Sondage sur mon nouveau projet révolutionnaire

J’ai l’intention de lancer bientôt un projet (révolutionnaire) et même si je sais déjà pas mal où je m’en vais, j’étais curieux d’avoir votre avis sur quelques questions.

Quickie présentation

Mon projet doit rester flou  pour le moment parce qu’il contient plusieurs surprises, mais en gros, c’est une histoire qui sera dévoilée peu à peu sur un blogue. (Les blogues, c’est le futur.) Un peu comme les comic books qui publient un petit bout d’histoire chaque mois.

Pour le moment, ce n’est pas un projet que je pourrais faire à temps plein alors j’aimerais proposer un rythme de publication qui fait qu’on ne l’oublie pas mais que je suis aussi capable de maintenir sans me mettre trop de pression.

J’en arrive donc à la partie sondage

Je ne sais pas s’il y en a d’entrevous qui connaissez Patreon. C’est une option de socio-financement de plus en plus populaire qui permet de faire des dons réguliers à un projet qu’on aime. Genre, tu peux dire que tu donnes 10$ par podcast à ton podcast préféré ou 5$ par mois à une chaine Youtube que t’aimes.

Et comme plusieurs plateformes de socio-financement, on offre des récompenses en fonction de combien tu donnes. Je crois que Patreon se prend une cut de 5% qui me semble raisonnable. Ce qui m’amène au…

Sondage

Les questions ont des choix de réponses, mais n’hésitez pas à expliquer et clarifier vos réponses au possible. Je pose ces questions-là pour tâter le terrain.

Donc voilà, j’aimerais savoir…

1. Quelle est votre fréquence de publication idéale : 
a) Une publication par mois
b) Une publication par semaine
c) 2-3 publications par mois (j’ajoute ce choix-là parce que c’est le plus probable eheh…)
d) Une publication par jour! (Fuck la réalité!)

2. Le montant par mois que tu mettrais sur un projet du genre :
a) Rien pantoute. J’ai plein d’options gratuites qui sont sûrement meilleures que ton projet indie de marde.
b) 2-3$ par mois
c) 4-5$ par mois
d) 1-2$ par publication
e) Un forfait pour une saison au complet
f) Un forfait pour avoir accès tout pour toujours
g) Plus d’argent que ça parce que je veux t’encourager dans ton projet indie cool
h) L’argent que ça prend pour obtenir la récompense cool

3. Le genre de récompense que t’apprécies
a) Du merch! Un t-shirt ou une tasse avec le logo du truc. (Crime que je suis pas designer, par ‘xemple.) #represent
b) Avoir accès au contenu en primeur (deux semaines ou un mois avant tout le monde)
c) Avoir accès à des versions beta et pouvoir donner du feedback.
d) Un Q&A avec l’instigateur du projet
e) Avoir un personnage qui porte ton nom

4. La meilleure plateforme pour suivre ce genre d’histoire
a) Sur un blogue que j’irai voir quand ça me tente
b) Sur un blogue qui m’avertirait via courriel quand il y a du nouveau contenu
c) Via une newsletter comme en 2003
d) Je préfère ne plus jamais sortir de Facebook si c’est possible

5. Ta façon préférée pour avoir acccès à tout le projet
a) Payer le montant qui me donne accès à tout
b) Attendre que la version gratuite sorte
c) Faire un logo qui torche pour aider Chandonnet à vendre du merch
d) Traduire des textes pour aider Chandonnet un devenir une star internationale
e) Faire du fan art cool de la série qui pourrait rendre l’expérience plus cool

Gros merci si vous prenez le temps de répondre à tout ça de façon honnête et claire! Comme je disais, pas besoin de répondre avec les choix de réponses, juste vous exprimer le mieux possible pour que je saisisse où vous vous situez. Vous pouvez aussi me répondre en privé si vous préférez ça.

MERCI!

Livre papier VS livre numérique, du point de vue d’un auteur

Vu que je suis en réflexion, je me suis amusé à comparer l’option d’écrire un livre via une maison d’édition dans le modèle traditionnel ou de m’autopublier sur Amazon.

J’ai fait un sondage sur mes différentes tribunes Facebook pour mieux connaitre les habitudes de consommation de mon entourage. Je me demandais où les acheteurs de livres en étaient dans leur transition vers la modernité du numérique.

La réponse : vraiment pas loin!

Sur une cinquantaine de réponses, l’écrasante majorité est encore en amour avec le format papier et ils ne veulent rien savoir du numérique. Et en discutant avec quelques uns d’entre eux, j’ai aussi remarqué que plusieurs en étaient fiers. Je me suis intéressé à cette fierté.

