Je viens de m’installer dans un café où une skank m’a volé la place sur le bord de la fenêtre.

Bon, je dis qu’elle me l’a volé, mais en fait, c’est sûrement moi qui ai été tata. Il y avait du monde à la caisse quand je suis arrivé alors je n’ai pas réservé la place que je voulais sur le bord de la fenêtre. Je ne voulais pas être le asshole qui prend la place des autres arrivés avant. Sauf qu’avant d’avoir commandé, ladite skank est entrée pis elle, elle n’a pas hésité une seconde à aller la prendre, la place cool.

Résultat, je suis sur la table commune à côté du dude avec un grand décolleté de poils de chest et le monsieur baquet qui réalise pas combien sa respiration est creepy parce qu’il porte des gros écouteurs. Le pire, c’est que je me payais un café déca-que-j’aime-pas juste juste pour faire un peu de lèche-vitrine de passants.

Cette histoire résume bien ma vie ces temps-ci. Un manque de guts. Une frustration castrante. Je regarde passer le train et ensuite je m’énerve de regarder passer le train. (Et je traite le monde normal de skank.)

Je me sens stuck. Je dois chercher du boulot, mais je n’envoie pas de lignes à l’eau. La fatigue de janvier me donne envie d’hiberner jusqu’à l’été. Je pense que c’est pour ça que l’histoire de semi-dating m’affecte autant. C’était une cool motivation. Ça donnait envie de m’améliorer. J’arrivais à me dire « bon, là, ça suce, mais bientôt ça va bien aller ». À la place, je suis dans un gros mood « à quoi bon… »

Au moins, je recommence à m’entrainer demain. Le dernier 10 jours d’antibiotiques m’a scrapé solide alors j’avais mis ça de côté. Peut-être que ça me donnera un peu d’énergie. Je me suis aussi pogné de la vitamine D.

Criss que le bonheur s’en vient, hein? On peut pas se tromper avec du poussage de fonte pis des vitamines! Vie plate du calice. Je me retiens juste pour ne pas crier dans ce putain de café.

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