À court et moyen terme

J’ai passé la fin de semaine à adapter Victime de la porn en version Kindle (numérique). Les logiciels pour gérer les livres numériques sont tellement boboches! Celui-là est le plus convivial, mais les options sont très très limitées.

Je dois surtout corriger les bogues d’affichage et essayer de placer les images à des endroits qui ont du bon sens. Je ne sais pas combien de fois j’ai repassé ce livre dans les 6 derniers mois, mais je dois être rendu à au moins 40-45 fois.

Si c’était pas si mal fait, je serais plus tenté d’ajouter plein de niaiseries. (Comme des messages audio.)

J’avais fait un appel à tous pour faire béta tester la version numérique par des amis qui lisent sur une liseuse ou une tablette, mais finalement, on peut seulement tester via un simulateur de liseuse. Pas certain que mes volontaires trippent là-dessus. Bref, le vrai test sera quand ce sera en vente. Un peu bouette.

La version Kindle devrait sortir à la fin novembre. Stratégiquement avant Noël, vu que je suis un génie du marketing.

Parlant de volontaires et de marketing, est-ce que quelqu’un voulait commander DEUX copies du VDLP papier? J’ai une longue liste de gens qui en veulent un, mais j’ai besoin de faire un test de livraison avec deux copies. Je dis ça de même, mais c’est une excellente façon de se le faire shipper avant tout le monde. :) #marketing

Pour la livraison ordinaire de copie à l’unité, je suis encore dans les tests et je devrais être fixé cette semaine. J’ai toujours espoir que chummey.com puisse enfin devenir un vrai site de vente pro.

Tout le code est là et super cute, mais il est tout caché en attendant d’être fixé.

J’ai une amie qui travaille dans un salon de coiffure où j’ai laissé une copie de Victime de la porn dans la pile de magazines. Ça pogne, pas pire! Elle m’envoie des photos des gens qui le lisent et ça me met de bonne humeur! :)

Mais là, je dois me magasiner un peu plus activement une job en informatique. Je vais répondre cette semaine aux recruteurs qui m’ont écrit sur LinkedIn. Crime que ça contraste avec l’écriture où c’est toi qui doit harceler tout le monde pour travailler.

Mon plan est d’arriver à…

  1. Me trouver une job steady en novembre.
  2. Commencer à me sevrer des antidépresseurs en décembre.
  3. Retrouver une vie amoureuse/sexuelle début 2019.

C’est ambitieux, hein? Pas encore de point #4 avec des enfants pis une maison en banlieue.

Mon appel à « Solutions pour Petites Entreprises » de @postescanada

– Bonjour, mon livre est 1 millimètre de trop pour être classé comme une lettre. Il est 2.1 cm alors que votre limite est à 2 cm.
– Oui, monsieur.
– Et là, au lieu de me coûter 5.40$, je tombe en mode « colis » à 14$. Mais personne ne va payer 14$ de frais de livraison pour un livre de 25$.
– Je comprends, monsieur.
– Je ne suis juste pas compétitif. Amazon fait ça à 5$.
– Je comprends monsieur, mais c’est la procédure.
– Je comprends, mais je vous appelle pour savoir s’il n’y aurait pas une façon de faire une exception.
– Un instant monsieur.

*attente*

– Quel est la largeur du livre, monsieur?
– 2.1 cm. C’est 1 mm de trop.
– Un instant monsieur.

*attente*

– Quel est le poids du livre, monsieur?
– 402 g.
– Un instant.

