Top 5 de ce qui gosse avec les social justice warriors #SJW

Même si je pensais que tout le monde était au courant, il y a encore pas mal de monde allumé dans mon entourage qui ne connait pas ce qu’est un Social Justice Warrior (SJW).

En gros, c’est un terme péjoratif pour désigner ces militants over-vertueux qui cherchent à faire la morale à tout le monde avec tous les nouveaux concepts à la mode (qu’ils maitrisent souvent assez mal).

C’est particulièrement populaire sur les réseaux sociaux.

Par exemple, les crinqués qui ont banni l’humoriste avec des dreads d’un show d’humour sous prétexte que c’était de l’appropriation culturelle, c’est en plein ça. Ils tiennent tellement à se montrer purs qu’ils en deviennent chiants et ridicules.

Voici donc le top 5 de ce qui gosse avec les SJW.

#5 Son but n’est pas d’améliorer les choses

C’est la grande différence entre un militant et un SJW : le militant a le coeur à la bonne place. Faire progresser la société est secondaire pour le SJW. Il cherche avant tout à faire la morale à des gens de la façon la plus publique possible afin de se sentir moralement supérieur. D’ailleurs, s’il cherchait réellement à faire évoluer les pensées, jamais il ne serait aussi condescendant.

#4 C’est toujours à sens unique

Une preuve de sa condescendance, c’est que le social justice warrior n’a aucune écoute. En fait, il demande souvent à l’autre de se taire. Il n’est pas là pour échanger ou confronter ses idées à celle des autres. Il possède déjà la vérité et cherche à propager sa bonne parole à sens unique. Même s’il s’adresse à quelqu’un qui en connait beaucoup plus que lui sur un sujet, le SJW ne ratera jamais l’occasion de sortir la cassette de son discours qu’il a déjà répété 400 fois de la même façon.

#3 Le goudron et les plumes

Le SJW exagère toujours sur les sanctions des gens qu’il a étiquetés comme des pas fins. Peu importe la gravité de ce qu’il juge être un crime, la punition implique toujours des excuses très publiques où la personne devra avouer à tout le monde combien elle est une mauvaise personne. D’ailleurs, ces excuses ne seront jamais assez satisfaisantes et le fautif devra quand même disparaitre à jamais dans la honte éternelle.

#2 Avec nous ou contre nous

Les nuances sont impossibles dans la tête d’un SJW. Si t’es à 99% d’accord avec un SJW, il te considère en désaccord. Tu deviens donc une mauvaise personne du camp adverse et lui et ses acolytes pourront enfin te crier toutes les nouvelles insultes et étiquettes qu’ils viendront juste d’apprendre sur Wikipédia.

#1 Que celui qui n’a jamais péché…

Contrairement aux SJW, tout le monde sait que personne n’est parfait et que prétendre le contraire est hypocrite. On a tous à un moment ou l’autre déjà été pas fin ou discriminatoire d’une quelconque façon dans notre passé. Les plus chanceux sont juste reconnaissants que personne n’ait enregistré nos moments moins glorieux. C’est cet état de conscience qui nous donne une petite gêne quand vient le temps de crucifier quelqu’un pour un tweet maladroit de 2008.

En résumé, militer pour une meilleure justice sociale et faire avancer la société, c’est noble et cool. Être un SJW, c’est un power trip de pseudo-curé autoproclamé qui sert surtout à se faire plaire plaisir à soi.

SVP, ne soit pas un SJW.

Rebound de rien

Je viens de m’installer dans un café où une skank m’a volé la place sur le bord de la fenêtre.

Bon, je dis qu’elle me l’a volé, mais en fait, c’est sûrement moi qui ai été tata. Il y avait du monde à la caisse quand je suis arrivé alors je n’ai pas réservé la place que je voulais sur le bord de la fenêtre. Je ne voulais pas être le asshole qui prend la place des autres arrivés avant. Sauf qu’avant d’avoir commandé, ladite skank est entrée pis elle, elle n’a pas hésité une seconde à aller la prendre, la place cool.

Résultat, je suis sur la table commune à côté du dude avec un grand décolleté de poils de chest et le monsieur baquet qui réalise pas combien sa respiration est creepy parce qu’il porte des gros écouteurs. Le pire, c’est que je me payais un café déca-que-j’aime-pas juste juste pour faire un peu de lèche-vitrine de passants.

Cette histoire résume bien ma vie ces temps-ci. Un manque de guts. Une frustration castrante. Je regarde passer le train et ensuite je m’énerve de regarder passer le train. (Et je traite le monde normal de skank.)

