Designated Survivor : le fameux retour de Kiefer

Designated Survivor

Depuis que la série d’action 24 s’est terminée (ou a arrêté de rajouter des suites), on attendait le grand retour de Kiefer Sutherland à la télé. Eh bien c’est arrivé avec une série au titre beaucoup moins facile à retenir : Designated Survivor.

Synopsis de Wikipédia :

Au cours du discours sur l’état de l’Union, un attentat frappe le Capitole. Le président des États-Unis périt avec l’ensemble de son cabinet et les présidents des deux chambres du Congrès, à l’exception du secrétaire au Logement et au Développement urbain Tom Kirkman. Le « survivant désigné » est alors investi président des États-Unis.

En gros, c’est VRAIMENT la suite logique de 24, mais Kiefer prend un break bien mérité des scènes d’action. C’est encore politique. Les méchants sont encore des terroristes. On n’affiche pas de cadran avant et après les pubs, mais c’est pratiquement les mêmes effets sonores.

Les premiers épisodes sont très bien faits et se regardent avec autant de junkitude que les bons vieux 24, mais après huit épisodes, je ne suis pas certain que ça va maintenir mon intérêt. Il faut dire que les bonnes séries qui ont plus de 20 épisodes d’une heure par année se font de plus en plus rares.

C’est un peu de la télé comme en 2008, mais si t’es nostalgique des années de 24, tape-toi au moins le pilote et tu verras bien où t’es capable d’arrêter.

Westworld, la nouvelle giga série de HBO

Westworld

J’accumulais les épisodes depuis le début de l’automne, mais je me suis finalement tapé d’un coup les huit premiers épisodes de la nouvelle série de HBO : Westworld.

Il faut dire que le diffuseur a mis le paquet :

  1. C’est écrit par « l’autre frère Nolan » qui co-écrit souvent les films de son frère Christopher (Interstellar, Inception) et qui est derrière le chef d’oeuvre Memento dont il avait écrit la nouvelle.
  2. La série est basée sur un film qu’avait écrit le maitre de la prémisse extravagante : Michael Crichton. (Jurassic Park.)
  3. C’est produit par le maitre de la série de suspense : J.J. Abrams. (Lost)

Ça donne une série qui flashe en bâtard. Je vais coller le synopsis de Wikipédia parce que c’est la partie que j’aime le moins écrire.

Westworld est un parc d’attractions futuriste recréant l’univers de l’Ouest américain (Far West) du 19e siècle. Il est peuplé d’androïdes, appelés « hôtes » (hosts), réinitialisés à la fin de chaque boucle narrative. Les visiteurs, appelés « nouveaux venus » (newcomers), peuvent y faire ce qu’ils veulent sans aucune conséquence. Mais à la suite d’une mise à jour du programme des androïdes, les dirigeants du parc devront faire face à plusieurs bugs dans leur comportement.

Le monde qu’ils créent est vraiment incroyable et absorbant. C’est là qu’on est content que HBO existe parce que peu peuvent mettre autant d’argent et de sexe dans une série. C’est ce que j’ai toujours reproché à Inception, d’ailleurs. Si on entre dans les fantasmes et les rêves d’un peu tout le monde, c’est impossible qu’il n’y ait jamais une paire de boules nulle part.

J’ai un projet de série qui ressemble un peu à ça, mais le ton est très différent (et je n’ai pas encore de financement comparable). Westworld a vraiment un ton très sombre et une vision assez fataliste de l’être humain.

Chose sûre, Westworld fait fantasmer en masse. C’est un peu comme une discussion sur ce qu’on ferait si on gagnait à la lotto, multipliée par 1000 et avec beaucoup plus de questionnements philosophiques. Un peu les mêmes questionnements que la série Real Humans, pour ceux qui l’ont vue.

C’est vraiment une série à voir, mais il manque encore un petit quelque chose que je n’arrive pas encore à m’expliquer. Un petit je-ne-sais-quoi qui arrivera peut-être dans les deux derniers épisodes de la saison.

Voici la bande-annonce, mais il faut savoir qu’on en dit toujours trop dans les bandes-annonces.

Je me suis tapé ce film de Jean-Luc Godard

Le Mépris 1963

J’avais envie de me taper des vieux films français et je suis tombé sur Le Mépris, un film de 1963 de Jean-Luc Godard.

Je pense que mes attentes étaient trop hautes. J’ai bien apprécié la réalisation qui essaie plein d’affaires, les plans choisis donnent des images incroyables et je fantasme encore sur le corps fabuleux de Brigitte Bardot (qui est comme l’ultime femme-objet là-dedans), mais c’est au niveau de l’histoire que j’ai trouvé ça vraiment mince.

