L’histoire d’une amie

Je vais te résumer ça en vitesse.

On se rencontre pour la première fois au mois de mars. Belle fille. On s’entend super bien. On se parle à peu près tous les jours. On se voit trois-quatre fois par semaine et trois-quatre mois plus tard, elle glisse de façon anodine… qu’elle a un chum.

Ça ne fesse peut-être pas tant que ça après un paragraphe, mais quand tu le vis au complet, ça surprend.

T’sais, je la connais full. Je connais sa famille, ses angoisses, ses ambitions, son horaire, son cycle menstruel, etc. Je connais non pas tout ça parce que j’ai fait une grande enquête louche, mais juste parce que quand t’échanges avec quelqu’un aussi souvent (et qu’elle a une grande gueule), t’apprends à connaitre tout ça.

Mais l’histoire de son chum, elle me joue ça comme si ça n’avait mystérieusement jamais adonné.

Et sentir qu’on me prend pour un épais, c’est le genre de truc avec lequel mon égo a ben de la misère. Comme si c’était moi le weirdo qui fait un big deal d’une information comme celle-là. Mais comme elle m’a sorti ça alors que j’étais en retard pour mon rendez-vous chez le psy, j’ai décidé de mettre la conversation sur pause. C’était plus sage d’aller jaser avec le psy pour voir si c’est juste moi qui trouve ça bizarre ou si c’est weird pour vrai.

Au-delà de cette impression qu’on me prend pour un épais, ce qui me dérangeait le plus et me blessait vraiment, c’est que le truc que j’appréciais le plus dans notre relation, c’est à quel point on pouvait être vrai l’un avec l’autre. C’est tellement reposant que tu peux être authentique avec quelqu’un, et dans mon cas, c’est très rare. J’appréciais vraiment beaucoup ça et ça me donnait de l’espoir. Ça m’aidait à moins me sentir bizarre et ça amenait une simplicité que je ne pensais même plus possible pour quelqu’un comme moi.

Et effectivement, ce n’est peut-être que pas possible. Ce n’étais clairement pas aussi vrai que je me l’imaginais. Et là, ma tête s’est mise à remettre en doute plein de trucs qu’elle m’avait dit. Combien de fois elle a inventé des trucs pour cacher qu’elle a un chum? Et pourquoi on cache son chum à quelqu’un?

Un truc qui rendait ça encore plus blessant, c’est que dans mon historique personnel, j’en ai eu pas mal de relations avec des femmes matchées qui cherchaient à se « divertir » . C’est un pattern que je me suis tapé souvent et qui est devenu rough à prendre quand ç’a commencé à se répéter.

Est-ce que c’est ça mon casting? La fille se pogne un gars solide avec une job steady, pis moi je suis là pour briser leur routine, amener un peu de folie et être disponible pour les activités qui n’adonnent pas avec le plan A?

Mais bon, ça, personne ne le sait sauf moi alors je ne blâme pas personne pour ça, mais c’est là quand même, et ça fait mal.

Bref, le lendemain, on en reparle et après quelques minutes, elle finit par (enfin) avouer que son omission n’était pas complètement innocente. C’est que par le passé, avec d’autres gars, quand elle dit qu’elle est en couple, il y a des gars qui se poussent.

Et je comprends ça, mais en même temps, c’est la vie. Cacher que t’es matchée pour t’éviter ça, c’est malhonnête. C’est de la manipulation. Mais elle n’était pas d’accord, et c’est là qu’est venue la question que j’attendais teeeeellement.

« C’est pas comme si t’étais tombé en amour avec moi. Es-tu en amour avec moi? »

C’est tellement une question injuste.

Ça m’a rappelé une autre situation avec le même genre de côté injuste. Dans les grosses années de mon blogue, je recevais souvent des courriels de filles qui voulaient qu’on soit amis. Et quand je demandais de voir d’abord de quoi elles ont l’air, j’avais parfois droit à une réplique du genre « c’est pas important, je veux juste qu’on soit amis ».

Je veux bien, mais ce n’est pas ta décision. Ce n’est même pas MA décision.

C’est justement ça qui est poche quand tu ne te présentes au complet. Tu places l’autre dans une situation où c’est lui qui doit demander les trucs. Et quand tu demandes les trucs au lieu que l’autre les expose de son plein gré, ça amène du malaise.

