Ouvrir mes bras, mes jambes ou mes poignets

Je contemple encore le bout de mes forces. Ce n’est plus très loin, maintenant. Je pensais qu’avec la dose d’antidépresseur que je prenais, je ne pouvais plus pleurer autant. Maintenant, je me demande dans quel état je serais si je n’en prenais pas.

J’essaie de comprendre ce qui me fait aller aussi mal et j’arrive à quelques conclusions. C’est sûr que l’argent est un gros facteur. C’est le truc le plus concret. Ce n’est pas comme un coeur déçu ou un espoir usé. L’argent est un chiffre qui descend puis à zéro, c’est fini.

Mais au-delà de l’argent, c’est la demande d’aide que je n’arrive plus à faire. C’est comme si c’était de l’acide en-dedans de m0i et que là, il ne reste à peu près plus rien à faire fondre. Même d’écrire ici combien je souffre, je ne sais plus combien de fois il en reste à mon égo.

Je vois bien que j’arrive constamment aux mêmes problèmes. Il y a un moment où je devrai peut-être juste accepter que je suis incapable d’atteindre une forme d’indépendance. Un équilibre.

Tout seul, tôt ou tard, je coule.

Ce qui me donne encore un peu de souffle, c’est que j’écris encore. Même si le stress affaiblit ma créativité, j’écris encore. J’ai des idées. De bonnes idées, même. Chaque idée est comme une petite ligne à l’eau d’espoir, ce qui donne une drôle d’image.

Un pêcheur qui continue de pêcher, alors qu’il est en train de se noyer.

En attendant le printemps

J’ai une nouvelle amie qui m’a beaucoup aidé à me changer les idées dans les dernières semaines. C’était particulièrement cool de voir que je peux bien m’entendre avec quelqu’un. Quelqu’un d’intelligent et avec des intérêts communs, surtout. Bon, elle s’entendrait bien avec n’importe qui alors je n’ai pas vraiment de crédit, mais ça m’a montré combien une relation peut être simple. Même dans ma situation de marde où je me dis que je dois effrayer pas mal tout le monde.

Mais durant cette période où j’ai un peu ignoré mes problèmes, ils me rattrapent en crime. Je dois encore réfléchir à comment je peux obtenir plus de revenus. Le fuck qui me gruge depuis 10 ans.

Je ne sais pas si je peux expliquer à quel point c’est un sujet difficile pour moi. Je bloque. Ça m’épuise littéralement. Genre, je pourrais dormir à l’infini si quelqu’un me menaçait de toujours me jaser de ça à mon réveil.

Dans ma tête, j’ai la certitude qu’il n’y a pas de solution. Je n’y crois plus. C’est difficile de mettre des efforts à trouver une solution quand on ne croit plus qu’elle existe. T’as l’impression de gaspiller de l’énergie pour rien.

Je compte quand même mettre quelques minutes par jour pour essayer de trouver des solutions ou d’en jaser avec quelqu’un. Je pourrai dire au psy que j’ai essayé. :P

Pour un paquet de petites raisons, je vais aussi me ramasser plus seul que jamais dans les prochains temps. J’ai les larmes aux yeux quand j’y pense trop. Je ne sais pas comment je vais passer au travers de ça.

C’est là que je vois que j’aurais besoin de plus de relations, mais je me sens needy de penser comme ça.

Dans le positif, j’ai deux projets qui avancent. Une comédie télé que je vais pitcher avec un ami talentueux bientôt. (Si on arrive à faire ne serait-ce que la moitié de ce que j’ai en tête, tu vas capoter.) Ce projet-là pourrait dépanner un peu pour l’argent éventuellement. Mon autre projet est celui que je travaille depuis un bout, déjà. Mon premier scénario de film dont j’aimerais faire la première version dialoguée bientôt.

Le film me prend pas mal de temps parce qu’il y a beaucoup d’insécurité d’impliqué dans le processus. Je pense que je vais bientôt demander à une amie de m’aider dans ce processus-là parce que je manque de rétroaction professionnelle.

En même temps, j’apprends beaucoup. C’est fou le nombre de façons différentes qu’on peut construire une histoire, un personnage ou une scène. Il y a des milliers de livres avec des versions différentes qui font tous un certain sens. Ensuite il faut trouver une façon d’y trouver son style.

T’sais, ma première chronique était vraiment anale parce que j’y allais avec un plan assez rigide et théorie, mais avec le temps, ta tête assimile le format et te sort ton propre format à toi qui est plus instinctif et naturel.

Mais une chronique, c’est une page ou deux alors qu’un film, c’est 100 à 120 pages. Les essais prennent plus de temps. C’est beaucoup plus de temps à garder le même ton. Et une chronique, tu peux la mettre sur ton blogue et tout de suite avoir du feedback.

Mes commentaires sur le cinquième épisode (S08E05) de Game of Thrones

Attention aux spoilers pour les gens qui ne sont pas à jour!

Ça va faire mal…

J’ai toujours pensé qu’une série télé sera bien meilleure si elle connaît sa fin dès le début, mais la huitième saison de Game of Thrones me fait reconsidérer en bâtard.

Pour apprécier cet épisode, il faut accepter le principal défaut de cette dernière saison : les personnages qu’on a appris à connaître et comprendre pendant sept saisons et demie ont disparu. Maintenant, ils sont de retour à leurs archétypes de début de série.

Faut que tu fasses ton deuil de la Daenerys cool et courageuse qui libérait des esclaves et voulait changer le monde. Maintenant, c’est une pyro-folle en power trip comme son père. Ça l’air qu’avec les Targaryen, c’est un pile ou face à savoir s’ils virent fou ou pas. C’est Varys qui nous sort ça en fin de série pour justifier ce heel-turn de niveau WWE 1992.

Faut croire que le pile ou face s’est fait quelque part en début de saison huit.

D’ailleurs, avez-vous remarqué que le réalisateur ne montre à peu près jamais Dany sur son dragon après qu’elle soit tombée en mode psycho pendant des heures et des heures? Je le comprends. Comment tu veux justifier ça? Aussi bien ne rien montrer et tenir pour acquis que le dragon va clairer la map sur le cruise control pendant tout le reste de l’épisode.

Ma grande question : est-ce que Danaerys criait dracarys à chaque fois?

Sans farce, dans les récentes entrevues que j’ai vues avec les producteurs, je trouvais qu’ils avaient l’air tanné de ce projet-là pis avec le résultat final, je commence à comprendre pourquoi. Je peux pas croire qu’ils savaient pas que c’était pas top.

En tout cas, j’espère que R. R. Martin prend des notes sur tous les mauvais choix.

T’sais, Jaime qui redevient l’amoureux protecteur de Cersei. Je me rappelle au dernier épisode où tout le monde essayait de lire un deuxième niveau quand il dompe Brienne en robe de chambre. Nope. Il est juste amoureux de Cersei comme au premier épisode. Comment Cersei va mourir après avoir été aussi bitch? Est-ce qu’elle va souffrir? Nope. Ça se passe encore plus vite que si elle avait bu le poison à la saison deux, pis l’amour de sa vie la tient dans ses bras.

Au moins, il y a eu le Clegane Bowl qui m’a fait du bien. C’était pas parfait, mais satisfaisant.

J’ai aimé que The Hound dise à Arya de se pousser et de ne pas sombrer dans la vengeance comme lui. (Même s’il aurait pu lui dire tout ça à Winterfell.) Il aurait aussi pu tuer Cersei pour être smatte. T’sais, elle passe juste à côté! The Mountain éclate l’autre nécromancien pis The Hound poignarde Cersei pis après… FIIIIIIGHT!

J’aurais aimé que la fight bouge un peu du petit tronçon d’escalier, mais je reste content pour ce bon vieux Sandor. Il l’aura eu sa crime de vengeance. Et nous on aura au moins eu un personnage avec une progression qui a du bon sens jusqu’à la fin!

Le positif après tout mon chialage de fan déçu, c’est que je me sens maintenant prêt pour le dernier épisode. Mes illusions sont toutes mortes. Tout ce qu’il reste, c’est une histoire hyper manichéenne.

Fini les nuances et les personnages ambigus. Maintenant, c’est le nord contre le sud. Les Starks contre les Targaryens. La glace contre le feu dans une toune qui était pourtant si bien partie.

Une meilleure fin pour le troisième épisode de Game of Thrones

Avertissement. Spoilers pis toute.

Comme j’ai trouvé la fin du dernier épisode décevante et un peu trop deus ex machina à mon goût, j’en ai créé une meilleure, dans toute mon absence de modestie.

Et j’espère que R.R. Martin fera encore mieux dans les livres parce que sincèrement, depuis que la série a dépassé les bouquins, l’écriture n’est pas au niveau.

Donc voici…

Comme dans l’épisode, le Night King et son entourage de caporaux walkers sont tous autour de Bran. Théon fonce de la même façon héroïque et suicidaire avec lance pour mourir aux mains du Night King.

