Les dauphins et les licornes

Un jour de l’an tout seul sans avoir le réflexe de se faire un bilan, c’est assez impossible. Impossible à jeun, en tout cas.

Chez le psy, la question que je crains le plus est toujours qu’on me demande ce qui me rend heureux. Je ne trouve rien et moins je trouve, plus j’angoisse, et ça part en boucle. Je le vois même dans ma tête en ce moment. J’ai peur de ne rien trouver. Une vraie peur!

Je finis toujours par sortir l’écriture. Écrire, ça me rend heureux! Mais est-ce que c’est vrai? Je ne mouille pas en écrivant ma liste d’épicerie. Mais si je dois écrire sur un projet qui me parle, un projet attendu, c’est autre chose.

Mais tu vois, c’est un peu complexe à expliquer. Ça se liste mal. Et j’ai l’impression que c’est souvent comme ça. J’ai les bonheurs complexes. J’aimerais pouvoir dire que j’aime le scotch, voyager et les levés de soleil, mais pas vraiment. Les levés de soleil, je m’en torche pas mal. Les voyages? Je n’ai pas le trip de collectionner les destinations comme la plupart des voyageurs, mais il y a des trucs qui me plaisent là-dedans. Ce moment au départ où j’ai l’impression de me sauver de ma vraie vie, l’idée que je vais découvrir de nouvelles personnes.

Mais bon, pour découvrir du nouveau monde, tu n’as pas toujours besoin d’être celui qui voyage.

Une amie parlait tout à l’heure du truc des 36 questions et ça m’a rappelé que les deux fois où je l’ai fait, ça a construit de quoi. Bon, ça aide que c’était avec deux chicks physiquement à mon goût au départ, mais ça n’a rien donné de physique. J’ai juste ces deux personnes loin de moi à qui je ne parle qu’une ou deux fois par année, mais ça reste deux personnes avec lesquelles j’ai une certaine connexion et ces petits liens-là, ils m’apportent un petit quelque chose.

Quand je regarde dans mes souvenirs, mes moments heureux sont souvent lorsque je fais rire mon entourage. C’est encore un truc qui est très « humain ». Dans un party ou une classe où j’ai de la répartie et que ça score, mais aussi tout seul avec une fille avec qui ça clique. Ce sont des situations difficiles à reproduire pour différentes raisons.

  • Je suis moins souvent en situation de groupe
  • Quand je m’y retrouve, je n’y suis plus habitué
  • Quand je suis en groupe, c’est rarement avec « mon monde »

C’est sûr que c’est le fun de faire rire des inconnus, mais je pense qu’une partie de mon trip est de faire rire des gens qui m’intéressent. Tu te sens apprécié et aimé par des gens que t’aimes bien aussi. Il y a une réciprocité qui est importante.

Et ultimement, pour cette nouvelle années, c’est ça que je me souhaite : du monde que j’ai envie de faire rire. En 2017, je me suis ajouté quelques nouvelles relations au niveau professionnel qui m’ont beaucoup apporté, mais je pourrais en avoir plus au niveau personnel.

C’est sûr que j’ai des moments de bonheur dans ma vie de loner. Je peux avoir un rush d’énergie quand une bonne toune me fait danser dans la douche ou quand je trouve la meilleure idée pour une série qui va torcher Stranger Things, mais quand t’es bien entouré, presque tout devient trippant. Même les petites niaiseries du quotidien.

C’est d’ailleurs pour ça que les jeux de cartes ou même le golf existent. Objectivement, ce sont des jeux super plates, mais avec des bons amis, tout devient trippant.

Sinon, ajoute du scotch.

Les Prix Tchendoh du cinéma du mardi après-midi

J’adore aller voir des gros blockbusters américains tout seul en salle et j’ai décidé de regarder mes archives pour décerner mes prix de l’année. Je vous avertis, il n’y a rien d’indie ou d’obscure là-dedans! Le plus indépendant que je suis allé voir, c’est Lady Bird, genre.

Le meilleur film d’action : Baby Driver

Le film a un titre de marde, mais ça parait que le réalisateur Edgar Wright a travaillé fort dessus. Un scénario simple parce que c’est une histoire qu’on a vu 1000 fois, mais crime qu’il y a de l’effort à l’écran. Chaque plan est travaillé minutieusement et il y a même des liens avec la soundtrack. Si t’as aimé un film d’action dans ta vie, tu dois voir celui-là.

Le pire film d’action  : Bon Cop Bad Cop 2

Mes attentes étaient basses et j’étais accompagné donc je n’ai pas passé un si mauvais moment que ça, mais on dirait un scénario de 1994 qui fait semblant que les cellulaires existent pas. « Oh non, il y a des bombes dans des iPad avec des countdowns! Vite allons garrocher ça dans une bouche d’égout! »

La surprise de l’année : Wonder Woman

La fin est poche, mais la présentation de l’héroïne est folle. Je ne m’attendais pas à ça pantoute. Le film a non seulement démontré que tu peux avoir une femme superhéros à la tête d’une franchise, mais aussi qu’une réalisatrice peut faire des films d’action qui torchent. La scène où elle sort des tranchées m’a crinqué pour trois jours.

Le meilleur film de Superhéros : Logan

Je n’ai jamais trippé sur les films de Wolverine, mais là c’était épic. Un ton qu’on n’avait jamais vu auparavant dans ce genre de film et qu’on risque de voir de plus en plus. Ça fait du bien d’avoir des films de ce genre qui s’adresse à des adultes plutôt qu’à des ados. Props à la jeune comédienne qui vole le show!

Déception de l’année : Spider-man Homecoming

J’ai failli mettre The Last Jedi, mais Homecoming était encore plus décevant. Le personnage de Spider-man est malade, et tu le ramènes dans l’univers Marvel dans un scénario aussi plate, vide et convenu? Come on. J’ai plus aimé l’intervention de Spidey dans Civil War que Homecoming au complet.

Le film que personne a vu mais qui mérite d’être vu : Molly’s Game

Écrit et réalisé par mon idole Aaron Sorkin, c’est vraiment un bon film avec beaucoup de rythme malgré ses 140 minutes. D’ailleurs, ça me fuck un peu parce que j’avais un scénario qui ressemblait à ça et là je dois me faire accroire que je vais écrire mieux que ça.

Bright, le nouveau Will Smith sur Netflix

Je me suis tapé Bright sur Netflix qui est comme le premier gros film de la plateforme et qui met en vedette le bon vieux Will Smith. Crime que le push publicitaire est immense pour ce film! L’univers m’a beaucoup rappelé True Blood avec le propos sur le racisme en gros caractère gras. Ça fait aussi très Fifth Element. Will Smith y joue son rôle de Will Smith du temps de Bad Boys et peut enfin utiliser des jurons. Ça s’écoute bien, mais j’avais l’impression de regarder le premier épisode d’une série, et je ne sais pas à quel rythme ils vont arriver à en faire d’autres.