Genre, si je croise une fille à l’épicerie, je la vois tout de suite. Je vois son corps, je vois sa face, je vois sa vibe, je vois ses fesses. Qu’elle me plaise ou pas, ça reste entre moi et moi. Aucun malaise pour personne. Je n’ai même pas à la placer dans une case.

Mais la fille à qui je dois demander des photos sur internet, quand elle m’envoie des photos, je dois y réagir sur le moment. Elle t’envoie ça et te demande « Pis??? » Et là, t’es pogné pour répondre quelque chose. Une note sur 10? Si t’es intéressé au plan amitié? Si t’as perdu intérêt? Si t’aimerais être plus qu’ami?

Et ça, ce n’est pas le fun. Ce n’est pas… civil. Et c’est injuste parce que elle, on ne lui a jamais imposé ces malaises-là. Elle m’a lu, elle m’a vu, pis elle a choisi de me contacter au moment où ça lui a tenté. J’étais déjà tout exposé avant qu’elle prenne sa décision et si je ne l’avais pas intéressé, elle n’aurait jamais eu à m’en parler.

D’ailleurs, il y a du monde matché qui se pointe sur Tinder en cachant leur statut pour fourrailler. C’est aussi un manque de respect, mais au moins, eux, ils s’en foutent si l’autre se vexe. Ils ont eu ce qu’ils voulaient. Manquer de respect avec quelqu’un dont tu convoites l’amitié, ce n’est pas le plan du siècle. Ça part mal.

Bref, je savais qu’elle allait me demander si j’étais en amour. C’est une question de marde parce que de toute façon, rendu là, il est trop tard. Si je suis en amour, qu’est-ce qu’elle va faire? « Ah scuse, je voulais juste qu’on soit ami. » Pis si je ne suis pas en amour, ben elle te sort « bon, tu vois, ç’a rien changé » et tu deviens la personne qui capote pour rien.

Mais ça change beaucoup de choses. Déjà, il y a l’enjeu de la confiance et de manque de respect dont j’ai déjà parlé, mais il y a aussi que je n’ai pas envie de dire à une amie que je ne suis pas en amour avec. Ce n’est pas quelque chose qui est le fun à dire à quelqu’un que j’apprécie. C’est un truc que je ne devrais pas avoir à dire.

Surtout que les relations ne sont souvent pas aussi simples. Les amitiés homme-femme sont souvent ambigües et il n’y a pas de switch on/off sur amour, amitié, fuckabilité, etc. D’ailleurs, un autre truc que j’aimais de cette relation, c’est combien elle était organique et sans petite case.

Et pendant tout ça, j’avais aussi des questions qui me poppaient dans la tête et que je gardais pour moi. Premièrement parce que la discussion était déjà assez chargée comme ça, mais aussi parce que je ne pouvais plus faire confiance à ses réponses.

Genre, son chum, qu’est-ce qu’il sait de moi? Est-ce qu’elle lui a parlé de moi? De mes confidences? De mes secrets? T’sais, les couples, ça se partage beaucoup.

Tout ce qu’elle répétait, c’est qu’elle ne se définit pas de par sa relation avec son chum et qu’elle ne sait pas quoi me dire. C’était toujours : « Qu’est-ce que tu veux que je te dise? »

Et cette phrase-là, je la connais. C’est une phrase de nervosité. Tu te sens mal, ça va vite et comme tu ne sais pas quoi dire dans l’immédiat, tu retournes la pression vers l’autre en lui demandant « qu’est-ce tu veux que je te dise? »

J’aurais souhaité me faire dire pas mal d’affaires. Je peux même en faire une liste.

1. Déjà, ne pas nier que l’omission du chum était volontaire.

2. Avouer que c’est poche de faire ça à quelqu’un, ç’aurait aussi été apprécié.

3. Comprendre que le lien de confiance est brisé à court terme.

4. Dire que si c’était à refaire, elle ne le referait pas.

Les numéros 1 et 2 ont fini par arriver, mais c’est au niveau des numéros 3 et 4 que j’ai été déçu. Avec ce genre de trahison, j’ai besoin de voir que la personne est intéresser à réparer les pots cassés et que dans le futur, on ne va pas se re-péter la gueule sur le même genre de truc.

Mais ce n’est jamais arrivé. J’aurais pu les demander explicitement, mais il me semble que ce serait difficile d’y croire et que c’est moins senti si ça ne vient pas de l’autre. Surtout quand l’enjeu de base est sur la confiance.

