Qu’est-ce que t’attends?

Je recommande toujours The Newsroom (HBO) à tout le monde et mon taux de réussite n’est vraiment pas à la hauteur. Pourtant, la première saison est incroyable. Et non seulement elle est incroyable, mais elle a tellement de coeur. Quand je l’écoute, je ne voudrais plus que ça s’arrête. Je voudrais demeurer à tout jamais dans cet état d’esprit. En fait, je voudrais travailler avec eux. Je rêve d’un jour faire partie d’un groupe aussi passionné et composé d’humains aussi inspirants. Tu dois te sentir tellement utile et vivant. Dans une ère où les antihéros ont la cote, The Newsroom montre le meilleur de l’humain et le résultat n’est même pas quétaine. C’est vraiment un tour de force. Si tout le monde regardait cette série, je suis sûr que le monde deviendrait meilleur d’une shot.

Je comprends que c’est pas sur ton petit Netflix pis que c’est pas facile, mais si tu ne regardes pas cette série dans les prochaines semaines, tu m’énarves.

Quelqu’un m’intéresse

Je sais pas pour toi, mais je pogne plus sur Bumble que sur Tinder. C’est peut-être parce parce qu’on y donne plus d’info que juste des photos. Tu mets ta grandeur, si tu fumes, si tu bois, si tu veux des enfants, etc. Tu peux aussi répondre à trois des questions dans leur banque de questions. On dirait que ça rend ça plus dynamique que juste une bio.

En même temps, la plupart du temps, mon match finit par me dire qu’elle aimait bien mes chroniques alors c’est sûrement encore ça qui joue le plus dans mon cas.

For the record, la question Bumble qui m’énerve le plus est « Plage ou Montagne? » où 98% des fiches se trouvent originales en écrivant « les 2 » ou « why not both! ».

Au début, ça me faisait rire de choisir le petit tag comme quoi je m’entraine « très souvent » (parce que je ne m’entraine souvent que depuis début décembre), mais quand vient le temps de considérer une rencontre, t’as peur que l’autre s’attende à un dude musclé.

En fait, autant j’ai besoin d’avoir plus de vraies relations humaines, autant il y a plein de trucs qui font que j’ai envie de repousser une rencontre à un peu plus tard.

C’est comme un combat entre :

  • Si l’autre m’aimait comme je suis maintenant, ce serait vraiment la bonne.
  • Si je veux me donner la moindre chance d’être apprécié, je suis mieux d’attendre d’être un peu mieux.

Objectivement, je pense que je devrais juste foncer en mode « fuck it ». C’est ça que je conseillerais à un ami proche, mettons. Mais comme c’est super rare que quelqu’un m’intéresse et qu’on match, j’ai l’impression que je gaspille une occasion qui ne repassera pas avant un autre six mois.

Ça ne donne pas le goût du risque.

J’avais déjà parlé des effets des antidépresseurs, mais je pense j’ai surtout parlé du côté de la libido et de l’orgasmie. C’est clairement un côté qui gosse, mais ce n’est pas le pire au quotidien, je trouve.

Les antidéps font aussi que je transpire plus. En fait, j’ai l’impression que ça fait tout rouler un peu trop. Genre, ça empire ma rhinite, ce qui fait que je crache des mottons plusieurs fois par jour.

Sexy.

Transpirer plus a aussi des effets le fun. Faut que je me lave plus souvent. Faut que je me lave les cheveux tous les jours. La nuit, avec mon chauffage pas super technologique qui fait que la température se promène en montagne russe, je passe du froid où je me mets plein de couvertes au chaud où je me réveille tout trempe au froid où c’est pénible parce que mes draps sont encore semi-moite.

Avoue que t’as le goût de spooner ça.

C’est con parce que l’idée des antidépresseurs, c’est de te faire filer mieux, mais ça t’amène un paquet de trucs marde comme ça.

Alors au lieu de proposer une date assez vite comme le monde gagnant, tu finis par jaser et jaser trop et c’est pas top. C’est pas top si t’as des ambitions amoureuses, en tout cas.

En même temps, ne devenir qu’amis est peut-être l’idéal, mais bon, les apps de rencontre, ce n’est pas tant pour les amis.

Bref, c’est cruel parce que dans les passes où tu te sens le moins attirant, c’est souvent là où t’aurais le plus besoin de faire de nouveaux liens satisfaisants.

