Le début bizarre de la course à la chefferie du PQ

(Article que je viens de me taper.)

Jusqu’à maintenant, les candidats sont Bernard Drainville et Jean-François Lisée.

Personnellement, je suis dans le clan « Anybody but Drainville » tellement j’ai peur que ce gars-là se ramasse chef. La charte a déjà été une bombe nucléaire pour l’option souverainiste et continuera de faire mal au PQ tant que ce gars-là sera présent. En plus, il est beaucoup trop suiveux de sondage (et de militants) pour être un vrai bon leader.

Pour ce qui est de Lisée, j’adore le gars et j’aimerais bien le voir performer dans un débat des chefs avant une élection, mais j’espère encore qu’un chef plus charismatique s’en mêlera. Parce qu’on s’entend, le côté intello hautain de Lisée ne passera sûrement pas avec les Québécois insécures, et ça va empirer quand Lisée va essayer de jouer au gars qui ne s’aime pas tant que ça.

J’espère vraiment que ses conseillers d’image vont plutôt lui dire de s’assumer comme il est. Un peu de confiance et d’arrogance, ça ferait du bien.

Pour le moment, et je ne sais pas si c’est la faute des médias, mais ce que je trouve vraiment bizarre, c’est combien ces deux gars-là ne parlent que de référendum. En fait, ça commence à faire longtemps que partout, tout ce qu’on raconte sur le PQ, c’est de savoir où placer la fameuse date du criss de référendum.

Est-ce que ça inspire quelqu’un ça? Personnellement, ce qui m’inspire dans l’idée d’indépendance, ce n’est pas vraiment la partie sur le référendum. En fait, des référendums, ça ne fait pas bander grand monde. Il ne faut pas s’étonner si tous les sondages crient constamment combien tout le monde est écoeuré de parler souveraineté quand tout ce dont on parle, c’est du putain de référendum!

C’est pour ça que mon wet dream, c’est un retour de Jean-Martin Aussant. Lui, au moins, il avait un plan de pays et une vision claire. Il présentait quelque chose d’inspirant à viser. En plus, son background et son casting à la Parizeau le rendait crédible pour en parler.

Là, essayer de déterminer la date où les Québécois auront enfin le courage d’être indépendants, c’est du gros niaisage et c’est de jouer la game des fans du statu quo. Parce que le grand argument des fédéralistes présentement, ce n’est jamais que l’indépendance est une mauvaise idée, c’est que les Québécois n’en veulent pas. Et si tu parles d’une nouvelle date, ils vont juste répéter ça : « T’ENTENDS PAS!? LES QUÉBÉCOIS N’EN VEULENT PAS! »

Mais bon, si les Québécois savaient vraiment ce qu’ils veulent ou ce qui est bon pour eux autres, ça se saurait. (Et notre histoire serait bien différente.) L’idée, ce n’est pas de proposer ce que les Québécois veulent. C’est de proposer ce qui est le meilleur pour eux, en espérant qu’un bon moment donné, ils vont enfin arrêter de choker.

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2 commentaires

  1. trop d’accord pour Drainville, si c’est lui le prochain chef le PQ va se retrouver comme 3e partie (si c’est pas plus bas) loin derrière la CAQ.

    «Un peu de confiance et d’arrogance, ça ferait du bien.» sérieux, Trudeau père disons que ça l’a pas trop bloqué.

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