En plus, je sais qu’elle est super intelligente alors j’espèrais qu’elle y arrive par elle-même, mais c’était peut-être trop demandé. C’est mon genre d’être trop exigeant dans ce genre de truc. Elle m’a dit qu’elle avait merdé, qu’elle se sentait mal elle a fini par partir parce ça la rendait triste.

Je comprends que jaser en pleurant sur le trottoir avec les passants et tout, ce n’est pas cool.

Et depuis, on ne se parle plus. Une partie de moi se dit qu’elle attend que je lui refasse signe de vie quand je ne serai plus en colère, mais c’est poche que ce soit à moi de faire ce move-là. La partie de moi plus cynique imagine que depuis qu’elle a perdu son plan B, elle a mis plus d’effort sur son plan A et qu’elle file maintenant le parfait bonheur.

Pas que je ne lui souhaite pas plein de bonheur, mais c’est poche sur l’égo si ton amie trouve son bonheur une fois qu’elle te largue.

Bref, la morale de tout ça, c’est d’être transparent quand vous vous présentez. Pas besoin de dire que t’es matché dès la première phrase, mais si c’est pas encore sorti après trois mois, t’es passé tout droit.

Merci et désolé

Merci à tout le monde qui a pris le temps de prendre contact avec moi suite à mon dernier texte où je n’allais vraiment pas bien. Il y a pas mal de gens qui ont essayé de m’aider et de m’encourager à leur façon et j’ai apprécié chaque intention.

Même si je fais ça depuis toujours, ça reste toujours un peu déstabilisant parce que j’écris souvent ici avec l’état d’esprit que personne ne me lit, et ça devient très concret quand il y a des réactions sur ma réalité très intime du moment.

Mais je voulais aussi m’excuser parce qu’une fois que j’ai publié ça et dans les jours d’après, j’avais besoin de fuir cette noirceur-là et j’ai eu le réflexe d’un peu ignorer les messages et les commentaires qu’on m’a écrit.

Et ça, c’est un peu asshole.

Je fais tout lire bientôt et je vais répondre à tout le monde, mais je voulais prendre une seconde pour m’en excuser et en même temps, dire que je vais un peu mieux.

Bref, merci et désolé.

Ouvrir mes bras, mes jambes ou mes poignets

Je contemple encore le bout de mes forces. Ce n’est plus très loin, maintenant. Je pensais qu’avec la dose d’antidépresseur que je prenais, je ne pouvais plus pleurer autant. Maintenant, je me demande dans quel état je serais si je n’en prenais pas.

J’essaie de comprendre ce qui me fait aller aussi mal et j’arrive à quelques conclusions. C’est sûr que l’argent est un gros facteur. C’est le truc le plus concret. Ce n’est pas comme un coeur déçu ou un espoir usé. L’argent est un chiffre qui descend puis à zéro, c’est fini.

Mais au-delà de l’argent, c’est la demande d’aide que je n’arrive plus à faire. C’est comme si c’était de l’acide en-dedans de m0i et que là, il ne reste à peu près plus rien à faire fondre. Même d’écrire ici combien je souffre, je ne sais plus combien de fois il en reste à mon égo.

Je vois bien que j’arrive constamment aux mêmes problèmes. Il y a un moment où je devrai peut-être juste accepter que je suis incapable d’atteindre une forme d’indépendance. Un équilibre.

Tout seul, tôt ou tard, je coule.

Ce qui me donne encore un peu de souffle, c’est que j’écris encore. Même si le stress affaiblit ma créativité, j’écris encore. J’ai des idées. De bonnes idées, même. Chaque idée est comme une petite ligne à l’eau d’espoir, ce qui donne une drôle d’image.

Un pêcheur qui continue de pêcher, alors qu’il est en train de se noyer.

En attendant le printemps

J’ai une nouvelle amie qui m’a beaucoup aidé à me changer les idées dans les dernières semaines. C’était particulièrement cool de voir que je peux bien m’entendre avec quelqu’un. Quelqu’un d’intelligent et avec des intérêts communs, surtout. Bon, elle s’entendrait bien avec n’importe qui alors je n’ai pas vraiment de crédit, mais ça m’a montré combien une relation peut être simple. Même dans ma situation de marde où je me dis que je dois effrayer pas mal tout le monde.