*attente*

– Oui, monsieur?
– Oui.
– On ne peut rien faire, monsieur. Votre livre est 1 mm de trop.
– Pour vrai? Mais pourquoi l’attente? Pourquoi vous m’avez demandé le poids?
– Pour voir si ça excédais la limite de poids.
– Pis ça excédais-tu?
– Non, monsieur.
– Mais… *soupir*
– …
– Écoutez, je comprends que c’est la procédure. Si j’avais connu la règle, j’aurais adapté mon livre en conséquence. La prochaine fois où je vais passer 2 ans sur un bouquin, je vais m’assurer de respecter votre procédure, mais là, en ce moment, j’aurais besoin d’une exception pour ne pas perdre vraiment beaucoup d’argent.
– Désolé, monsieur.
– Ça dit sur ma carte que vous êtes les SOLUTIONS pour petites entreprises. C’est moi ou vous n’offrez pas vraiment de solutions?
– En fait, on sert surtout à expliquer ce qui n’est pas clair sur notre site web.
– OK, faque vous n’avez aucune solution pour ma petite entreprise.
– Désolé, monsieur.

*soupir*

Tout ce que j’ai pas dit durant mon speech d’hier

Tout le monde me demande comment s’est passée la soirée d’hier.

C’était TRÈS cool!

C’était stressant parce que durant le jour, tout le monde qui te texte, c’est pour dire qu’ils chokent alors t’as l’impression que tu vas te ramasser tout seul, mais même si plein de gens que j’étais sûr qu’ils seraient présents ne sont pas venus, on a quand même atteint un bar plein comme j’espérais et les performances étaient vraiment trop fortes!

Crime que c’était drôle! Vraiment une expérience bizarre à vivre!

La grosse mauvaise nouvelle, c’est que le photographe du Nightlife semble avoir choké. Personne ne l’a vu. C’est poche parce que c’est pratique pour les souvenirs, c’est pratique pour la promotion du livre et c’est aussi cool pour le Bar Le Vestiaire qui a vraiment été cool dans tout ça. J’aurais aimé leur donner plus de visibilité.

Moi, j’ai fait mon speech vers 18h45 et même si je ne me souviens plus trop de ce que j’ai dit, je sais qu’il y a plein de trucs que j’ai pas dit ou mal dit. :) Je m’étais gardé l’après-midi pour me préparer à ce que j’allais dire pis finalement, j’ai juste eu le temps de m’écrire des mots-clé sur quelques cartons une demi-heure avant. C’est pour ça que j’ai pensé faire une version texte où je suis un peu plus dans mon élément.

Et pour vous mettre dans le mood, je vais réutiliser les mêmes cartons. ;)

Qui ici a déjà lu au moins 10 chroniques de Victime de la porn? (Pas mal tout le monde.)

100 chroniques? (Beaucoup moins.)

300 chroniques? (À peu près personne.)

Aucune chronique? (À peu près personne.)

Pour ceux qui ne sont pas trop au courant, je vais expliquer le concept. Audrey PM qui travaillait pour Nightlife dans le temps m’avait demandé d’écrire pour eux. Il voulait que je fasse quelque chose qui ressemble à mon blogue, mais mon bloque était beaucoup de choses dans le temps parce que je m’en servais pour expérimenter.

Rapidement, j’ai voulu jaser de trucs relationnels, sexuels, homme-femmes, etc., mais ça m’intimidait d’écrire pour le Nightlife. Ces magazines comme NL ou Urbania sont toujours assez snob et écrits par des gens qui se trouvent super cool, et je me disais que j’allais me faire démolir. En plus, quelqu’un qui se prend trop au sérieux en jasant de sexe ou de séduction, ça fait toujours assez ridicule.

Mais j’ai finalement trouvé le concept : Victime de la porn. Un petit jeu de mot avec victime de la mode. J’allais me positionner comme le consommateur de porn que je suis. Un branleur, un loser sympathique, qui donne ses opinions sur une multitude de sujets. Avec cette posture-là, t’es un peu inattaquable. Qui va vouloir choquer contre un branleur qui partage des opinions sur le web entre quelques jokes de snatch.

En même temps, malgré le niveau de langage de niveau porn et les expressions très douchy, je voulais montrer qu’on peut tripper sur les bubble butts, être très libidineux et avoir l’esprit tordu sans pour autant voir les femmes comme des objets et les déshumaniser. C’est un truc que je trouvais beaucoup trop absent à ce moment-là. La possibilité d’être une bonne personne… cochonne.

