J’ai été passé une semaine dans ma ville natale pour la première fois en deux-trois ans.

Ça ne me tentait pas parce que je n’aime pas où je suis dans ma vie en ce moment et ça me donne l’impression de faire une tournée d’humiliation, mais je pouvais difficilement ne pas y aller. Déjà, mon psy m’aurait encouragé à y aller, j’avais un lift, et c’était l’occasion de rencontrer mon ami dentiste. S’il y a du positif dans cette semaine, c’est que j’ai enfin réglé ma dent de sagesse pis ma palette cassée. Il reste que je déteste retourner voir mes amis et la famille alors que je ne vais pas bien. C’est pour ça que j’avais repoussé depuis aussi longtemps. J’essaie d’avoir l’air solide pour qu’ils gardent un bon souvenir de moi, mais en même temps, je me sens off, hypocrite et j’ai ce feeling de honte qui est si lourd. Je passe des bons moments, mais ça me rattrape le soir quand la fatigue s’installe.

Comme maintenant.

On part dans quelques heures et je n’ai juste plus de force. Je l’ai sûrement dit 10 000 fois dans les dernières années, mais je suis tanné d’être le gars qui file mal. C’est humiliant. Le pire, c’est quand je me mets à paranoyer. Je second-guess chaque discussion que j’ai eue en me demandant si mes amis me jugeaient autant que moi.

Même si j’essaie de me convaincre que la fatigue joue sur tout ça, le doute me fait tellement mal. Je suis juste à bout. Il ne me reste qu’à tenir encore quelques heures pour ne pas pleurer ma vie avant le temps, mais c’est vraiment lourd.

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1 commentaire

  1. Ouais, je comprend tellement c’que tu as écrit que j’ai envie de l’envoyer à mes proches pour leur expliquer ce qui m’est arrivé après le temps des fêtes, pour qu’ils comprennent. J’ai vécu ça après le temps des fêtes et ça m’a prit presqu’un mois avant de remonter la pente. Je comprend pas pourquoi ce que je vois, c’est que je suis moins que j’ai déjà été, mais que ceux qui m’aiment trouvent que je suis mieux que depuis longtemps. La seule chose à quoi je pense quand je vois quelqu’un qui m’a connu dans mes meilleurs jours, c’est les meilleurs jours. Mais quand je vois quelqu’un que je connais depuis longtemps, que j’ai vu dans des meilleurs jours mais aussi dans les recoins les plus sombres de son parcours, je vois juste ce qui s’est amélioré, sans jamais croire que ce soit la même chose vu de l’autre côté… Je sais pas ce qu’on aurait pu me dire à ce moment pour que ça dure pas aussi longtemps, mais si je le savais, je te le dirais. Juste, c’est pas aussi pire qu’on le pense, c’est pas aussi pire qu’on s’en souvient, c’est mieux que ça déjà été, ça devrait être un bon catalyseur pour sortir de cet état. Bon courage, tu mérites d’être heureux, et fière de ton parcours.

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