I don’t sleep, I dream

Je rêve beaucoup de ce temps-là. Beaucoup de rêves de cul. Si t’es jolie et que je t’ai déjà vu (même si ce n’est qu’en photo), je t’ai probablement déjà accoté quelque part dans mon inconscient. D’habitude, ce serait une période un peu agace mais apréciable. Là, on dirait que ça me frustre. En fait, on dirait que chaque baise symbolise à sa façon une de mes frustrations. Je suis vraiment dans une passe de doute. J’ai l’impression d’être seul et fixe au centre d’un rave où tout le monde a le moment de sa vie. Jusqu’au moment où…

J’haïs quand je close pas dans les rêves

Closer = baiser, bang bang fort, aboutir, venir partout, etc.

Déjà, je déteste quand je me réveille avant de closer dans mes rêves à moi. C’est 10 fois pire quand une chummey ou une lectrice me raconte qu’elle a rêvé à moi et que ça s’est arrêté quelque part dans les préliminaires.

Même si ça ne veut pas dire grand chose (personne a envie de fourrer tout ce qu’il fourre dans ses rêves), c’est quand même toujours flatteur quand une fille rêve à toi. Mais il faut que ça brasse un peu. On dirait que je le prends personnel si je n’arrive pas à la défoncer.

Moi et mon subconscient, si on n’aboutit pas dans nos rêves à nous, c’est ok. On est bien conscient que j’ai un self-esteem de marde et un cerveau autodestructeur. Mais si je choke dans le rêve d’une lectrice, là, c’est elle qui attaque mon ego de mâle!

C’est rendu bad, je fais de l’angoisse de performance de rêve.

Ma théorie (de total narcissique), c’est que c’est à cause de mes nouvelles érotiques qui s’arrêtent toujours avant l’action. Mes lectrices manquent clairement d’imagination et c’est pour ça que ça s’arrête rendu au bout intéressant.

Voilà!

Shame on you.

On avait dit qu’on ne parlerait pas

Je passerais ma vie comme ça, entre le rêve et toi.

Un des effets de la cuillère, c’est que même si la tranquillité s’étire et que les mouvements se limitent aux respirations, rien ne semble jamais empêcher une latente et soudaine rigidité. Mon bras déjà entre tes seins et ma main sur ton épaule permettent de te ramener contre moi, et de te serrer, très fort. Une idée pop : pourquoi ne pas compléter l’emboitement? Tant qu’à être là.

Parce que tu me boudes encore, je crois.

T’as dû mal prendre quand je t’ai demandé de ne pas parler. Je comprends. Tu le sais autant que moi, pourtant : on s’entend mieux lorsqu’on ne parle pas. C’est triste ou ce ne l’est pas. Avec mon truc qui se fraye un chemin quelque part entre et contre toi, j’ai beaucoup de misère à m’en navrer, là, là.

Le temps s’étire et moi aussi. Le rythme est lent, mais persévérant; chaque élan alenti par ta rancunière inertie. Le precum compatissant finit par s’en mêler, ou est-ce que c’est toi? Difficile à dire, et difficile de s’en soucier, avec le feeling ajouté. À la profondeur où j’en suis, il y avait au moins un peu de toi. Ma bouche fermée émet un son sourd et grave dans le creux de tes omoplates. Mon menton t’érafle, mes dents retrouvent ta peau.

Tu te retournes enfin face à moi, avec tes petits yeux capituleux. Ta moue m’embrasse, finalement… Même si je sais bien, presque autant que toi, que ce sera une des dernières fois.