Je me sens stuck. Je dois chercher du boulot, mais je n’envoie pas de lignes à l’eau. La fatigue de janvier me donne envie d’hiberner jusqu’à l’été. Je pense que c’est pour ça que l’histoire de semi-dating m’affecte autant. C’était une cool motivation. Ça donnait envie de m’améliorer. J’arrivais à me dire « bon, là, ça suce, mais bientôt ça va bien aller ». À la place, je suis dans un gros mood « à quoi bon… »

Au moins, je recommence à m’entrainer demain. Le dernier 10 jours d’antibiotiques m’a scrapé solide alors j’avais mis ça de côté. Peut-être que ça me donnera un peu d’énergie. Je me suis aussi pogné de la vitamine D.

Criss que le bonheur s’en vient, hein? On peut pas se tromper avec du poussage de fonte pis des vitamines! Vie plate du calice. Je me retiens juste pour ne pas crier dans ce putain de café.

Tragédie de messagerie

J’aurais pu faire 12 chroniques avec ma relation avortée de cette semaine.

Je vais préciser en partant que je ne pense (vraiment) pas que la fille me lise alors je n’écris pas ce texte pour genre… lui passer un message via mon blogue. C’est juste moi qui ai besoin de ventiler et essayer de faire du sens de tout ça. D’ailleurs, personne ne pourra la reconnaitre grâce à moi ou mes textes. Même mes amis proches n’ont aucune idée de qui elle est.

(Si ça se trouve, elle n’existe même pas!)

Mais comme je disais, j’ai besoin de ventiler parce que c’est frustrant, une fin de relation. Surtout une fin comme ça qui manque cruellement de closure. Et il faut dire que je suis un peu fait comme ça. J’y pense et repense. Qu’est-ce que j’aurais pu faire? Qu’est-ce que j’aurais dû faire?. J’en jasais même à une madame hier qui n’est même pas une amie! C’était genre un lien professionnel et je me suis mis à déblatérer sur tout ça. Et plus j’y pense et plus je vois combien j’étais menotté sur plusieurs options.

La plupart des fucks, ça se réglait super vite avec une conversation de vive voix.

Petit exemple super anodin, est-ce que ça t’ai déjà arrivé que quelqu’un t’explique un concept simple que tu connais déjà? Tout dépendant de la taille de ton égo, ça peut être gossant. Moi, j’ai un pas pire égo et surtout, j’ai le « on me prend pour un épais » assez facile. Par téléphone ou en vrai, tu peux juste dire « oui oui, je sais, je connais tout ça », mais par texte, quand l’autre continue à te l’expliquer même quand tu lui as dit, tu te rends compte que le dialogue ne fonctionne pas. Et quand elle te l’explique une 2e ou 3e fois…

Au lieu du mode « j’ai pas à pogner les nerfs pour une niaiserie, on va s’appeler et se comprendre », tu te ramasses à « eh ben, elle me prend pour un tata et plus j’insiste pour qu’on se jase, plus j’ai l’air d’un weirdo intense ».

D’ailleurs, quand j’ai parlé de téléphone dans mon statut Facebook, j’ai vu quelques filles dire qu’elles s’ennuient des longues jasettes au téléphone, mais j’espère que tout le monde catch que c’était pas ça mon propos. Je parlais pas de jaser deux heures au téléphone par soir et finir ça avec des « toiiii raccroche ». C’était juste une question de clarifier des niaiseries qui dégénèrent.

Tout le monde sait que par texte, ça peut partir dans tous les sens, surtout entre personnes qui se connaissent peu. Je suis un writer et ça m’arrive fréquemment d’être mal interprété. Quand tu t’en rends compte, qu’est-ce que tu peux faire d’autre? Écrire encore plus de texte? C’est pas super intelligent. Mais là, à chaque explication, ça déclenchait un autre fuck, relié à une autre mauvaise interprétation.

Siiiii frustrant.

C’était comme de m’enfoncer dans une marre de marde et toujours aller plus creux parce qu’on me refuse les autres options. T’sais, tu peux montrer que t’as le coeur et la volonté pour tougher longtemps, mais il reste que tu fais juste t’enfoncer plus creux quand même.

T’sais, un moment donné, elle me comparait même à son ex. Autant je manque de confiance en moi, autant je suis persuadé que j’ai RIEN en commun avec son ex. C’est clair que c’était un cas cliché du « passé pas réglé » pour lequel c’est moi qui se ramasse à payer, mais non seulement ça se gère mal par texte, mais il n’y a PERSONNE qui réagit bien à se faire psychanalyser par un inconnu sur sa rupture récente.

Tu peux le faire pour te gâter, mais pas si t’espères encore régler les choses. Mais c’est clair comme le jour qu’elle appliquait le filtre de son ex sur nos discussions à nous. J’essayais juste d’être patient, même si c’était zéro cool qu’on m’extrapole une personnalité qui ne me ressemble pas. C’était évident que ça ne me ressemblait pas pantoute. Mais hey, dans la très hypothétique chance où le gars me ressemble vraiment, je serais curieux de le rencontrer parce que ce serait une première pour moi.

