Quand quelqu’un décide de m’approcher et a envie de me connaitre, il y a des comportements que je répète pratiquement à chaque fois. Je trouve que je m’en viens un peu trop blasé par rapport à tout ça. Je suis encore pire sur les agences de rencontre mais pour ça, on s’en fout.
Je me suis dit que si j’indiquais toutes mes habitudes ici, je ne pourrais plus les réutiliser et ça me sortirait de ma zone de confort pour les prochaines fois.
C’est comme une façon de me stooler moi-même.
Donc, voici ce que je fais tout le temps avec mes groupies :
5. Faire comme si je la connaisais déjà
D’abord, il faut comprendre que c’est extrêmement weird pour moi d’avoir une totale inconnue qui entre en contact avec moi et qui me connait déjà et/ou croit me connaitre en grande partie. Il y a un immense déséquilibre qui rend les discussions bizarres en partant.
Je pense que c’est pour ça que je m’amuse souvent à faire comme si moi aussi je la connaissais au bout. Par coeur, en fait. C’est peut-être une façon de réciproquiser tout ça et faire semblant que c’est une relation normale et balancée.
4. Me moquer de son âge
J’ai plein de théories pour tous les âges. Je ne sais pas pourquoi c’est autant un sujet de prédilection. Peut-être parce que c’est tout ce que je connais de la fille au départ. Il reste que peu importe l’âge, je vais en parler et m’en servir pour déduire d’autres trucs.
Après quelques insultes, les plus jeunes trouvent que je les regarde de haut et les plus vieilles ont l’impression que je ne m’intéresse qu’aux plus jeunes.
3. Saboter ma première impression
Dans la vie, quand je ne connais pas quelqu’un, je suis un gars plutôt timide. Même si on dit souvent que j’ai l’air bête au départ, à l’intérieur de moi, j’essaie de bien paraitre et d’avoir l’air sympa autant que n’importe qui.
Quand la rencontre vient du blogue, je sais déjà que si la personne me parle, elle a déjà une (trop) bonne opinion de ma personne. J’ai donc le réflexe de saboter tout ça pour tester. Toujours tester. Tester quoi? Je ne suis pas certain. Son intérêt pour moi? Qu’est-ce qui est le plus attirant entre le vrai moi et le moi du blogue?
2. Partir avec l’idée qu’elle me désire à mort
Déjà, l’expression « groupie » vient de ça. Plus la fille cherche à me communiquer qu’elle ne me désire pas et qu’elle n’est pas ma groupie, plus je continue à en beurrer épais et dire que si je n’étais pas aussi irrésistible et le roi de la blogosphère, elle n’aurait pas pris le temps de me contacter.
Soit la fille concède qu’elle me veut partout et souvent, soit la fille se vexe et s’arrange pour me faire comprendre (en étant souvent plutôt mean) qu’elle n’est absolument pas intéressée. C’est une façon rapide de voir deux trucs : ce que la fille désire et surtout, si elle est en mesure de savoir quand je déconne.
1. Lui faire réaliser que toutes les autres groupies lui sont identiques
C’est le comportement que j’aime le moins dans mes habitudes. Même si je ne veux pas être mean, ça peut souvent l’être et c’est chien de faire ça à quelqu’un à qui ça a peut-être demandé des efforts d’entrer en contact avec moi. C’est pourquoi je le fais maintenant surtout avec les filles que je trouve trop arrogantes et qui se croient un peu trop à mon goût.
C’est juste que c’est tellement stupéfiant à quel point elles agissent souvent toutes de la même même façon. Et c’est normal, c’est toujours le même début de relation, le même rapport initial. La fille cherche à se distinguer des autres groupies. C’est juste que lorsque c’est la centième de suite qui se distingue de la même façon que les 99 autres, ça te démange de souligner l’ironie suprême de la situation.
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Mais bon, si la relation évolue, ces comportements ne durent souvent pas. À mesure que la relation se rapproche de quelque chose de vrai, toutes ces espèces de façades tombent une après l’autre.
Ce qui fait qu’à la fin, il ne reste que moi.
Et une groupie à poil.
(h)