Aide-moi à gérer ça

Ça me gosse de me chicaner par messagerie. Je vois la situation se détériorer. Je vois ce qui ne marche pas. Je deviens impatient avec les trois petits points interminables qui montrent que l’autre est encore en train d’écrire un super long texte où il y aura encore plein d’incompréhension.

Je pense déjà à mon psy à qui je vais raconter le conflit et qui me dira « mais pourquoi vous ne vous êtes pas jasés de vive voix? »

J’ai parfois l’impression que plus que j’essaie d’avoir un vrai dialogue face à face ou au moins de vive voix par téléphone, plus l’autre va tenir à la messagerie. C’est comme si l’autre sait que c’est ce qui va me faire le plus chier.

Sauf que c’est sûrement pas le cas. J’ai appris avec le temps à accepter que des gens puissent se ramasser dans des états trop fâchés pour discuter. Ce n’est pas facile parce que je ne suis pas comme ça, mais j’essaie de l’accepter.

En plus, c’est ce que le psy me dira. Quand je lui dirai que c’est l’autre qui ne voulait pas qu’on se parle pour vrai, il me dira d’accepter ça pis de lui laisser du temps.

Sauf que je trouve tellement ça difficile. Ça me fait mal. Ça me fait peur. Sur le coup, j’ai l’impression d’être placé dans une situation sans issu.

Genre, j’ai le choix entre :

  1. M’acharner dans la messagerie jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien
  2. Offrir à l’autre de m’appeler quand ça lui adonnera

Mais la personne en colère qui ne veut pas appeler, je risque d’attendre son appel longtemps en crime. Et pendant l’attente, ça va me jouer dans la tête. Peut-être que sa colère durera pour toujours? Peut-être que dans sa tête, notre amitié est déjà morte? Combien de temps je vais attendre avant de comprendre que l’autre est déjà passé à autre chose?

Et le pire, c’est que bien souvent, lorsque l’autre finit par reprendre contact… c’est par écrit!

C’est à virer complètement cinglé.

1 Comment

  1. Know that feel…
    Je le sais qu’il ne faut pas embarquer là-dedans, mais fuck man! Ça vient tellement me chercher fort. Je veux réparer les pots cassés, clarifier la situation, exposer mon point de vue et m’affirmer pour ne pas me perdre dans mon rapport avec l’autre.

    En même temps, je le sais que je suis mieux de tourner ma langue sept fois avant de taponner sur mon clavier parce que ça bouille trop en dedans. Je suis anxieux de nature, je veux à tout prix régler le conflit »on-the-spot » pour limiter les dégâts, car je me dis toujours que c’est la fois de trop que je vais me faire rejeter. Mais par écrit à distance, ça ne fait que l’effet contraire, c’est plus fort que moi.

    Je crois que c’est prendre le taureau par les cornes (prendre l’initiative) et d’appeler ou rencontrer la personne dès le début pour éviter les embrouilles de la distance, la mauvaise interprétation des écrits et éviter que la charge émotive des deux parties ne tombe dans la démesure. Et surtout, aller ventiler quelque part avant la rencontre ou l’appel. Par ailleurs, l’autre personne doit également être disposée à ce même état d’esprit car autrement, le dénouement ne repose pas seulement sur nos épaules.
    Bref, rien ne vaut un bon »talk » avec la personne concernée sans délais. La communication a bien souvent sauvé des guerres, mine de rien!

    Ton post arrive à point. Je suis dans le même bateau ces temps-ci. Ça fait du bien de pouvoir relativiser à plusieurs. Merci.

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