J’en ai parlé un peu hier en audio sur le Patreon, mais je me suis commandé à Noël (avec un budget dans les deux chiffres) un peu d’éclairage pour me faire un studio maison.

J’ai envie d’expérimenter avec tout ça.

C’est un peu un coup de tête parce que j’y réfléchis depuis que mon podcast de MMA est mort et ça fait un bout que j’expérimente avec les podcasts en solo. Un des irritants avec le mode duo ou entrevues, c’est de setter des rendez-vous alors que je pourrais créer beaucoup plus et plus souvent si ça pouvait se faire de façon spontanée à temps perdu.

Je suis en réflexion sur quelques trucs. Comme artiste indépendant, je dois réfléchir un peu mieux à ce que ce que je fais au niveau du marketing ou branding. Par exemple, les grosses années de 10putes se sont faites avec mon pseudo tchendoh et alors que les réseaux sociaux n’existaient pas. Ensuite, Victime de la porn est arrivée où d’autres gens m’ont connu, mais j’ai dissocié les deux, et j’ai aussi essayé de garder ça à l’écart de mon Facebook perso parce que c’était pas mal hardcore. J’ai pris super gros de temps à me partir une page Facebook d’auteur et encore là, il n’y a jamais eu de moment où Nightlife ploguait ma page d’auteur en même temps qu’un article, par exemple, ce qui m’aurait attiré beaucoup plus de monde.

Pendant ce temps-là, mes projets de séries web, radio et télé étaient aussi à l’écart de tout ça et bref, ça finit que même si j’apprécie avoir un following de 1000 likes sur Facebook (parce que ce sont des likes de qualité dont plusieurs me suivent depuis super longtemps), c’est vraiment peu si je compare à des amis humoristes, par exemple.

Bref, il y a trois trucs (moins naturels pour moi) sur lesquels je veux essayer de faire un effort prochainement, même si ça sort du côté artistique.

1. Me montrer la face

Je pense que je suis vite devenu plus à l’aise de jaser en podcast parce que je m’y suis habitué, et je pense que ce sera la même chose en vidéo. Ça s’en vient maladif mes complexes physiques et je veux combattre ça. Aussi, au niveau marketing, je pense que ce sera plus facile de reconnaitre quelqu’un quand on peut associer sa face à sa personnalité.

2. Tout faire sous le même nom

Je sais que c’est rare dans mon following les gens qui trippent à la fois sur les MMA que sur Clandestino que sur mes posts politiques, mais moi, j’ai besoin d’exprimer tout ça. J’ai essayé pendant des années de partir des pages Facebook différentes et des chaines différentes et des podcasts différents pour ne pas déranger personne dans mon lectorat, mais c’est tellement de travail de repartir à zéro à chaque fois et je ne pense pas que ce soit intelligent. Je pense qu’en identifiant bien chaque vidéo avec la bonne catégorie, il y aura moyen que tout le monde y trouve son compte plutôt que j’aie l’impression d’avoir 14 tribunes où je parle à trois personnes.

Je pense m’inspirer du gars d’EmergencyAwesome qui identifie bien ses trucs.

3. Me proposer pour faire des trucs

Celui-là est sûrement le plus gênant et j’y réfléchis encore parce que mon égo grafigne. T’sais, les artistes dans la machine ont genre des agents de presse (j’ai comme un doute sur le nom en l’écrivant) qui les ploguent dans différentes émissions ou podcast pour promouvoir leurs trucs. Genre, quand Nathalie Petrowski a sorti son livre en novembre, elle était PARTOUT pour en parler et ce n’est pas elle qui a fait les téléphones. Elle a quelqu’un dans son équipe qui s’est arrangé pour que ça arrive. Moi, comme je suis seul et que je ne suis pas une star, je pourrais faire des efforts pour me proposer un peu. Mais bon, j’y réfléchis encore parce que c’est dur sur mon égo.

T’sais, quand tu veux devenir artiste, tu ne t’imagines pas à avoir à quémander l’attention des gens. :) Tu t’imagines faire ton art et que quelqu’un d’autre aura à gérer ces trucs-là et que toi t’auras à accepter et refuser ce qui te tente ou pas.

« Tout le monde en parle? Meh. Est-ce que je serais le premier invité? »

Mais là, avec 1000 likes Facebook, à moins que 100% des gens embarquent sur le Patreon (ahah!), je ne m’en sortirai pas. En fait, selon Patreon, il parait qu’en moyenne 2% de ton public est prêt à payer pour tes trucs, et moi, je suis déjà bien au-delà de cette moyenne-là!

C’est clair qu’une grosse partie de la game de nos jours est de se faire connaitre. Je ne pense jamais créer un hype à la Julien Lacroix. J’aimerais juste trouver une façon le fun pour moi de continuer à croitre, tout en expérimentant.