Aimes-tu ça remplir des petits quiz???

Ça faisait quelques fois que je tombais sur ces petits codes de quatre lettres qui décrivent la personnalité des gens. J’en ai même vu sur des profils Tinder. Des gens qui partagent leur type ou le type des personnes qui ont tendance à leur plaire.

J’ai cherché pour le vrai de vrai test MBTI super poussé, mais comme ça coûte de l’argent pis toute, on m’a recommandé la meilleure version pour les pauvres : https://www.16personalities.com/fr

Mon résultat à moi : INFP-T, le médiateur.

Ça met en valeur ma virilité.

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Bon, je sais. Ça fait un peu quiz Buzzfeed et les 16 (ou plutôt 32) catégories font un peu horoscope où tout le monde a son petit signe, mais c’est vraiment impressionnant et surtout, scientifique.

En tout cas, dans mon cas, je me reconnais vraiment et ça m’impressionne beaucoup d’être aussi clairement expliqué. Une fois que je connaissais mon type, j’ai fait des recherches pour trouver des pdf plus poussés et j’ai beaucoup appris.

Ce sont les petites lettres qui comptent, parce que les termes changent d’un truc à l’autre. C’est peut-être une question de droits ou de marque. Le terme que j’ai trouvé qui fittait le mieux pour ma catégorie était « the idealist », mais il y en a d’autres. Mediator, helper, healer, etc.

C’est fucké parce qu’avec mon psy, je travaille vraiment sur plusieurs des faiblesses qui sont listées dans ces trucs-là. Aussi, sur 10putes, j’ai longtemps essayé de me présenter le plus authentiquement possible tout ça, dans le but d’être compris et d’ultimement tomber sur des gens qui fitteraient avec moi.

Ben là, si on veut me comprendre, ça peut difficilement être plus clair que ça. Je me reconnais pour un bon 90% de tout ça. Aussi, je pense avoir lu que je fitte plus avec les ENTJ et ENFJ.

Souvent, les introvertis fittent sont plus attirés par des extravertis et vice versa. Surtout pour l’amouuuur où on a tendance à chercher quelqu’un de différents tandis qu’en amitié, c’est souvent plus semblable.

Bref, je vous recommande d’aller faire ça. Les chiffres sur la proportion semblent un peu croches parce qu’ils changent d’un article à l’autre. Pour ma catégorie, j’ai vu qu’on était 4% de la population et d’autres fois j’ai vu 1%, mais ce n’est pas ça qui est important. Ce qui est trippant, c’est d’arriver à se comprendre soi-même, et d’arriver à comprendre son monde.

De réaliser que les humains ne sont pas si compliqués que ça.

Depuis que je suis tombé là-dessus, je demande à tout mon entourage de me partager leur type pour mieux les comprendre. Je trouve ça fascinant! Peut-être que si tout le monde se comprenait un peu plus, notre société irait vraiment mieux!

Tu vois? Idéaliste. ;)

Mojo : une de mes séries mortes

J’ai pensé vous partager un des premiers projets que j’ai écrits en sortant de l’École de l’humour et qui est mort quelques mois plus tard. C’est fou la quantité de travail et d’erreurs qu’il y a dans ce projet-là. :)

Je pense que j’ai eu ce flash de websérie un jeudi matin de 2009, et je suis allé la pitcher l’après-midi même à la productrice avec qui je venais de finir mon stage de l’ENH. J’ai dû être convaincant parce qu’elle avait envie d’en lire plus.

Pour la petite histoire, Mojo s’appelait d’abord « 4h mono », en réaction à 24h chrono qui jouait encore à Télé-Québec. Mais ça n’avait rien de policier. Le concept était qu’il y aurait quatre épisodes par semaine, et que ces quatre épisodes se passeraient en même temps, mais de points de vue différents.

Pas mal gadget pour pas grand-chose et ç’a pris le bord vite. :)

Je voulais que ça se passe au bar Chez Roger où j’allais souvent écrire dans ces années-là. Ça me semblait aussi un spot propice pour filmer des histoires de plusieurs angles. Comme c’était une série web, je me suis dit que le setup tranquille et super statique allait aider. (Vu que c’est pas cher.)

