Je me considère personnellement comme un « narcissique conscient ». Bon, je ne suis pas le premier artiste à être narcissique, mais au moins, j’ai assez fait d’introspection et de thérapie pour en être conscient. Genre, je continue à parler de moi, mais je m’en rends assez compte pour m’énarver.

Cela dit, s’il y a un moment où je ne suis PAS narcissique, c’est lors d’une première date. N’importe qui ayant lu trois chroniques de dating dans sa vie sait que c’est LE reproche #1 dans toutes les listes : le gars ne s’intéresse pas à la fille et ne cesse de parler de lui.

Et là, je ne sais pas si tu l’as déjà deviné, mais je parle de ça parce qu’on vient de me faire ce reproche-là et je suis TELLEMENT PAS D’ACCORD! AAAAAARGH!!!

De un parce que la discussion a commencé avec 15 minutes où l’on a jasé de sa job à elle, mais surtout, parce qu’on n’a juste JAMAIS PARLÉÉ DE MOI FUCK ALL!

Si on me dit que j’aurais dû lui poser plus de questions pour démontrer mon intérêt, je serais d’accord. Clairement, ç’aurait été cool de mieux projeter ça, mais ce qui m’enrage, c’est qu’elle déduise que je n’étais pas intéressé à la connaitre alors que c’est totalement le contraire. Jaser de sujets intéressants, je trouve vraiment que c’est la meilleure façon de voir comment quelqu’un pense, et qu’est-ce qui peut être plus pertinent que ça?

Comme je disais, je sais que j’ai des tendances narcissiques. Si tu me laisses aller, je peux te jaser de moi pendant des heures. Je pourrais aussi nommer des relations que j’ai qui sont clairement débalancées parce qu’on parle beaucoup plus de moi que de l’autre.

J’essaie fort de voir mes fucks, sauf que comme je disais, ce n’était pas le cas cette fois-là, parce qu’on n’a jamais jasé de moi! Et ça, j’en suis certain parce que c’était dans le plan de match!

Mon psy me gosse toujours parce qu’il juge que je me sabote en ouvrant mon jeu trop vite lors d’une première rencontre. Cette fois-là, vu que j’avais vu dans cette fille-là un potentiel rare, j’ai voulu éviter ça à tout prix et opter pour ses recommandations. Pas trop y aller deep sur moi, mais plutôt d’être présent et de suivre la conversation de façon organique. Juste une discussion normale et qu’on apprenne à se connaitre tranquillement comme ça. C’est juste une première rencontre, après tout.

Pis là je me ramasse avec ce reproche de marde là! Argh!

Si elle m’avait demandé la moindre question sur moi, c’est sûr que je l’aurais relancé avec la même question, mais ce n’est jamais arrivé!

C’est tu un peu tranquille comme première date? Oui. Est-ce que j’ajusterais des trucs si c’était à refaire? Oui. C’est tu un manque d’intérêt envers l’autre? Non!

T’sais, j’ai longtemps eu des dates avec des lectrices où c’était débalancé. La fille s’intéresse à mes trucs alors on parle de moi beaucoup et quand tu retombes avec une non-lectrice, ça parait parce que tu n’as plus autant le spotlight.

Je pense que c’est ça qui est arrivé. Dans ses dates habituelles, la fille est habituée d’avoir le spotlight alors que là, le spotlight était sur personne. C’était juste une discussion entre deux personnes qui se connaissent pas. Et là, je file cheap de même avoir apprécié cette putain de conversation!

Et me faire le coup du narcissique… Argh! C’est siiii injuste! Et un total double standard. Un gars qui ne pose pas de questions à une fille lors d’une date, c’est un narcissique fini. Une fille qui ne pose pas de questions à un gars lors d’une date, c’est… une fille qui attend qu’on lui pose des questions.

J’ai tellement confirmé ça souvent sur les apps. Si je ne pose pas de questions, il n’y en a juste pas. Et ce n’était pas différent avec elle.

De toute façon, apprendre à connaitre quelqu’un, ce n’est pas de lui demander sa putain de couleur préférée. Les questions, c’est souvent juste des prétextes pour faire parler l’autre et voir comment il pense. Ce qui m’intéresse, c’est ça. Pas son CV ou des questions génériques de player qui roule à trois dates par semaine.

D’ailleurs, elle s’attendait clairement à un top charmeur vu que j’ai un bouquin et que je suis dans la quarantaine, mais ironiquement, C’EST SI MAL ME CONNAITRE!

Pas que je sois dépourvu de tout charme, hein! (Il y a des limites à me second guesser et m’autoflageller.) Mais ce côté-là de moi, il ressort seulement quand je suis en confiance avec quelqu’un. Et pour se rendre là, ça demande… de l’intérêt.

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