Bon vieux Theon! Il s’est bien racheté.

Derrière le peloton, Jon arrive au rassemblement mais n’a aucune chance de se rendre à Bran puisqu’il est encerclé. Le walker le plus badass (celui aux longs cheveux argentés) se retourne pour l’affronter. On a enfin le combat à un contre un qu’on attendait, mais le temps joue contre Jon puisqu’il doit lutter pour sa survie alors que le Night King s’approche dangereusement de son jeune frère Bran sans défense.

Est-ce que Jon a été ressuscité pour rien? Quel est son rôle dans tout ça?

Suite au conseil subtil du « not today » avec la sorcière rouge, Arya arrive aussi sur la scène. Elle veut sauver Bran, mais tout comme Jon, elle n’a aucune chance de traverser l’entourage du Night King.

Aurait-elle mal compris le message prophétique?

Malgré ses chances minimes, elle décide quand même de foncer par désespoir… ou par foi? Elle évite quelques walkers grâce à son sneakiness si bien ploguer au premier épisode de la saison, mais finit par se faire repérer et agripper. Au même moment où ses chances semblent réduites à néant, Jon porte un coup fatal au walker aux longs cheveux argentés qui éclate en morceaux.

En conséquence, les followers du walker aux long cheveux argentés meurent aussi, ce qui crée une brèche dans l’entourage du Night King qui permet tout juste à Arya de se faufiler in extremis et de sauter sur le Night King avec sa dague valéryenne comme dans l’épisode. Même switch de main pour la dague et BOOM!

Tout le monde éclate comme du pop corn.

Comme ça, Jon est utile plutôt que d’avoir juste peur du dragon undead. Arya reste l’héroïne assassine, mais n’a pas à se téléporter par magie (ou deus ex machina) à côté du Night King en défiant toute logique.

You’re welcome, HBO!

Ce n’est pas la noirceur qui manque

Je ne vais pas bien. C’est nouveau, hein?

Mes symptômes de dépression sont pas mal tous à leur top. Une bonne façon de symboliser ça, c’est que ça fait des semaines que je veux faire une suite à mon podcast, mais que je n’en trouve pas l’énergie. C’est un peu comme ça pour tout. J’écris très peu. J’ai une enveloppe d’impôt qui traine depuis la semaine passée qui doit être importante d’ouvrir. Mon appart est une dompe. Il y a de la vaisselle et des vêtements partout.

J’ai la tête et les pieds coulés dans le ciment. Je n’arrive plus à voir de dénouement cool à tout ça.

Le psy me recommandait de ne pas trop regarder à long terme et de me concentrer sur le physique pour le moment. J’essaie, mais ça ne rapporte pas. Genre, quand je vais m’entrainer, je suis mort pour deux jours après. Je le fais quand même parce que j’essaie de me dire que ce sont des baby steps, mais bon, baby steps vers quoi?

Un truc qui n’aide pas non plus, c’est que j’ai commencé à prendre mes antidéps en me levant plutôt qu’avant d’aller me coucher. Je pense que ça me permettra éventuellement de mieux dormir. Le problème, c’est que j’oublie souvent de les prendre. Je m’en rends compte dans l’après-midi quand je me sens encore plus marde qu’à l’habitude.

T’sais quand t’es pas capable de prendre deux petites pilules à la bonne heure. Il y a de quoi être fier. Pour le reste de la journée (comme aujourd’hui), j’essaie de me répéter que c’est peut-être parce que mon cerveau est fucké que je me sens comme ça et ce n’est pas le temps de prendre des décisions drastiques, mais ça reste lourd.

Le bonheur est tellement loin.

Tu vas trouver ça parfaitement ridicule (et ce l’est), mais ces dernières semaines, j’étais en partie drivé par les deux gros phénomènes culturelles de cette fin de semaine. La grosse bataille dans Game of Thrones et Avengers Endgame. Ça me faisait ça à attendre de la vie, genre. Grosse vie, hein? Je ne sais pas si j’ai été déçu des deux parce qu’ils n’étaient pas à la hauteur ou juste parce qu’ils n’ont rien changé à mon vide intérieur.

Il faut dire que ça reste des oeuvres qui sont plus un divertissement mainstream que le genre d’art qui change une vie. Mais hey, ça faisait des trucs à partager avec d’autres humains.

Et parlant d’autres humains, depuis ce matin, ma grande peur est de me rendre à ma fête dans cet état-là. Je ne peux juste pas penser à ça sans freaker out. C’est ça qui est tough dans ma situation. Je dois éviter l’isolement, mais en même temps, c’est la seule chose que je me sens capable d’accomplir.

