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Si j’avais une blonde

26-11-2009, 21:41 / saynètes

« Écoute, si j’étais pas là, ça ferait deux ans que t’es cassé. Je pense que j’ai fait ma part, non? Je suis tannée de jouer à la pourvoyeuse, Eric. Il ne me reste pu ben ben de bonnes années, moi. Oui, mon corps peut encore avoir des enfants jusqu’à 35-40 ans. Mais combien d’années il me reste avec un body qui peut se pogner un père qui a de l’allure? Combien de temps tu veux encore dépenser dans ton idée d’artiste? C’est quand le temps où tu vas te redécider à travailler pour vrai comme tout le monde? Moi je te supporte dans tes rêves, tu le sais, ça me fait plaisir, mais les miens là-dedans? Je veux avoir des enfants, Eric! Je peux pas avoir des enfants si je suis pas certaine que tu vas fournir. J’ai besoin de quelqu’un de responsable avec moi. Je suis rendu là, là. C’est ben beau vivre en étudiant mais crime, j’aimerais ça faire l’amour avec toi pis que ça donne quelque chose. Une famille, une maison! C’était pas ça qu’on voulait au début? »

tchendoh / lien / 9 commentaires

Moi ce que j’ai aimé, c’est quand King Kong a écartelé la gueule du t-rex pour lui éclater la mâchoire

14-08-2009, 20:45 / saynètes

« Viens avec moi. J’en ai marre de te quitter avec seulement un peu de toi sur les doigts. Je veux que tu sois là tout près tout le temps. Sous ma main. Doit ben il y avoir un monde où il y a un toi et moi. Pourquoi les belles choses n’existeraient pas? J’ai besoin de croire à ça. C’est toi.

C’est toi. »

tchendoh / lien / 7 commentaires

Laurence

05-05-2009, 0:44 / saynètes

Quatre heure du matin, quatre coups à la porte pour la quatrième fois dans le dernier mois.

Lui seul pouvait la réveiller ainsi sans prévenir.

Laurence devait répondre pour éviter que son visiteur ne fasse une scène. Une scène dans laquelle joueraient inévitablement tous les locataires du bloc. La plupart dans des rôles de voisins en crise.

Ses voisins n’étant pas reconnus pour leur naturelle courtoisie, le choix s’imposait.

Assise sur le côté de son lit les coudes sur les genous, Laurence perdait peu à peu tout espoir que ce ne soit qu’un mauvais rêve. Puis, le regard inquiet mais résigné, elle prit une camisole qu’elle enfila en se dirigeant maladroitement vers sa porte.

Inutile de regarder le sinistre par l’oeil magique, seulement au contact de la poignée, elle sentait déjà le malheur la gagner. Elle arrêta de réfléchir et sa main fit ce qu’elle devait faire.

Se cramponant à son cou pour éviter le maximum de coups, elle fit de son mieux pour fuir la conscience. Le sang barricadé dans son coeur, ses orifices à l’abandon, Laurence envia l’ivresse de son tentateur durant tout le saccage qui dura des heurts et des heurts…

***

Porté par l’adrénaline, son long corps frêle alla trouver refuge aux toilettes.

Elle déposa ses mains tremblottantes contre son miroir pour se maintenir debout et se regarda comme ça, à distance de ses bras, durant une éternité sans jamais ne pleurer.

Elle baissa la tête.

Laurence expira profondément pour forcer tout l’air qui ne l’avait jamais habité à quitter son corps. Elle poussa encore plus fort malgré le vide déjà complet.

Contre ses propres attentes, elle inspira à nouveau. Elle releva les yeux et ravala ses larmes. Toute sa posture regagna sa prestance malgré sa camisole salie et aggrandie.

