L’autopublication à quelques jours du lancement

Quand tu veux t’autopublier et que le lancement approche, t’as pas mal de trucs à gérer. Je vais toute t’énumérer ça.

Là, je viens de recevoir les 20 copies pour la promotion du livre. J’étais pissed parce que Amazon a vraiment fait une job de cochon. Tous les livres ont été mis dans la boite par un dude aux mains graisseuses qui a taché la majorité des livres. C’est sûr qu’ils peuvent me rembourser, mais comme le lancement est le 2 octobre, j’ai pas le temps d’attendre une semaine pour leur renvoyer ça et une autre semaine pour les recevoir. Il me reste donc à essayer de les nettoyer et de refiler les pires au monde que je connais le plus (ehehe).

J’ai plein d’émissions dans ma liste! À Radio-Can, je veux essayer TLMEP, Médium Large, On dira ce qu’on voudra, La Soirée, Plus on est de fous. Il y a quelqu’un du Nightlife qui va en parler. Quelqu’un au Sac de chips. Je vais essayer La Fabrique culturelle. Je veux aussi essayer Denis Lévesque (parce que je trouve ça drôle) et j’ai une liste pour la France où je devrai opter pour le format PDF vu que j’ai pas les moyens de shipper ça là-bas.

D’ailleurs, si t’es un média ou une influenceuse qui veut en parler, juste à m’écrire sur mon Facebook! Je suis ouvert comme l’autobus de QS! On devrait aussi commencer à shooter du contenu sur le compte instagram cette semaine.

Amazon a vraiment été poche cette semaine. J’ai voulu commander 100 autres copies pour couvrir le lancement et les précommandes, mais leur système bogue depuis jeudi. Ils prennent une journée pour répondre à chaque courriel alors ça avance un petit peu chaque jour.

Mon partner LeJeanJules a aussi annoncé qu’on avait perdu notre DJ, mais je lui laisse gérer ce côté-là parce que j’y connais rien fuck all. C’est aussi lui qui doit trouver la meilleure commandite d’alcool possible.

Un autre désagrément, c’est au niveau de la poste. Ma chummey sur qui je compte pour ce segment-là est toujours en meeting dans des villes importantes d’Amérique du nord alors ça retarde tout ce qui concerne les précommandes. Je pourrais commencer à prendre les commandes en avance, mais j’ai trop peur de commencer sans connaitre le prix exact de la livraison.

Dans le positif, mon père m’amène une imprimante lundi alors je pourrai imprimer les adresses et les timbres.

J’ai aussi regardé pour les chaines de librairies à Montréal (genre Renaud-Bray, Archambault, Indigo, etc.) pour voir si ça vaut la peine d’amener mon livre dans ces grosses machines-là. Ce n’est pas si génial pour un petit indépendant comme moi. Souvent, on te demande une grande quantité de livres. On veut que t’ailles mener ça à un entrepôt à l’autre bout du monde. On ne te paye pas sur le coup. On peut aussi te retourner les livres non vendus un an plus tard. Bref, ça demande du cashflow et on te prend toujours une cut de 40%, même parfois 45%!

D’ailleurs, un chummey m’envoyait cet article tout à l’heure sur un auteur en Europe qui après s’être fait snober par l’industrie a lancé son livre via Amazon et là, l’industrie baboune parce que c’est genre le livre de l’année. Et est-ce que j’ai besoin de préciser que cette industrie donne seulement 10% des revenus à l’auteur? Pas étonnant si les auteurs qui ont le choix finissent par aller voir ailleurs.

Qui ne ferait pas la même chose?

J’ai aussi un rendez-vous cette semaine avec une amie de l’industrie qui va m’aider un peu sur mes dernières interrogations. Peut-être que le best serait de trouver quelques points de vente précis à MTL. Je ne sais pas encore. Je suis à l’aise de donner 40% à un libraire qui vend mon livre sans que j’aie eu à m’en mêler. (Genre, un passant qui spotte mon livre dans la fenêtre du Raffin et entre pour l’acheter.) Mais quand c’est moi qui dis au client d’aller pogner le livre à la librairie à côté de chez nous, je me dis que je suis aussi bien de lui refiler moi-même et de garder l’argent pour moi.

