C’était la 2e fois dans le dernier mois où j’étais invité à aller jaser de porn sur les ondes. La dernière fois, c’était à Zone Franche, là, c’était à l’émission d’Isabelle Maréchal chez Cogeco au 98.5FM.

Je lui avais laissé mon livre quand j’étais allé à Zone Franche et quelques jours après, un de ses recherchistes m’a contacté. J’étais pas mal enthousiaste. J’allais passer mercredi dans la case horaire de 11 à 11h30.

Quand j’ai jasé avec lui au téléphone, ça ressemblait pas mal aux questions de Zone Franche. J’ai dû préciser que je ne suis PAS un expert de porn et que la porn de Victime de la porn est surtout un angle humoristique. Sauf qu’à un moment donné en cours de conversation, j’ai commencé à avoir peur de me ramasser avec le casting du perv de service.

Je comprends que ce n’est pas tout le monde qui est game de dire publiquement qu’il consomme de la porn, mais là, mon trip dans tout ça, c’est de venir jaser de mes projets et de sujets qui me passionnent, pas de dire à quelle fréquence je me crosse juste pour le trip de passer à la radio.

Pis plus que ça allait et moins les questions portaient sur mon bouquin. Genre, depuis combien de temps je suis célibataire? Est-ce que je me crosse le matin, le midi, le soir? Ma préférait de la gang, c’était…

– Donc, si je comprends bien, vous consommez de la porno pour subvenir à un besoin?
– Ben… oui. Est-ce qu’il y a d’autres raisons?

Ce n’est quand même pas pour laisser un bruit de fond quand je dors. Pis là, à la toute fin de notre conversation, il finit par me dire que je vais partager ma demi-heure avec quelqu’un d’autre (Jean-François Guay) qui supposément, ne pense pas trop comme moi, et on va prendre des appels durant le segment pour que ce soit plus dynamique.

Vive le dynamisme, mais crime, c’était tough de cacher ma déception.

– OK faque finalement, on ne parlera pas tant de mon livre.
– Oui, oui. Isabelle a ton livre!

Ça ne répondait pas trop à la question, mais bon… Ce soir-là, j’étais pas mal déçu, mais j’étais content de vivre ça la journée d’avant pis d’avoir les bonnes attentes le lendemain. J’aurais pas aimé réaliser tout ça une fois là-bas ou en onde.

Je m’étais quand même préparé à ploguer des trucs en onde. Genre, j’aurais beaucoup aimé réussir à ploguer que Clandestino est la suite logique et plus mature de Victime de la porn ou au moins ploguer ma page Facebook, mais ça n’a juste pas adonné. Ça roule tellement vite. Isabelle est une machine.

Je suis arrivé flush à l’heure parce que je me suis perdu dans le building à travers un paquet de kids qui allaient au Salon du livre. C’est le recherchiste qui m’a accueilli et il y avait Jean-François qui était déjà là. On a jasé un peu. Il a écrit trois livres de nouvelles érotiques. Ça m’a surpris parce qu’on m’avait dit qu’on ne serait pas d’accord. Pourtant, à première vue, le gars semblait cool et je ne voyais pas trop comment on aurait de grands désaccords.

On va s’assoir sur des divans à côté du studio et c’est là que je réalise combien ça roule en radio comparé à la télé d’il y a quelques semaines. Il n’y a pas de préparation ou rien. Là, ils jasent de RONA, quand ce sera notre tour dans quelques minutes, on va jaser de porn, pis dès qu’on va sortir du studio, ils vont enchainer avec Sylvain Cossette (que je vais retarder en ramassant mes 1000 affaires).

Bernard Drainville passe et Jean-François essaie de lui rappeler qu’ils se connaissent. Ça me fait rire parce que ça me rappelle Jean Lapierre et le truc que les politiciens font lorsqu’ils doivent se rappeler le nom de quelqu’un. Moi, je lui fais une face de « tu ne me connais pas! » À moins qu’il ait retenu un de mes tweets où je lui disait de lâcher le PQ après avoir tout scrapé avec sa Charte. :)

C’est maintenant notre tour et comme je disais, ça roule! Je suis content de voir que je suis super relax. Tout le monde se connait sauf moi. J’écoute Isabelle et Jean-François se jaser de leurs duplex, triplex et maisons à travers le monde. La tech (réalisatrice?) vient me demander de jaser un peu pour tester mon micro alors je parle de mes 8 maisons que j’ai spinné aux States pour essayer d’être compétitif, mais je ne berne personne.

Très rapidement, on commence ça et je suis content de voir que je suis dans un bon mood. Ne pas parler de mon livre a au moins ça de positif, j’ai juste à y réagir et être de bonne humeur.

Si tu veux entendre ce que ça donne, voici un lien :

https://www.985fm.ca/extraits-audios/art-de-vivre/265592/est-ce-tabou-de-consommer-de-la-pornographie

En partant, j’ai profité de la première occasion pour ploguer que c’est pas mon trip d’aller dire publiquement que je me crosse. :) C’est beaucoup plus facile de jaser à la radio qu’à la télé où l’on était 7-8 en même temps. Là, je peux voir les yeux d’Isabelle quand elle est sur le bord de m’envoyer la puck pis elle peut voir quand j’ai envie de parler. C’est vraiment plus facile et l’fun.

Quand on se met à recevoir des appels, je me rends compte que mes headphones ne sont pas plogués dans rien.

J’aurais dû voir ça comme un signe! :)

D’ailleurs, j’aurais aimé ploguer mes projets, mais comme je disais, je n’ai juste pas eu l’occasion et c’était pas trop le segment pour ça. Si c’était à refaire, j’aurais dit au recherchiste lors de notre téléphone de ploguer ma page Facebook.

Mais encore là, j’ai un nom bâtard! D’ailleurs, check ben l’anecdote! C’est magique!

En sortant, je voulais partager le lien de l’entrevue sur mes réseaux sociaux, mais quand j’ouvre l’app de Cogeco, je me rends compte qu’ils ont scrappé mon nom solide.

Je décide donc d’écrire au recherchiste (mon seul contact) en espérant pouvoir changer ça sans avoir l’air trop princesse. Je lui envoie un screenshot et un petit mot.

Yessss! Faque là, j’attends et je refresh de temps en temps. Je me dis que peut-être qu’à la mise à jour de la prochaine entrevue, ça va recharger tout le système. Nope. Peut-être après la première entrevue de Drainville? Non plus. Bref, après une heure, je le relance et je me sens mal.

Faque je refresh mon app, pis check ça! C’est parfait! :)

On a juste flushé nos noms! Ahahahaha! Bref, la morale du jour : quand t’es pas dû pour être plogué, il n’y a rien à faire, ça n’arrivera juste pas. :)

Mais c’était le fun!

J’aimerais ça faire plus de radio.