Entre humains

School of life a sorti une app… ou plutôt un réseau social? Ça fait longtemps que j’apprécie leur contenu de psychologie à la portée de tout le monde. Je suis curieux de voir quel genre de communauté ça réussira à créer ou si ce sera un autre flop.

Juste après avoir exploré ça, je suis tombé sur cette nouvelle dans le Devoir qui parle d’un nouvel engouement chez les millénariaux : ils retournent à l’église!

C’est tellement décourageant de voir ça. On a tellement voulu former des citoyens ouverts aux différentes religions afin d’éviter la xénophobie poche des générations précédentes qu’on en a banalisé ces mêmes religions.

Il faut dire que notre société n’a jamais remplacé ce besoin des humains de se rassembler et même, de se recueillir et tout le trip du rituel. Bon, il existe plein de petites communautés, des gangs d’amis, des cours de yoga, des ligues de hockey, des militants de partis politiques, des groupes alt-right, mais rien qui ratisse aussi large que les religions.

Idéalement, nous aurions trouvé un moyen de nous réunir dans un contexte plus moderne et bienveillant question de remplacer ces vieilles sectes aux valeurs d’une autre époque. 

Les réseaux sociaux et les apps de rencontre, ça aide la communication, ça crée des vedettes, mais ça ne crée pas de sentiment d’appartenance. Ça ne crée pas de liens forts ou le sentiment de faire parti de quelque chose de plus grand que soi. Ça ne donne pas de sens à son existence.

Aussi, entre la gang d’amis de notre parcours scolaire et la création de notre propre famille satisfaisante à l’âge adulte, il y une période qui a de plus en plus tendance à s’allonger et ce, pour de plus en plus de monde.

Une période propice au vide social, et aussi au vide de sens. 

D’un côté, je suis super déçu de voir que les religions reprennent encore la cote, mais en même temps, j’envie un peu ces gens d’avoir trouvé une façon d’éviter isolement.

L’intensité du courant SJW

Ce qui me dérange avec tous ces cas de censure et de rectitude politique du courant social justice warrior, c’est l’intensité des réactions.
 
T’sais, on pourrait noter qu’à première vue, selon les interprétations, que c’est peut-être le genre d’oeuvre qui mériterait d’être interprété comme faisant partie de la culture du viol.
C’est possible. C’est une position qui se défend, de façon légère, pour en discuter. Pour en jaser. Sauf que là, on se ramasse à bannir une toune de 1944 de façon ridicule et beaucoup trop intense pour rien.
 
C’est comme s’il était de plus en plus difficile de jaser ou débattre sans que quelqu’un ou quelque chose soit étiqueté comme evil au point de devoir disparaitre. C’est une vision très très binaire de voir les choses.
 
C’est comme si pour être éthique, on avait de la misère à accepter les moindres dissidences ou qu’on n’arrivait plus à relativiser. Quand on veut sensibiliser les gens à la culture du viol, on regarde tout avec une vision extrême au point où une toune devient responsable de développer des violeurs. Quand on veut sensibiliser le monde au racisme systémique, on traite tout le monde de raciste, même des dramaturges qui essaient de rapprocher des communautés.
 
C’est normal qu’il y ait de la colère derrière des enjeux délicats. C’est important que cette colère s’exprime et qu’elle soit entendue. C’est aussi important de faire la part des choses quand on commence à prendre des décisions.
 
Regarder une oeuvre artistique avec ses lunettes de social justice warrior, c’est un exercice qui peut être intéressant. Ça peut donner une chronique pertinente et amener les gens vers des petites prises de conscience, mais quand ça devient la seule et unique façon de voir et d’évaluer une oeuvre, on arrive en terrain dangereux.

Deuxième journée au gym

Et je me sens un peu moins scrap que hier. Peut-être à cause de la Naproxen que j’ai prise en me levant parce que j’étais raqué à mort.
 
Presque toutes les séries d’aujourd’hui étaient sur ces maudites machines à poulie intimidantes. J’ai scrollé plus bas dans le programme pour trouver une série plus facile avec l’intention d’espionner ces machines du diable de loin, question de ne pas avoir l’air trop amateur quand j’aurais à m’en mêler.
 
