J’aurais pu faire 12 chroniques avec ma relation avortée de cette semaine.

Je vais préciser en partant que je ne pense (vraiment) pas que la fille me lise alors je n’écris pas ce texte pour genre… lui passer un message via mon blogue. C’est juste moi qui ai besoin de ventiler et essayer de faire du sens de tout ça. D’ailleurs, personne ne pourra la reconnaitre grâce à moi ou mes textes. Même mes amis proches n’ont aucune idée de qui elle est.

(Si ça se trouve, elle n’existe même pas!)

Mais comme je disais, j’ai besoin de ventiler parce que c’est frustrant, une fin de relation. Surtout une fin comme ça qui manque cruellement de closure. Et il faut dire que je suis un peu fait comme ça. J’y pense et repense. Qu’est-ce que j’aurais pu faire? Qu’est-ce que j’aurais dû faire?. J’en jasais même à une madame hier qui n’est même pas une amie! C’était genre un lien professionnel et je me suis mis à déblatérer sur tout ça. Et plus j’y pense et plus je vois combien j’étais menotté sur plusieurs options.

La plupart des fucks, ça se réglait super vite avec une conversation de vive voix.

Petit exemple super anodin, est-ce que ça t’ai déjà arrivé que quelqu’un t’explique un concept simple que tu connais déjà? Tout dépendant de la taille de ton égo, ça peut être gossant. Moi, j’ai un pas pire égo et surtout, j’ai le « on me prend pour un épais » assez facile. Par téléphone ou en vrai, tu peux juste dire « oui oui, je sais, je connais tout ça », mais par texte, quand l’autre continue à te l’expliquer même quand tu lui as dit, tu te rends compte que le dialogue ne fonctionne pas. Et quand elle te l’explique une 2e ou 3e fois…

Au lieu du mode « j’ai pas à pogner les nerfs pour une niaiserie, on va s’appeler et se comprendre », tu te ramasses à « eh ben, elle me prend pour un tata et plus j’insiste pour qu’on se jase, plus j’ai l’air d’un weirdo intense ».

D’ailleurs, quand j’ai parlé de téléphone dans mon statut Facebook, j’ai vu quelques filles dire qu’elles s’ennuient des longues jasettes au téléphone, mais j’espère que tout le monde catch que c’était pas ça mon propos. Je parlais pas de jaser deux heures au téléphone par soir et finir ça avec des « toiiii raccroche ». C’était juste une question de clarifier des niaiseries qui dégénèrent.

Tout le monde sait que par texte, ça peut partir dans tous les sens, surtout entre personnes qui se connaissent peu. Je suis un writer et ça m’arrive fréquemment d’être mal interprété. Quand tu t’en rends compte, qu’est-ce que tu peux faire d’autre? Écrire encore plus de texte? C’est pas super intelligent. Mais là, à chaque explication, ça déclenchait un autre fuck, relié à une autre mauvaise interprétation.

Siiiii frustrant.

C’était comme de m’enfoncer dans une marre de marde et toujours aller plus creux parce qu’on me refuse les autres options. T’sais, tu peux montrer que t’as le coeur et la volonté pour tougher longtemps, mais il reste que tu fais juste t’enfoncer plus creux quand même.

T’sais, un moment donné, elle me comparait même à son ex. Autant je manque de confiance en moi, autant je suis persuadé que j’ai RIEN en commun avec son ex. C’est clair que c’était un cas cliché du « passé pas réglé » pour lequel c’est moi qui se ramasse à payer, mais non seulement ça se gère mal par texte, mais il n’y a PERSONNE qui réagit bien à se faire psychanalyser par un inconnu sur sa rupture récente.

Tu peux le faire pour te gâter, mais pas si t’espères encore régler les choses. Mais c’est clair comme le jour qu’elle appliquait le filtre de son ex sur nos discussions à nous. J’essayais juste d’être patient, même si c’était zéro cool qu’on m’extrapole une personnalité qui ne me ressemble pas. C’était évident que ça ne me ressemblait pas pantoute. Mais hey, dans la très hypothétique chance où le gars me ressemble vraiment, je serais curieux de le rencontrer parce que ce serait une première pour moi.