En même temps, c’était risqué. C’est impossible de parler de sexe, de double standards, de culture du viol, de slut-shaming, de séduction, de féminisme, de fantasmes hardcore sans que personne ne se vexe. Ce sont des thèmes super chargés qui dépendent beaucoup du vécu de chacun. Selon nos expériences (ou nos traumas), on a tous des visions très différentes de ces sujets-là.

Ce sont des thèmes délicats et sensibles. On peut juste éviter d’en parler pour être certain de ne choquer personne, ou un peu essayer de le faire le mieux possible, tout en sachant d’avance que ça va déranger.

Il y a autant de motivations et de processus d’écriture qu’il y a d’auteurs. Dans mon cas, ç’a toujours été une espèce de mise à nu métaphorique.

C’est pour ça que j’essaie toujours d’écrire avec l’idée que personne ne va me lire. Si je savais que j’écris va finir dans un livre que ma mère va lire, je n’écrirais rien.

Mais l’idée, c’est vraiment d’arriver à partager quelque chose, une vérité qui est assez sincère et intime pour être au moins un peu gêné de la partager. Si tu te sens un peu tout nu en partageant ton texte, c’est que t’as fait ta job. Tu t’es compromis assez.

Et ce qui est cool quand tu partages vraiment une partie intime de toi à des gens, c’est que si ça plait à quelqu’un, tu peux établir des connexions. Et le concept de Victime de la porn est étroitement relié à tout ça. La quête de The One. Écrire des textes où tu te mets à nu en espérant qu’un moment donné, ça va plaire à quelqu’un.

Bon, pour The One, ce n’est pas encore arrivé, mais ce soir, il y a quand même un bar plein de monde à qui ç’a a plu.

*clap clap*

Pour le livre, j’avais envie de savoir pourquoi un auteur ne touche que 10% de la vente sur un livre. Ça me semblait peu. J’ai décidé de me lancer dans l’autoédition pour mieux comprendre toutes les étapes que ça implique.

Cette semaine avec tous les préparatifs reliés au lancement, je regrettais un peu mon choix.

Tout d’abord, je tiens à remercier Tania de chez FORMAT grâce à qui le livre est aussi beau. On contraste parce qu’elle est un robot et moi un petit gars sensible, mais le résultat est tout ce que j’espérais.

Merci aussi à Charles-Étienne Martel Morin (crime de génération avec trop de noms) qui a dessiné les illustrations. On se connaissant zéro, mais après 3-4 dessins, il s’est mis à juste frapper des coups de circuit. En plus, c’est tellement un gars sympathique. Ça non plus, ça ne pouvait pas mieux se passer.

Merci à tout le monde qui m’a aidé à corriger le livre. C’est pas évident avec ma langue croche et tous mes anglicismes conjugués et bla bla bla. Il reste peut-être des fautes, mais au moins, s’il en reste, je pourrai les blâmer eux.

Merci à Cécile Bellemare ma mentorettina qui m’aide toujours dans tous mes projets. Merci à Djim, Véro, Sophie et Arianne, qui est un peu ma deuxième famille.

Je n’y ai pas pensé sur le coup, mais j’ai complètement oublié de remercier Joelle qui s’était occupé de la caisse toute la veillée. Je lui ai dit 10 fois merci à elle, mais j’aurais dû le faire au micro aussi. Elle est venue de Sherbrooke pour m’aider! Ce n’est pas rien!

Ensuite, il me restait deux plogues.

Merci au Vestiaire pour l’accueil très cool. Et j’ai aussi expliqué la promotion pour le mois d’octobre pour les gens qui habitent à Montréal et dans les environs.

J’ai aussi plogué chummey.com, le site qui explique comment se procurer Victime de la porn et qui va continuer de s’améliorer dans les prochaines semaines.

Ensuite, j’ai présenté mes 3 invités qui ont tout arraché! Crime que c’était drôle même si j’ai manqué plein de bouts.

