Amertume sexuée

(Un autre post où je baboune à cause d’une éventuelle et complètement ridicule confrontation féminisme vs masculinisme.)

Comme à peu près tout le monde, dans ma vie amoureuse, j’ai vécu plein de trucs poches. Je me suis fait faire mal. Je me suis cassé les dents. Je me suis fait arracher le coeur. Bla bla bla. Bou hou hou. Un simple d’esprit pourrait regarder mon historique et constater : « Hey criss, je regarde ça, c’est toujours des femmes qui m’ont fait mal! »

Mais non. Chaque fois qu’une femme m’a crissé là, j’ai jamais eu l’impression que c’était toutes les femmes qui me crissaient là. Même si des phrases comme « Tous des salauds» ou « Tous des salopes » sont dites, on n’y croit pas vraiment. C’est de l’amertume sommaire. Chaque fois qu’une femme m’a blessé avec un commentaire désobligeant, je ne me suis jamais dit « Ça y’est, je dois militer du côté des hommes! ». Je n’ai pas commencé à spotter toutes les salopes de la terre et crier « LÀ, UNE AUTRE PREUVE!! TOUTES DES SALOPES!! » Non, j’ai eu mal, j’ai compris que cette fille-là était conne ou evil et j’ai essayé de passer à autre chose (avec des pilules et de la porn).

Ça m’énerve que ça soit pas acquis par tout le monde parce que quand t’es militant féministe/masculiniste par amertume, toute devient une raison à la confrontation, à l’opposition. Ça fait quelqu’un de plus qui veut un gagnant et un perdant.

Je vais closer ça avec un exemple particulièrement douteux : si tu te fais défoncer ton appart par un black, tu peux chialer contre le voleur, tu peux crisser ton système d’alarme à la poubelle, tu peux te plaindre à la police, tu peux t’obstiner avec ta compagnie d’assurance ou même t’engueuler avec ton voisin sourd qui aurait dû voir quelque chose mais colisse, tu ne t’en vas pas joindre le fuckin’ Ku Klux Klan.

Paix. Égalité. Amour. Harmonie. Espièglerie.

Ma soirée avec la fille qui change de nom pour se faire rejeter une nouvelle fois

(C’est un post que j’avais écrit le trois octobre et que j’avais décidé de ne pas diffuser. Je viens de changer d’idée, je l’ai adapté à aujourd’hui.)

Une fille m’avait fait des avances il y a quelques mois et je n’étais pas intéressé. Elle s’est donc créé une nouvelle identité pour se réessayer une autre fois. Elle m’a avoué qu’elle était la même fille une fois sur la brosse. Je n’étais pas plus intéressé à la deuxième tentative donc ça ne changeait pas grand chose. Étant donné que c’est la copine d’une copine bien sympa, je me retiens de la traiter de freak.

Cette semaine, après m’avoir recommandé un vidéo de porn qui m’a laissé froid, elle revient sur celui que j’ai mis sur le blogue il y a quelques semaines où on voyait une fille faire du deepthroat.

fille : tu ne devrais pas mettre de vidéo sexuel sur ton blogue, ça pourrait faire peur.

gars : faire peur?

fille : ben moi, si un gars tripe sur des trucs que j’aime pas, je le flush direct. Et comprends-moi bien, je ne suis pas prude. Je suis full cochonne et j’ai un immense appétit sexuel et bla bla bla bla bla…

gars : ok, ben si sur quoi je trip lui fait peur ben… fuck it. Ç’aurait pas grand avenir anyway.

fille : tu la flusherais juste pour ça?

gars : Ben là…? Tu viens pas de dire que tu fais la même affaire?

fille : Mais si tout le reste fitte vraiment.

gars : Ben, je sais pas, si t’es incompatible sexuellement, autant pour moi que pour la fille, c’est un peu poche, non?

fille, frustrée : Ok ben continue à chercher la fille PARFAITEMENT compatible pendant 20 ans d’abord!

Évidemment, si je ne suis pas intéressé par ELLE, je ne suis intéressé par PERSONNE. Je suis le blogueur célibataire sympathique jusqu’à temps que je ne sois pas intéressé. Là, je deviens le célibataire chronique seul jusqu’à sa mort.

Je vous le dis toute suite mesdames, si vous trouvez ça weird ou que ça vous fait peur un gars qui aime avoir son pénis au complet dans la bouche d’une fille, ça ne va pas fonctionner.