Mais durant cette période où j’ai un peu ignoré mes problèmes, ils me rattrapent en crime. Je dois encore réfléchir à comment je peux obtenir plus de revenus. Le fuck qui me gruge depuis 10 ans.

Je ne sais pas si je peux expliquer à quel point c’est un sujet difficile pour moi. Je bloque. Ça m’épuise littéralement. Genre, je pourrais dormir à l’infini si quelqu’un me menaçait de toujours me jaser de ça à mon réveil.

Dans ma tête, j’ai la certitude qu’il n’y a pas de solution. Je n’y crois plus. C’est difficile de mettre des efforts à trouver une solution quand on ne croit plus qu’elle existe. T’as l’impression de gaspiller de l’énergie pour rien.

Je compte quand même mettre quelques minutes par jour pour essayer de trouver des solutions ou d’en jaser avec quelqu’un. Je pourrai dire au psy que j’ai essayé. :P

Pour un paquet de petites raisons, je vais aussi me ramasser plus seul que jamais dans les prochains temps. J’ai les larmes aux yeux quand j’y pense trop. Je ne sais pas comment je vais passer au travers de ça.

C’est là que je vois que j’aurais besoin de plus de relations, mais je me sens needy de penser comme ça.

Dans le positif, j’ai deux projets qui avancent. Une comédie télé que je vais pitcher avec un ami talentueux bientôt. (Si on arrive à faire ne serait-ce que la moitié de ce que j’ai en tête, tu vas capoter.) Ce projet-là pourrait dépanner un peu pour l’argent éventuellement. Mon autre projet est celui que je travaille depuis un bout, déjà. Mon premier scénario de film dont j’aimerais faire la première version dialoguée bientôt.

Le film me prend pas mal de temps parce qu’il y a beaucoup d’insécurité d’impliqué dans le processus. Je pense que je vais bientôt demander à une amie de m’aider dans ce processus-là parce que je manque de rétroaction professionnelle.

En même temps, j’apprends beaucoup. C’est fou le nombre de façons différentes qu’on peut construire une histoire, un personnage ou une scène. Il y a des milliers de livres avec des versions différentes qui font tous un certain sens. Ensuite il faut trouver une façon d’y trouver son style.

T’sais, ma première chronique était vraiment anale parce que j’y allais avec un plan assez rigide et théorie, mais avec le temps, ta tête assimile le format et te sort ton propre format à toi qui est plus instinctif et naturel.

Mais une chronique, c’est une page ou deux alors qu’un film, c’est 100 à 120 pages. Les essais prennent plus de temps. C’est beaucoup plus de temps à garder le même ton. Et une chronique, tu peux la mettre sur ton blogue et tout de suite avoir du feedback.

Mes commentaires sur le cinquième épisode (S08E05) de Game of Thrones

Attention aux spoilers pour les gens qui ne sont pas à jour!

Ça va faire mal…

J’ai toujours pensé qu’une série télé sera bien meilleure si elle connaît sa fin dès le début, mais la huitième saison de Game of Thrones me fait reconsidérer en bâtard.

Pour apprécier cet épisode, il faut accepter le principal défaut de cette dernière saison : les personnages qu’on a appris à connaître et comprendre pendant sept saisons et demie ont disparu. Maintenant, ils sont de retour à leurs archétypes de début de série.

Faut que tu fasses ton deuil de la Daenerys cool et courageuse qui libérait des esclaves et voulait changer le monde. Maintenant, c’est une pyro-folle en power trip comme son père. Ça l’air qu’avec les Targaryen, c’est un pile ou face à savoir s’ils virent fou ou pas. C’est Varys qui nous sort ça en fin de série pour justifier ce heel-turn de niveau WWE 1992.

Faut croire que le pile ou face s’est fait quelque part en début de saison huit.

D’ailleurs, avez-vous remarqué que le réalisateur ne montre à peu près jamais Dany sur son dragon après qu’elle soit tombée en mode psycho pendant des heures et des heures? Je le comprends. Comment tu veux justifier ça? Aussi bien ne rien montrer et tenir pour acquis que le dragon va clairer la map sur le cruise control pendant tout le reste de l’épisode.

Ma grande question : est-ce que Danaerys criait dracarys à chaque fois?

Sans farce, dans les récentes entrevues que j’ai vues avec les producteurs, je trouvais qu’ils avaient l’air tanné de ce projet-là pis avec le résultat final, je commence à comprendre pourquoi. Je peux pas croire qu’ils savaient pas que c’était pas top.