Bref, je suis très content de ma soirée! C’était le fun de voir autant de monde qui aime mes trucs. En même temps, c’est un peu frustrant de ne jamais avoir le temps de parler à personne. Quand ils viennent pour une dédicace, c’est difficile de les écouter en écrivant, et quand tu les écoutes, t’as quelqu’un en arrière qui te fait des allô. T’as l’impression de ne jamais accorder de vrai temps de qualité à personne. Et je filais toujours cheap quand je voyais le monde partir sans que j’aie eu tant le temps de leur jaser.

Les dédicaces, c’était vraiment le fun! Je me suis juste planté 4-5 fois où c’était juste pas si drôle ou bien mes phrases ne faisaient plus trop de sens. C’est ça qui arrive quand tu refuses d’avoir une phrase générique et que tu veux être original 100% des fois. Ce sera plus facile quand je vais les écrire chez nous à mon rythme et sans la personne qui attend en lisant par dessus mon épaule. :)

J’étais particulièrement content d’avoir quelques amis proches (la clique d’Abitibi, of course) qui sont restés au bar jusqu’à 22h30 quand j’ai fini par finir. C’était cool de pouvoir décanter tout ça et de pas juste m’en aller tout de suite me coucher dans mon appart vide. Ce petit chill de décantation était très cool après les quelques heures d’adrénaline.

Donc voilà! Merci à tout le monde d’être passé, et si t’étais pas là, j’espère que tu le regrettes un peu. :)

Promotion VDLP + Bar Le Vestiaire!

Après le lancement et tout le mois d’octobre, le Bar Le Vestiaire servira de point de dépôt pour ceux qui désirent m’acheter une copie de Victime de la porn directement.

Voici comment ça fonctionne :

  1. Vous me jasez via Facebook pour m’acheter VDLP en ligne.
  2. Je vous dédicace un beau bouquin neuf.
  3. Je vais porter votre bouquin au Bar Le Vestiaire.
  4. Vous passez au bar quand ça vous adonne.
  5. Le Vestiaire vous sert gratuitement une bière de 16oz à votre arrivée!

Avoue qu’avec une bière à la clé, c’est plus le fun de se déplacer! En plus, c’est sur la Plaza! Tout le monde gagne!

Avantages pour vous :

  1. Je peux vous écrire des saloperies en dédicace.
  2. Aucun frais de livraison.
  3. Tu passes quand ça t’adonne.
  4. PIS T’AS DE LA BIÈRE GRATISSS!

Avantages pour moi :

  1. Amazon ne me prend pas 40% de la vente.
  2. Je n’ai pas besoin de noter votre adresse, emballer et affranchir ça.
  3. J’ai juste à aller mener ça au bar à côté de chez nous.

Avantages pour le Vestiaire :

  1. Ça fait découvrir leur bar cool et leur bière cool à du monde cool.
  2. Ils peuvent lire Victime de la porn en cachette sans l’avoir acheté.

Bref, si ça t’intéresse, viens m’en jaser et j’ajoute ton nom à ma liste!

Oh que ça va être malade!

Après un lundi d’apocalypse vraiment tough, ce fut le mardi de transition et aujourd’hui, ça commence à bien aller en crime!

Évidemment, ma vie se résume seulement au lancement de mon livre en ce moment. Avec le changement de lieu et de date de lundi, j’ai passé pas mal de temps à contacter mon monde pour m’assurer que tout le monde était bien au courant.

Dans le processus, il est maintenant probable que les 2 personnes qui m’ont le plus aidé avec le livre ne puissent pas être là. Je trouve ça particulièrement difficile parce que j’ai eu de l’aide au cours de tout ça et c’est cool de pouvoir partager le moment avec le monde qui t’a rendu là. Le monde qui a un peu vu tout le monde que ç’a impliqué.