C’est sûr qu’il a une question d’habitude et de confort reliée au format papier. C’est sûr que ça look pas mal plus dans le métro aussi. Ce que j’étais surpris d’entendre, c’est que plusieurs sont fiers d’acheter le format papier parce que ça encourage une industrie qui a de la misère.

C’est vrai qu’en achetant un livre papier, t’encourage une industrie qui de la misère, mais est-ce que t’encourage l’auteur ou l’écrivain? Peut-être pas autant que tu penses. Quand t’achètes un livre papier, voici la part de chaque parti. Charte papier

Est-ce que ça ressemble à ce que tu t’attendais? J’ai fait un petit tableau pour montrer où l’argent s’en va en fonction du prix du livre.

Tableau papier

Le Québec est un très petit marché. Un livre est un best-seller à 3000 copies vendues. Évidemment, ce ne sont pas tous les livres qui se rendent là. (Pour faire de l’argent pour vrai, il faut souvent avoir du succès à l’international.) Quand on m’a approché pour un projet de livre, on s’attendait à en vendre entre 1000 et 1500. Pour 1500 copies à 15$ du livre, ça m’aurait donné un gros 2250$.

Pourtant, écrire un livre, c’est au moins six mois de travail. Et c’est souvent plus entre 18 mois et trois ans.

Dans ce modèle-là, 90% de l’argent va à la machine. La maison d’édition et tout son staff qui te lisent, te conseillent et t’épaulent dans le long processus artistique. On te fournit du papier et de l’encre. On t’offre une tablette à la librairie. On va peut-être même te faire de la pub si t’es vraiment chanceux. Ce n’est pas grand-chose, mais on peut difficilement les blâmer de ne pas faire grand-chose. Le milieu du livre au Québec, c’est un peu une industrie en mode survie.

Mais moi, en tant qu’auteur qui lit maintenant presque toujours en format numérique sur ma tablette, je me suis intéressé au modèle d’Amazon où je couperais plusieurs intermédiaires. Voici à quoi ça ressemble si je décidais de m’autopublier et de tout faire moi-même. Charte AmazonLes mêmes exemples sur les mêmes prix de livres.

Tableau Amazon

Dans ce modèle-là, si je vendais les mêmes 1500 copies à 15$, je ferais 15 750$. Si je faisais un deal à 10$ parce que je veux encourager ceux qui sont habitués au bon vieux papier, je ferais quand même 10 500$. Un best-seller? 21 000$.

Si t’arrives à publier un best-seller tous les deux ans, ça te fait 10 500$ par année. Ce n’est pas encore suffisant pour en vivre et ça implique plein de dépenses, mais ce sont des montants raisonnables. Pour le même cas dans le modèle du livre papier, ça donne 1500$ par année. C’est une vraie joke. Pour être smatte, on va t’offrir d’acheter de tes livres à moitié prix pour les revendre toi-même si ça te tente.

Si tu veux encourager ton auteur préféré, cette option-là est souvent la meilleure. (Ou la moins pire.) C’est pour ça qu’on voit souvent des artistes qui vendent eux-mêmes leurs livres après leurs spectacles ou d’autres moments où ils sont en contact avec leurs fans.

Ce que je trouve bizarre, c’est qu’on a toujours de la sympathie pour le papier. On a de la sympathie pour la petite librairie du coin qui est pauvre ou l’imprimeur du quartier qui doit gérer le déclin des contrats et la boite d’édition et tout son staff qui ne s’en sortirait jamais sans les précieuses subventions. Mais est-ce qu’on a de la sympathie pour l’auteur qui reçoit des peanuts?

En achetant le format papier, on encourage l’industrie. Une industrie avec plein de bon monde, mais qui donne 10% à son auteur.

Évidemment, Amazon n’est pas mieux. C’est clairement le diable. Ils font fermer des commerces par milliers. Ils ne te donnent aucun feedback ou expertise comme le ferait une maison d’édition. Ils ne te fournissent pas une belle pochette ou un responsable des communications. Ils ne te promettent pas de placer ton livre au top de la pyramide de livres au Renaud-Bray ou de te booker à la télé.

Mais si t’es prêt à te passer de tout ça, ça reste un putain de 10% versus 70%.

Il reste que t’aurais beau toucher 200% des revenus, si personne n’achète ton livre parce qu’il est en format numérique, ça ne donne rien pantoute.

Pour ceux qui s’attendaient à ce que je détaille plus le côté de l’édition dans le modèle actuel, Enquête avait fait une émission là-dessus : http://ici.tou.tv/enquete/S2015E22

10 raisons de binge-watcher The Get Down sur Netflix

Raison #1 : Ça se passe dans le Bronx en 1977 et l’on assiste aux débuts (très romancés) du hip-hop alors que ça tripait fort sur le disco et que les DJ étaient encore cool.