C’est mal parti parce que même en faisant mes petits mouvements basic, le couple lesbieno-athlète à côté de moi s’est jasé en me regardant pis la plus belle est partie à rire.
 
Une excellente façon de se sentir champion!
 
Il faut dire que ma position était ridicule, mais les positions de gym, c’est un peu comme les pick-up lines. Si t’es super beau, tout passe. Si t’es bof, tout est risible.
 
Ce qui n’aide pas, c’est que tu veux être un gentleman et ne pas avoir l’air de matter les chicks comme un épais alors t’essaies d’envoyer ton regard… ailleurs. Mais des fois, regarder ailleurs donne une position parfaitement ridicule qui fait zéro naturelle.
 
Mais bon, l’avantage d’aujourd’hui, c’est que plus que je suis fatigué, et moins mon cerveau a le jus pour m’envoyer ses craintes stupides.
 
Aussi, j’avais un podcast plutôt que de la musique. Vraiment un meilleur choix.
 
Finalement, ça s’est bien passé sur les machines à poulies. J’ai presque eu l’air d’un pro si on exclue que je mettais toujours trois fois moins de poids que la petite madame asian de 100 lb.
 
Mais bon, c’est sûrement le seul complexe que j’ai pas quand je vais au gym. Je vais mettre des poids de moumoune et ça me fait juste rire.
 
Le défi pour moi est beaucoup plus d’y aller, et c’est fait. Ma préparation et les avant/après ont été beaucoup plus courts que hier. Je devrais être rodé à la fin de la semaine.
 
Si je survie.

Premier entrainement au gym ce matin

T’as pas idée combien je suis psychorigide pour ce genre de truc.
 
Un paquet de petites peurs plus ou moins rationnelles qui me freinent. Genre, j’ai peur de ne pas avoir le bon équipement. J’ai peur de ne pas savoir me servir d’une machine. De déranger quelqu’un qui attend après ladite machine. Me faire juger parce que je fais pas les moves comme il faut, etc.
 
Du coup, j’ai tendance à tout repousser à plus tard en attendant que tout soit parfait. (À part mon corps.)
 
Pour le programme, je voulais que ça commence molo parce que je veux y aller quotidiennement et je pars de loin en crime avec ma shape de marde. J’ai opté pour un des programmes dans le free trial de la fameuse Iulia qu’on m’a conseillé. Ça ne me dérangera pas de payer si ça fait la job.
 
C’est cool parce qu’ils ont le wifi alors ça n brûlera pas mon data. Aussi, le programme commençait surtout avec des poids alors je n’ai pas eu trop à me servir des machines qui m’intimident et j’ai pu rester au même spot tout le long. Ça m’a donné l’occasion de me familiariser un peu avec la place (et presque pas regarder subtilement la babe qui courrait de reculons sur le tapis roulant).
 
Pour le programme, Iulia faisait 4 séries par entrainement, mais moi je me suis contenté d’en faire 3 et avec des petits poids de 10 livres. Baby steps.
 
Je fais attention parce que j’ai tendance à faire des migraines ophtalmiques quand je pousse trop et là, quelques heures après, je sens que je vais m’en sauver. C’est quand même passé proche. Ma vision est scrap pour la journée, mais ça passe. Je n’ai pas super bien mangé, il faut dire.
 
Bref, ça s’est passé pas si pire. J’ai hâte que ce soit intégré à ma routine. En attendant, j’ai l’impression que je vais perdre 3 gourdes et 4 serviettes par semaine juste par inattention.
 
Mon texte fait vraiment très mâle alpha, hein? Ça sent fort la virilité. La suite demain matin avec Iulia (plus facile à écrire qu’à prononcer).

Mon critère #1

Dans les dernières années, s’il y a un truc qui est devenu super important pour moi dans mes relations, c’est la capacité à discuter. En fait, pas juste la capacité à discuter, mais la capacité à régler des conflits.

C’est abstrait faque je vais y aller d’un exemple.