En tout cas, je vais devoir trancher sur tout ça très bientôt parce que si je vais en entrevue dans un grand média et qu’on me demande où se procurer le bouquin, je vais devoir avoir une réponse claire et pas trop amateure.

C’est pas fini tant que c’est pas fini !

Le bouquin Victime de la porn est à 99.7% terminé!

L’année passée, je suivais une formation d’Aaron Sorkin où quelqu’un lui demandait quand est-ce qu’un scénario est terminé. Il a répondu qu’un scénario n’est jamais terminé. Un moment donné, des adultes viennent te l’arracher des mains pis vont en faire un film. Je m’identifie vraiment à ça! Et c’est pareil pour un livre!

Si on me laissait faire, je le réécrirais à l’infini. Je suis toujours en train d’améliorer un peu tout. Renforcer un gag. Updater une référence. Corriger une faute. Ajouter une définition au lexique. Ajouter 4000 inside jokes un peu partout. Et là, comme je m’autopublie, j’ai un peu plus le droit de continuer à jouer dedans que si je faisais affaire avec une maison d’édition.

Et le livre sort le 2 octobre!

Le 1er, tu vas vivre ton deuil d’élection, et le 2, tu pourras retrouver goût à la vie!

Tu viens-tu? Invites-tu des chicks pour t’accompagner? (ahah!) Mais sérieusement, il ne me reste que le crime de C4 à closer. Pour les non-initiés, le C4 est l’endos du livre. Ce n’est pas évident de savoir quoi écrire.

Est-ce que j’explique le titre? Le concept? Est-ce que je me présente? Est-ce que je dis à quel besoin le livre répond? (C’est ce qu’on recommande pour les non-fictions.) Est-ce que je garde ça flou en me contentant de dire combien c’est extraordinaire? Est-ce que je m’adresse aux fans ou à ceux qui me connaissent zéro?

En plus, c’est vraiment pas beaucoup de mots. On dirait une bio de fiche Tinder, et j’ai tendance à changer ma bio Tinder aux 2 jours.

À date, quand je présente le livre à du monde, ils sont enjoués en voyant le cover, mais j’ai pas l’impression que l’endos arrive à closer le deal. C’est pas scientifique. C’est juste mon impression sur 3-4 inconnus.

Je pense que c’est le genre de truc qui ne sera jamais parfaitement à mon goût. J’aimerais juste donner le goût au monde d’aller piger leur titre préféré dans la table des matières pis donner une chance au bouquin. Ensuite, ils aimeront ou pas.

Peut-être que je pourrais juste écrire ça, finalement.

Ah et bonne nouvelle, pour ceux (au Québec) qui aimeraient recevoir une copie dédicacée, je vais offrir de précommander le livre sur mon site que je vais partager bientôt. Je ne pense pas continuer d’offrir de livraison après le lancement, mais pour la précommande, je vais avoir une option qui me permettra de le faire à un prix raisonnable (5-6$) et vous pourrez le recevoir à peu près le 2 octobre! :)

Yeah!

Mes premières copies sont arrivées! #vdlp

Grosse journée pour le projet Victime de la porn, hier!

Le matin, on rencontrait Nightlife pour jaser de notre partenariat pour la suite. Qui ça, « on »? Moi, LeJeanJules (l’illustrateur du livre et expert en dessins de pénis) et son amie d’Officiel qui nous aide avec le lancement qui va être génial! En fait, ce sera un co-lancement où on va en profiter pour aussi afficher les oeuvres de LJJ, ce qui rendra la veillée beaucoup plus visuelle, festive et cool!