Ce qui gosse avec la messagerie aussi, c’est que les discussions s’étirent. C’est souvent beaucoup plus long qu’une vraie conversation. On fait autre chose en même temps, quelqu’un part pour une coupe d’heures, quelqu’un arrête de répondre et tu ne sais pas pourquoi. Pour quelqu’un de sensible comme moi, ça étire un mood désagréable sur des heures de temps. C’est tellement pas de l’énergie bien investi. En plus, si je sens qu’on se comprend mal, je suis capable d’écrire un shitload de texte (comme ce texte le prouve) et c’est sûr que j’ai l’air encore plus intense.

Tout cela étant dit, tout ce que j’ai dit à date, j’étais prêt à vivre avec et ça me semblait encore surmontable. Ce qui m’a fait abandonner, c’est deux trucs :

1. Avoir le fardeau d’être celui qui veut régler les trucs

Moi aussi, j’ai des fucks avec mes ex. Un truc que je ne veux plus jamais revivre, c’est d’être tagué comme « celui qui veut discuter ». Genre, il y a des gens pour qui régler des conflits est une perte de temps. Les gens qui vont te dire en partant « je veux pas m’obstiner » alors t’hérites du rôle d’obstineux versus « la bonne personne ». Pourtant, dans ma vision d’une bonne relation, les deux partis devraient vouloir bien s’entendre et se comprendre. Trop souvent, j’ai essayé d’avoir assez de patience pour les deux et de régler les choses malgré quelqu’un de pas si réceptif et je ne veux plus vivre ça. En fait, je ne pense pas que ce soit sain. Si quelqu’un voit la gestion de conflit comme une perte d’énergie, moi je vois trop d’immaturité pour une relation avec un réel potentiel.

Mais le plus gros dealbreaker fut…

2. Notre souvenir de la première rencontre était différent

Malgré toute l’incompréhension qu’on avait en ligne, je me rattachais toujours au fait que face à face, c’était pratiquement parfait. J’en avais même fait un texte ici. Mais vers la fin, elle a fini par dire un truc qui m’a fait comprendre que c’était pas le cas. C’est là que mon coeur a lâché. Même si elle venait d’accepter qu’on se revoit pour régler tout ça, ça m’a trop scié les jambes pour que je puisse continuer.

Ce qui m’a fait le plus mal, ce n’était pas que la relation se termine, c’était de me faire voler ce souvenir-là.

Ça m’avait fait tellement de bien.

Là, j’étais juste KO. T’sais, dans les films, le gars persévère et persévère pour conquérir le coeur de la fille, mais je n’ai pas la confiance pour être ce genre de gars-là. Si je sens que l’énergie est réciproque, je vais me donner à l’infini, mais sinon…

En plus, la fille est RIDICULEMENT belle. Si elle a besoin de quelqu’un qui dit tout ce qu’elle veut entendre et s’acharne malgré tout ça, c’est sûr qu’elle va en trouver 1000. Peut-être qu’elle n’aura jamais à faire les efforts dont moi j’ai besoin.

Ça reste frustrant parce que ça reste une femme brillante, avec la plus belle face de l’ile et un coeur à la bonne place. Je ne sais plus combien d’occasions du genre repasseront pour moi. C’est sûrement pour ça que j’abuse sur les 20 pages introspection. J’ai l’impression d’avoir été grimpé super haut par une grosse vague qui était fausse, mais que je me pète quand même la gueule pour vrai.

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5 Comments

  1. faudrait tu fasses comme dans l’ancien temps ! Des rencontres réelles d’abord, ailleurs que sur le virtuel, dans un gym, je sais pas moi, au café, prends des cours oû il y a de belles filles avec un coeur à la bonne place, la madame elle dit.
    En tout cas pour moi ça a marché (j’ai trouvé un gars, pas une fille) et j’ai pu besoin de chercher maintenant. C’est beaucoup moins fatiguant .

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