C’est inspiré d’un roman, pourtant. Le personnage principal était particulièrement vide.

Même avec les parallèles entre l’histoire du couple et celle des dieux grecs, j’ai essayé d’y trouver du génie sans ne jamais y arriver. Je suis peut-être passé à côté. Je trouve intéressant qu’on nous laisse dans le doute à savoir pourquoi Brigitte fait la gueule, mais j’avais trouvé dès le début et je ne suis pas certain qu’on pouvait trainer là-dessus pendant 80 minutes.

Mais bon, ça date quand même de 1963. C’était plus molo sur le rythme dans ce temps-là.

Le Mépris

Comment fait-on pour travailler au CRTC? Je serais bon là-dedans

Je lisais cet article sur Netflix de Laurent Lasalle (dont je like 98% des articles de ce temps-là) où il parle du CRTC qui ne fait absolument rien pour réglementer Netflix.

Dans les jobs que j’aimerais avoir ces temps-ci, présider le CRTC est haut dans ma liste. Car le problème n’est pas Netflix, mais bien le CRTC qui ne met pas ses culottes.

Voici quelques changements très évidents et faciles à apporter rapidement :

  1. Actualiser les lois pour inclure les gros joueurs comme Netflix et Amazon dans la liste des diffuseurs.
  2. Charger à ces diffuseurs les mêmes taxes qu’aux autres diffuseurs. Les taxes qui nous permettent ensuite de subventionner nos productions locales.
  3. Imposer ou donner des incitatifs efficaces à ces diffuseurs pour qu’ils offrent des versions françaises lorsque celles-ci existent.

C’est ridicule qu’un film comme The Martian soit seulement disponible en anglais sur Netflix. Ce film était déjà traduit quand il est sorti au cinéma. Le CRTC devrait aussi forcer les chaines traditionnelles à rendre disponible l’option de passer d’une langue à l’autre. Quand Mad Men passe à Télé-Québec, on devrait pouvoir le regarder en version originale si ça nous tente.

Évidemment, ça provoquera des changements importants au niveau des droits de diffusion de certaines séries, mais notre télé a besoin d’évoluer.

Concernant Netflix, les changements sont très peu coûteux mais feront quand même monter le prix de Netflix de 2-3$ par mois, mais personne ne va lâcher Netflix parce que c’est 12-13$ au lieu de 10$. L’offre torche déjà toute la concurrence anyway.

La série que tu dois voir : The Newsroom

The Newsroom est un drame politique de HBO qui a un peu passé drette entre 2012 et 2014. Je dis qu’elle a passé drette parce que moi, je l’avais snobé alors que je me tape à peu près tout. J’ai fini par la regarder un peu à reculons parce que je suis présentement une formation en ligne par le génie qui l’a écrit : Aaron Sorkin.

C’est fou de croire que j’aurais pu passer à côté de cette série-là. C’est vraiment une de mes séries préférées de tous les temps. La première saison est une oeuvre d’une rare perfection.

Sorkin présentait The Newsroom en 2012 en disant que la série « is meant to be an idealistic, romantic, swashbuckling, sometimes comedic but very optimistic, upward-looking look at a group of people who are often looked at cynically.» 

Et c’est exactement ça.

Le concept même de la salle de nouvelles est en pleine crise. Internet et les nouveaux médias viennent chambouler tout ça avec la guerre aux cotes d’écoute et la buzzfeedisation des nouvelles. Le combat entre l’urgence de sortir un scoop versus la rigueur. Entre l’argent et les principes.

C’est vraiment une excellente idée de setup pour une série télé.

Et c’est si bien écrit. Ce niveau de talent et de rigueur dans les textes est rarement atteint. Il y a des séries qui capitalisent sur des comédiens vedette ou une franchise de superhéros populaire ou une prémisse choc qui donne le goût d’en savoir plus.

The Newsroom compte avant tout sur ses textes. Les dialogues sont incroyables. Il faut vraiment porter attention à la joute verbale et à l’humour physique très présent.

D’ailleurs, je portais toujours attention à qui avait écrit chaque épisode dans le générique d’ouverture. Le seul bout où Sorkin écrivait moins, c’est la première moitié de la deuxième saison, et c’est aussi là où la série est un peu plus faible. Cette série-là ne pouvait pas être écrite par d’autres que Sorkin.