Bon, je suis déprimant. Je vais aller écouter du Abba.

Le plus laid de la UFC

(Image : LE Baskow/Las Vegas Sun via AP)

Quelle histoire de fou cette semaine avec Jon Jones qui a encore échoué un test antidopage et plutôt que d’annuler le combat, la UFC a décidé de déplacer l’évènement de Las Vegas à Los Angeles.

Quand la UFC a décidé d’engager l’agence antidopage USADA il y a quelques années, c’était vraiment une bonne nouvelle. USADA n’avait pas une réputation parfaite (GSP en avait parlé, d’ailleurs), mais c’était bien meilleur que le système précédent ou celui de la boxe ou celui des grandes ligues comme la NFL, la NHL ou la NBA dont les meilleurs athlètes sont tous sur la sauce au grand bonheur de tous.

La UFC s’était doté des meilleurs standards pour une raison en particulier : ça allait améliorer l’image du sport et permettre de vendre la compagnie beaucoup plus cher, ce qui arriva quelques mois plus tard, à plus de 4 milliards de dollars américains.

Sauf que les nouveaux propriétaires, est-ce qu’ils trouvent ça super important d’avoir des athlètes propres? Si on se fit à la dernière semaine, la réponse à cette question n’est pas super positive. Disons que faire des petits tests faciles à passer comme les autres grandes ligues doit être assez tentant.

Cette semaine, Jon Jones s’est fait prendre avec des métabolites de stéroïdes dans son sang. Si j’ai bien compris, ce sont des genres de résidus de stéroïdes qui peuvent rester dans le corps super longtemps. En fait, Jones revient d’une suspension de 15 mois à cause de ça. Dans la suspension précédente où ils s’était fait prendre pour des bloqueurs d’Å“strogène, son camp avait prétexté qu’il avait pogné ça en avalant du viagra cheap de dépanneur, mais pour la dernière suspension, ils n’ont jamais réussi à trouver d’où ça venait. Et cette semaine, ils disent que c’est encore les restants de cette fois-là où ils ne savent juste pas ce qui s’est passé.

À combien d’étapes d’une histoire pareille peut-on encore croire le gars?

Le pire, c’est que je suis prêt à les croire quand ils disent que ce sont les restants de la shot d’avant, mais même à ça, c’est quand même lui qui a mis ça dans son corps à ce moment-là. Ce n’est pas un athlète innocent avec un parcours exemplaire sur qui le hasard vient s’abattre.

Et le pire, c’est que plusieurs fans s’en sacrent. En fait, la majorité des fans de sports se foutent ou ne semblent pas réaliser l’impact majeur que certaines substances peuvent donner à ces athlètes.

Bon, quand il est question de LeBron James ou Lionel Messi, on s’en fout un peu qu’ils soient tous sur la sauce. Ils font juste lancer des ballons. Mais dans la UFC, les athlètes s’infligent directement du dégâts. Plus t’es fort, plus tu fais mal. D’un point de vue éthique (et côté potentiel de poursuite), c’est pas mal plus grave.

Et pas juste ça. Avec le bon stock, t’es non seulement plus fort, mais tu récupères beaucoup plus vite. T’augmentes ton cardio. Tu facilites ta coupe de poids. Dans un sport qui demande d’en connaitre des dizaines, ça fait toute la différence.

D’ailleurs, Jon Jones est un grand crime de maigre. Il a le corps idéal pour sa catégorie de poids parce qu’en plus d’être super élancé, il est super fort et il est inépuisable. C’est pour ça que plusieurs le considèrent comme le meilleur combattant de l’histoire. Le gars est un prodige.

Mais peut-être qu’en étant propre, il n’arrive pas à bloquer aussi facilement un takedown de Daniel Cormier ou de Chael Sonnen. Peut-être que contre Gustafsson, il manque de souffle pour les deux derniers rounds comme la plupart des gars de sa division quand ils ont mangé une volée pour trois rounds.

On ne sait pas. Ce qu’on sait, c’est que Jones est un gars au jugement discutable. C’est évident dans toute sa feuille de route. Dès qu’il a eu du succès, il a fait des conneries. Il s’est pété la gueule en Bentley alors qu’il était sur la brosse avec des strippers. Ensuite, il a failé un test de drogue parce qu’il était sur la poudre trois semaines avant un combat. Son pic de stupidité est sûrement arrivé quand il est rentré dans le char d’une femme enceinte et s’est poussé avant que la police arrive.