Après avoir reprit son calme. Laurence, les cheveux clairs et le coeur sombre, esquissa son plus beau sourire.

tchendoh / lien / 17 commentaires

Ton amour est trop lourd

22-03-2009, 13:57 / saynètes

Milieu d’après-midi, début de quart de travail pour un busboy qui est en guerre avec son lave-vaisselle. Son ami serveur arrive et enlève son manteau.

serveur : T’as vraiment une relation tordue avec ton lave-vaisselle.

busboy : Ta gueule.

serveur : Tu te pognes le mieux que tu peux avec ce que t’as, je respecte ça.

busboy : Taaaa gueule.

serveur : Hey, j’ai de quoi à te raconter…

busboy : Ta grande gueule a toujours de quoi à raconter… qui t’as fourré encore?

serveur : Tu vas être surpris…

busboy : Quoi?

serveur : Je l’ai fait…

Le busboy sort sa tête du lave-vaisselle et regarde son collègue, intrigué.

busboy : Ben, dis, criss!

serveur :

busboy : QUI??

serveur : La grosse.

busboy : La grosse!? Pas pour vrai?

serveur : Yup.

busboy : Il faut que tu me racontes ça. Je suis tellement écoeuré de tes histoires de truites anémiques.

serveur : Pfff…

busboy : Diiis! C’était comment?

serveur : Ben sérieusement, tu vas trouver ça fucké mais…

busboy : Mais quoi?

serveur : Mais c’était pas si différent que ça.

busboy : Ah non?

serveur : J’ai remarqué deux grosses différences.

busboy : Tu viens de remarquer ça? Je les fixe à longueur de shift à chaque fois qu’elle vient au bar.

serveur : Je parle pas de ses seins. Je te parle des différences entre fourrer une mince pis une grosse.

busboy : Ok ok. Ben raconte…!

serveur : Ben la première chose, c’est que ça lui prend du temps à enlever sa robe.

busboy : Ah déniaise colisse, elle est grosse, pas handicapée.

serveur : C’est pas ça je veux dire, innocent. Je veux dire, ça lui prend du temps avant de vouloir l’enlever.

busboy : Ah…

serveur : T’sais d’habitude la fille est fière de se dévêtir. Elle te regarde avec un air de « r’garde ben ça, ti-gars ».

busboy : Pis pas la grosse?

serveur : Ben c’est pas qu’elle était mal à l’aise, c’est juste que c’était pas son gros moment. C’était une étape parmi tant d’autres une fois que les lumières se sont éteintes.

busboy : Oh ok. Et l’autre différence, c’était quoi?

serveur : L’autre différence, c’est plutôt con.

busboy : Con?

serveur : Ben je me trouve un peu con… C’est juste que je m’y attendais pas et c’est plutôt évident.

busboy : C’est quoi?

serveur : Ben la différence c’est qu’elle est plus pesante.

busboy : Twit.

serveur : Ben c’est fucké. Quand elle est sur toi, t’as une pression de plus, c’est spécial.

busboy : Ok mais ça change quelque chose?

serveur : Pas vraiment non.

busboy : Faque en gros c’était comment?

serveur : C’était vraiment bien, sans joke. Sans raconter dans le détail, c’était très très bien.

busboy : Je le savais!! Osti que je le savais.

serveur : Ouais, c’est ton jour de gloire.

busboy : Faque vous allez vous revoir?

serveur : Nah.

busboy : Voyons pourquoi?

serveur : Ben c’est comme je t’ai dit; c’était pas si différent que ça.

tchendoh / lien / 10 commentaires

Conte de Noël

22-12-2008, 12:15 / saynètes

Comme le voulait la routine, Vincent coupait les cheveux de sa belle Catherine. Pourtant si malhabile de ses mains, Vincent était en mesure de sauver au couple les quarante dollars de coupe de cheveux à tous les mois.

Catherine est assise sur une petite chaise cheap et Vincent, semi-accroupi, achève de faire son toupette.

Vincent : Voilà, identico toupetto. Identiques à la première fois qu’on s’est vu.

Catherine : La toute première fois?

Vincent : Oui. T’sais qu’aujourd’hui, ça fait 1000 jours.

Catherine : 1000 jours? T’as compté les jours? Non mais qui compte les jours?

Vincent : Voyons tout le monde compte les jours!

Catherine : Ahahaha! Ben voyons donc. Ça fait combien en année? Deux ans et demi?

Vincent : Presque deux ans et trois quarts.

Catherine : T’AS COMPTÉ ÇA AUSSI?!

Vincent : Ben non là, je calcule vite.

Catherine : Riiiight.

Vincent : Allez, tourne-toi.

Catherine tourna sa chaise de côté et se rassit dos à Vincent.

Catherine : Hmmm, j’aime ça quand tu me dis ça.