Nightlife a vraiment été d’adon et on a commencé un plan sur les semaines à venir. On peut enfin l’annoncer officiellement, le lancement aura lui le 2 octobre au Ausgang (l’ancien Artgang) sur la Plaza St-Hubert. C’était vraiment mon choix #1 et j’espère que ce ne sera que mon premier lancement qui se fera sur la Plaza!

MARQUE-TOI ÇA QUELQUE PART!

Quelques minutes plus tard en revenant chez nous, j’ai reçu les épreuves!

Les toutes premières copies test qui vont nous permettre de vérifier avec la D.A. si tout est comme prévue. J’allais te montrer une photo mais la D.A. ne veut rien savoir avant que le produit soit final. Mais c’est important que tu comprennes quelque chose : c’est incroyable combien le bouquin est cuuuuute!

Et plus petit que je pensais! (That’s what she said.) Je suis tellement heureux et fier du produit final! Là, il ne reste qu’à apporter les dernières corrections pour ensuite commander la vraie de vraie batch.

En parallèle, je code aussi un site VDLP qui permettra de…

  1. Commander le bouquin directement de moi (pour ceux qui veulent une dédicace).
  2. Commander le bouquin directement du Amazon de ton pays (pour ceux pour qui c’est plus simple (ou tiennent à donner 40% à Amazon)).
  3. Demander un petit échantillon/teaser du livre (pour ceux qui ne sont pas encore certains de leur achat).

La 3e option servira pour les différentes publicités visant du monde qui connait zéro VDLP. Genre, si quelqu’un clique sur une pub Facebook, c’est tough de lui demander de mettre 25$ sur un livre dont il n’a vu que la pochette. (Aussi hawt soit elle!) Avec le petit fichier pdf d’une vingtaine de pages, il pourra se faire une tête!

Penses-tu que ça vaudrait la peine d’ajouter une option pour précommander le livre? Beaucoup de la promo se fera avant la sortie, donc ce serait peut-être cool que les gens puissent l’acheter au moment où ils y pensent. À tout le moins, il faudrait pouvoir garder le courriels des intéressés pour pouvoir les avertir quand le livre sort. Ce serait cool que les gens qui l’ont précommandé puissent recevoir le livre le 2 octobre ou à peu près! Ça me permettrait aussi de mieux gérer mon temps pour ne pas avoir à tout faire le 3 octobre.

Bref, si t’as des conseils, je suis preneur.

En tout cas, ça consomme beaucoup de temps! Au moins, ça me permet de me remémorer mes notions de programmation. D’ailleurs, je me cherche encore du travail de ce côté-là. Je vai devoir me chercher de l’aide financière pour le lancement, parce que je n’aurai pas le cashflow nécessaire. Mais ça va se rembourser vite. Tout le monde est vraiment enthousiaste et le produit est malade.

J’ai très hâte de te montrer ça et d’écrire plein de niaiseries en dédicace!

AJOUT: Il y a maintenant l’évènement Facebook! Dis-moi si tu viens!

https://www.facebook.com/events/963077357230864/

Psssst… Réserve ton 2 octobre!

Le projet du recueil Victime de la porn arrive enfin à destination! On a une rencontre avec Nightlife vendredi pour voir comment ils vont couvrir tout ça et j’ai aussi un truc à leur faire confirmer selon notre contrat. Même si ça ne devrait pas être un problème, c’est la seule petite chose qui fait que je n’ai pas encore tout annoncé en grand partout.

C’est un grand défi de snober les maisons d’édition en préférant s’autopublier et ça demande d’être bien entouré parce qu’on ne peut pas tout faire seul. Et t’as pas idée à quel point j’ai été chanceux. J’ai une amie qui s’est occupée de la mise en page et le résultat est incroyable. C’est elle qui a spotté mon nouvel ami qui a fait les illustrations du bouquin et il est incroyable. Et c’est ce nouvel ami incroyable qui avait une amie pour s’occuper du lancement avec nous. Est-ce que j’ai besoin de préciser que cette amie est aussi incroyable?

