J’habite dans un gros bloc à 20 appartements et depuis une douzaine de jours, ça fait quatre ou cinq fois que quelqu’un vient sonner chez nous. C’est toujours autour de 22h où je n’attends personne alors je choisis de ne pas répondre et du coup, je ne sais toujours pas c’est qui.

Je ne réponds pas parce que mon cerveau est à 90% sûr que c’est une erreur. Quelqu’un qui voulait aller visiter le voisin d’à côté. Une fuck-friend qui se trompe toujours dans le numéro d’appart de son plan cul. Un hobo qui sonne partout pour espérer pouvoir dormir dans l’entrée.

Mais même si je suis persuadé à 90% que ce n’est rien de bon, j’ai quand même le 10% qui fantasme. Le 10% désespéré qui fait que je vais quand même vérifier mon téléphone pour m’assurer que ce n’est pas un ami qui passait me voir sur un coup de tête. Peut-être une groupie persévérante qui veut me surprendre avec un manteau long et rien en dessous. Ou une ex qui s’ennuie badly. Ou juste quelqu’un qui tenait à me refiler une mallette avec 20 000$ d’argent comptant.

Mais je ne sais pas. Je choisis le mystère.

Le plus bizarre, c’est que j’ai eu de la visite de lundi à mercredi et ça n’a jamais sonné durant ce temps-là. Peut-être que je suis rendu à halluciner des trucs à la Fight Club, mais que ma version remplace Brad Pitt par une sonnette poche. Un Alice in Wonderland où je décide de snober le lapin blanc.

Peut-être que je regarde juste trop d’épisodes de Westworld et que ça me pousse à réfléchir et comparer ce qui est le plus cool entre la réalité et la fiction. Entre les rêves que je fais la nuit et l’inaction que j’ai durant le jour. Entre ce que j’écris et ce que je vis.

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