Vincent : Ouais, attends qu’on ait terminé, j’achève.

Catherine : 1000 jours, eh ben…

Vincent : C’est pas rien, et tu sais quoi. Je t’aime encore plus chaque jour.

Catherine tourne autant la tête qu’elle peut sans saboter sa coupe de cheveux.

Catherine : T’es en forme toi, que me vaut tout cet amour?

Vincent : Sans rire, j’ai pensé à ça cette nuit. Je suis tellement bien avec toi. T’es la meilleure chose qui me soit arrivé dans cette vie-ci.

Catherine rougit, ferma les yeux et lui répond de sa main en caressant sa cuisse, derrière elle.

Catherine : Moi aussi je t’aime.

Vincent : T’sais, je crois que t’es la bonne. En général, j’ai toujours trouvé que les filles ne comprenaient pas les gars en amour. On entend plein de trucs comme quoi on doit cacher son jeu. Faire son indépendant. Rester mystérieux. Jouer une game

Catherine : Ok, c’est la dernière fois que je te laisse écouter Occupation Double avec moi.

Vincent : Arrête Cath, j’suis sérieux.

Catherine : Ok-ok, ’scuse-moi.

Vincent : Avec toi, j’ai pas à faire mon indépendant, je peux simplement te dire que je t’aime.

Catherine : J’t'aime aussi, chéri.

Vincent : J’t'aime-j’t'aime-j’t'aime!

Une larme coula sur la joue de Catherine.

Catherine : Arrête là, c’est beaucoup pour un matin.

Vincent : Avant toi, ma vie était tellement vide. La vie a commencé à faire du sens à cause de toi. T’es comme une vague qui m’a emporté loin du désert. T’es ce qui fait que j’ai envie de me lever à chaque matin. Que je considère pour la première fois de ma vie avoir des enfants.

Catherine : Arrête…

Vincent : Quoi?

Catherine : J’ai couché avec Jonathan.

Le regard de Vincent s’éteignit.

Catherine : Mais ç’n'était qu…

Elle voulut lui expliquer. Lui faire comprendre comment elle en était arrivée là. Combien elle regrettait. Si quelqu’un avait ce qu’il fallait pour lui pardonner, c’était lui. Il ne manquait que les mots justes, mais elle s’était déjà fait couper la parole par les ciseaux.

Il la serra contre lui, pour la réchauffer. L’enlaçant dans ses bras chauds, à l’exception de sa main, qui maintenait son emprise glaciale sur les ciseaux.

Dans une sinistre mare de cheveux et de sang, il lui caressa la tête machinalement, le temps que les convulsions s’atténuent.

tchendoh / lien / 26 commentaires

Fast forward

25-11-2008, 14:00 / saynètes

Noémie vient de terminer de faire la grande visite de sa toute nouvelle maison à sa jeune soeur de 17 ans.

petite soeur : Ben bravo, franchement… C’est pas mal beau.

Noémie : Ah merci, on est bien content, mais pas besoin de faire semblant. Je sais bien que tu te fous de tout ça et que t’aimes pas mes belles couleurs.

petite soeur : Nonon, c’est bien… Ça va bien ta vie.

Noémie : Un jour, toi aussi tu l’auras ta maison.

petite soeur : J’en demande pas tant.

Noémie : Non? Un appartement? Tu vas trouver ça petit quand tu vas avoir des enfants…

petite soeur : T’sais Noémie, tantôt, j’ai éternué.

Noémie : Eeeh… bravo? C’était tu en te mettant du eye liner? Ça expliquerait pourquoi t’en as autant.

petite soeur : Non, j’étais là, derrière toi. J’ai commencé à voir les espèces de spots.

Noémie : Oui, je connais, les picots qui indiquent que tu vas perdre connaissance. C’est ton cerveau qui manque d’oxygène, ça.

petite soeur : Ouais.

Noémie : Tu dois prendre des grandes respirations. Ça passe.

petite soeur : J’avais pas envie que ça passe, Noémie.