Genre, tu textes avec quelqu’un d’un sujet délicat, et comme vous êtes en désaccord, ça se met à escalader un peu. Les répliques sont un peu plus fendantes. Ce n’est pas une engueulade, mais c’est moins cool. C’est à partir de ce moment-là que mon critère #1 entre en jeu.

Premier indice que ça ne fonctionnera pas, c’est quand tu tombes sur quelqu’un qui est très émotif, très mean et qui le nie.

– T’es sûr que ça va? T’as l’air un peu en criss, me semble.
– Je vais très bien, mais tu peux penser ce que tu veux, hein, ostie d’épais.

Ce qui nous amène au deuxième indice pas trop rassurant : être malhonnête. Souvent, les gens ne veulent pas avouer qu’ils sont émotifs et tentent de le cacher. Ça arrive à tout le monde. C’est comme si on ne voulait pas démontrer aucun signe de faiblesse, mais ça n’a rien à voir. Même qu’au contraire, expliquer que t’es blessé, c’est une bonne façon de calmer la conversation.

Ça permet de passer du mode « casual » à « ok, c’est pu drôle, il faut régler ça ».

Mais même avec deux texteux d’expérience, il y a des limites à la connexion par l’écrit. Pour certains conflits, c’est juste mieux d’en parler de vive voix. Si vous avez vraiment besoin d’une bonne discussion pour mettre les choses au clair, c’est mieux de se booker une rencontre pour régler tout ça.

Et c’est là que le troisième indice arrive. Il y a des gens qui vont voir ça comme une grosse perte de temps. Il y a des gens qui vont craindre la rencontre live parce qu’ils ne pourront plus cacher leurs émotions aussi facilement. Il y a aussi des gens avec qui à ce moment-là, tu vas réaliser qu’ils se torchent un peu de votre relation.

Rendu à ce point-là, mon idée est pas mal faite.

Mais bon, même avec le monde mature, émotionnellement intelligent et bien intentionné, ce n’est pas toujours facile de tout régler sans dégât. Il y a des fois où l’émotion est forte au point où tu n’arrives même plus à écouter l’autre. T’es trop blessé pour avoir de l’empathie. Des fois, c’est juste mieux de prendre une pause. D’autres fois, c’est mieux d’y aller vraiment chacun son tour et de ne rien mélanger.

Mais plus tu chemines dans ta relation, et quand le potentiel est là, plus tu t’approches de ce niveau d’élite où la communication et la confiance sont assez fortes et mutuelles pour être capable d’échanger les deux en même temps, et ce, tout en jonglant avec les émotions de chacun.

Ça doit être un signe que je m’en viens vieux (parce que c’est sûrement le critère #1 le moins sexy du monde), mais c’est ça que j’admire et que je convoite. Pas d’avoir ce niveau-là de communication dès le départ, mais juste de croire que la relation a le potentiel de s’y rendre… éventuellement.

 

SPÉCIAL DU VENDREDI FOU!!

(Ou comme les Français disent : le Black Friday.)

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Comme j’ai établi que la version numérique de VDLP serait gratuite quand on achète la version papier sur Amazon, et que plusieurs d’entre vous me l’avez déjà acheté directement à moi, ça me semblait un bon deal non polluant à faire pour le Black Friday! 

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PS: Même si t’as déjà la version papier, ça dépanne bien sur un cell ou une tablette quand t’as rien à lire dans le bus ou le métro.

Trop d’intermédiaires dans nos industries artistiques?

Ces temps-ci, je m’intéresse à cette histoire d’Amazon qui commandite un prix littéraire. Plusieurs joueurs de l’industrie s’en plaignent parce qu’Amazon est un géant au capitalisme impitoyable qui menace à court terme l’avenir des petites librairies et à moyen terme, aussi celui des grandes.

En fait, à moins qu’elles se transforment et offrent beaucoup plus que de la vente, les librairies risquent de subir le même sort que les clubs vidéos.