Jamais sans ces connexions j’aurais pu obtenir un produit d’une telle qualité. Et vous allez voir, c’est de la qualité en crime! Je suis tellement fier du produit final! J’essaie d’optimiser tout ce qui est possible d’optimiser en ajoutant des petites niaiseries un peu partout vu que j’en ai la liberté. Je voulais même mettre un code barre en forme de paire de totons, mais c’est Amazon qui gère ça. (Avec le recul, c’est peut-être mieux comme ça ehehe.)

Bref, j’ai trop hâte de vous montrer ça! Je devrais recevoir mes premières copies de test dans une dizaine de jours. J’ai vraiment hâte de voir ça! Ça permettra d’ajuster les derniers trucs avant la version finale. Ça laissera aussi assez de temps d’ici au 2 octobre pour faire tout ce qu’il reste à faire.

  • Préparer le lancement (idées, commandites, invitations, etc.)
  • Préparer et exécuter la promotion (stratégie, dossiers de presse, médias, etc.)
  • Créer un site pour vendre le livre

Oui, le livre sera disponible sur tous les Amazon du monde, mais évidemment, ils se prennent une grosse cut là-dessus. (40% comme la plupart des librairies.) Je vais donc aussi vendre le livre moi-même en offrant des dédicaces pis en m’occupant du shipping moi-même.

D’ailleurs, j’ai hâte de faire des dédicaces! Ça me rappelle quand j’avais écrit des cartes postales à tout le monde quand j’étais à Paris. :)

J’ai mis le dernier cash que j’avais sur des nouvelles lunettes parce que les anciennes n’étaient juste plus fonctionnelles et c’était rendu difficile d’écrire.

Voici mes nouvelles!

J’avais oublié à quel point on pouvait bien voir tellement je m’étais habitué à mes verres scrap. J’ai acheté ça au Bonhomme à lunettes que je recommande vraiment à tout le monde. Les prix et le service sont malades et t’as même pas besoin de rendez-vous. Les deux fois, je suis arrivé et je passais tout de suite. Tout le monde de bonne humeur et dynamique. Je pensais que c’était un truc pour les pauvres, mais pas du tout. C’est pour tout le monde.

Prochaine étape, mes souliers qui se désintègrent sur mes pieds. Si vous voyez un bon deal…!

« Never meet your heroes »

J’ai eu deux idoles à l’âge adulte : Woody Allen et Joss Whedon. (Je pourrais aussi ajouter Louis CK.) Et dans les dernières années, on a fini par tous les détester et pour d’assez bonnes raisons. Allen aurait couché avec sa fille adoptive alors qu’elle était enfant. Whedon aurait traité plusieurs femmes comme de la marde alors qu’il faisait des projets super féministes. C’est weird à gérer parce que dans les deux cas, ça remet en perspective plusieurs trucs géniaux qu’ils ont créé. Je n’arrive plus à retirer de fierté de par combien ils m’ont influencé. En fait, il y a une certaine honte que je ressens à nommer tout l’influence qu’ils ont eu sur moi. Du coup, c’est comme si une partie de mon identité en était fragilisé. Ça doit sonner over-dramatique, mais je trouve ça difficile à vivre. C’est comme une surdose de « never meet your heroes ». Je ne sais pas si je dois en déduire que tous les génies sont des poubelles. Ou que les gens torturés font les meilleurs artistes? Ou juste que tout le monde a un côté poubelle? Ou que c’est la célébrité qui nous rend poubelle? Et peut-être aussi que je vis juste une vraie journée de marde et que les trucs m’affectent plus à mesure qu’ils s’empilent. Bref, la meilleure idée est sûrement d’aller me coucher. #petitgarssensible

Privilège de beauté

Hier après-midi j’étais au centre-ville et je me suis mis à filer danseuses.

Bon, je n’ai vraiment pas l’argent pour ça, mais l’idée était forte. Genre, si j’avais eu de l’argent comme quelqu’un de la classe moyenne, je suis pas mal sûr que j’y serais allé. J’étais prêt à payer pour aller chercher de l’espèce de fausse tendresse.