Ce qui gosse avec la messagerie aussi, c’est que les discussions s’étirent. C’est souvent beaucoup plus long qu’une vraie conversation. On fait autre chose en même temps, quelqu’un part pour une coupe d’heures, quelqu’un arrête de répondre et tu ne sais pas pourquoi. Pour quelqu’un de sensible comme moi, ça étire un mood désagréable sur des heures de temps. C’est tellement pas de l’énergie bien investi. En plus, si je sens qu’on se comprend mal, je suis capable d’écrire un shitload de texte (comme ce texte le prouve) et c’est sûr que j’ai l’air encore plus intense.

Tout cela étant dit, tout ce que j’ai dit à date, j’étais prêt à vivre avec et ça me semblait encore surmontable. Ce qui m’a fait abandonner, c’est deux trucs :

1. Avoir le fardeau d’être celui qui veut régler les trucs

Moi aussi, j’ai des fucks avec mes ex. Un truc que je ne veux plus jamais revivre, c’est d’être tagué comme « celui qui veut discuter ». Genre, il y a des gens pour qui régler des conflits est une perte de temps. Les gens qui vont te dire en partant « je veux pas m’obstiner » alors t’hérites du rôle d’obstineux versus « la bonne personne ». Pourtant, dans ma vision d’une bonne relation, les deux partis devraient vouloir bien s’entendre et se comprendre. Trop souvent, j’ai essayé d’avoir assez de patience pour les deux et de régler les choses malgré quelqu’un de pas si réceptif et je ne veux plus vivre ça. En fait, je ne pense pas que ce soit sain. Si quelqu’un voit la gestion de conflit comme une perte d’énergie, moi je vois trop d’immaturité pour une relation avec un réel potentiel.

Mais le plus gros dealbreaker fut…

2. Notre souvenir de la première rencontre était différent

Malgré toute l’incompréhension qu’on avait en ligne, je me rattachais toujours au fait que face à face, c’était pratiquement parfait. J’en avais même fait un texte ici. Mais vers la fin, elle a fini par dire un truc qui m’a fait comprendre que c’était pas le cas. C’est là que mon coeur a lâché. Même si elle venait d’accepter qu’on se revoit pour régler tout ça, ça m’a trop scié les jambes pour que je puisse continuer.

Ce qui m’a fait le plus mal, ce n’était pas que la relation se termine, c’était de me faire voler ce souvenir-là.

Ça m’avait fait tellement de bien.

Là, j’étais juste KO. T’sais, dans les films, le gars persévère et persévère pour conquérir le coeur de la fille, mais je n’ai pas la confiance pour être ce genre de gars-là. Si je sens que l’énergie est réciproque, je vais me donner à l’infini, mais sinon…

En plus, la fille est RIDICULEMENT belle. Si elle a besoin de quelqu’un qui dit tout ce qu’elle veut entendre et s’acharne malgré tout ça, c’est sûr qu’elle va en trouver 1000. Peut-être qu’elle n’aura jamais à faire les efforts dont moi j’ai besoin.

Ça reste frustrant parce que ça reste une femme brillante, avec la plus belle face de l’ile et un coeur à la bonne place. Je ne sais plus combien d’occasions du genre repasseront pour moi. C’est sûrement pour ça que j’abuse sur les 20 pages introspection. J’ai l’impression d’avoir été grimpé super haut par une grosse vague qui était fausse, mais que je me pète quand même la gueule pour vrai.

C’est déjà fini

Tu voulais connaitre la suite? Je t’avertis, c’est weird.

– Qu’est-ce que ç’a donné avec la fille de l’autre fois?
– Bah on se comprenait tout croche sur messenger pis on perdait un temps fou avec ça.
– Vous pouviez pas vous appeler?
– Nah, elle aime pas ça.
– Qui aime ça?
– Ben elle, elle aime VRAIMENT pas ça. Ses amis l’acceptent comme ça, y paraît.
– Ils acceptent de jamais l’appeler?
– Ç’a l’air.
– T’es sûr que c’est pas un faux compte?
– Oui oui, je l’ai vu en vrai pis toute. Super smatte. Vraiment cool. Mais sur messenger c’était désastreux. Genre les jokes passaient pour du sérieux et vice-versa.
– Ouais, la messagerie avec les inconnus, c’est toujours un flop.
– C’est quand même frustrant. Je préfère les relations qui échouent pour de vraies raisons.
– T’es sûr qu’elle t’a pas juste trouvé moche?
– Ça se peut, mais si c’est le cas, elle m’a vraiment eu lors de la rencontre pour que ça paraisse pas. Vraiment des sourires sincères et trippants. Mais ouais, il y a clairement un avant et un après la rencontre.
– Peut-être qu’elle cherchait plus un buddy Facebook pour chatter dans ses temps libres.
– Je pense pas. Elle est super occupée me semble, mais who knows. Je comprends vraiment pas.
– Ça semble un cas de « She’s just not that into you ».
– Ou de « if it’s too good to be true… »
– Ben non! Désespère pas! La prochaine sera la bonne!
– Ouais… 2020 n’est pas si loin..