Est-ce qu’on a perdu quelque chose depuis que les clubs vidéos ont disparu? Assurément. Déjà, les commis ont perdu leur emploi. On a aussi perdu le contrôle pour un proprio d’ici de mettre en vedette les films d’ici. Mais est-ce que c’est le genre de plus qui pouvait garder ces magasins en vie à long terme? Non.

J’aimerais préciser que je ne suis pas un expert. Je ne suis qu’un créateur de contenu qui constate des trucs. Si je me trompe, n’hésite pas à me corriger.

Ce que je remets en doute dans certaines de nos industries culturelles, c’est le nombre d’intermédiaires entre les créateurs et le public. La technologie évolue à une vitesse folle et nos modèles essaient de s’adapter, mais parfois, j’ai l’impression qu’on essaie aussi de s’accrocher au passé. Et c’est normal, si ta job est vouée à disparaitre dans un nouveau modèle, ça ne donne pas trop envie d’évoluer.

Ce qui m’énerve comme artiste dans le modèle actuel, c’est que trop souvent, l’artiste reçoit une infime partie des revenus alors qu’il doit gérer une grande partie du risque. Pendant que les intermédiaires dans la chaine travaillent souvent à temps plein en passant d’un artiste à l’autre, ces artistes se tapent individuellement beaucoup de misère et d’insécurité.

Ça use, ça magane, et ça ne vit pas vieux.

Ce que j’aimerais qu’on analyse, c’est vers quoi on s’en va et quels maillons de la chaine on devrait aider afin d’avoir des industries culturelles modernes et efficaces, avec des artistes qui arrivent à payer le loyer.

Je me questionne aussi sur où devraient aller nos subventions. Avec une population comme celle du Québec de quelques millions d’habitants, il est impossible de maintenir en vie un milieu culturel digne de ce nom sans l’aide de l’état. Même si certains voudraient qu’on suive le modèle américain et leur population de 300 millions, c’est juste impossible. Mais ce que je me demande, c’est combien de l’aide gouvernemental va à des intermédiaires d’un modèle révolu plutôt qu’aux gens indispensables à la création d’un contenu de qualité?

Par exemple, en télévision, les gens qui n’ont pas encore lâché le câble paient encore pour un paquet de chaines. Le modèle d’affaire mise sur l’idée que le client va s’abonner à un maximum de chaines et pour ce faire, on essaie d’avoir une ou deux émissions incontournables sur chaque chaine et bien souvent, le reste de la programmation est seulement du bruit un peu inutile et de basse qualité.

Combien d’argent gouvernemental se perd dans ce bruit? Je ne sais pas.

Ce que je sais, c’est qu’avec la quantité de contenu de qualité facilement accessible de nos jours, les émissions bof qu’on avait tendance à regarder en zappant un mardi à 14h quand il n’y a rien de bon à la télé traditionnelle, c’est voué à disparaitre. Alors s’il y a de l’argent qu’on peut rediriger vers de la création de qualité, ce serait gagnant.

Alors que l’avenir appartient aux Netflix, Amazon, Apple, Google et Disney, est-ce qu’on désire que nos subventions aident les différents canaux de distributions/diffusions ou directement le contenu? Personnellement, je suis dans l’équipe contenu.

Je ne propose pas qu’on élimine complètement tous nos diffuseurs. Ce que je propose, c’est qu’on les concentre et qu’on les optimise. Par exemple, tou.tv pourrait devenir LE diffuseur du Québec pour notre télé et notre cinéma. Un espèce de Netflix québécois mais public, moderne et accessible qui remplacerait notre modèle actuel très éparpillé sur des dizaines de chaines de câble traditionnel qui ont toutes un petit site web avec un petit lecteur web mal fait. Des sites web très peu fréquentés dont la durée de vie est très limitée.

Avec ce genre de concentration (convergence?), est-ce que ça laisserait plus d’argent et de subventions pour la création de contenu? C’est ce que j’espère. Dans le processus, on pourrait aussi tenter de se débarrasser de notre dépendance à la publicité. Tou.tv est sûrement le seul site de streaming de qualité qui t’impose 2-3 pubs (souvent les mêmes) une à la suite de l’autre avant de commencer une émission. Sans aucune possibilité d’avancer ou de les sauter. C’est insupportable et ça donne juste le goût d’aller sur YouTube ou de se trouver un bloqueur de publicité.

