Tout ce que j’ai pas dit durant mon speech d’hier

Tout le monde me demande comment s’est passée la soirée d’hier.

C’était TRÈS cool!

C’était stressant parce que durant le jour, tout le monde qui te texte, c’est pour dire qu’ils chokent alors t’as l’impression que tu vas te ramasser tout seul, mais même si plein de gens que j’étais sûr qu’ils seraient présents ne sont pas venus, on a quand même atteint un bar plein comme j’espérais et les performances étaient vraiment trop fortes!

Crime que c’était drôle! Vraiment une expérience bizarre à vivre!

La grosse mauvaise nouvelle, c’est que le photographe du Nightlife semble avoir choké. Personne ne l’a vu. C’est poche parce que c’est pratique pour les souvenirs, c’est pratique pour la promotion du livre et c’est aussi cool pour le Bar Le Vestiaire qui a vraiment été cool dans tout ça. J’aurais aimé leur donner plus de visibilité.

Moi, j’ai fait mon speech vers 18h45 et même si je ne me souviens plus trop de ce que j’ai dit, je sais qu’il y a plein de trucs que j’ai pas dit ou mal dit. :) Je m’étais gardé l’après-midi pour me préparer à ce que j’allais dire pis finalement, j’ai juste eu le temps de m’écrire des mots-clé sur quelques cartons une demi-heure avant. C’est pour ça que j’ai pensé faire une version texte où je suis un peu plus dans mon élément.

Et pour vous mettre dans le mood, je vais réutiliser les mêmes cartons. ;)

Qui ici a déjà lu au moins 10 chroniques de Victime de la porn? (Pas mal tout le monde.)

100 chroniques? (Beaucoup moins.)

300 chroniques? (À peu près personne.)

Aucune chronique? (À peu près personne.)

Pour ceux qui ne sont pas trop au courant, je vais expliquer le concept. Audrey PM qui travaillait pour Nightlife dans le temps m’avait demandé d’écrire pour eux. Il voulait que je fasse quelque chose qui ressemble à mon blogue, mais mon bloque était beaucoup de choses dans le temps parce que je m’en servais pour expérimenter.

Rapidement, j’ai voulu jaser de trucs relationnels, sexuels, homme-femmes, etc., mais ça m’intimidait d’écrire pour le Nightlife. Ces magazines comme NL ou Urbania sont toujours assez snob et écrits par des gens qui se trouvent super cool, et je me disais que j’allais me faire démolir. En plus, quelqu’un qui se prend trop au sérieux en jasant de sexe ou de séduction, ça fait toujours assez ridicule.

Mais j’ai finalement trouvé le concept : Victime de la porn. Un petit jeu de mot avec victime de la mode. J’allais me positionner comme le consommateur de porn que je suis. Un branleur, un loser sympathique, qui donne ses opinions sur une multitude de sujets. Avec cette posture-là, t’es un peu inattaquable. Qui va vouloir choquer contre un branleur qui partage des opinions sur le web entre quelques jokes de snatch.

En même temps, malgré le niveau de langage de niveau porn et les expressions très douchy, je voulais montrer qu’on peut tripper sur les bubble butts, être très libidineux et avoir l’esprit tordu sans pour autant voir les femmes comme des objets et les déshumaniser. C’est un truc que je trouvais beaucoup trop absent à ce moment-là. La possibilité d’être une bonne personne… cochonne.

En même temps, c’était risqué. C’est impossible de parler de sexe, de double standards, de culture du viol, de slut-shaming, de séduction, de féminisme, de fantasmes hardcore sans que personne ne se vexe. Ce sont des thèmes super chargés qui dépendent beaucoup du vécu de chacun. Selon nos expériences (ou nos traumas), on a tous des visions très différentes de ces sujets-là.

Ce sont des thèmes délicats et sensibles. On peut juste éviter d’en parler pour être certain de ne choquer personne, ou un peu essayer de le faire le mieux possible, tout en sachant d’avance que ça va déranger.

Il y a autant de motivations et de processus d’écriture qu’il y a d’auteurs. Dans mon cas, ç’a toujours été une espèce de mise à nu métaphorique.

C’est pour ça que j’essaie toujours d’écrire avec l’idée que personne ne va me lire. Si je savais que j’écris va finir dans un livre que ma mère va lire, je n’écrirais rien.

Mais l’idée, c’est vraiment d’arriver à partager quelque chose, une vérité qui est assez sincère et intime pour être au moins un peu gêné de la partager. Si tu te sens un peu tout nu en partageant ton texte, c’est que t’as fait ta job. Tu t’es compromis assez.

