la réécoutant, je me rends compte qu’après The Fresh Prince of Bel-Air, c’est sûrement une des séries qui m’a le plus influencé.

Il faut dire que j’étais autant en amour que je m’identifiais au psycho-romantisme d’Ally. Elle représente encore mon crush #1 dans les personnages de série télé de tous les temps! Elle est siiiii charmante!

Voici cinq trucs qui m’ont marqué en me retapant ça.

5. La série commence avec une agression sexuelle au travail où les boss d’Ally prennent le bord de l’agresseur. #metoo

4. Même si c’est plein de personnages féminins forts et modernes et que la série s’adressait clairement à un public plus féminin, 100% des épisodes sont écrits par le même gars, David E. Kelley, qui s’est spécialisé dans les séries d’avocats. Et aujourd’hui à 61 ans, il est encore dans le coup. C’est lui qui a écrit Big Little Lies, la série primée dont certains épisodes étaient réalisés par Jean-Marc Vallée.

3. Comme avec son autre série House, la chaine FOX adore mettre en scène des personnages aux métiers (médecins, avocats, etc.) qui ne sont accessibles qu’aux plus riches, mais que ça ne parait jamais. Ils coûtent une fortune, mais l’histoire du coût est toujours évacuée. Ils font toujours tout ça de gaité de coeur et sans rien compter. Personne n’est jamais trop pauvre pour avoir accès à leurs services.

2. Ellen DeGeneres a compris la vie en tabarnik!

1. Dans l’épisode S02E14 où l’on parle des relations amoureuses au travail, les méchants avocats sont ceux qui veulent imposer des règles pour que personne ne traverse la ligne au travail et les gentils avocats sont ceux qui sont du bord de l’amouuuuur et qui font confiance que les adultes sont capables d’agir en adultes. Je me demande si en 2018, ce serait l’inverse.

Three-quarters of every waking hour is spent at the workplace. Their policies are trying to legislate against smiling, hugging… complimenting somebody. Banning the possibility of finding love there. Have we gone mad? Do you know how hard it is to find love, period. You take away the workplace, that leaves bars, parties, the gym. These venues where people only reveal the piña colada sides of themselves.

Bref, c’est cool de me retaper tout ça. Je me rends compte avec le recul que la première saison avait été ma préférée, même si Ling et Nelle n’arrivent qu’à la deuxième. (Avec la très cool relation Nelle & John.) Le sommet de popularité de la série était à la deuxième saison et ça s’est essoufflé par la suite. Il s’était passé la même chose avec moi où j’avais décroché alors qu’Ally se pognait Jon Bon Jovi et Robert Downey Jr.

Sûrement par jalousie.

Rick and Morty

Je me suis clenché un peu après tout le monde (le monde cool) la série animée Rick and Morty qui est déjà une série culte après 3 saison. J’avoue que c’est seulement vers la fin de la deuxième saison que j’ai commencé à comprendre tout l’engouement. Le personnage de Rick est tough à aimer durant la première saison, mais ils réussissent à placer ça (et à tasser Morty dont on se fout quand même un peu). Mine de rien, c’est la 2e série culte de Dan Harmon, qui s’était mis sur la map avec Community. Le gars a juste 4 ans de plus que moi! Je dois donc sortir trois séries cultes en pas long.

Les Prix Tchendoh du cinéma du mardi après-midi

J’adore aller voir des gros blockbusters américains tout seul en salle et j’ai décidé de regarder mes archives pour décerner mes prix de l’année. Je vous avertis, il n’y a rien d’indie ou d’obscure là-dedans! Le plus indépendant que je suis allé voir, c’est Lady Bird, genre.

Le meilleur film d’action : Baby Driver

Le film a un titre de marde, mais ça parait que le réalisateur Edgar Wright a travaillé fort dessus. Un scénario simple parce que c’est une histoire qu’on a vu 1000 fois, mais crime qu’il y a de l’effort à l’écran. Chaque plan est travaillé minutieusement et il y a même des liens avec la soundtrack. Si t’as aimé un film d’action dans ta vie, tu dois voir celui-là.