Noémie regarde sa petite soeur avec apréhension.

petite soeur : J’avais envie qu’ils m’emportent.

tchendoh / lien / 11 commentaires

Remise en forme

19-11-2008, 20:03 / saynètes

Milieu d’un téléphone entre la jolie dolcezza et le particulier scemo.

dolcezza : C’est quoi ce fameux plan de remise en forme?

scemo : Ah, je t’en ai parlé?

dolcezza : Ouais, t’étais incohérent mais t’avais l’air très fier de ta trouvaille.

scemo : Dans l’état que j’étais, c’était sûrement génial. Là, à jeun, je crie comme moins au génie.

dolcezza : Pourquoi? C’est un plan de remise en forme.

scemo : Ouais…

dolcezza : Quoi…? Tu m’inquiètes là.

scemo : Ouais, quand j’y repense, moi aussi.

dolcezza : Allez dis, merde!

scemo : Tu vas trouver ça con.

dolcezza : Non, je t’assure, allez.

scemo : Bon ok ok… T’sais comme je me crosse souvent…

dolcezza : Ah, t’es trop con.

scemo : Écoute!!

dolcezza : Pffff, j’écoute…

scemo : J’essaie d’associer l’entrainement à une activité que j’apprécie.

dolcezza : Ouais bien joué, tu vas avoir l’avant-bras le plus en forme de la province.

scemo : Écoute, j’t'ai dit!

dolcezza : Oui, oui, vas-y.

scemo : Je vais pas me remettre en forme en me crossant.

dolcezza : Te « masturber » merde! T’as quoi? 14 ans?

scemo : C’est pas important là, criss. Laisse-moi parler…

dolcezza : Ouais, d’acc. C’est quoi ton plan?

scemo : Ben si on tient compte que je me branle deux fois par jour. Si je pouvais remplacer cette activité par… t’sais…

dolcezza : Par quoi? Pelleter?

scemo : Non, par toi.

dolcezza : Moi?

scemo : Ouais, je pourrais te… t’sais…

dolcezza : Bon, soudain, on a peur des mots. Tu veux me baiser deux fois par jour?

scemo : Ouais, c’était ça mon idée… d’hier.

dolcezza : Wow, bel effort. Ça explique ton mal de tête de ce matin…

scemo : Come on, on se donne deux rendez-vous par jour. On se chronomètre ou on te laisse compter ce que tu veux. T’es la seule fille avec qui ça peut marcher.

dolcezza : Ah oui!? Pourquoi? T’as des critères pour tes putes stationnaires?

scemo : Ben là… Il faut quand même que la fille soit bandante.

dolcezza : Ah oui merci, je me suis jamais sentie si désirable…

scemo : Et il faut qu’elle soit le fun à toucher…

dolcezza : …?

scemo : Tu réponds bien. Je me tanne comme pas de te toucher, toi.

dolcezza : Est-ce que c’est une déclaration d’amour?

scemo : Ah, va chier…

dolcezza : Ok ok, j’arrête.

scemo : Ouais, oublie tout ça.

dolcezza : J’y gagne quoi moi là-dedans? Tu y as pensé au moins?

scemo : Ben ça t’entrainerais aussi.

dolcezza : Attention, tu marches sur une glace très mince…

scemo : Et de ce que j’ai compris, c’est tranquille de ce côté-là ces temps-ci. Sans compter que t’aimes bien quand je te touche.

dolcezza : Ah, tu crois ça?

scemo : Et tu vas aimer me diriger. En plus que t’es très fille, discipliner un homme, c’est pas mal dans ta nature.

dolcezza : Ouais ben discipliner mon homme, je veux bien, mais discipliner toutes les bédaines du quartier…

scemo : Ah, t’es mean… Dis don non qu’on en finisse…

dolcezza : Nah, je vais y penser…

scemo : !? Ahah, je pensais jamais me rendre là.

dolcezza : Est-ce que c’est ça qu’on appelle une femme-objet?

scemo : Si ça peut te consoler, t’es la première femme-objet à qui je le demande.

dolcezza : Ouais. Je ne sais vraiment pas si je devrais être contente de ça.