Cela dit, pour l’évènement en temps que tel, ça s’enligne pour être ÉPIQUE! Presque tout le monde pouvait tout autant le mercredi et il y a même plusieurs que ça arrangeait. Au début, je pensais juste que j’allais vendre des livres dans un 5 à 7 ordinaire, mais une amie experte m’a dit que des lectures d’extrait ou un petit quelque chose, ça rendait le tout un peu moins plate.

Bon, mes amis humoristes ont à peu près tous 14 shows par soir, mais à date, j’ai deux autres ami(e)s qui ont accepté mes offres de lecture et en ce qui me concerne, c’est sûr que je vais tripper fort! Ahah!

En début de semaine, j’étais stressé qu’il n’y ait personne, mais là je suis stressé de l’inverse En fait, je passe d’un à l’autre. J’ai peur qu’on soit trois, j’ai peur qu’on soit trop. Encore là, mon amie dit qu’on n’est JAMAIS trop, mais le bar à une limite et je veux pas avoir l’air de l’auteur qui est à côté de la caisse enregistreuse et qui fait juste collecter ses ventes! En tout cas, j’espère qu’il fera beau! Ils viennent d’enlever les vitres de la marquise, les bâtards!

Mais bon, pour ce qui est des ventes, j’aurai aussi une super promotion à offrir qui sera très cool pour les gens qui habitent Montréal et qui veulent acheter le livre sans pouvoir passer au lancement! Surtout ceux qui sont près de la Plaza et qui aimeraient une dédicace!

Si c’est votre cas, écrivez-moi pour que je vous ajoute sur ma liste!

Là, avec l’apocalypse de début de semaine, j’ai eu à remettre à un peu plus tard mes trucs de promo (aller mener des copies aux recherchistes d’émissions cool), mais je vais essayer de retomber là-dessus demain. En tout cas, c’est fou le nombre de trucs à faire!

Mais depuis aujourd’hui, je pense que ça va clairement rester stressant, mais stressant le fun. :)

Lancement VDLP le 3 octobre au Bar Le Vestiaire sur la Plaza St-Hubert!

Crime que j’ai eu une journée stressante!

Pour faire une histoire courte, j’ai appris ce matin que ça allait me coûter 750$ de faire mon lancement dans sa forme actuelle. Ça n’avait juste pas de bon sens et comme tu dois trouver toi aussi : c’est un peu tard pour apprendre ça.

Depuis le début, l’idée est d’organiser tout ça sans perdre d’argent. Pas besoin d’en faire, mais je ne veux pas en perdre parce que mon budget est à 0$.

J’ai donc décidé de contacter mon ami du Bar Le Vestiaire sur la Plaza St-Hubert pour confirmer qu’il serait prêt à tenir l’évènement gratuitement dans son bar. La réponse était positive, mais il fallait déplacer la date au mercredi 3 octobre.

Il faut comprendre que chaque petit changement fait mal. Ça fait des semaines que je fais de la promo partout. Je n’arrête juste pas! Et par exemple, j’ai une amie qui va s’occuper de la caisse et qui arrive de Sherbrooke pour m’aider. D’autres amis qui ont pris congés à leur travail. Bref, beaucoup de stress que ces gens ne puissent plus venir.

C’est freakant en crime.

J’étais content d’avoir trouvé le parfait plan B, sauf que pour mon illustrateur qui devait faire son expo en même temps, les pré-requis étaient plus nombreux. Genre, il veut pouvoir exposer ses trucs dans un setup propice avec le bon éclairage et tout ça. Après avoir passé l’après-midi à essayer de faire fonctionner tout ça marcher ensemble, on a bien vu que c’était mieux de créer nos évènements séparément. Son expo sera donc remis à un peu plus tard cet automne.

Le pire, c’est que je ne me serais jamais embarqué dans un lancement si Charles ne m’avait pas offert qu’on le fasse ensemble.

Mais bon, c’est la vie. J’avais 1000 choses de prévuse aujourd’hui, mais à la place, j’ai dû gérer tout ça. J’espère trop que ça t’adonne encore! En fait, idéalement, j’espère que ça t’adonne encore mieux!