Le nerf de la guerre en ce moment, étant donné que l’offre est plus grande que jamais et que la planète produit des millions d’oeuvres chaque mois, plus personne n’arrive à se démarquer. C’est peut-être là que des organismes comme le CRTC pourraient aider. S’assurer que les oeuvres d’ici soient toujours bien visibles sur les plateformes des multinationales géantes. Donner une meilleure vitrine aux oeuvres d’ici dans leur algorithme, ça ne leur coûterait pas grand-chose.

Bref, je comprends la crainte des géants du web, mais il y a une partie qui est inévitable. Et surtout, le réflexe de s’accrocher à des modèles désuets n’est pas une philosophie qui risque d’être gagnante à long terme. Idéalement, tous les joueurs auraient des discussions afin de déterminer quel genre d’avenir nous voulons pour nos industries culturels et idéalement, ces discussions ne seraient dans le but de s’accrocher à un modèle désuet, mais plutôt de cheminer vers des modèles plus avant-gardistes, efficaces et vivants avec des artistes en santé qui produisent des oeuvres de qualité.

Merci.

There is no spoon

Avant de commencer, j’aimerais préciser que ce cliché des pieds qui dépassent (dans la photo) ne m’a jamais fait de sens parce que c’est la première chose que tu mets au chaud.

Cela étant dit, j’ai une nouvelle théorie.

Pour m’endormir, je n’ai pas vraiment de rituel stratégique, mais ça ressemble toujours à moi qui se tourne sur mon côté gauche et qui fait la cuillère à deux gros oreillers. Un à la hauteur de mon bras que j’enlace, l’autre à la hauteur de mon genou qui fait la même job réconfortante.

Mais je m’endors rarement comme ça. Tôt ou tard, je finis par me retourner de l’autre côté et je finis à plat ventre en prenant mon 4e oreiller qui m’attend de l’autre bord.

C’est compliqué, hein? Et c’est long. J’ai toujours pris un temps fou à m’endormir.

L’équivalent avec des humains demanderait pas mal d’accommodements. Peut-être quelqu’un qui ferait la petite cuillère de début et qui pourrait s’endormir avant que je me retourne à la copine de l’autre bord qui dormirait elle aussi à plat ventre (même si c’est pas bon pour le dos) et que je pourrais aller emboiter ?

En jasant de ça ce matin, j’ai réalisé que tout ça me ressemble. C’est peut-être symbolique. Peut-être que c’est une façon d’évaluer les gens en amour. Par exemple, il y a des gens qui peuvent s’endormir n’importe où n’importe comment. Peut-être que ces gens-là sont aussi ceux qui sont bien en couple avec à peu près n’importe qui.

Ils sont faits pour la vie de couple.

Pour moi, en essayant d’analyser, c’est comme si j’avais besoin de vivre mon amour dans mes propres termes. C’est moi qui choisis si je me colle, quand je me colle, quand je me décolle. Et peut-être que le 4e oreiller est pas tant une deuxième chick que juste mon besoin d’avoir mes moments tout seul ? Ça ou Shakira.

Je sais pas, mais toi, qu’est-ce tu penses de ma super théorie?

Je suis allé voir Bohemian Rhapsody

Et c’était trippant!

Ma principale réserve était sur la crime de prothèse dentaire ridiculement géante. Je comprends que Mercury avait des grosses dents (même si je n’avais jamais remarqué), mais là, ça faisait tellement déguisement de Bye Bye. Surtout quand on connait la vraie gueule de Rami Malek, qui était excellent comme toujours.

D’ailleurs, Malek a déjà une gueule prononcée qui ressort. Ç’aurait pas été suffisant?

À part ça, le film était vraiment le fun. J’ai vu des gens se plaindre des problèmes de chronologie, mais un, je n’étais pas assez connaisseur de Queen pour m’en rendre compte et deux, ça ne me dérange pas trop qu’on prenne des libertés dans ce genre de film. J’avais adoré Straight Outta Compton pis c’était assez évident qu’on beurrait épais par moment.