Et même si Sorkin écrivait presque tout, il était backé par une writers room de fou et toutes les ressources d’une production HBO. C’est pourquoi la série a autant de contenu. Je n’arrive pas à communiquer combien j’envie ce genre de condition de travail.

La première saison est une des meilleures saison de télé ever. On a tellement envie de travailler là. On a envie de faire partie de ce genre d’équipe compétente et allumé avec un but commun pour le greater good. Ça m’a tellement parlé.

La deuxième saison est moins parfaite même si j’avais l’impression qu’on avait augmenté le budget. On donne enfin à la série un générique digne de ce nom et on se permet plus de scènes extérieures, mais ça n’apporte rien qui n’était pas déjà là.

La troisième saison vient conclure la série de façon aussi réfléchie et travaillée que tout le reste.

Bref, il FAUT que tu regardes cette série. Au pire, fais juste regarder le pilote et il sera trop tard. Tu seras déjà accroc. Et t’auras ensuite accès à un bon 25 heures de gros bonheur.

The Magnificient Seven, quel caca

Je suis allé voir le film The Magnificient Seven avec Denzel Washington, Chris Pratt et Ethan Hawke.

Crime que c’était pas bon. Je ne comprends pas comment des films comme ça arrivent à trouver autant de financement. Ç’a beau être un remake, pour faire un western en 2016, ça demande d’être au moins aussi bons que ceux qu’on faisait dans les années 50.

Le texte est tellement faible. Ils n’ont même pas été capables de trouver des bons liners pour Chris Pratt. C’est une histoire classique où l’on forme l’équipe des sept pour affronter le big bad, mais c’est tellement mal fait.

Le héros décide de s’embarquer là-dedans, mais c’est tellement pas convaincant. Il embarque juste pour faire un film. Ensuite, les six autres embarquent dans la gang pour AUCUNE CRISS DE RAISON. Il y a même un amérindien qui se pointe d’absolument nulle part pour se joindre au groupe.

Il arrive sur son cheval, il offre un bout de chevreuil au leader pis that’s it! Sans farce! Sur sept, il y a UNE présentation qui est intéressante. UNE! Celle du Coréen qui a un duel cool. C’est le seul bon bout du film.

Les sept n’ont aucune complicité ensemble. Les dialogues ne sont jamais drôles. On n’est jamais investi dans la quête de personne. On n’a jamais peur que quelqu’un meure, et de toute façon, on s’en calicerait. C’est un film qui fait vivre zéro émotion. C’est tout ce qu’il y a de mauvais dans les films d’action.

Je ne m’attendais pas à grand-chose, mais le film a quand même 7.1/10 sur IMDB. Les films en haut de 7 ont des qualités, d’habitude. Mais là, c’est juste un gros paquet d’argent garroché dans le feu, y compris mon treize piasses et demi.

Ce que j’ai pensé de Horace and Pete

Horace and Pete est la série télé/web que Louis CK a sorti cette année sans en faire la moindre promo. Un total trip qu’il a produit lui-même avec des comédiens qu’il a appelé personnellement et qui ont décidé d’embarquer avec lui.

J’adore quand des artistes établis continuent à prendre des chances et Louis CK est un des meilleurs exemples de ça. Évidemment, ça aide quand tous les plus gros noms de l’industrie répondent à tes appels.

En gros, Horace and Pete est une genre de pièce de théâtre terriblement dramatique qui est filmée comme une sitcom. C’est sûr qu’on y retrouve l’humour de Louis CK, mais dans un projet beaucoup plus glauque. Genre, l’histoire se passe dans un bar qui appartient à Horace and Pete et l’humour avec les clients en arrière-plan vient alléger le drame familial très lourd.

La série est capable du meilleur comme du pire. Littéralement. Sans spoiler rien, l’épisode six présente une de mes scènes préférées de dating ever et plus tard dans le même crime d’épisode, il y a sûrement une des scènes que j’ai détesté le plus de toute ma vie.

Évidemment, ce n’est pas parfait. Il ne faut pas s’attendre au rythme de Stranger Things ou à des textes travaillées comme dans In Treatment. C’est un side-project qu’apprécieront certains fans de Louis CK et les accrocs de télé qui ont déjà à peu près tout vu.

Si ça vous tente, la série est disponible sur son site web : LouisCK.net

Le long (mais cool) processus de l’autopublication

Quand j’y repense, ça fait quand même un bout de temps que je prévoyais publier un recueil pour Victime de la porn. Je me rappelle que dès les débuts de la chronique, je m’étais justifié le salaire semi-symbolique en me disant que je pourrais en faire un bouquin plus tard. C’est pour ça que dans les premières années de VDLP, j’y parle très rarement de sujets d’actualité.