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Only if you do it right

03-11-2008, 15:58 / clandestino, saynètes , (18+)

Un couple et leur bon ami sont dans une taverne. Quand l’ami aperçoit une belle fille qui croise leur table pour aller vers les toilettes.

ami : Criss qu’elle est fourrable.

fille matchée : Quoi?!?

gars matché : Oh fuck, ça y’est…

fille matchée : Kessé « ça y’est » ?!?

gars matché : Rien, rien chérie, je me mêle pas de t’ça…

ami : Pas te mêler de quoi?

fille matchée : De ton flagrant manque de classe.

ami : Ben là Sylvie, tu me connais, tu sais que j’ai de la classe.

fille matchée : Ben je croyais mais ton choix de mot est vraiment dégueulasse. Si t’as envie d’elle, tu pourrais choisir d’autres mots.

ami : T’as raison.

gars matché : Hein?

ami : Ben ouais, elle a raison. Faire l’amour à une femme est une belle chose et on devrait choisir un mot à cette mesure.

gars matché : Ok, là je suis pas capable de savoir si tu niaises.

fille matchée : Pourquoi il niaiserait?

ami : Ouin, pourquoi je niaiserais?

gars matché : Ok, là je sais que tu niaises.

ami : Fourrer est un mot sale. C’est pas digne de l’acte…

gars matché : Je savais.

ami : Là, quand elle est passée à côté de moi, j’ai essayé de la renifler, comme une fleur.

fille matchée : Renifler? Ça sonne plus comme un chien.

ami : La sentir alors, j’ai toute suite eu l’image de notre fin de veillée, mes shorts se sont engorgées de sang. Je nous vois nous frencher à grands coups de langues saliveuses jusqu’à chez nous. Quand chacun de notre bord on va dégouter au point d’en avoir les cuisses pleines, là je vais lui faire l’amour. Je vais la pénétrer avec mon truc qui est gonflé et veiné pour l’écarteler au possible mais pas n’importe où. Y a le petit trou où c’qu’a pisse pis l’autre où c’qu’a chie, moi, je vais la faire l’amourer entre les deux. Tout ça avec l’engin qui me sert à pisser depuis que je suis né. Une fois dedans, ça va se mettre à juter encore plus, on va se zigner un maximum de temps avec un maximum de vigueur le temps qu’on ait échangé un maximum de bave, de sueur et de bactéries. Je vais laisser sur son corps à peu près la moitié de mon poil pis elle, elle va me laisser je ne sais trop combien d’infection avec ses ongles qu’elle va m’avoir planté partout. Toute cette manifestation de salubrité et d’esthétisme va finir quand je vais finir par lui dècher dedans, une jambe à côté du lit, nos deux têtes accotées dans le mur et sa langue dans mon oreille.

fille matchée : J’ai jamais été aussi répugnée par quelqu’un de toute ma vie…

ami : Ça c’est une baise très conventionelle pis je t’ai épargné le transfert de maladie potentiel ou encore pire, tu peux l’avoir engrossée. Je t’épargne l’histoire dégueulasse d’utérus et de placenta…

fille matchée : Un bébé, c’est dégueulasse?!

gars matché : Ok, tu peux arrêter là, je suis déjà certain de ne plus fourrer de l’année.

ami : Bah, c’est les fêtes, ça achève. Ok, vos yeules elle revient…

tchendoh / lien / 5 commentaires

Terrasse avec maman

17-10-2008, 9:35 / saynètes

Une mère et son fils déjeunent sur une terrasse. La mère est en visite et c’est une belle journée de printemps. Things are going up quand soudain, Thomas sent venir une envie de pisser. En se levant, il accroche une cliente.

cliente : Thomas!

fils : Lucie…

mère : Oh, tu nous présentes?

fils : Maman, tu te rappelles, j’ai failli me lancer en bas d’un pont à cause d’une fille…

mère :

fils : Eh bien c’était elle…

Trois beaux sourires jaunâtres.

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Recyclage

16-10-2008, 9:47 / saynètes

Dans la cuisine en dépaquetant l’épicerie.

blonde : Pourquoi t’as toujours besoin d’acheter le papier-cul qui coûte une fortune?

chum : C’est pas un choix, je me sens ridicule.

blonde : Ridicule?

chum : Oui, ridicule de regarder les prix.

blonde : Quels prix?

chum : Les prix de papier-cul à l’épicerie, merde! Essaie de suivre. T’analyses des prix de papier à torcher. C’est con.

blonde : Tout le monde se torche, Thomas.

chum : Ouais mais personne n’y réfléchit. On passe pas quatre minutes à analyser si c’est le meilleur rapport qualité prix. On se torche, c’est tout.

