C’est la première fois que j’ai une date aussi… T’sais, une date de quelqu’un qui a trois dates par semaine et qui ne va pas perdre son temps à persévérer quand ça ne fonctionne pas.

Je ne suis pas habitué à ça parce que j’ai genre une date par six mois, mais en même temps, c’était un peu ça l’idée. C’est ça que mon psy veut. Me présenter dans une date, même si je ne le file pas tant que ça. Juste pour vivre de quoi et m’habituer. Que ça arrête d’être un big deal et que je puisse vivre des trucs et passer à autre chose.

C’est la fille qui a proposé qu’on aille prendre un verre alors je n’avais pas trop le choix. Je n’initie rien ces temps-ci, mais je n’allais pas choker un truc qui me tombe dessus.

Mais même si ça venait d’elle, j’avais un peu l’impression qu’on y allait tous les deux à reculons. Genre, les échanges par texto n’étaient pas malades, mais c’est comme si ce n’était jamais assez poche pour qu’on arrête de se parler.

D’ailleurs, j’ai demandé hier à quelle heure on se verrait, sans réponse. J’ai redemandé vers 18h tout à l’heure et elle m’a répondu à 19h30 qu’on pouvait se voir à 21h. Un mercredi…

Je ne sais pas si je suis trop pépère, mais un mercredi 21h, ce n’est pas le setup du siècle. Sauf pour un hookup, peut-être.

Au moins, ça me sortait de trois patterns. C’était une fille de ma grandeur (même un peu plus grande, je pense). C’était une fille de mon âge. Je pense que j’avais 30 ans la dernière fois où je suis tombé sur une fille de mon âge. Pis elle a un kid.

Mais bon, attache-toi pas trop parce que long story short, à 22h30, j’étais en marche vers chez nous. :)

C’est con parce que je ne voyais pas la relation aller nulle part. Même que si elle avait été intéressée, j’aurais été mal à l’aise. Mais quand j’ai remarqué qu’elle allait se pousser dans pas long et qu’elle ne commandait rien d’autre, j’étais quand même blessé.

Dans mon CV de dating, c’est de loin mon plus gros échec. C’est la première fois où la fille ne reprend pas de verre et que je peux voir en cours de rencontre que son idée est faite.

Sur la marche de retour (d’une super nuit d’été, d’ailleurs), j’avais le réflexe de m’analyser et essayer de comprendre ce que j’avais fait de mal.

Ce n’était pas si dur à spotter parce qu’il y a clairement un bout où j’ai dit 2-3 trucs de suite qui l’ont choqué et je pense que c’est là qu’elle a abandonné. On parlait de Victime de la porn, et j’ai jasé des questions du sondage, et je sais pas. Il y avait un avant et un après.

Dans les minutes qui ont suivi, elle m’a demandé deux fois « t’aimes ça choquer, hein? ».

Alors que non. Surtout pas dans une date. C’est comme dans mes textes, en fait. Je ne cherche pas à choquer, je cherche à être authentique. Si je sens que quelqu’un va être choqué par ce que je pense, je ne suis pas capable de dire autre chose que ce que je pense. J’ai besoin de tester si la personne va m’accepter dans ce que je pense, genre.

C’est ça, mon besoin.

J’essayais de me dire que j’aurais dû être plus soft avec quelqu’un qui me connait zéro. Mais est-ce que ç’aurait changé quelque chose? Genre, elle aurait toughé un drink de plus? Peut-être même pas.

Je me disais que c’était sûrement ça que le psy voulait. J’ai vécu une date poche et je dois pas freaker out parce que ça n’a pas marché et passer à autre chose.

Mais c’est ça que j’hais du dating. T’es nerveux. Tu dois pas trop être toi-même d’un coup. Pis ça recommence toujours à zéro. Reset!

Le pire, c’est que si je suis honnête, ce n’était même pas si poche que ça. On a quand même ri, c’est une fille cool et intelligente, j’ai appris des trucs, etc.

Mais bon, je ne sais pas si m’habituer à des dates bof va m’être si utile que ça. J’ai l’impression de juste m’habituer à être un peu blasé. Il doit y avoir quelque chose qui m’échappe.

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