J’ai rencontré quelqu’un

C’était une date, je dirais, même.

C’est rare, pour moi, les dates.

Et c’est chiant, ces phrases, avec des virgules.

Il faut dire que c’était une date de dimanche après-midi avec des petits cafés décaféinés. C’est loin d’un setup qui annonce du gros cul passionné dans pas long, hein?

Je sais, mais c’était voulu comme ça.

C’est sûr que je me trouvais quétaine avec mon setup de tisane d’après-midi, mais elle était willing. Et mon coeur était sous le choc d’être tombé sur un autre qui ne supporte pas la caféine.

C’est clair que c’est un signe, non?

C’est un des nombreux éléments qui m’ont attiré chez cette fille. On n’avait pas échangé si souvent que ça sur Bumble, mais les fois où c’est arrivé, j’en ressortais avec un bon feeling.

Genre, « cette fille est spéciale ».

Il y a des gens qui trouvent ça lourd de jaser et de débattre sur des enjeux de société, mais en tombant sur quelqu’un qui s’intéresse aux mêmes sujets que moi, je me suis comme rappelé (aperçu?) combien ça pouvait être simple et agréable. Échanger avec quelqu’un d’intelligent dans la bonne foi et le respect, c’est tellement une expérience enrichissante. Ça change du web en bâtard, en tout cas.

On a jasé jusqu’à la fermeture du café et ça s’est terminé là. Encore là, pas de gros french ou rien, mais c’était vraiment un bon moment. Un expert de la drague me jaserait sûrement des dangers de se faire friendzoner, mais j’ai besoin d’y aller molo.

Tu ne comprendras peut-être pas à quel point, mais ça fait tellement longtemps que je n’étais pas tombé sur quelqu’un qui me plait. C’est grisant, mais en même temps, ça fait peur. Ça doit être moins épeurant quand ça t’arrive aux deux semaines.

Et depuis, je rush à ne pas trop idéaliser la fille. Mon cerveau cave est fait comme ça. Il se met à idéaliser l’autre et si je le laisse faire, j’arrive vite à la conclusion que je ne serai pas de taille. La perfection, c’est intimidant.

D’ailleurs, le setup de tisane, c’était un peu pour ça. J’avais besoin d’y aller un peu plus molo et de ne pas tout de suite laisser aller mon cerveau cave.

J’ai trop souvent le réflexe de balancer en partant tout ce que je n’aime pas de moi et de ma vie pour que ce soit fait. (Comme je le fais ici.) Je me pensais authentique et transparent en faisant ça, mais peut-être aussi que c’est pour me protéger. Peut-être que ça m’évite d’être rejeté plus tard quand je me serai attaché et que ça pourra me faire mal pour vrai.

Mais créer de nouvelles relations, ça implique ça : le risque de se faire mal.

Bref, tout ça est cool, mais épeurant. Je vais continuer d’y aller molo parce que je ne suis pas là où j’aimerais, mais le temps est de mon côté. J’ai l’impression de vraiment construire quelque chose de bien ces derniers temps.

Peut-être que ce sera trop molo pour elle, mais je sais pas. C’est juste moi. Et c’est ça que j’ai aimé de notre discussion. J’avais l’impression que pour une fois, juste être moi-même était une force.

Qu’est-ce que t’attends?

Je recommande toujours The Newsroom (HBO) à tout le monde et mon taux de réussite n’est vraiment pas à la hauteur. Pourtant, la première saison est incroyable. Et non seulement elle est incroyable, mais elle a tellement de coeur. Quand je l’écoute, je ne voudrais plus que ça s’arrête. Je voudrais demeurer à tout jamais dans cet état d’esprit. En fait, je voudrais travailler avec eux. Je rêve d’un jour faire partie d’un groupe aussi passionné et composé d’humains aussi inspirants. Tu dois te sentir tellement utile et vivant. Dans une ère où les antihéros ont la cote, The Newsroom montre le meilleur de l’humain et le résultat n’est même pas quétaine. C’est vraiment un tour de force. Si tout le monde regardait cette série, je suis sûr que le monde deviendrait meilleur d’une shot.

Je comprends que c’est pas sur ton petit Netflix pis que c’est pas facile, mais si tu ne regardes pas cette série dans les prochaines semaines, tu m’énarves.