Public VS Privé, en éducation

Ce qui me dérange dans ce débat, c’est que les parents plus riches et les parents qui ont le plus à coeur l’éducation ont leurs enfants au privé, alors d’où viendra le courage politique pour replacer le système public?

À peu près personne au gouvernement n’a d’enfants au public. C’est la même chose pour une grande partie des journalistes influents. Le gouvernement va continuer d’y mettre le minimum de ressources comme réparer des écoles qui tombent parce que ça parait mal aux nouvelles, mais le problème de fond, il va continuer de perdurer parce que ça ne touche pas les enfants des décideurs et des influenceurs.

Et à ceux qui sortent l’argument financier pour justifier le statu quo, vous négligez toujours un aspect super important. Vous sous-estimez grandement l’impact qu’ont les parents de ces enfants dans le système privé. Les parents pour qui c’est important que ça fonctionne et qui sont prêts à mettre des heures, de l’énergie et leur réseau de contact pour améliorer les choses.

Ces parents-là, en ce moment, ils aident les écoles privées. Et cette perte-là pour le système public, c’est beaucoup plus qu’une histoire de sous.

Top 5 des trucs qui m’ont marqué en me retapant Ally McBeal

Ally McBeal est une série exceptionnelle qui a été très marquante pour moi. La série est sortie en 1998 où j’étais encore au cégep et en la réécoutant, je me rends compte qu’après The Fresh Prince of Bel-Air, c’est sûrement une des séries qui m’a le plus influencé.

Il faut dire que j’étais autant en amour que je m’identifiais au psycho-romantisme d’Ally. Elle représente encore mon crush #1 dans les personnages de série télé de tous les temps! Elle est siiiii charmante!

Voici cinq trucs qui m’ont marqué en me retapant ça.

5. La série commence avec une agression sexuelle au travail où les boss d’Ally prennent le bord de l’agresseur. #metoo

4. Même si c’est plein de personnages féminins forts et modernes et que la série s’adressait clairement à un public plus féminin, 100% des épisodes sont écrits par le même gars, David E. Kelley, qui s’est spécialisé dans les séries d’avocats. Et aujourd’hui à 61 ans, il est encore dans le coup. C’est lui qui a écrit Big Little Lies, la série primée dont certains épisodes étaient réalisés par Jean-Marc Vallée.

3. Comme avec son autre série House, la chaine FOX adore mettre en scène des personnages aux métiers (médecins, avocats, etc.) qui ne sont accessibles qu’aux plus riches, mais que ça ne parait jamais. Ils coûtent une fortune, mais l’histoire du coût est toujours évacuée. Ils font toujours tout ça de gaité de coeur et sans rien compter. Personne n’est jamais trop pauvre pour avoir accès à leurs services.

2. Ellen DeGeneres a compris la vie en tabarnik!

1. Dans l’épisode S02E14 où l’on parle des relations amoureuses au travail, les méchants avocats sont ceux qui veulent imposer des règles pour que personne ne traverse la ligne au travail et les gentils avocats sont ceux qui sont du bord de l’amouuuuur et qui font confiance que les adultes sont capables d’agir en adultes. Je me demande si en 2018, ce serait l’inverse.

Three-quarters of every waking hour is spent at the workplace. Their policies are trying to legislate against smiling, hugging… complimenting somebody. Banning the possibility of finding love there. Have we gone mad? Do you know how hard it is to find love, period. You take away the workplace, that leaves bars, parties, the gym. These venues where people only reveal the piña colada sides of themselves.

Bref, c’est cool de me retaper tout ça. Je me rends compte avec le recul que la première saison avait été ma préférée, même si Ling et Nelle n’arrivent qu’à la deuxième. (Avec la très cool relation Nelle & John.) Le sommet de popularité de la série était à la deuxième saison et ça s’est essoufflé par la suite. Il s’était passé la même chose avec moi où j’avais décroché alors qu’Ally se pognait Jon Bon Jovi et Robert Downey Jr.

Sûrement par jalousie.

Sortir du trou

Avant Noël, j’estimais que je serais enfin correct côté cash à la mi-janvier. Je commençais une nouvelle job alimentaire et j’estimais que ça me prendrait à peu près un mois pour passer de l’état « chèques qui rebondissent » à « juste endetté que le criss ». Un gros mois plate à passer, que je me disais.

Sauf qu’étant donné que c’était une nouvelle job, j’ai été pas mal moins efficace que ce que j’avais prévu. Sans compter que le congé des fêtes n’a pas aidé, vu que tout le monde là-bas était en congé. Bref, ç’a creusé mon trou d’un autre mois de profondeur, et maintenant, plutôt que d’être OK à la mi-janvier, je suis dans le trouble solide et j’aurai besoin d’un bon deux mois avant de me sortir la tête de l’eau.

