Les fameux souverainistes « pressés »

Ça m’énerve quand les journalistes et chroniqueurs qualifient certains indépendantistes de «pressés». C’est péjoratif et ça fait cheap. Ça sonne un peu botcheux hystérique.

Pourtant, est-ce que vouloir un référendum dès le premier mandat indique vraiment de la presse et de l’impatience considérant que le PQ s’est fait sortir juste avec l’hypothèse de peut-être proposer un référendum un moment donné dans un futur indéterminé?

C’est plutôt lorsqu’on est prêt à promettre qu’il n’y aura pas de référendum dans un premier mandat qu’on est pressé. Pressé de gagné ses élections. Pressé de retourner au pouvoir.

Proposer un référendum au premier mandat, non seulement c’est d’être honnête dans ses propositions, mais c’est aussi faire preuve d’une grande patience. C’est d’attendre que les Québécois soient prêts. Et ça, si on se fit à la tendance des dernières années et des sondages, ça s’enligne pour prendre un méchant bout de temps.

 

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2 Comments

  1. Le plus gros problème avec ça, c’est qu’il y a une partie de la population, qui n’est pas fédéraliste, qui s’est laissée convaincre que sans le Canada, le Québec n’est pas viable économiquement (parce qu’on retire de la péréquation).

    Cette tranche-là de la population pourrait voter oui si c’est nous qui traînions les autres. Et, on l’a vu en 1995, cette tranche de la population pourrait très bien nous faire traverser la ligne.

    Il y a deux choses primordiales à faire avant de pouvoir penser espérer peut-être éventuellement faire un pays: convaincre la population qu’il serait profitable pour nous de s’auto-déterminer, et remodeler le système d’éducation pour que la population du Québec se réapproprie, entre autres, son histoire: comment faire comprendre à quelqu’un qui n’a AUCUNE IDÉE qu’il y a eu un référendum en 1992 à l’issue duquel les Québecois et le reste du Canada se sont MUTUELLEMENT dit non, quand des mi-trentenaires ne savent même pas que ça a eu lieu?

    Pour faire tout ça, il faut un gouvernement qui va faire les bons choix (certains à gauche, et, oui, certains à droite).

    Est-ce bien dans l’intérêt du parti libéral, malgré leurs beaux discours, de nous remettre sur les rails?

    Ces choses-là prennent du temps, et il faut un gouvernement souverainiste qui prépare les choses, et ça ne se fera pas dans les 10 prochaines années. Honnêtement.

  2. La réalité est qu’en ce moment, la population tripe fort sur le PLQ. Mêmes s’ils sont mafieux et qu’ils nous endettent, ils tripent fort sur eux quand même. Donc il n’y a rien à faire à court terme.

    En plus, la population déteste se faire dire qu’elle a besoin d’être éduquée. Quand Lisée dit qu’il reste de « l’éducation à faire », tout le monde se révolte en disant « Pffff, c’est pas que je suis pas éduqué, c’est que ça m’intéresse pas de me séparer! »

    Ensuite, s’en suit une coupe de sacres et de phrases incluant « payeurs de taxes » et autres clichés du genre.

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