Évidemment, il était encore sur la go.

Et le pire, c’est qu’il y a des gens qui essaient de twister ça à son avantage. Ils disent que Jon Jones réussit à battre tout le monde MÊME en faisant le party. Imaginez combien de talent il faut avoir! Imaginez s’il était sérieux dans son entrainement!

C’est vrai que c’est impressionnant, et le talent de Jones est indéniable, mais on peut aussi déduire quelque chose d’autre. Peut-être que le gars réussit quand même à dominer en faisant le cave parce qu’il est sur le jus.

Et selon son parcours, est-ce que ç’a l’air d’un gars qui n’oserait jamais tricher en prenant des produits dopants? Surtout dans un sport qui est reconnu pour en avoir plein?

Je ne nie pas son talent. Jon Jones a deux frères dans la NFL. C’est clairement une famille d’athlètes. Mais c’est quand même intéressant de noter que ses deux frères se sont aussi fait prendre pour stéroïdes. Et contrairement à la plupart des athlètes de la UFC, Jones a les moyens pour créer des substances indétectables par les meilleurs chimistes sur la planète.

Quand il est surpris que ses tests échouent, je le crois. Je ne sais juste pas s’il est surpris parce qu’il est propre ou s’il est surpris parce qu’il était certain de pas se faire prendre.

Mais hey, peut-être que concernant son tout dernier échec, c’est vrai que ce ne sont que des restants de l’autre fois. C’est possible. Sauf que là, pour ce gars-là qui a sûrement le pire historique de la UFC, ils déplacent un évènement à six jours de préavis.

Fuck les gens qui avaient économisé pour se payer un trip à Vegas en fin d’année. Fuck les autres athlètes sur la carte qui doivent déménager leur camp en plein milieu de coupe de poids. D’ailleurs, les impôts à Vegas sont à peu près les plus bas aux États-Unis alors que ceux de L.A. sont à peu près les plus hauts! Qui va dédommager ces athlètes-là? La UFC? Nope.

Je ne sais pas ce que ça prendra aux combattants de la UFC pour former une union. En fait, ils se laissent tellement manger la laine sur le dos que ça devient dur de les prendre en pitié. Mais si tu veux un exemple de ce que ça peut donner de pire quand un employeur a tous les pouvoirs, c’est un bon exemple.

Dans la dernière semaine, la UFC essaie de convaincre tout le monde qu’ils ne pouvaient pas annuler le combat principale parce que ça n’aurait pas été juste pour Jones qui a rien fait de mal. Right. La seule raison pourquoi la UFC a voulu garder ce combat-là en place, c’est pour l’argent. Tout le reste, que ce soit les combattants, les fans ou juste le concept de faire la bonne affaire, ça n’a aucune importance.

Nostalgie en série

Il y a des moments où l’on file pour découvrir une nouvelle série et faire l’effort d’apprendre à connaitre un nouvel univers et d’autres passes où la nostalgie nous prend et qu’on veut se retaper des trucs que l’on connait déjà.

En tout cas, c’est comme ça pour moi. Ces temps-ci, je suis en mode nostalgie. D’ailleurs, à l’adolescence, j’avais une tradition avec quelques chummeys où chaque année, on se retapait la trilogie originale de Star Wars (1977-1983) dans la même soirée avec un gros bol de macarons mous au chocolat.

Il y a quelque chose de réconfortant à se taper quelque chose que l’on aime déjà. Il n’y a pas le risque d’être déçu et on finit toujours par découvrir quelque chose de nouveau. Surtout quand on évolue comme personne entre chaque écoute.

Bon, avec Star Wars, tu ne finis pas ça avec l’idée de faire découvrir ça à quelqu’un d’autre parce que hey, qui n’a pas encore vu les Star Wars originaux? Réponse : quelques personnes beaucoup trop fiers de leur non-exploit. En plus, les films s’en viennent vraiment vieux alors ils perdent un peu leur côté mythique.