Raison #2 : C’est un musical drama. C’est quand la dernière fois que tu t’es tapé un musical drama? Le ton est léger et crime que ça met de bonne humeur! Un peu à la Bollywood.

Raison #3 : La série présente plus de diversité culturelle en trois scènes que toute la télé québécoise en une année.

Raison #4 : C’est une série avec un budget 120M$ et tout l’argent est à l’écran. Juste la soundtrack a dû coûter une fortune!

Raison #5 : La réalisation est particulièrement folle, arcade et éclatée. Surtout dans le pilote. On ne se fait pas chier avec le réalisme. On raconte une histoire de la façon la plus divertissante possible. Et on mélange ça avec plein d’images d’archive cool et des références à Bruce Lee.

Raison #6 : Ça dure à peu près six heures et demies donc une nuit blanche parfaite.

Raison #7 : Hugo Dumas a détesté ça. (Un pilote de 90 minutes, c’est trop long, mais 20 heures d’Unité 9 on se tanne jamais.)

Raison #8 : La série est une autre preuve qu’une ville où tout va mal, ça crée de la bonne musique.

Raison #9 : C’est sur Netflix qui a déjà annoncé une deuxième saison pour 2017.

Raison #10 : C’est une série qui essaye FORT! On passe proche d’être quétaine. On passe proche d’être over-romantique. Mais avec le coeur à la bonne place, ça marche. The Get Down se démarque vraiment de tout ce qui se fait et j’adore quand des gens osent et prennent des risques. Surtout lorsqu’ils ont les poches aussi profondes que celles de Netflix.

The Get Down 1 The Get Down 3 The Get Down 4 The Get Down 5

Un documentaire inspirant sur Netflix

Hier, je me suis tapé le dernier documentaire de Michael Moore :  Where to Invade Next.

Je n’étais pas super enthousiaste parce que je pensais que ç’allait parler des maudits Américains pas fins qui font des guerres partout pour du pétrole, mais ce n’est pas ça pantoute.

En gros, Moore se promène à travers le monde pour aller chercher les meilleures idées. Les meilleures mesures gouvernementales, genre. Par exemple, il commence par l’Italie où on apprend qu’ils ont TELLEMENT plus de semaines de vacances que nous autres.

Ça, c’est la réaction du petit couple moyen quand Moore leur explique qu’aux États, t’es vraiment privilégié si t’as trois semaines de vacances par année.

Screenshot Where to Invade Next

Eux autres, ils ont HUIT semaines de vacances. Et pour le mois de décembre, tout le monde double son salaire question d’avoir des vacances le fun. Et oui, leur production reste comparable à celles des Américains.

Et ça, ce n’est qu’un exemple. Il y a plein de pays qui s’en sortent mieux à différents niveaux et qui ont des bonnes idées! La Norvège qui a des meilleures prisons. La France qui a de la meilleure bouffe dans les écoles. L’Islande qui ont plus de femmes au pouvoir. La Finlande qui ne donne pas de devoirs à l’école.

Plein d’idées concrètes qui améliorent la vie des habitants et qu’on ne revendique pas ici parce qu’on ne sait juste pas que ça existe.

Et même si le docu fait toujours des liens avec les Américains, ça reste pertinent pour nous parce qu’au Québec, on se compare toujours avec les Américains et l’Ontario comme si le reste de la planète était un grand désert. C’est stupide de ne pas s’inspirer de toutes les bonnes idées qu’il y a dans le monde.

Évidemment, comme on peut s’y attendre, c’est du Michael Moore et ça vise à gauche. Les gens qui sont allergiques aux idées progressistes vont peut-être freaker out et vouloir crier l’envers de la médaille, mais perso, j’ai vraiment trouvé ça inspirant et j’espère qu’un maximum d’électeurs, d’élus et de militants vont se taper ça.

Comme je le disais dans le titre, c’est sur Netflix.

Ma nouvelle meilleure amie

C’est la bande-annonce du film sur Nelly Arcan qui m’a rappelé que Nelly Arcan avait existé. Je me souvenais vaguement de son passage à Tout le monde en parle. J’ai demandé sur Facebook quel était son meilleur livre et on m’a vite répondu Putain alors je me l’ai pogné en format numérique dans la seconde.

Sauf que dans la seconde suivante, plusieurs autres amies (dont les plus littéraires) m’ont toutes dit qu’elles avaient préféré Folle. Eh bien, après avoir lu les deux en quelques jours, je dois avouer que selon moi, Putain est son meilleur bouquin.