L’autopublication à quelques jours du lancement

Quand tu veux t’autopublier et que le lancement approche, t’as pas mal de trucs à gérer. Je vais toute t’énumérer ça.

Là, je viens de recevoir les 20 copies pour la promotion du livre. J’étais pissed parce que Amazon a vraiment fait une job de cochon. Tous les livres ont été mis dans la boite par un dude aux mains graisseuses qui a taché la majorité des livres. C’est sûr qu’ils peuvent me rembourser, mais comme le lancement est le 3 octobre, j’ai pas le temps d’attendre une semaine pour leur renvoyer ça et une autre semaine pour les recevoir. Il me reste donc à essayer de les nettoyer et de refiler les pires au monde que je connais le plus (ehehe).

J’ai plein d’émissions dans ma liste! À Radio-Can, je veux essayer TLMEP, Médium Large, On dira ce qu’on voudra, La Soirée, Plus on est de fous. Il y a quelqu’un du Nightlife qui va en parler. Quelqu’un au Sac de chips. Je vais essayer La Fabrique culturelle. Je veux aussi essayer Denis Lévesque (parce que je trouve ça drôle) et j’ai une liste pour la France où je devrai opter pour le format PDF vu que j’ai pas les moyens de shipper ça là-bas.

D’ailleurs, si t’es un média ou une influenceuse qui veut en parler, juste à m’écrire sur mon Facebook! Je suis ouvert comme l’autobus de QS! On devrait aussi commencer à shooter du contenu sur le compte instagram cette semaine.

Amazon a vraiment été poche cette semaine. J’ai voulu commander 100 autres copies pour couvrir le lancement et les précommandes, mais leur système bogue depuis jeudi. Ils prennent une journée pour répondre à chaque courriel alors ça avance un petit peu chaque jour.

Mon partner LeJeanJules a aussi annoncé qu’on avait perdu notre DJ, mais je lui laisse gérer ce côté-là parce que j’y connais rien fuck all. C’est aussi lui qui doit trouver la meilleure commandite d’alcool possible.

Un autre désagrément, c’est au niveau de la poste. Ma chummey sur qui je compte pour ce segment-là est toujours en meeting dans des villes importantes d’Amérique du nord alors ça retarde tout ce qui concerne les précommandes. Je pourrais commencer à prendre les commandes en avance, mais j’ai trop peur de commencer sans connaitre le prix exact de la livraison.

Dans le positif, mon père m’amène une imprimante lundi alors je pourrai imprimer les adresses et les timbres.

J’ai aussi regardé pour les chaines de librairies à Montréal (genre Renaud-Bray, Archambault, Indigo, etc.) pour voir si ça vaut la peine d’amener mon livre dans ces grosses machines-là. Ce n’est pas si génial pour un petit indépendant comme moi. Souvent, on te demande une grande quantité de livres. On veut que t’ailles mener ça à un entrepôt à l’autre bout du monde. On ne te paye pas sur le coup. On peut aussi te retourner les livres non vendus un an plus tard. Bref, ça demande du cashflow et on te prend toujours une cut de 40%, même parfois 45%!

D’ailleurs, un chummey m’envoyait cet article tout à l’heure sur un auteur en Europe qui après s’être fait snober par l’industrie a lancé son livre via Amazon et là, l’industrie baboune parce que c’est genre le livre de l’année. Et est-ce que j’ai besoin de préciser que cette industrie donne seulement 10% des revenus à l’auteur? Pas étonnant si les auteurs qui ont le choix finissent par aller voir ailleurs.

Qui ne ferait pas la même chose?

J’ai aussi un rendez-vous cette semaine avec une amie de l’industrie qui va m’aider un peu sur mes dernières interrogations. Peut-être que le best serait de trouver quelques points de vente précis à MTL. Je ne sais pas encore. Je suis à l’aise de donner 40% à un libraire qui vend mon livre sans que j’aie eu à m’en mêler. (Genre, un passant qui spotte mon livre dans la fenêtre du Raffin et entre pour l’acheter.) Mais quand c’est moi qui dis au client d’aller pogner le livre à la librairie à côté de chez nous, je me dis que je suis aussi bien de lui refiler moi-même et de garder l’argent pour moi.