D’habitude, je ne posterais pas ce genre de truc. J’ai une éthique à peu près irréprochable avec les filles et le blogue. Sauf que dans son dernier courriel, elle m’invite à le faire et il faut dire que quand tu me fais chier avec deux noms différents et que tu me shoot ce genre de connerie passive agressive gratuite quand tu rentres de veiller frustrée de ne pas t’être faite défoncer comme t’aurais voulu, tu commences à être fair-game.

Là, en plus, elle me réécrit deux semaines plus tard pour se vanter qu’elle est don’ heureuse depuis qu’elle a cessé de lire ce blogue. Elle dit que je donne une mauvaise image des gars québécois. C’est la première fois qu’on me la dit, celle-là. Elle précise aussi encore une fois qu’elle a un aussi grand appétit sexuel qu’un homme. C’est weird à quel point elle a besoin de plugger ça hors-contexte tout le temps.

Chacun sa façon de gérer le rejet. Là, elle n’a pas à se sentir laide et conne, c’est moi qui est trop cave pour être intéressé. En espèrant qu’elle ne va pas se réessayer avec une troisième personnalité.

Top 5 de mes fantasmes de femmes-objets

Ne me demandez pas à quoi sert tout ça, c’est juste pour m’amuser et me changer les idées entre deux contrats. Dans mon monde de rêves, j’aurais toutes ces femmes-là (en plus de The One, évidemment) :

5. La femme ego-boost
Une fille particulièrement convaincante en qui j’aurais une confiance aveugle. Son jugement serait la vérité. Elle me ferait toujours les compliments que j’ai besoin d’entendre selon le moment. Là, elle me dirait qu’elle me trouve joli et avec ses yeux charmeurs, ça serait incontestable.

4. La chanteuse de folk
La chanteuse serait toujours là où je la veux mais la plupart du temps dans ma chambre à chanter des chansons avec sa voix sexy. Ça serait parfois Cat Power et parfois Sera Cahoone. Elle adapterait ses chansons selon la situation (travail ou sex) mais me ferait toujours des petits sourires cochons quand nos regards se croiseraient.

3. La fuck-friend
La fuck-friend serait une actrice parfaite qui pourrait changer de shape à volonté afin d’accomplir tout ce dont j’ai envie au niveau sexuel. Je pourrais opter pour la baise de pratique pour tester des trucs et m’améliorer ou plutôt la baise totalement égoïste pour m’amuser et/ou me défouler.

2. La muse
La muse serait toujours là quand j’ai besoin de discuter d’un sujet ou bouncer des idées. Elle aurait un petit tailleur sexy, elle connaitrait à fond tous mes projets et prendrait des notes à ma place, surtout quand j’ai des idées avant de m’endormir et que je dois me lever pour aller écrire sur l’ordi.

1. La confidente
La confidente serait remplie d’empathie, une écoute extraordinaire et aurait toujours des hints pertinents quand ce serait nécessaire. Sa poitrine serait faite pour accueuillir ma tête, sa main dans mes cheveux serait d’un réconfort inégalable et elle fitterait parfaitement en cuillière pour que je lui raconte des trucs à l’oreille.

Rêve récurrent

(un post à la 10putes 2007)

Je suis couché avec une fille sur moi. Moi sur le dos et elle dos à moi. Le visage noyé dans ses cheveux, les yeux fermés. Elle se déhanche avec des petits mouvements dérangeants. Le bon genre de dérangeant. Celui qui fait serrer les dents. Je suis à moitié endormi mais elle, est prête à partir. Je le sais parce que j’ai dû glisser ma main sous ses vêtements de travail pour aller lui chercher le clit’. Après quelques secondes à trouver son rythme préféré, je me souviens m’être rappelé à quel point c’était simple. Et curieusement, comme si elle faisait partie de mon subconscient (!), elle finit par dire :

elle : « Tu vois, t’es encore capable! »
moi : « Ouais… mais peux-tu… juste… centrer mon… entre tes… »

Et quelques secondes après que mon … se soit placé un peu plus symétriquement entre ses … :

elle : « Je vais venir, Eric. »
moi : « Je vais me réveiller, tabarnak. »

Vu que j’avais déjà les yeux fermés dans mon rêve, ça m’a permis d’y rester assez longtemps pour la faire venir. C’est con mais sur le moment, c’était important pour moi.

Je fais constamment ce rêve de clitoridienne couchée sur moi depuis que je dors sur le dos.

J’ai hâte de revivre un moment comme ça. Cette simplicité-là sans effort ou performance. La fille sur son départ que t’as pas envie qu’elle parte (comme dans un one-night, mettons) mais que c’est ok de la laisser partir parce que tu sais qu’elle va revenir. Un bon moment avec une bonne fille. Sans la crainte de te faire backstabber le temps que t’as les yeux fermés.