La seule fois où il y a un peu de mouvement, c’est il y a deux-trois où je m’étais fait approcher par une maison d’édition, mais après quelques recherches, ils en étaient venus à la conclusion que personne ne faisait d’argent avec les recueils de chroniques. De mon bord, je n’ai jamais fait de démarches à des maisons d’édition parce que :

  1. Je n’y connais rien.
  2. On suggère toujours d’y aller pour une maison d’édition où il y a d’autres auteurs avec un style semblable, sauf que mon style dans Victime de la porn, personne d’édité écrit aussi mal. :) Avec le langage très parlé et l’abondance de franglais, c’est beaucoup plus web et bâtard.

Comme je suis disponible ces derniers temps, j’ai choisi que je me ferais tout ça en genre de cadeau à moi-même pour garder quelque chose de cette histoire-là. Je me disais que juste placer mes meilleurs textes bout à bout dans un fichier Word et switcher ça en format Kindle, ça ne pouvait pas être tant de travail que ça. Crime que j’étais dans le champ! Déjà, juste relire un texte pour voir si je le garde ou pas, ça prend quand même quelques minutes, mais c’est impossible de juste relire un texte sans le réécrire.

Du coup, je suis rendu à 1240 minutes de réécriture et je suis encore loin d’avoir fini. Je suis rendu à février 2014. J’essaie de faire ça le plus possible d’une traite pour avoir tous les textes en tête et mieux pouvoir remarquer les trucs qui sont redondants. Par chance, j’ai beaucoup de fun à faire ça! J’en profite aussi pour uniformiser un paquet d’affaires tels que les guillemets, l’usage du mot luv et l’orthographe de mots comme ostie, calice, greyé ou cowgirl inversée. Et tant qu’à y aller moderne, j’ai choisi de flusher tous les î pour être en total graphie rectifiée.

Ensuite, je devrai travailler le pacing pour mieux équilibrer le livre et que tous les meilleurs textes ne soient pas quelque part au milieu. C’est sûr que mes textes du débuts sont moins forts, mais ils ont leur importance. Mais ça reste long vu qu’on parle quand même de garder possiblement 150 chroniques et près de 100 000 mots. Ensuite, je vais sûrement demander de l’aide à mon monde pour choisir les derniers textes et m’aider à spotter les fautes.

Mais bon, pour ces étapes-là, je me sens pas pire compétent. C’est la suite où m’embarque dans l’inconnu de l’autopublication qui est plus stressante.

À la base, je voulais juste publier un format Kindle sur Amazon super simple, mais quand j’ai vu que si peu de gens avaient adopté le numérique et qu’Amazon offrait un service d’imprimerie à l’unité, je me suis dit que ça valait la peine de me forcer pour une version papier. Il reste que ce sera l’étape la plus tough vu qu’elle implique plein d’affaires dans lesquels je suis un total amateur. Quelques exemples :

  • Formater le bouquin dans InDesign
    • Établir la grosseur des pages et les petites marges
    • Les polices de caractère (Electra FTW)
    • Voir si chaque chronique parait bien et arrivent sur la bonne page
  • Créer une page de couverture qui fait pro
    • À date je sais juste que je préfère « matte » à « glossy »
  • Aller chercher un numéro ISBN
  • Remplir plein de formulaires pour pouvoir vendre ça sans me faire taxer à mort
  • Établir les prix de vente pour chaque pays et selon les formats

Mais ça reste tripant. Il y a des articles et des tutorials YouTube pour à peu près tout, et j’ai quand même des amis compétents que j’essaie d’harceler le moins possible.

Et il y a aussi d’autres trucs à écrire dont on ne tient pas trop compte, mais qui prennent aussi du temps comme la bio, les remerciements et la présentation du livre sur Amazon.

Et chaque fois que je parle de ce projet-là à quelqu’un, on me demande si j’aurai du contenu exclusif. :) En tout cas, sur les 200 textes que j’ai passé à date, il n’y en a pas un qui est resté dans sa version intégrale. Ils sont tous mis à jour avec des références moins datées et des phrases qui se lisent mieux.

L’étape la moins l’fun risque d’être celle du marketing où je vais gosser mon lectorat pour me donner des ratings de cinq-étoiles sur Amazon question de faire bonne impression avec monde qui ne me connait pas déjà. :) Je ne fais pas tout ça en me disant que je vais devenir riche et fameux en Belgique, mais j’aime l’idée que le bouquin sera dispo à peu près partout dans le monde. On vit quand même à une époque cool.