En tout cas, je vais devoir trancher sur tout ça très bientôt parce que si je vais en entrevue dans un grand média et qu’on me demande où se procurer le bouquin, je vais devoir avoir une réponse claire et pas trop amateure.

C’est pas fini tant que c’est pas fini !

Le bouquin Victime de la porn est à 99.7% terminé!

L’année passée, je suivais une formation d’Aaron Sorkin où quelqu’un lui demandait quand est-ce qu’un scénario est terminé. Il a répondu qu’un scénario n’est jamais terminé. Un moment donné, des adultes viennent te l’arracher des mains pis vont en faire un film. Je m’identifie vraiment à ça! Et c’est pareil pour un livre!

Si on me laissait faire, je le réécrirais à l’infini. Je suis toujours en train d’améliorer un peu tout. Renforcer un gag. Updater une référence. Corriger une faute. Ajouter une définition au lexique. Ajouter 4000 inside jokes un peu partout. Et là, comme je m’autopublie, j’ai un peu plus le droit de continuer à jouer dedans que si je faisais affaire avec une maison d’édition.

Et le livre sort le 3 octobre!

Tu viens-tu? Invites-tu des chicks pour t’accompagner? (ahah!) Mais sérieusement, il ne me reste que le crime de C4 à closer. Pour les non-initiés, le C4 est l’endos du livre. Ce n’est pas évident de savoir quoi écrire.

Est-ce que j’explique le titre? Le concept? Est-ce que je me présente? Est-ce que je dis à quel besoin le livre répond? (C’est ce qu’on recommande pour les non-fictions.) Est-ce que je garde ça flou en me contentant de dire combien c’est extraordinaire? Est-ce que je m’adresse aux fans ou à ceux qui me connaissent zéro?

En plus, c’est vraiment pas beaucoup de mots. On dirait une bio de fiche Tinder, et j’ai tendance à changer ma bio Tinder aux 2 jours.

À date, quand je présente le livre à du monde, ils sont enjoués en voyant le cover, mais j’ai pas l’impression que l’endos arrive à closer le deal. C’est pas scientifique. C’est juste mon impression sur 3-4 inconnus.

Je pense que c’est le genre de truc qui ne sera jamais parfaitement à mon goût. J’aimerais juste donner le goût au monde d’aller piger leur titre préféré dans la table des matières pis donner une chance au bouquin. Ensuite, ils aimeront ou pas.

Peut-être que je pourrais juste écrire ça, finalement.

Ah et bonne nouvelle, pour ceux (au Québec) qui aimeraient recevoir une copie dédicacée, je vais offrir de précommander le livre sur mon site que je vais partager bientôt. Je ne pense pas continuer d’offrir de livraison après le lancement, mais pour la précommande, je vais avoir une option qui me permettra de le faire à un prix raisonnable (5-6$) et vous pourrez le recevoir à peu près le 2 octobre! :)

Yeah!

Cher militant péquiste qui fuck toute

Je ne m’adresse pas à tous les militants péquistes, je m’adresse au militant péquiste cabochon. Celui qui scrap la réputation de tous les autres. Celui qui pense que les musulmans vont nous envahir. Celui qui haït les anglais. Celui qui fait des jokes poches sur les autres ethnies. Celui qui pense qu’être un bon patriote, c’est de se comporter en épais sur les réseaux sociaux.

Si l’indépendance a autant de misère en ce moment, c’est en grande partie à cause de toi. Personne ne peut être contre le concept d’indépendance à la base. Qui peut être contre la liberté? Mais quand la souveraineté du Québec devient perçu comme un trip xénophobe d’une gang de red necks, on a un problème de branding.