Le pire film d’action  : Bon Cop Bad Cop 2

Mes attentes étaient basses et j’étais accompagné donc je n’ai pas passé un si mauvais moment que ça, mais on dirait un scénario de 1994 qui fait semblant que les cellulaires existent pas. « Oh non, il y a des bombes dans des iPad avec des countdowns! Vite allons garrocher ça dans une bouche d’égout! »

La surprise de l’année : Wonder Woman

La fin est poche, mais la présentation de l’héroïne est folle. Je ne m’attendais pas à ça pantoute. Le film a non seulement démontré que tu peux avoir une femme superhéros à la tête d’une franchise, mais aussi qu’une réalisatrice peut faire des films d’action qui torchent. La scène où elle sort des tranchées m’a crinqué pour trois jours.

Le meilleur film de Superhéros : Logan

Je n’ai jamais trippé sur les films de Wolverine, mais là c’était épic. Un ton qu’on n’avait jamais vu auparavant dans ce genre de film et qu’on risque de voir de plus en plus. Ça fait du bien d’avoir des films de ce genre qui s’adresse à des adultes plutôt qu’à des ados. Props à la jeune comédienne qui vole le show!

Déception de l’année : Spider-man Homecoming

J’ai failli mettre The Last Jedi, mais Homecoming était encore plus décevant. Le personnage de Spider-man est malade, et tu le ramènes dans l’univers Marvel dans un scénario aussi plate, vide et convenu? Come on. J’ai plus aimé l’intervention de Spidey dans Civil War que Homecoming au complet.

Le film que personne a vu mais qui mérite d’être vu : Molly’s Game

Écrit et réalisé par mon idole Aaron Sorkin, c’est vraiment un bon film avec beaucoup de rythme malgré ses 140 minutes. D’ailleurs, ça me fuck un peu parce que j’avais un scénario qui ressemblait à ça et là je dois me faire accroire que je vais écrire mieux que ça.

Bright, le nouveau Will Smith sur Netflix

Je me suis tapé Bright sur Netflix qui est comme le premier gros film de la plateforme et qui met en vedette le bon vieux Will Smith. Crime que le push publicitaire est immense pour ce film! L’univers m’a beaucoup rappelé True Blood avec le propos sur le racisme en gros caractère gras. Ça fait aussi très Fifth Element. Will Smith y joue son rôle de Will Smith du temps de Bad Boys et peut enfin utiliser des jurons. Ça s’écoute bien, mais j’avais l’impression de regarder le premier épisode d’une série, et je ne sais pas à quel rythme ils vont arriver à en faire d’autres.

Ma coche sur le dernier Star Wars – The Last Jedi (Plein de spoilers/divulgâcheurs, évidemment)

Si j’avais à faire une critique en deux mots de The Last Jedi, je dirais : divertissant, mais.

Et le « mais » est important parce que comme plusieurs des derniers films du monstre Marvel/Disney (comme Spider-Man ou Guardians of the Galaxy 2), on arrive à faire des films divertissants, mais desquels il ne ressort rien. Plusieurs prouesses d’action, mais où est le propos? Qu’est-ce qu’on construit?

Sincèrement, je pense que je serais sorti satisfait du film si Luke n’était pas mort de façon aussi ridicule à la fin, mais quand c’est arrivé, je me suis laissé emporter par le côté sombre de la force.

Ce moment était si représentatif de ce film, d’ailleurs.

« Ah fiou, il n’était pas là pour vrai! » Et deux secondes plus tard : « Ah… il meurt quand même! » Pour aucune crime de raison! Bravo de m’avoir surpris, mais POURQUOI? Tu construis un personnage depuis 1977 et c’est la mort que tu décides de lui donner?

Je comprends qu’on y allait pour la mort à la Obi-Wan Kenobi où il se sacrifie pour la cause, mais Obi-Wan était devant Darth Vader qui allait le rincer à coup sûr. Et son parcours se terminait contre son ancien meilleur ami.