Luke Cage : la première déception de l’univers Marvel+Netflix

Pourtant, la série avait tout pour me plaire. Un gros superhéros afro-américain qu’on adorait déjà dans Jessica Jones. Simone Missick et Rosario Dawson qui me font ronronner. Le setup dans Harlem avec des musical guests super bien intégrés en arrière-plan. Le retour réussi de l’acteur qui joue Juice dans Sons of Anarchy et même des batailles à la Bud Spencer!

Plein de trucs positifs, mais c’est au niveau de l’écriture que la série n’est pas au niveau. Je n’ai jamais réussi à embarquer autant que je l’aurais souhaité. Pour faire une bonne série de superhéros, ça prend un bon méchant. Un vilain compétitif qui crée une cool dynamique. C’était la force de Daredevil et particulièrement de Jessica Jones. Mais même si Mahershala Ali donne une bonne performance dans le rôle de Cottonmouth, on n’a jamais peur de lui. En fait, il n’a même pas l’air d’être dans la même ligue que Cage.

La courbe dramatique de plusieurs personnages fait aussi défaut. Et ça tombe mal parce que les personnages les plus importants sont à peu près les pires. Misty Knight (Simone Missick) est particulièrement dure à suivre au cours de la saison. Luke Cage est aussi difficile à cerner. On dirait que leurs personnalités s’adaptent à l’épisode en cours plutôt que l’inverse. Cage a beau être cool et fort, on dirait qu’il n’arrive jamais à porter la série sur ses épaules.

La réalisation demeure de grande qualité et on voit qu’il y a de l’argent à l’écran. Ce n’est pas une mauvaise série. C’est une série décevante.

Je m’attendais à regarder une première saison de Luke Cage où l’on nous présenterait tout le meilleur de ses histoires, j’ai plus eu l’impression de regarder la quatrième saison de l’équipe Marvel+Netflix qui commence à s’essouffler.

C’est vraiment dommage parce que le timing était parfait pour sortir cette série-là. Avec l’actualité américaine, Luke Cage a le casting idéal pour frapper fort et j’espère qu’ils arriveront à rectifier le tir lors d’une deuxième saison.

Luke Cage 2

 

Le collège de la dernière chance

Je me suis tapé la bouleversante série documentaire Last Chance U sur Netflix.

Ça se passe dans un collège sud-américain qui est réputé pour donner une 14e dernière chance à des athlètes à problèmes. Pourquoi on les aide eux plus que d’autres? Parce qu’ils sont doués dans le truc le plus important de cette partie du monde : le football.

Mais ce n’est pas une histoire sportive, c’est une histoire humaine. D’ailleurs, c’est sûrement pour ça que j’ai autant aimé la série même si je déteste le football.

Une équipe de foot a beau posséder à peu près 4000 joueurs, Last Chance U fait vraiment une bonne job pour choisir les quelques joueurs qu’on va suivre tout au long de la saison. Une saison qu’on résume en six épisodes qui passent beaucoup trop vite. Tous les joueurs que l’on apprend à connaitre sont aussi intéressants qu’uniques et l’entourage de l’équipe nous montre vraiment le meilleur et le pire de l’être humain.

D’un bord, t’as la femme qui vaut la série à elle-seule : Brittany fuckin’ Wagner! D’ailleurs, elle vient juste de liker le tweet que je lui ai envoyé et je capote!

Tweet de Wagner

Cette femme-là est un ange. Sa job est de tout faire pour que ces énormes joueurs de foot au passé lourd réussissent à l’école, mais ils partent tellement de loin. Et ce que j’adore, c’est qu’elle n’est pas parfaite. Ses conseils ne sont pas toujours les bons, mais elle essaie tellement fort.

C’est impossible de ne pas l’admirer.

Et à l’autre opposé, t’as le gros criss de coach cave qui se pense dans la NFL et qui est prêt à dire et faire n’importe quoi pour gagner une putain de game de football qui n’a aucune criss d’importance. Ah que c’est une poubelle!

Comme plusieurs séries de Netflix, c’est fait avec beaucoup d’argent et ça parait. Et comme ça score fort, une deuxième saison a déjà été annoncée.

Donc voilà. Je te la recommande fort et je te laisse sur une photo de Brittany qui essaie de convaincre Ollie d’enlever ses crime de headphones dans le tapis quand elle lui parle. (Spoilers : il ne les enlève PAS!)

Last Chance U