Eric Chandonnet, auteur, part 2

Il y a deux ans, j’avais fait un post pour parler du malaise de s’autoproclamer auteur. Moi, je m’étais naïvement cru auteur en sortant de l’école. Au même titre qu’après ma technique, j’étais technicien. Je ne vois toujours rien de prétentieux là-dedans, d’ailleurs. J’ai choisi d’écrire dans la vie : je suis auteur. Ça a toujours été simple pour moi.

Sauf que rapidement, j’ai bien vu que c’est le genre de titre qui provoque des réactions et encore, je me fais souvent piquer là-dessus. Presque toujours par des langues sales qui veulent te faire comprendre que tu suces mais aussi par d’autres qui posent une question assez légitime : est-ce que tout le monde qui écrit est auteur? Une façon d’établir une distinction entre l’amateur et le pro. Je comprends ça. Sauf qu’à un moment donné, elle est où la ligne?

Louis avait amené un point intéressant et subjectif dans l’autre post. Il avait dit qu’il oserait se présenter comme humoriste une fois qu’il ferait 50% de ses revenus avec ça. Est-ce que ça fait du sens? Si c’est 90% de tes revenus mais que tu fais 12,000$ par années, est-ce que ça compte encore? Est-ce qu’il faut avoir des oeuvres de publiés/diffusés? Combien? Est-ce qu’il faut faire parti d’un syndicat? Passer à Tout le monde en parle? Est-ce qu’il faut aller aux Gémeaux? Tougher deux heures au buffet après? Est-ce qu’il faut être reconnu dans la rue? Est-ce qu’il faut passer un test spécial où on ne doit pas faire plus que X fautes par page? Avoir plus que vingt jobs d’écriture sur son CV? Porter son CV dans son cou? Tout s’annule si on se fait couper l’électricité?

Parce que moi, quand l’opto me demande ce que je fais dans la vie, je lui dis que je suis auteur et peut-être que ça ferait chier certains malheureux wannabes. Mais qu’est-ce que je suis sensé faire d’autre?

C’est pas comme écrivain qui semble ajouter un certain prestige (encore là, c’est que ma perception) ou scénariste qui est réservé davantage au monde du cinéma (et encore une fois, je suis pas sûr).

Moi, j’écris (et je suis payé pour) de la télé, des chroniques, des sketchs humoristiques et autres gogosses. Si je voulais être pompeux, j’irais pour la totale avec auteur dramatique, chroniqueur, scripteur humoristique et bla bla bla bla bla. Mais criss, auteur. À part la connotation d’artiste qui va toujours susciter des réactions, je ne vois pas trop la grosse affaire.

Et si je ne suis pas capable d’assumer que je suis auteur et que je mérite d’être rémunéré pour ce que j’écris, qui va vouloir engager ça?

(Terminer ça avec une question rhétorique, belle passe sur la palette… )

Ceux qui gossip sur les fameux

Un autre petit site de basheux anonymes a vu le jour il y a quelques semaines où on y racontait des anecdotes cheap sur les gens du « star-système québécois ». Je mets ça au passé parce qu’ils ont fermés ce soir.

Dans leur message de départ, ils pleurent que les gens font dans leurs culottes au Québec quand on bitch les vedettes mais pourtant, c’est eux qui font dans leurs culottes en fermant, non?

Ceux qui défendent ces sites de gossip ont pas mal toujours les mêmes arguments :

1. « Ça fait partie de la game. »
La fameuse game. Une game qui, ironiquement, est inventée par ceux qui en profitent et qui n’y jouent pas. Si c’est une game, il me semble que quand tu décides de t’en prendre à un joueur, il faut embarquer sur le terrain, non? Pas se cacher derrière son clavier ou sur les lignes de côté. Tu pourras être un hater autant que tu veux du moment où tu te nommes et que t’es vulnérable comme tout le monde aux poursuites.

2. « Licheux de vedette. »
Est-ce qu’on peut se défendre de ça? Pas vraiment. Ok, je suce les vedettes. Quand je bash les sites de gossip, je reçois plein de contrats lucratifs et les stars me friend sur facebook.

Honnêtement, que les gens soient vedettes ou pas, pour moi, ça a zéro importance. C’est d’ailleurs quelque chose que les gossipeux ont de la misère à comprendre. Pour eux, les vedettes ont moins de droits que les autres humains. C’est des punching bags. C’est le choix qu’ils ont fait. Une autre règle de leur fameuse game qu’ils se sont inventés pour justifier leur comportement haineux et hypocrite.