Bon, je précise que je suis très loin d’être critique littéraire. Et c’est sûr que je m’identifie beaucoup plus à une femme seule aux prises avec un mal de vivre chronique qu’à une femme qui doit gérer une rupture amoureuse avec un beau grand player Français.

Cela dit, je comprends pourquoi Folle est plus populaire. Surtout pour ceux qui l’ont lu à sa sortie. Le livre est tellement Plateau Mont-Royal 2005 du temps où le Plateau était à son peak de coolitude. D’ailleurs, juste avec mes statuts Facebook qui parlait de mes lectures, tout le monde m’a renseigné sur qui étaient les vraies personnes dont il est question dans le livre.

Mais je ne trouve pas que ces références aident au récit et ça ne vieillit pas super bien. Et à l’inverse, c’est un des trucs qui fait que Putain vieillit si bien. Il n’y a pas de références. Ce n’est pas daté. On ne juge pas de si les bars sont cool ou si le journaliste dont il est question est vraiment un enculé dans la vraie vie ou non.

Putain m’a vraiment beaucoup impressionné.

C’est vraiment le cliché du premier livre qui prend une vie à écrire et le deuxième livre qui s’écrit en 18 mois. Folle est loin d’être mauvais, mais Putain est juste incroyable. Et à travers tout ça et malgré tous ses défauts, je me suis beaucoup attaché à cette fille-là. C’est bizarre de s’attacher à une personne déjà morte.

J’ai l’impression d’avoir une nouvelle amie, mais elle est déjà morte.

J’aimerais savoir ce que ça lui a fait d’écrire tout ça. D’écrire autant de peine et de frustration de façon aussi crue et précise. Je ne sais pas si ça lui a acheté un peu de temps. Je ne sais pas si ça lui a permis de trouver quelqu’un qui l’aura comprise un peu ou si ça l’aura juste isolé encore plus.

Putain

J’ai lu Putain, le premier bouquin de Nelly Arcan.

C’est fou combien je me suis identifié à ce personnage qui semble si loin de moi à la base.

Je n’en ferai pas une critique littéraire parce que je n’y connais rien, mais j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé. Autant au niveau du style qui est écrit d’un seul souffle qu’au niveau du contenu qui a bien résonné avec le fantasme de l’escorte qu’on retrouve dans la plupart de mes écrits et aussi cette vision quasi romantique du suicide qui semble inévitable.

Pour ceux qui ne l’ont pas déjà lu, je le recommande vivement et en voici un extrait.

Putain - Nelly Arcan

Je devrais maintenant me taper Folle au cours des prochains jours.

Stranger Things sur Netflix

Je me suis tapé la nouvelle série de Netflix : Stranger Things.

Stranger Things

C’est vraiment très bon! Si tu ne l’as pas encore vu, vas écouter ça sans te poser de question. Prends même le free trial de Netflix s’il le faut. Mais si t’as envie d’en savoir plus ou si tu l’as déjà binge-watché toi aussi, on peut s’en parler un peu.

J’étais surpris d’apprendre que les Duffer brothers (les auteurs de la série) sont nés en 1984 parce qu’on a vraiment l’impression en regardant la série qu’ils ont vécu les années 80 à fond. Cet appel à la nostalgie est un des points forts de la série, d’ailleurs.

L’histoire se déroule dans les années 80, mais on ramène aussi Winona Ryder, des kids à la Goonies et un callback de Ouija. Un autre avantage de l’époque? Les téléphones cellulaires n’existent pas! Ce qui est très pratique au niveau dramatique quand t’essaies d’installer du suspense.

Mais la série est loin de n’être qu’un trip nostalgique. L’histoire et les personnages sont particulièrement solides. Souvent, en regardant une série, on a des groupes de personnages qu’on aime moins ou dont on se sacre ben raide. Dans Stranger Things, tous les personnages principaux sont intéressants. C’est vraiment exceptionnel.

Dans ses huit épisodes d’une heure, la série n’a pratiquement pas de temps morts. C’est la durée parfaite. Ce serait presque injuste de s’attendre à ce que les Duffer soient capables de répéter ça pour une deuxième saison, mais j’ai quand même hâte.

Anecdote : en me tapant la série toute la nuit, j’avais peur que ça me fasse faire des cauchemars, et comme de fait, j’en ai fait un particulièrement horrifiant : j’ai rêvé que ma télé était morte. Crime que je freakais out.

The Girlfriend Experience

Suite à une suggestion d’un chummey, je me suis tapé en deux jours la série The Girlfriend Experience qui joue sur la chaine Starz aux États-Unis. Je ne connaissais pas du tout la série, mais c’est mon genre d’histoire : une chick qui décide de devenir escorte de luxe.