En tout cas, j’espère que R. R. Martin prend des notes sur tous les mauvais choix.

T’sais, Jaime qui redevient l’amoureux protecteur de Cersei. Je me rappelle au dernier épisode où tout le monde essayait de lire un deuxième niveau quand il dompe Brienne en robe de chambre. Nope. Il est juste amoureux de Cersei comme au premier épisode. Comment Cersei va mourir après avoir été aussi bitch? Est-ce qu’elle va souffrir? Nope. Ça se passe encore plus vite que si elle avait bu le poison à la saison deux, pis l’amour de sa vie la tient dans ses bras.

Au moins, il y a eu le Clegane Bowl qui m’a fait du bien. C’était pas parfait, mais satisfaisant.

J’ai aimé que The Hound dise à Arya de se pousser et de ne pas sombrer dans la vengeance comme lui. (Même s’il aurait pu lui dire tout ça à Winterfell.) Il aurait aussi pu tuer Cersei pour être smatte. T’sais, elle passe juste à côté! The Mountain éclate l’autre nécromancien pis The Hound poignarde Cersei pis après… FIIIIIIGHT!

J’aurais aimé que la fight bouge un peu du petit tronçon d’escalier, mais je reste content pour ce bon vieux Sandor. Il l’aura eu sa crime de vengeance. Et nous on aura au moins eu un personnage avec une progression qui a du bon sens jusqu’à la fin!

Le positif après tout mon chialage de fan déçu, c’est que je me sens maintenant prêt pour le dernier épisode. Mes illusions sont toutes mortes. Tout ce qu’il reste, c’est une histoire hyper manichéenne.

Fini les nuances et les personnages ambigus. Maintenant, c’est le nord contre le sud. Les Starks contre les Targaryens. La glace contre le feu dans une toune qui était pourtant si bien partie.

Une meilleure fin pour le troisième épisode de Game of Thrones

Avertissement. Spoilers pis toute.

Comme j’ai trouvé la fin du dernier épisode décevante et un peu trop deus ex machina à mon goût, j’en ai créé une meilleure, dans toute mon absence de modestie.

Et j’espère que R.R. Martin fera encore mieux dans les livres parce que sincèrement, depuis que la série a dépassé les bouquins, l’écriture n’est pas au niveau.

Donc voici…

Comme dans l’épisode, le Night King et son entourage de caporaux walkers sont tous autour de Bran. Théon fonce de la même façon héroïque et suicidaire avec lance pour mourir aux mains du Night King.

Bon vieux Theon! Il s’est bien racheté.

Derrière le peloton, Jon arrive au rassemblement mais n’a aucune chance de se rendre à Bran puisqu’il est encerclé. Le walker le plus badass (celui aux longs cheveux argentés) se retourne pour l’affronter. On a enfin le combat à un contre un qu’on attendait, mais le temps joue contre Jon puisqu’il doit lutter pour sa survie alors que le Night King s’approche dangereusement de son jeune frère Bran sans défense.

Est-ce que Jon a été ressuscité pour rien? Quel est son rôle dans tout ça?

Suite au conseil subtil du « not today » avec la sorcière rouge, Arya arrive aussi sur la scène. Elle veut sauver Bran, mais tout comme Jon, elle n’a aucune chance de traverser l’entourage du Night King.

Aurait-elle mal compris le message prophétique?

Malgré ses chances minimes, elle décide quand même de foncer par désespoir… ou par foi? Elle évite quelques walkers grâce à son sneakiness si bien ploguer au premier épisode de la saison, mais finit par se faire repérer et agripper. Au même moment où ses chances semblent réduites à néant, Jon porte un coup fatal au walker aux longs cheveux argentés qui éclate en morceaux.

En conséquence, les followers du walker aux long cheveux argentés meurent aussi, ce qui crée une brèche dans l’entourage du Night King qui permet tout juste à Arya de se faufiler in extremis et de sauter sur le Night King avec sa dague valéryenne comme dans l’épisode. Même switch de main pour la dague et BOOM!

Tout le monde éclate comme du pop corn.

Comme ça, Jon est utile plutôt que d’avoir juste peur du dragon undead. Arya reste l’héroïne assassine, mais n’a pas à se téléporter par magie (ou deus ex machina) à côté du Night King en défiant toute logique.

You’re welcome, HBO!