C’était une date, je dirais, même.

C’est rare, pour moi, les dates.

Et c’est chiant, ces phrases, avec des virgules.

Il faut dire que c’était une date de dimanche après-midi avec des petits cafés décaféinés. C’est loin d’un setup qui annonce du gros cul passionné dans pas long, hein?

Je sais, mais c’était voulu comme ça.

C’est sûr que je me trouvais quétaine avec mon setup de tisane d’après-midi, mais elle était willing. Et mon coeur était sous le choc d’être tombé sur un autre qui ne supporte pas la caféine.

C’est clair que c’est un signe, non?

C’est un des nombreux éléments qui m’ont attiré chez cette fille. On n’avait pas échangé si souvent que ça sur Bumble, mais les fois où c’est arrivé, j’en ressortais avec un bon feeling.

Genre, « cette fille est spéciale ».

Il y a des gens qui trouvent ça lourd de jaser et de débattre sur des enjeux de société, mais en tombant sur quelqu’un qui s’intéresse aux mêmes sujets que moi, je me suis comme rappelé (aperçu?) combien ça pouvait être simple et agréable. Échanger avec quelqu’un d’intelligent dans la bonne foi et le respect, c’est tellement une expérience enrichissante. Ça change du web en bâtard, en tout cas.

On a jasé jusqu’à la fermeture du café et ça s’est terminé là. Encore là, pas de gros french ou rien, mais c’était vraiment un bon moment. Un expert de la drague me jaserait sûrement des dangers de se faire friendzoner, mais j’ai besoin d’y aller molo.

Tu ne comprendras peut-être pas à quel point, mais ça fait tellement longtemps que je n’étais pas tombé sur quelqu’un qui me plait. C’est grisant, mais en même temps, ça fait peur. Ça doit être moins épeurant quand ça t’arrive aux deux semaines.

Et depuis, je rush à ne pas trop idéaliser la fille. Mon cerveau cave est fait comme ça. Il se met à idéaliser l’autre et si je le laisse faire, j’arrive vite à la conclusion que je ne serai pas de taille. La perfection, c’est intimidant.

D’ailleurs, le setup de tisane, c’était un peu pour ça. J’avais besoin d’y aller un peu plus molo et de ne pas tout de suite laisser aller mon cerveau cave.

J’ai trop souvent le réflexe de balancer en partant tout ce que je n’aime pas de moi et de ma vie pour que ce soit fait. (Comme je le fais ici.) Je me pensais authentique et transparent en faisant ça, mais peut-être aussi que c’est pour me protéger. Peut-être que ça m’évite d’être rejeté plus tard quand je me serai attaché et que ça pourra me faire mal pour vrai.

Mais créer de nouvelles relations, ça implique ça : le risque de se faire mal.

Bref, tout ça est cool, mais épeurant. Je vais continuer d’y aller molo parce que je ne suis pas là où j’aimerais, mais le temps est de mon côté. J’ai l’impression de vraiment construire quelque chose de bien ces derniers temps.

Peut-être que ce sera trop molo pour elle, mais je sais pas. C’est juste moi. Et c’est ça que j’ai aimé de notre discussion. J’avais l’impression que pour une fois, juste être moi-même était une force.

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3 commentaires

  1. C’est déjà fini, finalement! Tu checkeras le post d’après. ;) (Et la seule affaire sur laquelle je ne suis pas insécure, c’est sur mes frenching skills.)

  2. C’est correct dy aller mollo mais c’est risqué. Surtout si la fille est vraiment wow et qu’elle se fait charmé à fond sur des dates plus standards genre verres, restos. Ça arrive que tes intentions mollo soit interprétés pour du platonic en comparaison.

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