Je voulais revenir sur cette histoire de reply un peu hard à une groupie.
Je m’attendais à ce que des gens le prennent mais (ceux qui prennent tout mal) mais là, ça a grafigné certaines de mes personnes baromètres/garde-fou qui m’indiquent si j’ai sorti du droit chemin un peu trop. (Et par la même occasion, ça donne du jus à ceux et celles qui veulent exposer combien je suis une personne horrible.)
Je vais essayer de m’expliquer parce que je ne pense pas être un mauvais gars. (malheureusement, vu que ça score plus)
Premièrement, à moins d’un oublie ou un fuck de serveur, je réponds toujours à tous mes courriels de lecteurs. Sans exception. Que ça soit un courriel de haine, de compliments, ou de présentation comme celui de jeudi, je réponds. Même pour m’obstiner avec des gens stupides, il faut vraiment que la personne m’ait prouvé sa mauvaise foi pour que j’arrête de lui répondre ou que je l’ignore.
Je trouve ça important de le faire. Ce que je ne fais pas, c’est matcher systématiquement l’effort de la personne qui m’écrit. Autant je peux répondre trois pages à un courriel de deux lignes, autant l’inverse se produit aussi.
Je réponds selon mon mood du moment. Je peux être dans un mood pour raconter ma vie, un mood bien tranquille et corporate ou ben un mood pour dire des conneries.
Le mood pour dire des conneries est fréquent. Pourquoi? Parce que suis cave, mais surtout parce que c’est weird pour moi de jaser avec une inconnue qui a lu plusieurs trucs personnels. C’est gênant. En même temps, vu que la personne me lit depuis un bout, je pense que ma réputation est un peu déjà faite. Je peux donc me permettre de déconner un peu.
J’adapte mes conneries au feeling que j’ai de la personne. Genre, savoir ce qu’elle est capable de prendre. Je teste mes limites. Je me divertis. C’est un peu enfant mais rien de méchant.
Cela dit, si la personne m’écrit pour me parler de ses tendances suicidaires, je vais déconner un peu moins. Si quelqu’un veut être mon ami(e), là, je vais me permettre de déconner en masse. J’y vais au feeling. Et mon feeling, ça va peut-être sonner frais, mais il est pas pire. Je suis assez bon pour savoir quel genre de personne va prendre quoi.
Peut-être que je suis blasé avec le temps. Sûrement. Peut-être que je m’en viens comme les pitounes qui ne réalisent plus l’effort que ça prend pour aller les aborder. Peut-être que je prends un peu trop ça à la légère par moment et que je devrais porter un effort plus constant. Comme certains l’ont perçu, si j’ai l’image de la personne qui prend tout son petit change pour m’adresser la parole et qui interprète mon reply comme une insulte, moi aussi je feel cheap. Mais pour jeudi, rassurez-vous, ce n’était pas une gamine timide et fragile mais bien une femme totalement extrovertie passablement à l’aise avec sa personne.
Ma démarche a au moins l’avantage d’être authentique. Et honnêtement, je serais curieux de savoir qui met plus de temps que moi sur son blogue, ses commentaires et ses courriels de lecteurs. Je dois être dans les top percentiles certain.
Mais je ne m’en plains pas. Pas du tout, même. Mon post de jeudi, c’était vraiment pour dire que j’aime recevoir ce genre de mail. Ce n’était pas pour dire « Checkez, je plante une fille qui a mis du temps pour m’écrire! ». C’était vraiment pas ça mon intention. Oui, ça me faisait rire et j’étais curieux de voir comment elle allait réagir mais mon intérêt pour son récit était réel. Si vous doutez de ça, c’est là qu’on se perd. Et aussi, rien ne l’empêchait de répondre à mon reply pour poursuivre la discussion. (ce qu’elle a fait)
J’aime sincèrement savoir quel genre de personne me lit. Est-ce que ça veut dire que je veux être chummey et/ou développer une relation avec tous mes lecteurs? Non. Ça peut paraitre frais-chié ou cruel mais la réponse reste non. C’est déjà trop de temps pour ce que je peux prendre. Si j’essaie de matcher l’effort de chacun, je ne finirai jamais.
Ça sonne hyper frais-chié mais c’est comme ça. Il ne suffit pas de vouloir être chummey avec quelqu’un pour que ça arrive. Ça demande une compatibilité, une complicité, etc. Ça ne se calcule pas, ça ne se force pas. Et oui, via le blogue, je suis probablement devenu blasé avec le temps. C’est moi le pire, j’imagine.
Bon, ça s’en vient lourd ce post.
Vous voyez ce que ça fait quand je mets beaucoup de temps sur un texte? Je suis certain que vous auriez préférez une connerie de deux lignes.