Ce n’était pas complètement une question de sexe. J’étais désespéré d’être regardé par des yeux qui me trouveraient attirant. C’est de ça dont j’avais besoin. Me sentir vu et désirable. Bon, je suis conscient que de payer pour ça annule un peu l’effet et que c’est au moins un peu pathétique, mais j’en étais là.

On a les options qu’on a. Ce n’est rien de glorieux, mais c’est là.

C’est peut-être pour ça que le travail du sexe me fascine autant et que j’ai envie d’en placer dans tous mes projets. Ouais, elles sont là pour le sexe, mais elles ont aussi un pouvoir. Elles peuvent être ce fix temporaire de tendresse. En fait, elles peuvent être tout ce dont t’as besoin à ce moment-là.

Dans le même après-midi, j’ai aussi eu envie d’aller danser quelque part. Pas tout seul, pas dans un endroit où je me serais assurément senti jugé d’aller tester la piste de danse tout seul à la lumière du soleil. Si j’avais été riche, j’aurais pu improviser ce moment que je désirais n’importe où. J’aurais pu payer 3-4 belles filles pour aller danser dans un bar où il fait noir. On aurait même pu juste danser avec nos headphones quelque part.

On aurait juste eu à synchroniser notre playlist au début. Et ç’aurait donné du gros fun avec du monde joli qui me regarde avec un sourire. Sans avoir à en parler à personne. Un fix privé. Une pause.

Bon, on s’entend, c’est du fantasme. Le fantasme qui ressort quand t’as la solitude pesante. Sûrement que le vide serait revenu tout de suite après et bla bla bla, mais des fois, t’as besoin que ça arrête.

J’avais une amie barmaid qui avait toujours le compliment pour me faire sentir mieux dans ma peau. Mais non seulement elle n’est plus barmaid, mais je ne vais plus trop dans les bars. Il reste que ça faisait du bien une fois de temps en temps.

C’est fou ce que les gens jolis peuvent apporter.

Tout le pouvoir qu’il y a là-dedans.

Bref, j’imagine qu’il me reste juste à écouter du country.

La tension

Avec internet, tout le monde a une tribune alors plutôt que de seulement communiquer avec une personne face à face ou bien au téléphone (comme un hommes des cavernes), on s’adresse plusieurs fois par jour à un paquet de monde en même temps et sur plein de sujets.

Si quelqu’un dans la masse se vexe de quelque chose, on ne peut pas le savoir à moins qu’il nous le communique d’une quelconque façon. Je parle de ça parce que dernièrement, j’ai eu quelques cas où c’est sorti autrement. Genre, j’échangeais avec un ami et je sentais une espèce de colère de fond.

Bon, c’est internet et par écrit alors je me dis que je suis peut-être parano. Je décide de lui en parler directement pour mieux comprendre et finalement, ça se met à sortir. En jet! C’était fou tout ce qu’il avait à me reprocher. Il m’a même remis dans la face un statut où je parlais de ma dette d’Hydro. D’une façon super tordue, il avait réussi à prendre ça personnel.

Pour chaque attaque, j’essayais de comprendre d’où ça pouvait bien sortir puisqu’on ne s’était pas parlé depuis plusieurs mois. Toute cette rage s’était accumulée sur des statuts, des textes, des commentaires. C’était assez traumatisant.

Après, je me suis vraiment demandé comment éviter ça.

Je comprends le monde de pas se parler de tous les petits fucks. S’il y a quelqu’un qui peut être bitch avec des commentaires passif agressifs, c’est bien moi. Mais j’arrive quand même à le remarquer la plupart du temps quand je le fais. Et quand c’est avec un ami ou quelqu’un que je respecte, j’essaie de crever l’abcès et de régler ça.

Bon, il y a plein d’humains que ça surprend. D’autres que ça dérange carrément. Il y a encore plein de gens pour qui c’est tabou de discuter ou de régler des malentendus. C’est vu comme une perte de temps. Pourtant, c’est pas mal ce que tous les experts recommandent. Pas n’importe quand, évidemment. Il faut attendre que l’autre soit prêt. Et voit aussi ça comme quelque chose d’important.