Une autre partie du concept, c’est que ça allait se passer tous les jours à 4h/16h (l’heure des buveurs réguliers, pas du monde cool des 5 à 7) et le mono, c’est parce que ça mettait en scène plein de monde tout seul. Surtout le héros, typique de moi, qui allait partager ses opinions. La quête du héros s’est vite ramassée en une quête pour trouver son « mojo » et le titre a changé. J’avais envie de le faire jaser par narration pour partager des réflexions qui seraient mises en scène.

Tu remarqueras dans le scénario, tous mes personnages ont des noms de bar. Si tu te demandes quel bar s’appelle Fred, ça vient d’une taverne culte à Amos qui s’appelle le Frid. Nommer mes personnages avec un semi-concept, c’est une technique que j’ai gardé dans la plupart de mes projets parce que je suis nul pour retenir les noms. Dans Oh My Lord, le duo de filles s’appelait Éli et Beth à la base. Mon cerveau avait fait « ça se passe à Londres », donc la Reine Élisabeth, donc on va y aller pour Éli et Beth.

Je vais chercher loin, hein? Mais for the record, ç’a changé. Maintenant, c’est Zoé et Beth.

Dans Mojo, j’ai essayé de prendre des noms de bar qui me rappellerait un peu leur personnalité. Genre, Edgar est le frais-chié d’Edgar Hypertaverne. Johanne est la madame chill à la Bistro chez Jojo. Crime que mes référents ont mal vieilli! :) Ça date d’il y a huit-neuf ans, après tout.

Mais rapidement, comme il m’arrivera assez souvent au cours des années suivantes, on a voulu switcher d’une série web à une série télé. C’est qu’il n’y a pas d’argent en web (et encore moins à l’époque) donc trouver de la place en télé, c’est toujours mieux. (Au niveau de l’argent, en tout cas.)

Mais bon, ce n’était pas une idée télé. Soudainement, les forces de mon semi-concept pas cher sont devenus des faiblesses. Que ça se passe juste dans un bar, c’était pas mal trop statique. Être dans la tête du héros pour des demi-heures au complet, ça devenait aussi un peu beaucoup. Mes autres personnages assez vides avaient aussi besoin d’être approfondis, mais ils n’avaient pas été créés pour ça.

Mais je n’allais pas chialer. De un, c’est normal d’avoir à faire évoluer son projet. Et aussi, quand mes projets ont une chance de se faire produire, je deviens assez guidoune. :)

On a commencé à développer une espèce d’émission hybride où l’on diffuserait quatre courts épisodes durant la semaine (peut-être sur le web ou entre deux émissions ou tard juste avant la fermeture d’un poste), mais qui seraient ensuite packagés dans une demi-heure complète et hebdomadaire diffusé à la fin de la semaine. Sauf que mes épisodes s’enlignaient pour être trop courts pour faire une demi-heure complètes. C’est là que les petits moments avec le psy ont été ajoutés. :) Ça permettait de rallonger un peu.

J’aime bien les moments avec le psy, mais allonger une histoire artificiellement, c’est très rarement une bonne idée. :)

À travers tout ça, il fallait aussi se brancher pour un diffuseur télé. Ça aussi, ç’a donné une discussion que je revivrais plusieurs fois. Ça ressemblait toujours à :

– Bon, on s’entend que tu ne seras jamais TVA.
– Non?
– On va essayer à V, vu que c’est très sexe et très gars.
– OK.

Mais je suis souvent un peu mal à l’aise derrière ce « OK » parce que je ne suis pas si « gars » que ça. Oui, j’ai un angle de gars. Je suis un gars. Mais je ne suis pas typiquement gars. Je suis plus sensible que ce que l’on sous-entend avec le tag « gars », et mon public a toujours été plus féminin. C’était la même chose avec Victime de la porn et toutes les autres chroniques qui ont suivi. On m’engage dans l’idée d’attirer un public gars, mais je n’ai pas l’impression que je livre tant là-dessus. Bref, tout ça pour dire qu’un peu plus tard, la conversation se poursuit toujours avec :

– Finalement, c’est trop « fin » pour V, on va aller à Radio-Canada.
– Oh, OK.

Et ce OK-là, c’est plus « crime, me semble qu’il n’y a pas beaucoup d’auteurs neufs qui arrivent directement à Radio-Canada. Dans le cas de Mojo, c’est là qu’on a essayé de me matcher avec des « réalisateurs vedettes ». Des gros noms pour compenser du Chandonnet que personne connaît. C’était vraiment cool parce que je faisais des rencontres avec du monde que je respecte et qui me donnait du feedback concret sur mes trucs. En plus, c’était cool de voir que ces gens super compétents voyaient pas mal la même chose que je voyais :

  1. J’ai un talent indéniable pour les dialogues. (Ahaha! Ça sonne cool, mais ils commencent toujours avec des compliments.)
  2. C’est trop peu pour une série télé. C’est beaucoup trop statique. Ç’aurait besoin de bouger plus que ça. Les autres personnages auraient besoin d’être plus développés.