Et ce qui est cool quand tu partages vraiment une partie intime de toi à des gens, c’est que si ça plait à quelqu’un, tu peux établir des connexions. Et le concept de Victime de la porn est étroitement relié à tout ça. La quête de The One. Écrire des textes où tu te mets à nu en espérant qu’un moment donné, ça va plaire à quelqu’un.

Bon, pour The One, ce n’est pas encore arrivé, mais ce soir, il y a quand même un bar plein de monde à qui ç’a a plu.

*clap clap*

Pour le livre, j’avais envie de savoir pourquoi un auteur ne touche que 10% de la vente sur un livre. Ça me semblait peu. J’ai décidé de me lancer dans l’autoédition pour mieux comprendre toutes les étapes que ça implique.

Cette semaine avec tous les préparatifs reliés au lancement, je regrettais un peu mon choix.

Tout d’abord, je tiens à remercier Tania de chez FORMAT grâce à qui le livre est aussi beau. On contraste parce qu’elle est un robot et moi un petit gars sensible, mais le résultat est tout ce que j’espérais.

Merci aussi à Charles-Étienne Martel Morin (crime de génération avec trop de noms) qui a dessiné les illustrations. On se connaissant zéro, mais après 3-4 dessins, il s’est mis à juste frapper des coups de circuit. En plus, c’est tellement un gars sympathique. Ça non plus, ça ne pouvait pas mieux se passer.

Merci à tout le monde qui m’a aidé à corriger le livre. C’est pas évident avec ma langue croche et tous mes anglicismes conjugués et bla bla bla. Il reste peut-être des fautes, mais au moins, s’il en reste, je pourrai les blâmer eux.

Merci à Cécile Bellemare ma mentorettina qui m’aide toujours dans tous mes projets. Merci à Djim, Véro, Sophie et Arianne, qui est un peu ma deuxième famille.

Je n’y ai pas pensé sur le coup, mais j’ai complètement oublié de remercier Joelle qui s’était occupé de la caisse toute la veillée. Je lui ai dit 10 fois merci à elle, mais j’aurais dû le faire au micro aussi. Elle est venue de Sherbrooke pour m’aider! Ce n’est pas rien!

Ensuite, il me restait deux plogues.

Merci au Vestiaire pour l’accueil très cool. Et j’ai aussi expliqué la promotion pour le mois d’octobre pour les gens qui habitent à Montréal et dans les environs.

J’ai aussi plogué chummey.com, le site qui explique comment se procurer Victime de la porn et qui va continuer de s’améliorer dans les prochaines semaines.

Ensuite, j’ai présenté mes 3 invités qui ont tout arraché! Crime que c’était drôle même si j’ai manqué plein de bouts.

Bref, je suis très content de ma soirée! C’était le fun de voir autant de monde qui aime mes trucs. En même temps, c’est un peu frustrant de ne jamais avoir le temps de parler à personne. Quand ils viennent pour une dédicace, c’est difficile de les écouter en écrivant, et quand tu les écoutes, t’as quelqu’un en arrière qui te fait des allô. T’as l’impression de ne jamais accorder de vrai temps de qualité à personne. Et je filais toujours cheap quand je voyais le monde partir sans que j’aie eu tant le temps de leur jaser.

Les dédicaces, c’était vraiment le fun! Je me suis juste planté 4-5 fois où c’était juste pas si drôle ou bien mes phrases ne faisaient plus trop de sens. C’est ça qui arrive quand tu refuses d’avoir une phrase générique et que tu veux être original 100% des fois. Ce sera plus facile quand je vais les écrire chez nous à mon rythme et sans la personne qui attend en lisant par dessus mon épaule. :)

J’étais particulièrement content d’avoir quelques amis proches (la clique d’Abitibi, of course) qui sont restés au bar jusqu’à 22h30 quand j’ai fini par finir. C’était cool de pouvoir décanter tout ça et de pas juste m’en aller tout de suite me coucher dans mon appart vide. Ce petit chill de décantation était très cool après les quelques heures d’adrénaline.

Donc voilà! Merci à tout le monde d’être passé, et si t’étais pas là, j’espère que tu le regrettes un peu. :)

One thought to “Tout ce que j’ai pas dit durant mon speech d’hier”

  1. C’était une belle soirée! On t’aime mon chou!
    Et pour ce qui est du blâme aux correcteurs, on pourrait toujours te répondre que c’est toi qui ne voulais pas corriger :P hahaha

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