Pis ce branding-là que tu répands avec toi partout, il faut le changer, parce que l’indépendance ne se fera jamais si ce n’est pas une démarche d’inclusivité exemplaire, initiée par du bon monde.

Bon, t’es pas tout seul à blâmer. La Charte des valeurs québécoises était d’une maladresse infinie, très mal portée par Bernard Drainville. Lisée a aussi dit plusieurs conneries durant la chefferie. Et de ce temps-là, on découvre quelques candidats de qui on trouve un paquet de vieux tweets de tapons.

Il faut comprendre que faire passer les méchants séparatistes pour des racistes, c’est en plein ce que souhaite les opposants à la souveraineté. The Gazette (ou Xavier Camus) ne rate jamais une occasion d’aborder le sujet sous cet angle et c’est la même chose pour d’autres médias et chroniqueurs à travers tout le pays. En fait, c’est très rare de voir un média anglo comprendre la démarche pourtant si noble et assez facile à comprendre.

Il y aussi des journalistes comme Patrick Lagacé qui ne passent pas une semaine sans préciser combien les militants péquistes sont les plus désagréables d’entre tous. Et malheureusement, il a un peu trop raison. C’est aussi une des raisons pourquoi les militants de Québec Solidaire se valorisent autant à être meilleur que les militants péquistes. Eux, ils ne sont pas des cabochons. Ils ne sont pas des red necks.

Bref, tu gosses.

Le pire, c’est qu’un certain de niveau de xénophobie peut s’expliquer pour un peuple en train de disparaitre. C’est facile d’avoir peur de l’immigration quand t’as déjà l’impression de te dissoudre dans le reste du Canada multiculturaliste, mais la souveraineté ne se fera pas en se laissant aller à cette peur-là.

Au contraire. Elle va se faire avec du monde moderne. Du monde ouvert. Genre, PAS avec des calottes Make Québec Great Again.

Et même si t’es peut-être vexé, je vais quand même essayer de te donner quelques conseils.

Si tu souhaites une société laïque, évite l’angle des méchants musulmans qui ne représentent qu’à peine 4% de la population. Commence par la religion catholique qui est encore partout, y compris le crucifix à l’Assemblée nationale. Un geste totalement hypocrite.

D’ailleurs, c’est clair qu’il est difficile pour un nouvel arrivant d’embarquer dans le trip de la souveraineté à court terme. Quand tu viens juste d’arriver au Canada, ça ne te tente pas nécessairement de t’embarquer dans une autre période d’insécurité. Mais essayer de basher tous les immigrants parce qu’ils votent pas du bon bord ou de faire des généralisations poches, c’est immensément dommageable.

Pourtant, dans les souverainiste les plus cool que je connaisse, il y a plein d’enfants d’immigrants. Il faut que ce soit clair pour tout le monde qu’ils seront les bienvenues dans le Québec pays. Dès que l’indépendance donne la moindre impression d’être un trip ethnique de pure laine, tu disqualifies un paquet de monde d’un jour penser être indépendantiste.

Tu perds des indépendantistes À VIE, parce que ces gens-là que t’élimines et que tu veux rendre moins citoyen que toi, ils ne l’oublieront JAMAIS. Non seulement t’empêches tout ce monde-là de se joindre au projet d’indépendance, mais tu leur arraches aussi la fierté qu’ils auraient au jour 1 d’un Québec pays.

Bon, je sais que j’ai été un peu mean, mais penses-tu être capable de changer? Si tu tiens à rester un cabochon, tu peux toujours joindre la Meute et peut-être aller faire de la moto dans le sud des États-Unis, mais si tu tiens vraiment à l’indépendance, peut-être que tu vas trouver qu’un changement est possible et en vaut la peine.

Changer, c’est comme l’indépendance. C’est super tough, mais ça se fait. Et qui sait. Si assez de monde change, peut-être qu’on pourra recommencer un jour à être fier de flasher le drapeau du Québec sans avoir peur d’être associé à une gang de blue necks cabochons.