Résumé du Wikipedia :

Law student Christine Reade lands an internship at the law firm of Kirkland & Allen and struggles to balance her workload, expenses and classes. When her close friend Avery reveals that she has been working as an escort she encourages Christine to tag along and introduces her to a friend of one of her clients who is also looking for an escort. Christine eventually makes the decision to work as an escort.

On pourrait croire que ça ressemble à Secret Diary of a Call-Girl, mais le ton et le traitement sont très très différents. Sur Wikipedia, ça dit que c’est un « legal thriller », mais je trouve qu’on exagère avec le côté « legal » parce cette partie-là est souvent pas mal laissé en arrière-plan par moment. Cela dit, le côté thriller est vraiment très présent. Pour chaque scène, on essaie d’ajouter de la tension au maximum. J’ai même trouvé gossant par moment l’espèce de son sourd qu’on ajoute à 98% des scènes pour essayer de nous stresser.

La série a vraiment des cool comédiens. Riley Keough, l’actrice principale et petite fille d’Elvis (!!!),  est impeccable et terriblement belle, mais la série met aussi en vedette Paul Sparks (Boardwalk Empire, House of Cards) qui torche toujours, mais que je m’attendais à voir beaucoup plus. Même chose pour Mary Lynn Rajskub.

La série est basée sur un film de 2009 du même nom que je ne croyais pas avoir vu, mais que je viens JUSTE de reconnaitre en ajoutant le lien dans le post! C’était avec l’irrésistible Sasha Grey! Mais bon, c’est l’impression que j’avais par moment : je regarde une courte histoire qu’on essaie d’étirer un peu dans tous les sens. Par moment, ça manque un peu de direction.

D’ailleurs, le dernier épisode de la saison n’a pas tant de lien avec l’histoire générale. On dirait un épisode « filler », mais qu’on aurait placé à la fin. Du coup, on nous laisse en plan avec un paquet de questions sans trop savoir s’il y aura une suite. Encore une fois, j’avais l’impression qu’il y avait peut-être 3-4 épisodes de trop et qu’on a rempli ça tout croche.

Cela dit, malgré mes critiques, j’ai quand même regardé tout ça en deux jours. Ça veut dire que j’ai trouvé ça cool… ou que je n’ai pas de vie. On ne sait pas lequel!

*son sourd de suspense*

Pas pantoute une critique du film La Discrète

Il y a des moments où j’ai envie de me taper de vieilles comédies romantiques françaises. Les films français ont souvent un rapport différent avec la sexualité que j’apprécie et qu’on ne retrouve pas dans le cinéma américain ou québécois. On n’y fait pas semblant que le sexe n’existe pas et on n’essaie pas de le rendre plus spectaculaire pour rien. Le sexe n’est pas là que pour flasher, ça fait partie de l’histoire.

En fin de semaine, j’ai opté pour La Discrète, un film de 1990 avec Fabrice Luchini qui semble toujours jouer le même rôle depuis. C’est vraiment un personnage efficace. Toujours très verbeux et imbu de lui-même. Impoli au coton. Je me demande toujours si ce genre de personnalité fait partie de la culture française ou si c’est juste terriblement efficace au niveau dramatique. Peut-être les deux.

La Discrète (1990)

Il y a des auteurs qui aiment citer plein d’auteurs dans leurs oeuvres et je me demande toujours si ce n’est pas un peu de la triche. Surtout quand les meilleurs moments de leurs textes sont ces citations. Les personnages de Luchini font souvent ça. Toujours en train de raconter les meilleures histoires de l’histoire, du cinéma ou de la littérature. C’est intéressant, mais il y a quelque chose qui me dérange quand ça devient répétitif et que toute la sagesse vient de là.

Mais bon, dans le cas du film La Discrète, ça fittait bien avec son personnage de poseur qui aime bien étaler sa culture.

C’est ça qui est impressionnant avec Game of Thrones. Les personnages racontent constamment des histoires folles avec des légendes et des morales cool à la fin et pourtant, tout est inventé. L’auteur est vraiment une brute.

Mon prochain film français risque d’être La Lectrice qui m’avait laissé toute une impression quand je l’avais vu à 13 ou 14 ans. Un autre film où le sexe est bien présent. Même si le film a ses défauts, ça m’avait marqué solide cette femme qui allait faire la lecture à des gens seuls. Surtout les bouts où elle lit de la littérature érotique en gardant son petit air impassible. C’est probablement de là que me vient ma fascination pour l’accent des Françaises, d’ailleurs.

Miou-Miou