Bref, j’avais envie de communiquer ça at large. Sur les mêmes tribunes. Si quelqu’un est enragé, ou blessé sans que je le sache, j’aimerais beaucoup qu’on en parle. D’autant plus si je nous vois comme des amis. Ça ne veut pas dire qu’on doit être d’accord sur tout. Je sais que j’ai des opinions fortes et même que je peux être pas mal fendant. L’idée n’est pas de débattre, mais je sais pas, peut-être que ça permettra de mettre certaines choses au clair? De mieux comprendre où l’autre se situe?

C’est peut-être trop candide, mon affaire. Je ne sais pas si c’est ma fête qui vient de passer qui me rend aussi soft que mes biceps, mais j’aimerais juste éviter de trainer ces espèces de tensions poches qu’on maintient trop souvent sans bonne raison. C’est fou le nombre de fois où l’on c’était mal compris et qu’on a perdu un paquet d’énergie pour à peu près rien.

Bref, si t’as envie de désamorcer tout ça, relance-moi en privé.

Du temps pis du coeur, c’est tout ce que j’ai.

Ma vie secrète

Dans les derniers jours, ma vie fait que je dois traverser plein de trucs tout seul. Ça rend ça plus tough parce que tout est pire lorsqu’on doit le gérer seul.

« Never worry alone », qu’y disait.

D’ailleurs, c’est pour ça que j’avais commencé à écrire à la base. J’avais besoin d’exprimer des trucs et le blogue semblait plus constructif que l’implosion. Mais le côté public n’a pas que des avantages, et ça fait que je perds cet exutoire-là.

Je m’énerve de ne pas être plus indépendant. J’ai un psy et de bons amis, mais clairement, il me manque quelque chose. J’ai l’impression que je les use. J’essaie de faire une genre de rotation de confident pour éviter d’être lourd trop avec la même personne, comme si j’étais toxique. Ce n’est pas un super feeling à avoir, cette impression d’être toxique.

J’envie les gens plus forts et indépendants. La semaine passée, j’ai tout donné côté « super hygiène de vie ». J’ai écrit beaucoup, je me suis entrainé tous les jours, et en analogie de pêche, j’ai aussi envoyé un paquet de lignes à l’eau pour des contrats. Mais j’ai plus pogné des menés qu’autre chose. Quelques petits contrats, mais beaucoup de non-réponses pour les trucs que j’espérais fort.

Ce n’est pas tout mort, mais ça n’encourage pas trop non plus.

Quand je disais sur Facebook que j’en étais à 9 entrainements quotidiens de suite, un chummey expliquait qu’on doit prendre une pause après 4 jours pour laisser une chance au corps de se reposer. C’est peut-être la même chose pour la tête, mais argh.

Discussion à trois

Ces temps-ci, j’évolue vraiment à une vitesse folle comme scénariste. Pis as-tu trouvé une nouvelle job alimentaire? Pourquoi tu me parles de ça maintenant? Pourquoi je te parle de comment tu vas payer ton loyer qui est deux mois en retard? Ssssht, tu vas encore inquiéter ton entourage. Ça fait déjà 2 semaines que t’as pu de revenu pis tu cherches rien. J’essaie juste de focusser sur les trucs qui me drivent pour me garder la tête hors de l’eau. Trouve-toi une job pis tu feras ce qui te drive après. Mais tu le sais que j’ai pas l’énergie pour faire une job poche + écrire en même temps. Hum, je pense pas que ce soit un truc intelligent à dire publiquement. C’est plus vendeur d’être celui à trois jobs qui dort trois heures par nuit. Oui, arrête de faire ta moumoune. Ça me tue de faire une job qui n’a pas de sens pour moi. Ça me draine de toute mon énergie. Je commence à penser que tu peux juste pas comprendre. Je pense pas que le huissier va comprendre non plus. D’ailleurs, la faillite, c’est pas si populaire sur Tinder. Oh, fuck Tinder.