3. « Mais c’est VRAI!!! »
On est sensé faire confiance aveuglément à des gens anonymes? On ne peut pas truster wikipédia mais un compte blogspot qui reçoit des courriels anonymes de n’importe qui, ça c’est irréfutable. Si c’est vrai, mets ton nom. Au moins je pourrai dire « C’est vrai selon X. » Ça sera sa version. Depuis que j’ai parlé de ça, plein de monde se crinque quand on remet en doute la véracité des anecdotes. C’est une genre de self-proclaimed vérité ultime. « On a reçu un courriel anonyme et on l’a mis sur notre site donc fais-moi confiance, c’est vrai. » Voyons donc.

4. « On est tellement sensibles au Québec! »
Tout d’abord, les gens qui font ce genre de site ne seraient même pas capables de supporter leur propre médecine. C’est pour ça qu’ils restent anonymes. Ils partiraient à pleurer après deux semaines. (Ok, c’est gratuit vu que je ne les connais pas, mais je vous le dit, sur 10putes.com, c’est toujours vrai.)

On chiale que le star-système québécois n’est pas à la hauteur du star-système américain. DUH!! Comme si on pouvait comparer Louise Portale à Lady Gaga. Yann Perreault peut sûrement se payer une île privée pour se mettre à l’abris de tout ça. Ce sont tous des millonaires! Ils ont leurs propres centre d’achat pis toute!

C’est sûrement ce qui justifie toute cette jalousie. « Ils skip les line-up et sont millionaires et fourrent plus que moi!! Il y a un prix à payer pour ça et c’est à moi de rectifier ça avec mes anecdotes! »

Comprenez-moi bien. Je me fous complètement qu’un vrai pédophile se fasse ternir sa réputation sur le web (qu’il soit vedette ou pas), mais je me fous aussi que des gutless gossipeux se fassent poursuivre pour tous ce qu’ils ont et/ou ferme leur petit site après quelques jours parce qu’ils n’assument pas les trucs qu’ils racontent ou relaient.

Si tu veux faire du gossip à la TMZ, nomme-toi. C’est ça, la game.

Top 5 des raisons pour lesquelles je ne suis toujours pas matché

(à mon avis)

5. Le blogue
Le blogue est un peu devenu un monstre qui s’alimente tout seul. C’est souvent par là que j’entre en contact avec des nouvelles personnes mais en même temps, les thèmes que j’y aborde font que ça sabote tout.

Ici, je passe pour un perdant, un faible, un dépressif, quelqu’un d’extrêmement high-maintenance qui se remet constamment en doute. Je parle constamment de ma misère et de mes problème. Ça m’aide au niveau introspectif mais ça ne donne pas une image séduisante. En plus, je suis rendu blasé donc je passe souvent plus pour un asshole que je ne suis vraiment.

Malgré ça, ça plait à certaines filles. Sois parce qu’elles aiment les gens scrap ou soit parce qu’elles arrivent à voir la personne derrière ça (sois parce que ma lèvre du bas fait mouiller n’importe qui).

Sérieusement, autant le blogue est une façon de me connaitre dans toute ma profondeur, autant personne ne devrait apprendre à me connaitre via mes yeux à moi.

4. Virgin again
Ça fait une éternité que je n’ai pas fourré. Je n’ai pas calculé depuis quand précisément mais ce n’est plus sain pour mon scrotum. J’avais d’ailleurs raconté une histoire là-dessus il y a quelques mois. C’est rendu que ça joue avec ma tête. J’ai semé le doute dans mon esprit que ma prochaine fois serait épouvantable et que j’allais avoir tout perdu. C’est devenu une espèce d’obessession ridicule qui n’aide pas. Le pire, c’est qu’à la base, j’avais fait une trêve de sexe vide pour me forcer à aller vers les filles que je veux vraiment.

Après que ce plan-là ait floppé complètement, je n’avais plus de filles vers qui retourner. Elles étaient toutes matchées et heureuses et tout. Là, on dirait que j’attends de pogner une fille qui ne va pas trop me démolir si je ne performe pas selon mes standards (légendaires).

3. L’argent
On a tendance à sous-estimer ce qu’avoir des problèmes occasionnent. En tout cas, moi, je l’avais sous-estimé. Je savais que j’allais avoir des années difficiles. C’est le choix de carrière que j’ai choisi. Je suis super bien entouré par des gens qui m’aident et tout. Mais quand ça s’étire, ça devient dur sur la fierté.

En plus de ça, ça empêche de sortir. Ça empêche de s’inscrire à un cours intéressant. Ça empêche de s’abonner au gym. Ça empêche 95% des activités. Ça empêche de payer un verre à quelqu’un. Ça empêche de partir à Québec une fin de semaine. Ça empêche d’acheter des vêtements. Ça empêche de réparer ton écran. Ça empêche de dormir. Ça empêche de sortir de son appart. Ça empêche de rencontrer de nouvelles personnes.