Mais quand tu finis des séries moins universellement regardés comme The Wire (2002-2008) ou The Newsroom (2012-2014), t’as envie de communiquer ton trip à d’autres gens pour pouvoir partager ta passion avec ton monde. En fait, la meilleure façon de se retaper une oeuvre, c’est à travers quelqu’un pour qui c’est la toute première fois.

The Wire
The Newsroom

Mais bon, avec le temps, ça devient de plus en plus dur d’organiser une veillée de chummeys pour se retaper les vieux Star Wars. C’est sûrement là où il te faut des enfants avec qui te retaper tout ça.

Quand t’as pas d’enfants, il y a quelques veillées pour adultes nostalgiques qui se font des partys hipster où ils se retapent le premier Die Hard (1988) comme film de Noël dans une salle. Mais je sais pas si c’est le même trip que le regarder entre chummeys à la maison.

Die Hard

Il faudrait quand même que j’essaie.

Cette semaine, je viens de me terminer la série Angel, la série spinoff de la série culte Buffy the Vampire Slayer. J’ai dû regarder les sept saisons de Buffy taper dans l’entièreté au moins cinq ou six fois. Pour les Angel, c’est arrivé moins souvent alors il y a des épisodes que j’avais l’impression de voir pour la première fois.

Buffy the Vampire Slayer

C’est cool à regarder tout seul parce que tu peux skipper ce que tu veux et regarder quand ça t’adonne, mais c’est un peu poche de n’avoir personne avec qui le partager. Et ce sera de plus en plus tough parce que ce n’est pas tout qui vieillit super bien.

J’essaie de faire commencer les Buffy à la fille adolescente de mon amie, mais c’est un échec total. La CRISS doit être de moins en moins intéressée chaque fois que je lui reviens avec ça. Je suis un adulte poche alors qu’est-ce que je connais aux séries télé, hein?

Il reste à jaser de Riverdale que ça, elle regarde parce que c’est avec des gens jolis et les images sont super léchés en gros HD. Bon, les les histoires sucent, mais c’est un détail.

Veronica dans Riverdale

Il faut dire que faire regarder les Buffy (1996-2003) à quelqu’un, ce n’est pas évident parce que la série a plusieurs défauts. Déjà, c’est une série pour adolescents. C’est de la vieille télé avec des annonces. C’est en 4:3 filmé avec des caméras poches qui rushent quand il fait noir. (Pas super pour une série qui se passe souvent la nuit.) Les démons ont toujours des costumes poches et mal faits. Ce sont des longues saisons de 24 épisodes qui comptent souvent quelques épisodes inutiles.

On est loin de la première saison de Stranger Things super condensé avec une qualité cinématographique.

Eleven dans Stranger Things

Bon, la première saison de Buffy est plus courte avec 12 épisodes, mais c’est de loin la moins bonne. Le premier épisode est correct, la milieu de saison est poche et les deux derniers épisodes sont bons, mais dire à quelqu’un de s’acharner sur une série bof pour une douzaine d’heures, c’est un gros investissement.

Buffy

Mais c’était comme ça en 1996. Les séries pouvaient rester à l’écran pas mal plus longtemps même quand elles étaient poche. Et une chance, parce que la série trouve ses repères à la saison deux. La saison trois est sûrement la meilleure et en plus, c’est à ce moment-là qu’ils ont lancé la série Angel en parallèle.

Xander & Anya de Buffy the Vampire Slayer

Moi, je n’écoutais rien de tout ça dans ce temps-là. J’ai seulement découvert Buffy alors que la série achevait et j’étais déjà un adulte. J’avais pogné l’épisode Hush en reprise alors qu’on attendait un gala de boxe à Laval. Dans cet épisode-là, tous les personnages perdent la parole alors ils doivent communiquer par signe et c’est silencieux tout le long.

L’épisode Hush de Buffy the Vampire Slayer

Je trouvais ça vraiment audacieux. L’épisode avait gagné un prix, d’ailleurs, si je me souviens bien. Plus tard, je me suis pogné les DVD puis j’ai regardé ça. Ensuite, je les ai regardé avec ma blonde de l’époque. Ensuite, on se les ai retapé en soirées de couple avec un couple d’amis.

Spike dans Buffy the Vampire Slayer

Il faut quasiment un guide pour se retaper les Buffy. On skippe des épisodes. On écoute au fast-forward certains bouts plus plates. On résume les bouts poches aux nouveaux.