Mais avoue que ces temps-ci, j’ai des bonnes journées. Je vais assez bien, me semble.

Tout le monde a des bonnes journées en vacances! Voyons, c’est pas des vacances! J’ai aucun revenu pis je bûche en malade! J’ai l’impression que l’écriture n’est pas assez respecté dans notre société pour être considéré comme un travail. Les gens voient ça comme un passe-temps. J’écris deux scénario de films en parallèle et je continue à évoluer en lisant deux livres théoriques super calés. Ça avance super bien. Bravo pour ton petit passe-temps, mon grand. Tu gosses tellement. Tu penses que tout le monde fait juste ce qu’il aime dans la vie? Peut-être que si t’abandonnes tes ambitions artistiques, ça va réconforter ces gens qui ont opté pour la sécurité. C’est pas d’opter pour la sécurité, c’est juste d’être un adulte. Je l’ai essayé le mode sécurité ou adulte. Et tu paraissais pas mal mieux dans ce temps-là, non? Blonde steady, job steady, de l’argent pour s’acheter toute et payer la traite. Mais j’étais pas ben! T’es jamais ben. Aussi bien de pas être bien en payant ses comptes. T’aurais l’air plus normal, en tout cas. C’est rendu ça le but? Être fuckin’ normal? Pourquoi t’as besoin d’être si différent, drama queen? J’ai zéro besoin d’être différent, j’ai besoin d’être bien. Pffff…

Attends donc, là…
Attends quoi?
Un peu weird, la pause de milieu de texte, guys.

Check, je le sais que t’aimerais que je mette de l’énergie pour trouver une job ordinaire. Voilà. C’est tout ce que je veux. Ça rassurerait tout le monde. Bon, tout le monde sauf toi. Ça fait 10 ans qu’on essaie ce modèle-là et que ça ne marche pas. Est-ce qu’on pourrait pas investir un peu d’énergie à trouver autre chose? Genre quoi? Genre, une autre façon de faire de l’argent? La prostitution? OH! Ce serait si badass! Vendre de la poudre? Ben non, mais genre… je sais pas… un modèle Patreon. Tu veux être la 4 milliardième personne à faire du putain de crowdsourcing? On a tu le following pour ça? Je sais pas! J’essaie juste de brainstormer et de lancer des pistes pour trouver une solution alternative. Ça fait assez quêteux, non? J’entends déjà les accusations de BS de luxe. En tout cas, c’est sûr que ce serait plus proactif que juste ignorer tes comptes. Qu’est-ce t’offrirais à tes hypothétiques contributeurs? C’est ça le fuck, je suis pas encore prêt pour mon gros projet qui fitte avec cette stratégie-là. Ben là, criss… Au moins t’auras eu l’air winner le temps de trois phrases. Je sais, je sais, mais crime je peux pas tout faire en même temps. Quand même drôle que t’aies passé autant de temps à écrire sur les groupies pis les muses alors que ce qu’il te fallait dans le fond, c’est des mécènes. Ça existe-tu pour vrai, des mécènes? Ce serait le best, ça. Je sais pas. Peut-être quand on est vraiment reconnu. Ça fait chick qui se cherche un sugar daddy, non?

Yup, sauf que je suis pas chick fuck all.

Content de voir qu’on s’entend au moins sur un truc. Mais OK pour ton plan. Pour quelques jours, je vais essayer de penser à un nouveau modèle out of the box au lieu de gosser avec la job alimentaire. Moi, je peux partager la réflexion sur le blogue. On sait jamais. Ouais, peut-être que quelqu’un aura une super idée qui m’échappe. Come on, tu sais ben que le monde va juste en profiter pour te faire la morale et te dire de rentrer dans le rang. Sont pareils comme moi. Les assholes oui, mais il y a pas juste des assholes sur internet. On n’a clairement pas le même internet.

Bon, on s’en vient off-topic, guys. Je publie ça.