Un des fameux « gros noms » a fini par m’offrir de transposer mon personnage principal dans une de ses idées de série à lui, et c’est comme ça qu’est mort le projet Mojo quelque part en 2010. L’épisode est quand même le fun à lire.

Si t’as le goût, le voici avec tous ses défauts.

Fichier PDF de Mojo, version octobre 2010

Trois semaines à vouloir dire que mon dernier blog post était marde

Ça fait plus de trois semaines que j’ai pas écrit ici et c’était suite à un texte que j’ai regretté dès le lendemain! Depuis ce temps-là, j’ai écrit au moins trois débuts de textes où j’expliquais pourquoi c’était de la marde, mais je n’ai jamais eu le temps d’en finir un. J’avais toujours un truc plus urgent qui m’en distrayait. Ou c’est juste que j’en avais écrit assez pour me défouler.

Je vais essayer d’exprimer ça, mais j’espère que t’es concentré. :)

C’est que 2017 a vraiment été une bonne année pour moi au niveau de ma carrière d’auteur. En fait, surtout comme scénariste, ce qui a toujours été mon réel objectif. Au cours de l’année, j’ai eu et j’ai encore la chance de montrer ce que je peux faire. J’apprends full. Je travaille sur des projets qui me drivent. Je côtoie des gens compétents et stimulants. Et ces micro-succès me donnent des chances sur des nouveaux projets. Et avec tous ces micro-succès vient une confiance qui était inexistante depuis un bout.

C’est frappant pour moi parce qu’avec cette confiance, je me retrouve. Je redeviens à l’aise avec ma personne, mes choix de vie, même mon corps! Et c’est weird considérant que ma carrière n’a aucun impact sur mon corps. Mais je m’assume juste mieux en général. Moi, mes différences et ce qu’il me faut pour être heureux.

Quand ma confiance est marde, comme ç’a souvent été le cas sur ce blogue, je remets tout en question. Surtout moi. Je m’en veux d’être moi. Je m’en veux de ne pas être plus comme les autres. Les autres qui ont l’air plus heureux.

Et c’est cave. Pas que c’est cave de se remettre en question ou de vouloir changer en s’inspirant des autres. Mais le bonheur est un truc hyper personnel. Il y a plein de gens dont j’envie le bonheur, mais je sais très bien que je ne serais pas heureux avec ce qu’ils ont. C’est une trail qui ne mène nulle part. Tout ça pour dire que…

Quand ma confiance est marde, je me sens brisé.
Quand ma confiance va bien, je me sens juste moi.

Bon, ma confiance n’est pas encore aussi stable qu’elle le devrait. J’ai encore des bas comme dans le dernier post où je redeviens vulnérable à me sentir poche et loser. Mais au cours des derniers mois, ça se construit assez bien pour que je remarque le changement et que je reprenne goût à voir la suite.

Aussi, ça me rend plus patient avec les autres trous qu’il me reste à combler. Comme là, il est 22h55 et je vais sûrement aller me coucher après ce texte. Ce n’est pas le vendredi rêvé qu’on se souhaite au début d’une longue fin de semaine. Mais c’est OK. J’ai quand même hâte à demain vu que j’ai des textes trippants à lire et à pimper.

Ahaha! J’ai tellement envie de choker une autre fois et de ne pas finir ce texte-là non plus. J’ai l’impression que personne ne va comprendre ce que je raconte. Pourtant, ce n’est pas si compliqué. Je peux te faire un court résumé : ma confiance n’est pas encore à un niveau idéal, mais elle est revenue à un niveau assez haut pour me rappeler qui je suis, qui je peux être et qui j’ai envie d’être pour vrai.

 

Oh My Lord avance!

Les deux comédiennes pour Oh My Lord étaient à Londres en fin de semaine pour tourner des images! C’est fucké parce qu’on est en gros rush d’écriture là-dessus ces temps-ci et je ne les vois jamais, mais les trucs avancent quand même de leur bord. C’est très cool! :)