Mes commentaires sur Endgame (plein de spoilers)

Dernier avertissement, si t’as pas encore vu Avengers Endgame, ce post va contenir plein de spoilers/divulgacheurs sur le dernier film qui vient JUSTE de sortir.

T’es sûr de vouloir continuer?

Sûr, sûr?

OK! C’est toi le boss!

C’était weird en sortant du film parce que j’essayais d’évaluer si j’avais trippé autant qu’à Infinity War, mais la fin d’Infinty était tellement coup de poing avec son hook de la mort alors que là, c’était un peu une conclusion donc ça joue sur des émotions différentes.

D’ailleurs, les dernières minutes n’étaient pas les meilleures. Dans un film de 3h où il faut vraiment mériter chaque seconde, l’espèce de passage de la torche de Captain America à Falcon est pas venu me chercher pantoute. Mais bon, c’est un futur projet télé de Disney alors il faut bien faire de la place.

Le plus cringy était sûrement la vague d’attaque au féminin dans la fight finale. Déjà dans IW, la fight des « filles contre les filles » faisait un peu vieux jeu. Là, c’était plus quétaine et souligné au très gros trait. Mais bon, imaginer les haters de Captain Marvel capoter en voyant ça rend ça moins pire.

T’es encore sûr que tu peux gérer les spoilers? Je t’ai laissé deux-trois paragraphes de lousse avec rien de si pire mais là, ça s’en vient pour vrai.

La fin de Iron Man était vraiment cool et c’est vraiment ça qui est venu me chercher le plus de larmes. Repenser au premier Iron Man jusqu’à sa mort; quelle histoire! C’est vraiment un parcours qui sera difficile à battre dans les films de supehéros. Downey Jr. méritait une fin du genre et je pense que c’était là la vraie grande fin du film. Je braillais en voyant Favreau et la fille de Iron Man ensemble qui se jouaient sur deux niveaux. Très cool.

La fin de Captain America aurait dû skipper tout le bout que je chialais plus tôt sur Falcon poche. (En plus que ça semble fucker leur théorie sur le voyage dans le temps.) Il aurait pu juste retourner dans le temps et qu’on le voit danser avec sa chick. Mais là aussi, quelle courbe de personnage et toute la série a vraiment pogné un deuxième souffle grâce aux frères Russo.

La fin de Scarlett m’a fait mal aussi. Gros bravo de pas avoir fait le choix facile de garrocher Hawkeye dans le trou. Avant le film, on savait que les contrats de Downey Jr. et Evans étaient finis alors je m’attendais à une fin pour ces deux-là, mais Johansson, je l’ai jamais vu venir. (That’s what he said.) Ce qui est plate, c’est que le film sur Black Widow sera donc un prequel. J’aime pas les prequel. Ils commencent à tripper fort sur leur machine à faire rajeunir les acteurs en tout cas.

J’ai encore adoré Thanos qui était encore badass. Il se fait torcher au début quand il est amoché, mais à la fin, même s’il n’a pas les pierres, il reste une crisse de brute! Le coup de tête à Captain Marvel qui lui fait rien était malade. Le moment de catharsis où tous les morts reviennent étaient aussi très réussis. J’y ai pensé genre une minute avant, mais c’était quand même trippant à vivre.

Le film a aussi placé quelques trucs intéressants. Le gap de cinq ans de dépression qui est passé. La nouvelle Gamora. Thor dans Asguardians of the Galaxy? Ahah. D’ailleurs, j’espérais pouvoir dire au moins une fois dans ma vie que j’ai la shape de Thor, mais je ne pensais pas que ça arriverait comme ça.

La foule où j’étais capote fort sur Spiderman. J’avais trouvé le premier film bof, mais la version du personnage est la meilleure ever. J’espère que Homecoming sera cool.

Bref, Endgame était très très bon. Je le place quelque part dans le bas de mon Top 5 Marvel. Le premier Iron Man, un ou deux Captain America, le premier Guardians, Infinity War…? Quelque part là. Quelle oeuvre d’avoir closé dix ans de films. Du jamais vu. C’est tellement impressionnant les artistes qui arrivent à faire une bonne fin à une série et dans ce cas-ci, avec autant de trucs avec lesquels jongler en même temps.

J’ai hâte de le revoir parce qu’il y a clairement des tonnes et des tonnes de références qui m’ont échappé.

D’ailleurs, la scène de l’ascenceur était parfaite, ahah!

Hail Hydra!