Luke est mort pour rien, tout seul sur la putain de plage, à 20 pieds de son lit!

En cherchant des réponses à cette connerie, je me suis même demandé si Disney ne voulait pas domper du salaire pour le troisième film, mais c’est sûr qu’il va revenir en petit fantôme bleu. Enfin, il pourra réaliser son nouveau rêve de Jedi : être un hologramme à temps plein!

C’est la première fois que je sors d’un Star Wars en colère. Je n’ai même pas envie d’aller le revoir.

Et d’ailleurs, pourquoi Luke s’en veut autant que ça? Ça ne correspond tellement pas à sa personnalité des autres films. Il serait censé être de plus en plus sage après tout ce temps alors qu’au contraire, il est devenu une petite précieuse qui boude sur son ile en attendant la mort.

Est-ce qu’ils ont juste oublié combien Luke est rendu zen dans Le Retour du Jedi?

Kylo Ren est en train de venir à bout de tout le cast original, mais sans jamais être vraiment bon ou impressionnant contre personne. Et on dirait toujours qu’il se bat avec des souliers glissants. Oh, et Snoke, cette brute du premier film qu’on nous présente comme l’ultime vilain de la galaxie dans l’ère de cette trilogie? Eh bien il meurt sans se rendre compte qu’on lui ouvre un sabre laser dans le dos à distance.

C’était qui ce gars-là défiguré? Ce n’est plus important. Un autre mystère irrésolu de ce bon vieux JJ Abrams. D’ailleurs, on a un peu l’impression de regarder une trilogie où deux réalisateurs se battent un contre l’autre pour décider d’où s’en va l’histoire.

Qui sont les parents de Rey finalement? Personne. Désolé. On vous niaisait.

J’ai ri de la blaguette du lait bleu, mais avouons qu’elle était plus digne de Spaceballs que d’un Star Wars. Et je n’ai pas encore parlé de toute l’histoire de Finn avec la course d’autruches. C’est beaucoup d’énergie pour nous présenter les petits enfants qui seront la relève de la Résistance.

Encore une fois, on y va pour une avalanche de rebondissements : ils essaient quelque chose, ils se plantent. Ah, non, ç’a marché quand même. Ah oui, non. Non? Eh ben, le hacker au tic ridicule était un hacker pour vrai, mais il les a trahis.

…OK?

Au moins, ils ont ramené Phasma contre Finn, même si elle se fait encore battre. J’imagine qu’on prépare quelque chose de cool pour le troisième film, mais à ce point-ci, j’ai peur d’espérer.

Cela dit, il y a indéniablement de bons trucs dans The Last Jedi. La scène d’action pour commencer le film avec Poe qui domine en X-Wing est de loin la plus divertissante de tous les films.

Les mélanges de blanc et de rouge font des images incroyables. Surtout dans la bataille dans la salle de Snoke et le sol blanc et rouge sur la planète de la fin. D’ailleurs, bien joué que Luke ne fasse pas de traces rouges comme les autres pour indiquer subtilement qu’il n’est pas là pour vrai.

La presque mort de Leia où elle revient à la Mary Poppins a été un de mes moments préférés du film, mais surtout parce que j’adore Carrie Fisher et j’étais touché de la voir mourir aussi tôt dans le film. D’ailleurs, c’est elle qui aurait dû mourir en coup de vent à la fin du film. Ça, on l’aurait compris, considérant les contraintes.

Aussi, la connexion entre Kylo Ren et Rey était terriblement efficace. Qu’ils puissent se parler tout au long du film était vraiment intéressant. Chacun de ces moments était spécial. Plein de petits rebondissements plus réussis.

C’est vraiment la force du réalisateur. The Last Jedi réussit vraiment bien à nous surprendre, mais c’est plus facile d’être imprévisible quand tes trucs ne font pas de sens. Pour Star Wars, on s’attend à plus de cohérence. Beaucoup plus.