Quand j’y repense, ça fait quand même un bout de temps que je prévoyais publier un recueil pour Victime de la porn. Je me rappelle que dès les débuts de la chronique, je m’étais justifié le salaire semi-symbolique en me disant que je pourrais en faire un bouquin plus tard. C’est pour ça que dans les premières années de VDLP, j’y parle très rarement de sujets d’actualité.

La seule fois où il y a un peu de mouvement, c’est il y a deux-trois où je m’étais fait approcher par une maison d’édition, mais après quelques recherches, ils en étaient venus à la conclusion que personne ne faisait d’argent avec les recueils de chroniques. De mon bord, je n’ai jamais fait de démarches à des maisons d’édition parce que :

  1. Je n’y connais rien.
  2. On suggère toujours d’y aller pour une maison d’édition où il y a d’autres auteurs avec un style semblable, sauf que mon style dans Victime de la porn, personne d’édité écrit aussi mal. :) Avec le langage très parlé et l’abondance de franglais, c’est beaucoup plus web et bâtard.

Comme je suis disponible ces derniers temps, j’ai choisi que je me ferais tout ça en genre de cadeau à moi-même pour garder quelque chose de cette histoire-là. Je me disais que juste placer mes meilleurs textes bout à bout dans un fichier Word et switcher ça en format Kindle, ça ne pouvait pas être tant de travail que ça. Crime que j’étais dans le champ! Déjà, juste relire un texte pour voir si je le garde ou pas, ça prend quand même quelques minutes, mais c’est impossible de juste relire un texte sans le réécrire.

Du coup, je suis rendu à 1240 minutes de réécriture et je suis encore loin d’avoir fini. Je suis rendu à février 2014. J’essaie de faire ça le plus possible d’une traite pour avoir tous les textes en tête et mieux pouvoir remarquer les trucs qui sont redondants. Par chance, j’ai beaucoup de fun à faire ça! J’en profite aussi pour uniformiser un paquet d’affaires tels que les guillemets, l’usage du mot luv et l’orthographe de mots comme ostie, calice, greyé ou cowgirl inversée. Et tant qu’à y aller moderne, j’ai choisi de flusher tous les î pour être en total graphie rectifiée.

Ensuite, je devrai travailler le pacing pour mieux équilibrer le livre et que tous les meilleurs textes ne soient pas quelque part au milieu. C’est sûr que mes textes du débuts sont moins forts, mais ils ont leur importance. Mais ça reste long vu qu’on parle quand même de garder possiblement 150 chroniques et près de 100 000 mots. Ensuite, je vais sûrement demander de l’aide à mon monde pour choisir les derniers textes et m’aider à spotter les fautes.

Mais bon, pour ces étapes-là, je me sens pas pire compétent. C’est la suite où m’embarque dans l’inconnu de l’autopublication qui est plus stressante.

À la base, je voulais juste publier un format Kindle sur Amazon super simple, mais quand j’ai vu que si peu de gens avaient adopté le numérique et qu’Amazon offrait un service d’imprimerie à l’unité, je me suis dit que ça valait la peine de me forcer pour une version papier. Il reste que ce sera l’étape la plus tough vu qu’elle implique plein d’affaires dans lesquels je suis un total amateur. Quelques exemples :

  • Formater le bouquin dans InDesign
    • Établir la grosseur des pages et les petites marges
    • Les polices de caractère (Electra FTW)
    • Voir si chaque chronique parait bien et arrivent sur la bonne page
  • Créer une page de couverture qui fait pro
    • À date je sais juste que je préfère « matte » à « glossy »
  • Aller chercher un numéro ISBN
  • Remplir plein de formulaires pour pouvoir vendre ça sans me faire taxer à mort
  • Établir les prix de vente pour chaque pays et selon les formats

Mais ça reste tripant. Il y a des articles et des tutorials YouTube pour à peu près tout, et j’ai quand même des amis compétents que j’essaie d’harceler le moins possible.

Et il y a aussi d’autres trucs à écrire dont on ne tient pas trop compte, mais qui prennent aussi du temps comme la bio, les remerciements et la présentation du livre sur Amazon.

Et chaque fois que je parle de ce projet-là à quelqu’un, on me demande si j’aurai du contenu exclusif. :) En tout cas, sur les 200 textes que j’ai passé à date, il n’y en a pas un qui est resté dans sa version intégrale. Ils sont tous mis à jour avec des références moins datées et des phrases qui se lisent mieux.

L’étape la moins l’fun risque d’être celle du marketing où je vais gosser mon lectorat pour me donner des ratings de cinq-étoiles sur Amazon question de faire bonne impression avec monde qui ne me connait pas déjà. :) Je ne fais pas tout ça en me disant que je vais devenir riche et fameux en Belgique, mais j’aime l’idée que le bouquin sera dispo à peu près partout dans le monde. On vit quand même à une époque cool.

Rejoindre la conversation

3 commentaires

  1. Hey bon courage, moi je pense bien que je te l’achèterai s’il sort en papier (en France ?) voir même en faire des cadeaux de Noël (même si ça sort pas à Noël). C’est supra cool en tout cas !

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *