Pour les gens qui ne veulent que du positif, veuillez vous diriger directement à la section prévue à cet effet. Pour les autres, j’ai un peu de contexte.

Hier je jasais dépression avec un certain Antoine qui avait commenté sur ma page Facebook pour me donner des trucs pour gérer la dépression. Son post était un excellent résumé mais malheureusement, je suis déjà un expert en dépression et je connais déjà pas mal tous les trucs. J’imagine que c’est l’avantage d’être dans le trouble pendant des années.

Mon problème à moi depuis un bout de temps, c’est l’argent. Parce que tous les pros autour de moi s’entendent sur un truc : n’importe qui dans ma situation finirait en dépression.

L’argent fuck beaucoup d’affaires parce que ça complique tous mes efforts. Genre, si tu veux manger mieux, si tu veux faire plus d’activité ou socialiser, si tu veux mieux dormir, si tu veux te sentir moins loser, etc. En plus, le stress financier t’enlève l’énergie pour te motiver à faire ce que tu devrais faire.

C’est le problème que je n’arrive pas à résoudre : trouver une façon pour que ma vie ait un sens ET d’arriver à la fin du mois. Et c’est le truc que je rush le plus à partager ici parce que chaque fois, il y a quelqu’un qui se sent obligé de me dire quelque chose « t’es pas assez bon comme artiste pis moi non plus je l’aime pas pas ma job mais au moins je paye mes affaires pis je fais pas chier le monde avec mon braillage ».

Et le tough love non-sollicité d’inconnu, ça gosse.

Mais bon, pour mon problème de base, le Patreon pourrait finir par me faire atteindre un équilibre cool, mais c’est un travail de longue haleine. D’ailleurs, si quelqu’un a le réflexe de vouloir m’aider avec le criss de tough love, c’est mieux de commencer en s’abonnant au Patreon. :P

Mais là, je voulais raconter un truc positif parce que hier, en jasant avec Antoine, il disait que je devrais pas juste raconter du négatif sur mon blogue, et même si je n’étais pas tout à fait d’accord avec lui, j’ai trouvé un truc positif à raconter.

Quand je vais chez le psy, ça commence souvent pareil. Je me présente là-bas. Je suis décrisse. Il me demande quoi de neuf et là je soupire à répétition ou je dis que c’est la même criss de marde que toujours.

Il me pose des questions sur combien j’applique les fameux « trucs d’Antoine » pis là je dis ce que j’ai réussi à faire et d’autres où la chaine a débarqué. Ça va souvent par passe. Genre, j’avais une pas pire passe cet été, mais ces temps-ci, ça ne prend pas grand-chose pour tout faire dérailler.

Bref, on parle d’un paquet de trucs où je fail et ça me gosse parce que j’ai peu perdu d’espoir que je vais finir par m’en sortir et je perds ma motivation en me disant que je suis juste fucked.

Le Moment positif

Mais quelque part au court de la rencontre, on finit par parler de mes projets artistiques. Ça finit par être ça le sujet ou je finis par faire un lien entre ce dont je parle et un projet sur lequel je travail. Genre, je finis par faire un lien avec Clandestino ou du fuck émotionnel de ma perso dans mon scénario de film et bref, quelques minutes plus tard, je reconnais la face de mon psy et je sais ce qu’il va me dire.

Je le sais parce que ça arrive chaque semaine. C’est que pendant que je lui parlais de tout ça, tout a changé. Genre, je me suis replacé sur ma chaise, mes épaules ont remonté, mes yeux ont retrouvé du feu, ma voix a retrouvé de l’enthousiasme. Toute ma morphologie a changé et mon corps s’est gonflé d’énergie.

Pis là, même si ça me gosse, il me fait prendre conscience de tout ça. C’est fucké parce que ça me rappelle qu’il y a encore une partie de moi qui n’a pas abandonné. Il y a encore une partie de ma vie qui génère ce genre de passion et d’énergie.

Fin du Moment positif

Mais l’idée, c’est un peu ça la checklist :

  1. Trouver de l’argent
  2. Investir dans ma créativité
  3. Appliquer les trucs d’Antoine.

Ce sont les trois must, pis ils ont un impact un sur l’autre. Genre, quand deux sur trois vont bien, ça aide pour le troisième et tout devient plus facile. Et c’est aussi vrai à l’inverse. Quand ça commence à chier sur un truc, ça se met à débouler et ça peut décrisser tout le petit château de cartes. C’est là qu’un moment donné, je commence à me demander si je serai vraiment capable d’enfin me bâtir une fondation qui a du bon sens.