Angel & Faith

Se rendre à Angel, c’est assez tough parce que Angel aussi, ça ne commence pas fort fort. Ils ont un personnage poche qu’ils tuent au bout de quelques épisodes parce qu’il est juste zéro intéressant. Mais ça aussi, au bout d’une saison ou une saison et demie, ça se place. Même qu’en 2003, la série Angel était souvent meilleure que la série maitresse.

Drusilla & Angelus

Bref, ces temps-ci, je file nostalgique. Je viens de tout me retaper, et je t’envie de pouvoir les regarder pour la première fois. Surtout si t’es bien accompagné.

Fred dans Angel

Entre humains

School of life a sorti une app… ou plutôt un réseau social? Ça fait longtemps que j’apprécie leur contenu de psychologie à la portée de tout le monde. Je suis curieux de voir quel genre de communauté ça réussira à créer ou si ce sera un autre flop.

Juste après avoir exploré ça, je suis tombé sur cette nouvelle dans le Devoir qui parle d’un nouvel engouement chez les millénariaux : ils retournent à l’église!

C’est tellement décourageant de voir ça. On a tellement voulu former des citoyens ouverts aux différentes religions afin d’éviter la xénophobie poche des générations précédentes qu’on en a banalisé ces mêmes religions.

Il faut dire que notre société n’a jamais remplacé ce besoin des humains de se rassembler et même, de se recueillir et tout le trip du rituel. Bon, il existe plein de petites communautés, des gangs d’amis, des cours de yoga, des ligues de hockey, des militants de partis politiques, des groupes alt-right, mais rien qui ratisse aussi large que les religions.

Idéalement, nous aurions trouvé un moyen de nous réunir dans un contexte plus moderne et bienveillant question de remplacer ces vieilles sectes aux valeurs d’une autre époque. 

Les réseaux sociaux et les apps de rencontre, ça aide la communication, ça crée des vedettes, mais ça ne crée pas de sentiment d’appartenance. Ça ne crée pas de liens forts ou le sentiment de faire parti de quelque chose de plus grand que soi. Ça ne donne pas de sens à son existence.

Aussi, entre la gang d’amis de notre parcours scolaire et la création de notre propre famille satisfaisante à l’âge adulte, il y une période qui a de plus en plus tendance à s’allonger et ce, pour de plus en plus de monde.

Une période propice au vide social, et aussi au vide de sens. 

D’un côté, je suis super déçu de voir que les religions reprennent encore la cote, mais en même temps, j’envie un peu ces gens d’avoir trouvé une façon d’éviter isolement.

L’intensité du courant SJW

Ce qui me dérange avec tous ces cas de censure et de rectitude politique du courant social justice warrior, c’est l’intensité des réactions.
 
T’sais, on pourrait noter qu’à première vue, selon les interprétations, que c’est peut-être le genre d’oeuvre qui mériterait d’être interprété comme faisant partie de la culture du viol.
C’est possible. C’est une position qui se défend, de façon légère, pour en discuter. Pour en jaser. Sauf que là, on se ramasse à bannir une toune de 1944 de façon ridicule et beaucoup trop intense pour rien.
 
C’est comme s’il était de plus en plus difficile de jaser ou débattre sans que quelqu’un ou quelque chose soit étiqueté comme evil au point de devoir disparaitre. C’est une vision très très binaire de voir les choses.
 
C’est comme si pour être éthique, on avait de la misère à accepter les moindres dissidences ou qu’on n’arrivait plus à relativiser. Quand on veut sensibiliser les gens à la culture du viol, on regarde tout avec une vision extrême au point où une toune devient responsable de développer des violeurs. Quand on veut sensibiliser le monde au racisme systémique, on traite tout le monde de raciste, même des dramaturges qui essaient de rapprocher des communautés.
 
C’est normal qu’il y ait de la colère derrière des enjeux délicats. C’est important que cette colère s’exprime et qu’elle soit entendue. C’est aussi important de faire la part des choses quand on commence à prendre des décisions.
 
Regarder une oeuvre artistique avec ses lunettes de social justice warrior, c’est un exercice qui peut être intéressant. Ça peut donner une chronique pertinente et amener les gens vers des petites prises de conscience, mais quand ça devient la seule et unique façon de voir et d’évaluer une oeuvre, on arrive en terrain dangereux.