Et ça, c’est dans un « best-case scenario ». Ça ne tient pas compte du bon vieux « backtime ».

C’est tellement lourd, les problèmes d’argent. C’est déjà difficile et humiliant d’être en retard d’un mois de loyer, mais quand ça s’accumule et que tu n’es pas capable de savoir à partir de quand tu seras réalistement capable de reprendre le dessus, c’est encore pire.

Je m’étais dit que je mettrais un peu mes projets d’écriture de côté durant les fêtes pour faire plein d’heures de mon autre job, mais je ne peux pas repousser mes projets aussi longtemps. C’est mauvais pour ma carrière, et je vais juste virer fou. C’est la seule petite clarté que j’arrive encore à pogner.

Là, mon clavier de MacBook a de la misère et je dois nettoyer certaines touches parce que mon ‘e’ ne marche pas une fois sur trois. Crime que c’est stressant de jouer là-dedans quand tu sais très bien que t’es mort si ça fuck. Chaque petit truc devient dramatique. Genre, mes lunettes sont tellement grafignées. Crime que ça travaille mal! J’ai aussi ma télé qui est morte en novembre. Objectivement, ce n’est pas grave de ne pas avoir de télé. Il y a plein de monde qui n’en a pas, mais ça ajoute à cette impression que mon trou se creuse plus vite que je le remonte.

(Et un scénariste sans télé, ça fait un peu con.)

C’est comme si je ne m’en sortirai juste jamais. J’aimerais pouvoir fast-forwarder au bout où je suis OK et que je puisse recommencer à vivre. Je ne me rappelle même plus du feeling que ça fait. Argh. Crime que c’est rough.

Le seul point positif, c’est que je n’ai pas de match Tinder. Ce serait tough d’aller sur une date dans cet état-là.

« Ah oui, bébé, je suis un gars incroyable… Le chum idéal…  Tu me pognes vraiment au meilleur moment de ma vie… »

Un peu obstineux

(Statut Facebook que je pensais avoir partagé ici, mais que finalement non.)

On s’entend, je suis un peu obstineux.

On me l’a trop souvent dit pour que je m’obstine là-dessus, mais j’ai toujours détesté cette étiquette parce que ça sous-entend que je veux juste m’obstiner pour m’obstiner alors qu’au contraire, quand je me mêle à un débat, c’est que j’ai une vraie opinion ou au moins une idée que je veux défendre avec mon cœur. Ce n’est pas comme Richard Martineau qui s’invente une opinion controversée pour vendre de la copie. Et il n’aura aucun problème à défendre le contraire trois mois plus tard.

Bon, je ne suis pas irréprochable non plus. Il m’arrive de troller par moment, mais en général, je suis vraiment de bonne foi et mon cœur y est à fond. Je ne serais pas writer si mon cœur n’y était pas autant. Mais bon, je sais que ce n’est pas tout le monde qui apprécie les débats. Il y a des types de personnalité que ça agresse.

Parfois, il y des sujets plus tabous qui sont si délicats que ça devient périlleux d’en discuter publiquement. C’est pour ça que j’ai des gens dans mon entourage dont je me sers quand j’ai envie de discuter de certains sujets. Par exemple, si je veux jaser de la direction de Radio-Canada, j’ai 2-3 amis Facebook pour ça. Si je veux parler de laïcité ou de religion, j’en ai quelques autres sur lesquels je vais tester mes arguments. Et c’est drôle parce que parfois, ces amis finissent par me dire « ben voyons, pourquoi tu stick autant sur ce sujet-là?! »

Mais des sujets du genre, j’en ai quand même pas mal :
– Le financement de notre culture
– Les relations/différences homme/femme
– La séduction
– La monogamie
– La laïcité/la religion
– Ce qui est politiquement correct
– Les tabous
– La souveraineté
– La survie du français
– Le multiculturalisme
– L’humour
– La liberté d’expression
– Le féminisme
– La culture du viol
– Le salaire minimum à 15$
– Black Lives Matter
– La droite et la gauche
– La politique
– L’immigration
– L’importance de l’empathie dans nos débats publics
– Les mouvements sociaux
– L’avenir de la planète
– La prostitution
– La psychologie
– La dépression
– Le suicide
– La télé québécoise
– La télé d’ailleurs
– Les médias
– L’écriture inclusive

Bon, il y a des sujets dans la liste qui se recoupent et plein d’autres que j’oublie en ce moment, mais j’avais envie de partager publiquement que je m’intéresse sincèrement à tout ça. Ce sont des sujets qui me touchent et qui me passionnent.

Cela dit, si vous me pognez à débattre sur la valeur du Dow Jones ou les nouvelles tendances mode de la saison prochaine, là, c’est clair que je trolle parce qu’en toute sincérité, je m’en torche complètement.