blonde : Donc tu prends n’importe quel pour sauver ta réputation de gars relaxe?

chum : Dis comme ça, ça fait con, mais c’est à peu près ça.

blonde : Ok ben peux-tu au moins vérifier que c’est du recyclé, parce que là, quand c’est cher et pas recyclé, c’est vraiment un achat épouvantable.

chum : Pour toi, je ferais n’importe quoi. Je peux même me torcher avec de l’usagé.

blonde : Ah t’es dégueulasse. Pis c’est pas les seuls achats nuls que tu fais…

chum : Ah ben là, ben tu connais la solution…

blonde : Non, Thomas, c’est pas moi qui va la faire à ta place. Si on me délègue les trucs que je fais mieux, tu ne feras plus rien.

chum : Indeed.

blonde : Fais juste suivre le petit conseil que je te donne à chaque semaine pis d’ici un an, tu vas être parfait.

chum : Parfait pour l’asile.

blonde : Là, t’as pas acheté un seul truc recyclé sur 87$ d’épicerie.

chum : C’est faux, j’ai au moins un truc recyclé. C’est d’ailleurs ça qu’on mange ce soir.

blonde : Ben non, ce soir on mange des hot d… ah t’es dégueulasse.

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Destin

15-10-2008, 9:29 / saynètes

Une madame entre sur les lieux de son nouvel emploi. Elle avait travaillé si fort pour y arriver. Ç’aura pris dix ans. Les refus furent difficiles pour l’égo mais faisaient désormais partis du passé. Admirant sa toute nouvelle vue vue sur la ville, une vieille amie vient lui faire la bienvenue.

sacoche : T’as finalement réussi…

madame : Ah! Salut! Oui… Finalement. Je reviens par la grande porte comme on dit…

sacoche : Oui, le grand détour qui mène à la grande porte…

madame : Ça va bien, toi?

sacoche : Oui oui, ça va… Il me semble que c’est la semaine passée que tu venais postuler…

madame : Peut-être pour toi. Moi ça m’a paru une éternité. Ça fait bientôt 10 ans.

sacoche : 10 ans. Nous, ici, pourtant…

madame : T’es certaine que ça va?

sacoche : …la vie a si vite passé… T’sais que c’est une bonne chose que t’aies été refusée à l’époque. Que t’aies été forcée de travailler ailleurs tout ce temps.

madame : Tu crois? Pourquoi?

Son regard se noya dans le vide.

sacoche : Parce que que tu serais devenue comme nous.

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Boxe

14-10-2008, 9:22 / saynètes

squeegee : Faut s’trouver des billets…

punkette : Come on, c’est juste de la boxe.

squeegee : C’est pas rienque d’la boxe, esti… Il va le battre… Le battre, esti… Tu comprends pas, Kate…

punkette : Non, je comprends pas…

squeegee : C’t'esti-là représente tout ce qui va mal dans mon esti de vie. Je veux le voir se faire casser sa petite crisse de yeule.

punkette : Ce qui va mal, c’est ton esprit de vengeance. C’est pas lui, c’est ta haine.

squeegee : Toi aussi, t’as de la haine, Kate. Viens pas jouer à la petite crisse de parfaite icitte.

punkette : Ouais mais je perds pas ma haine sur de la boxe de marde.

squeegee : Non, toi tu préfères te faire fourrer par n’importe quel esti de mange-marde…

punkette : Ouais, je suis une hopeless romantique.

squeegee : Ahaha ouais, ça c’est de la grande romance. Colle-toi, là, je suis gelé.

Kate va se glisser dans ses bras pour réunir leur peu de chaleur et linge sale.

punkette : Je préfère le sexe à la boxe, l’orgasme est un meilleur K.O.

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Nouvelle catégorie : Saynètes

14-10-2008, 1:30 / saynètes

Ça va être des petites tranches de fiction très courtes et principalement de dialogues. Je vais essayé de raconter des petits moments avec très peu de didascalie pour que ça reste léger à lire.

Je voulais trouver un nom plus cool mais j’ai rien trouvé de mieux. Ça dit ce que ça dit.

Soon on 10putes.com, probablement demain matin.

tchendoh / lien / 11 commentaires