C’est vraiment très lourd sur le moral et ça ne te lâche jamais. Jamais. T’es toujours en train de calculer comment garder ta tête en dehors de l’eau quelques heures de plus.

2. Carrière
C’est très important pour moi de me prouver que je peux gagner ma vie comme auteur. C’est un des rares buts que je me suis fixé dans cette vie-ci et c’est vraiment important pour moi. C’est un peu un pari avec moi-même que je me suis fait à un moment crucial. C’est un peu un symbole, peut-être.

Depuis que mon coeur est off, c’est la seule place où je vais chercher des rushs qui donnent du sens à mon existence. C’est un des rares trucs sur lesquels je suis vraiment passionné.

Quand je sens que ma carrière est startée, mon ego explose et tout devient tellement plus facile. Je me sens irrésistible, intéressant et fier de moi. Ça change presque tout et je sais que je deviens dix fois plus attirant. Sans compter qu’entre un auteur wannabe et un auteur qui réussit, ça attire pas la même quantité de chicks.

1. Le hasard
En bout de ligne, même si on relativise souvent avec des théories pour se donner du sens à tout ce chaos, il reste que le hasard est un facteur important.

J’ai croisé des filles extraordinaires à des moments où j’étais complètement démolis et l’inverse doit arrivé aussi. C’est vrai que mon coeur n’est jamais revenu aussi bon qu’un neuf et il ne sera jamais aussi « prêt » qu’il a déjà été mais ironiquement, ça, ça ne se règlera qu’en relation. Je ne règlerai jamais ça durant mon célibat. Tout ce que je peux faire, c’est de prendre des chances même si j’ai le réflexe d’avoir la chienne.

J’essaie des fois mais à date, je me suis frappé à la non-réciprocité. Je me suis trouvé pas mal colon parce que c’est humiliant d’essayer une fille qui ne veut pas, à qui tu ne plais pas autant que tu voudrais. T’as l’impression qu’elle te voit mieux que les autres donc quand tu te rends compte qu’elle n’est pas intéressé, ça blesse. Tu te trouves tellement cave d’y avoir cru. Ça magane mais tu te relèves. Je me relève tout le temps et plus vite qu’avant. Beaucoup plus vite qu’avant. Parce que malgré ce que je peux projetter ici par moment, je m’en viens quelqu’un de particulièrement résilient.

Moi et elle

Ce que je trouve difficile avec mes derniers échecs relationnels (je ne me rends même pas aux échecs amoureux), c’est le nombre de fois où mon feeling m’a trahi. Le nombre de fois où les faits montraient quand même assez clairement que la fille n’était pas si intéressée mais que mon feeling m’indiquait le contraire.

Le nombre de fois où je jasais de la prospect-du-moment et que j’avais besoin de convaincre mon/ma confident(e) en disant : « Ok oui, je sais de quoi ça a a l’air mais je te le dis, quand on se parle, il y a quelque chose! » Même que t’ajoutes des « Chu pas cave! » ou « Si j’étais à ta place, je dirais la même chose mais fis-toi sur moi, c’est différent. »

Après tout, si je ne peux plus me fier à ce feeling-là, il me reste quoi?

La honte est d’autant plus grande après. Ironiquement, j’ai encore de la misère à concéder que mon feeling suce. Je ne sais pas si c’est parce que je suis trop tête de cochon, trop sûr de moi (riiight) ou parce que je trouve trop difficile d’accepter que j’étais tout seul à vivre ces moments-là.

Mon 7000e post

Pas surprenant que je sois bête avec ceux qui croient me connaitre en ayant lu les dix derniers. ;)

J’avais dit à 5000 que je ne me rendrais pas à 10,000. J’avais aussi dit que je ne parlerais plus de ces milestones qui font toujours des posts particulièrement insignifiants.

Voici une recherche rapide :
– À 6000.
– À 5000.
– À 4000.
– À 3500.
– À 3000.
– À 2000.

Les 2000 premiers, c’était dans l’ancien layout, je pense. Ça fait longtemps.

De votre bord, vous maintenez pas mal votre ratio et vous êtes rendus à 45,000 commentaires. Je peux ben être rendu blasé. ;)

Mais merci d’être là. Je sais que je le prends pour acquis de ce temps-là mais j’imagine que me plaindre tout seul, ça ne serait pas pareil.

Ça va se replacer bientôt et je deviendrai un de ces blogues poches de gens heureux.