En fait, j’aime bien qu’on romance tout ça et qu’on retrouve l’espèce de côté mythique que l’internet (ou l’âge?) nous a enlevé. D’ailleurs, selon Wikipedia, ce n’est pas vrai que Mercury pouvait couvrir quatre octaves. Mais bon, ç’a beau être du fake news, il avait quand même une voix folle.

Avant d’aller voir le film, j’avais aussi vu des critiques qui se plaignaient qu’on ne voyait pas adéquatement sa sexualité et qu’on faisait du « straight-washing », mais je n’avais pas cette impression en voyant le film, sauf qu’encore une fois, je ne suis pas un si grand connaisseur de Queen.

En fait, je ne connaissais même pas la toune Radio Ga Ga qui est pas mal cool. Toune qui a été écrite par le drummer et qui est derrière le nom de Lady Gaga.

J’étais content que le traitement soit pas mal feel-good. On reste très peu dans la maladie et les problèmes de drogue. Et s’il y avait quelque chose que je n’avais pas besoin de me rappeler, c’est la solitude de vieillir en solo alors que tes amis ont des familles.

 

Moi vs le psy

Le psy insistait pour que je fasse quelque chose afin de souligner le semi-succès de VDLP. Il me gosse souvent avec ça, célébrer les trucs. C’est qu’il trouve que j’ai tendance à laisser passer les trucs cool qui m’arrivent sans en faire de cas et je me ramasse à ne jamais assez les apprécier.

Du moins, c’est ce que j’en comprends.

Chaque fois qu’il m’arrive un truc bien, il gosse en insistant pour que je m’arrête et que je réalise combien que c’est quand même hot et bla bla bla. Perso, j’avais l’impression que le lancement était déjà pas mal ça. Un moment où tout le monde est venu me voir pour dire qu’ils aimaient mes trucs et/ou moi dans un évènement assez narcissique.

Mais ça ne lui suffisait pas. Et moi, ce sont ses idées qui ne me suffisaient pas.

Il proposait de faire une activité pour me gâter et avec du monde pour que je sorte de mon isolement, mais c’est un peu ça mon problème des dernières années : je n’ai pas vraiment de monde. Pas de go-to monde. Pas de hey-on-va-prendre-une-bière-ok monde.

Si je vais mal, je vais avoir des vrais amis qui seront là, mais il me manque d’amis d’activités ou je sais pas quoi. C’est un type d’ami difficile à expliquer, mais ça fait que dans une semaine ordinaire, je la passe tout seul.

Ce qui est weird, c’est que la plupart de mes amis ont des familles et quand tu leur racontes ça, ils voient les moments seuls comme un truc positif, mais ça n’a rien à voir. Moi aussi j’aime mes moments seuls. Le problème est lorsque tu n’as QUE des moments seuls. Quand t’es TROP seul.

Bref, quand j’arrive dans une semaine où je dois célébrer quelque chose de pas si hot, je ne sais pas trop comment, avec je sais pas trop qui, ce n’est pas évident.

Mais le pire, ce n’est pas ça.

Je suis conscient que j’ai ce problème-là. Je sais que je le traine depuis longtemps. Assez longtemps pour ne plus trop croire que je vais finir par y trouver une solution. Mon effort, c’est de faire des vox-pop sur Facebook ou sur Messenger pour essayer de trouver des idées que je n’ai pas encore eues. J’écris encore des histoires où des gars bof rencontrent des filles cool et ça me fait fantasmer sur quelques trucs irréalistes le temps de quelques jours.

Mais le pire, c’est le dimanche soir.

Le soir où je me rends compte que j’ai encore passé la fin de semaine à réfléchir sur comment je pourrais me sortir de tout ça et qu’encore un fois, je n’ai rien trouvé. Je me ramasser à aller marcher dehors avec le coeur gros et des gros écouteurs et je vis un down que je n’aurais pas eu si je n’avais juste pas mis d’énergie à y penser.